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Archives Mensuelles: août 2013

Kobo annonce sa nouvelle liseuse Aura

Le constructeur canadien (passé sous pavillon japonais) vient d’annoncer sa nouvelle liseuse : la Kobo Aura qui vous propose un écran de 6″ Pearl E Ink ClarityScreen avec 16 niveaux de gris et une résolution de 1014×758 soit une densité de 212ppp, 4Go de mémoire interne (équivalent à 3000 ebooks), un port mémoire MicroSD, l’éclairage intégré ComfortLight, une autonomie allant jusqu’à 2 mois, un nouveau partenariat avec Pocket, le tout dans seulement 150x114x8,1mm pour 174g.

On remarquera des courbes adoucies et arrondies par rapport à la Kobo Aura HD.

Pour rappel, Kobo avait annoncé sa nouvelle liseuse numérique HD, l’Aura HD qui vous proposait ainsi un écran de 6,8″ avec une résolution de 1440×1080. Le constructeur canadien a sans doute depuis estimé que le format 6,8″ n’était pas adapté au nomadisme,

Il faudra débourser 149,99€ pour cette liseuse qui devrait être disponible à la rentrée à la Fnac (en attente de confirmation).

Kobo AuraEt pour finir, une présentation de cette nouvelle liseuse par Engadget.

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Publié par le 2013/08/28 dans Nouveautés

 

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Version 1.0 de Calibre

Logo de CalibreLe plus célèbre logiciel de gestion de collections de livres numériques arrive après plusieurs années de développement en version 1.0

Calibre peut centraliser les livres électroniques quel que soit leur format (mobi, PDF, ePub), adapter et synchroniser ces livres avec une liseuse ou une tablette, mais également (via un greffon non fourni d’origine, on le comprend) faire sauter les verrous numériques (DRM).

Calibre peut aussi d’une part vous permettre de trouver un livre ou d’aller chercher des méta-données supplémentaires sur Internet pour vos livres.

Enfin, Calibre permet la conversion de documents pour que vous puissiez lire vos livres sur différentes liseuses ou tablettes.

Plusieurs démonstrations de l’utilisation de Calibre :

Site officiel de Calibre : http://calibre-ebook.com/

 
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Publié par le 2013/08/26 dans Nouveautés

 

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Amélie Nothomb – La nostalgie heureuse

Amélie Nothomb - La nostalgie heureuseAmélie Nothomb ne déroge pas à sa règle. Depuis 20 ans et la parution de L’hygiène de l’assassin, elle nous livre son roman annuel.

Non,je ne vais pas faire un simple copier/coller de la critique de son livre de l’an passé Barbe Bleue

Mais après tout, pour une auteure qui nous livre des romans chétifs, plus médiatiques que littéraires, nous serions tentés d’adopter la même politique.

Son nouveau roman La nostalgie heureuse sera-t-il à son tour le témoignage d’une certaine nostalgie de la ferveur littéraire des premiers romans de cette belge ?

Histoire

« Tout ce que l’on aime devient une fiction. »
Amélie Nothomb.

Avis

Plus ça va, plus les romans d’Amélie Nothomb diminue tant dans leur volume : 180 pages l’an dernier, 162 cette année, 80 sur mon Nook qui a l’avantage de supprimer tous les truchements de mise en forme de la version papier : double interligne, grandes polices, …

Ce régime se voit également sur la quatrième de couverture : moins on donne de descriptif, moins on a de risque de rebuter le lecteur d’acheter son dernier éponyme.

Cette fois-ci, Amélie Nothomb n’a rien trouvé de mieux que de relater son retour au Japon. Au cours de ce voyage, suivie par une chaine de télévision française qui en fera un documentaire, elle revoit son école élémentaire, sa nounou, son parc de jeu et son ancien petit ami.

Et pour finir une pseudo-réflexion.

Si je faisais le récit de ma prochaine croisière, je ne suis pas sûr de susciter votre intérêt quand bien même il serait publié par Albin Michel (le ferait-il d’ailleurs ?).

Bref sans aucun intérêt.

Je ne peux que vous recommandez le reportage de France 5 : vous aurez gagné 16€ et une heure de lecture soporifique.

Notation

Histoire
Écriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques

  • Broché: 162 pages
  • Editeur : ALBIN MICHEL (21 août 2013)
  • Collection : LITT.GENERALE
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2226249680
  • ISBN-13: 978-2226249685
  • Dimensions du produit: 19,8 x 13 x 2 cm
  • Prix :16,50€

Site Internet de l’auteure

Pas de site Internet officiel

 
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Publié par le 2013/08/25 dans Roman

 

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« Librairaire de la rue en pente » : un vrai libraire à Bayonne

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Quelle est la différence entre un géant du commerce en ligne et un vrai petit libraire de quartier ?

Le conseil et l’originalité.

Je vous avais parlé de l’originalité par Lu&Cie avec ses livres surprise, je vous parle aujourd’hui du conseil.

Le libraire le plus connu de France pour ses conseils est certainement Gérard Collard et sa Griffe Noire à Sainte Maure (77), mais j’ai eu la chance de croiser la « Librairie de la Rue en Pente » à Bayonne.

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne mâche pas ses mots : ses conseils valent aussi bien pour les romans adultes que pour ceux jeunesse (sa future clientèle).

Je vous laisse découvrir le roman déconseillé. Je vous recommande d’aller faire un tour sur leur site Internet et voir par vous même que nos goûts sont proches.

Je n’ai malheureusement pas eu la chance d’aller voir l’intérieur de la librairie, elle était fermée au moment de mon passage. Pour une prochaine fois.

Sites Internet :

 
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Publié par le 2013/08/25 dans Uncategorized

 

Lauren Beukes – Les lumineuses

Lauren Beukes - Les luineusesCet été aura été décidément l’occasion de découvertes littéraires. Après Dolores Redondo et son Gardien Invisible ou Nele Neuhaus et sa Blanche-Neige doit mourir, je poursuis cette recherche de nouvels auteurs policier avec Lauren Beukes qui nous propose en guise de quatrième roman Les lumineuses.

Une fois encore c’est la quatrième de couverture qui m’a convaincu d’acquérir ce roman : un mélange de thriller et de science-fiction où un serial killler trouve le moyen de sévir à différentes époques du XXe siècle en utilisant un moyen de voyager dans le temps.

Alors est-ce que ces Limineuses vont être une illumination littéraire pour nous ?

Histoire

1931, Chicago. Traqué par la police, Harper Curtis, un marginal violent, se réfugie dans une maison abandonnée. A l’intérieur, il a une vision. Des visages de femmes, auréolés de lumière, lui apparaissent. Il comprend qu’il doit les trouver… et les tuer. Dans sa transe, Harper découvre que grâce à cette demeure, il peut voyager dans le temps. Débute alors sa croisade meurtrière à travers le XXe siècle : années 1950, 1970, 1990… D’une décennie à l’autre, il sème la mort sur son passage, laissant en guise de signature des indices anachroniques sur le corps de ses victimes. Mais l’une d’elles survit aux terribles blessures qu’il lui a infligées. Et va tout faire pour le retrouver.

Avis

Je viens à l’instant de finir la lecture des Lumineuses et je ne sais pas trop quoi en penser.

Rentrer dans le livre est très difficile : les chapitres courts nous font connaître les différents personnages, nous projettent à différentes époques, et sans aucun lien entre eux. J’avoue avoir hésité à interrompre ma lecture

Heureusement, une fois que l’on a compris la structure narrative, cela devient nettement plus lisible. Aussi je vous la donne : regarder la table des matières pour cela : Harper, Kirby et Dan sont les principaux personnages du livre; les autres les victimes.

Une fois cela, vous n’avez plus l’impression d’être dans une réécriture d’Ubik Le côté SF est habillement scénarisé, intelligemment orchestré. L’auteure a pensé au moindre détail sur les us et coutumes des différentes époques dans lesquelles sévit le serial-killer; ce qui n’est pas sans nous rappeler le travail de recherche entrepris par Stephen King dans 22/11/63.

Et puis quand vous dépassez, le livre passe à la vitesse supérieure et on se prend à ne plus vouloir lâcher le livre.

Honnêtement je ne connaissais pas l’auteur, ce n’est qu’en écrivant cette critique que j’ai recherché quelques informations sur cette auteure. Je m’aperçoit alors qu’elle a reçu en 2011 le prix Arthur C Clarke Award, récompensant le meilleur roman de SF, pour Zoo City. Autant travers de Les lumineuses Lauren Beukes ne m’a pas convaincu pour ses qualités littéraire en thriller-policier, autant je pense que je vais me pencher un peu plus sur l’aspect SF de cette auteure et me laisser tenter par Zoo City. A suivre.

Deux petites remarques complémentaires :

  • quelques scènes sont légèrement gore, donc âmes sensibles vous êtes averties.
  • le papier est un peu trop fin et laisse désagréablement apparaître les caractères de l’autre coté de la feuille. La version numérique est donc à préférer.

Notation

Histoire
Écriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques

  • Broché: 379 pages
  • Editeur : Presses de la Cité (7 mai 2013)
  • Collection : Sang d’encre
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2258101255
  • ISBN-13: 978-2258101258
  • Prix : 22,00€

Site Internet de l’auteure

http://laurenbeukes.com/

 
 

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Nele Neuhaus – Blanche-Neige doit mourir

nele neuhaus - blanche-neige doit mourirAprès avoir lu un roman policier basque en préparation de mes vacances (voir mon billet sur Le gardien invsible de Dolores Redondo), j’ai voulu trancher en partant avec un roman policier allemand (mince ça va me rappeler mon travail) : Blanche-Neige doit mourir de Nele Neuhaus.

Ce sont le titre (ma fille demande si souvent de voir Blanche-Neige à la télévision que je butterais bien le personnage de ce dessin animé) et la quatrième de couverture qui m’a convaincu de lire ce livre bien que les romans allemands ne me tentent guère. La plupart du temps, à un moment ou à un autre d’un livre germanique, il est question de la seconde guerre mondiale, des remords de la population vis-à-vis de cette épisode de leur histoire… et ça me gave.

Alors est-ce que je vais avoir plaisir à voir mourir cette Blanche-Neige ?

Histoire

Une femme est tombée d’un pont sur une voiture. Selon un témoin, elle aurait été poussée. L’enquête conduit Pia Kirchhoff et Oliver von Bodenstein à Altenhain où la victime, Rita Cramer, a vécu avant son divorce d’avec un certain Hartmut Sartorius. Onze ans plus tôt, deux jeunes filles du village avaient disparu sans laisser de trace. Sur la foi de maigres indices, un garçon de vingt ans, Tobias Sartorius, avait été arrêté et condamné à dix ans de prison. Or, depuis quelques jours, Tobias est revenu chez son père à Altenhain… Dans le village, Pia et Bodenstein se heurtent à un mur de silence. Mais bientôt une autre jeune fille disparaît et les habitants accusent Tobias Sartorius, même si ce dernier a toujours clamé son innocence. Les preuves manquent, la police piétine et certains villageois semblent bien décidés à prendre les choses en main. Dans ce deuxième roman du duo Pia-Bodenstein, Nele Neuhaus construit une fois de plus une intrigue millimétrée autour des non-dits et de l’atmosphère étouffante d’un petit village allemand. Procédant par dévoilements successifs, elle démonte patiemment les mécanismes d’une erreur judiciaire et analyse magistralement le fonctionnement de ces fascinantes machines à broyer les individus que sont parfois la justice et les préjugés. Succès colossal à sa sortie, Blanche-Neige doit mourir s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires outre-Rhin. Depuis, Nele Neuhaus règne sans partage sur le domaine du « Krimi ».

Avis

Voilà un livre qui reflète bien la littérature allemande, mais pas dans le sens auquel je m’attendais. Point de misérabilisme sur la participation de l’Allemagne à la source de la seconde guère mondiale, mais plutôt un style un peu lourd, aux phrases parfois alambiquées, mais qui fort heureusement s’amincissent après les premiers chapitres (un peu comme ma présente phrase).

En dehors de cela, c’est un livre agréable à lire, qui n’est certes pas le livre policier ni le thriller de l’année : l’histoire est quelque peu simple, l’intrigue légère ce qui pousse même l’auteure à divulguer les raisons de l’histoire au 4/5ème du livre pour l’orienter vers un livre d’actions et de course poursuite.

Mais le plus gros soucis auquel j’ai été confronté dans ce livre est la multiplicité des personnages. Nous sommes littéralement submergés par ceux-ci en dans la première moitié du livre, et à moins d’avoir une bonne mémoire avec des moyens mnémotechniques (ou un petit calepin), nous sommes avouons-le quelque peu largués.

Donc un bon petit polar, dont on aurait attendu plus, mais qui demande de l’investissement de la part du lecteur.

Notation

Histoire
Écriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques

  • Broché: 400 pages
  • Editeur : Actes Sud Editions (6 octobre 2012)
  • Collection : Actes noirs
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2330012489
  • ISBN-13: 978-2330012489
  • Prix : 23,50€

Site Internet de l’auteure

http://www.neleneuhaus.de/

 
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Publié par le 2013/08/20 dans Policier, Thrillers

 

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Pélerinage à Compostelle : Jean-Christophe Rufin vs Alix de Saint André

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Depuis mon match de The Hunger Games de Susan Collins face à Battle Royale de Houshun Takami, je n’avais pas renouvelé l’expérience du match littéraire. C’est ce que je vais faire cette fois-ci avec deux livres qui traitent d’un tout autre genre : le pèlerinage à Compostelle. Et ce sont deux auteurs bien différents qui vont s’opposer Alix de Saint-André et Jean-Christophe Rufin, respectivement avec En Avant Route! et Immortelle Randonnée : Compostelle malgré moi.

Je connaissais Alix de Saint-André du temps où elle faisait partie de la troupe de Jérôme Bonalli sur Canal+ et j’appréciais son côté catholique délurée. Aussi dès la sortie de En avant route! en 2009 (ou 2010), j’étais allé acheter son nouveau livre sur son expérience de pèlerin, et je l’avais particulièrement apprécié.

Alors est-ce que Rufin fera-t-il preuve d’originalité face à Alix ?

Histoires

En avant route!

Alix de Saint-André a pris trois fois la route de Compostelle. La première fois, elle est partie de Saint-Jean-Pied-de-Port, sur le chemin français, avec un sac plein d’idées préconçues, qui se sont envolées une à une, au fil des étapes. La deuxième fois, elle a parcouru le «chemin anglais» depuis La Corogne, lors d’une année sainte mouvementée. L’ultime voyage fut le vrai voyage, celui que l’on doit faire en partant de chez soi. Des bords de Loire à Saint-Jacques-de-Compostelle, de paysages sublimes en banlieues sinistres, elle a rejoint le peuple des pèlerins qui se retrouvent sur le chemin, libérés de toute identité sociale, pour vivre à quatre kilomètres-heure une aventure humaine pleine de gaieté, d’amitié et de surprises. Sur ces marcheurs de tous pays et de toutes convictions, réunis moins par la foi que par les ampoules aux pieds, mais cheminant chacun dans sa quête secrète, Alix de Saint-André, en poursuivant la sienne, empreinte d’une gravité mélancolique, porte, comme à son habitude, un regard à la fois affectueux et espiègle.

Immortelle randonnée : Compostelle malgré moi

Jean-Christophe Rufin a suivi à pied, sur plus de huit cents kilomètres, le «Chemin du Nord» jusqu’à Saint-Jacques-de-Compostelle. Beaucoup moins fréquenté que la voie habituelle des pèlerins, cet itinéraire longe les côtes basque et cantabrique puis traverse les montagnes sauvages des Asturies et de Galice.
«Chaque fois que Ton m’a posé la question : « Pourquoi êtes-vous allé à Santiago ? », j’ai été bien en peine de répondre. Comment expliquer à ceux qui ne l’ont pas vécu que le Chemin a pour effet sinon pour vertu de faire oublier les raisons qui ont amené à s’y engager ? On est parti, voilà tout.»
Galerie de portraits savoureux, divertissement philosophique sur le ton de Diderot, exercice d’autodérision plein d’humour et d’émerveillement, Immortelle randonnée se classe parmi les grands récits de voyage littéraires.

Avis

On pourrait que ces deux auteurs ont tout fait pour faire un livre qui parle de la même chose mais de manière bien différente.

Tout d’abord, les raisons qui les ont motivées à faire ce périple pédestre : l’une est catholique pratiquante et s’engage donc en premier pour une expérience théologique, alors que le second part plus sur un coup de tête sans réelle attente philosophique ou mystique. Egalité entre les deux histoires : le pèlerinage est avant tout un cheminement personnel où chacun est confronté surtout à ce qu’il ne s’attendait pas.

Ensuite, la façon de raconter l’expérience est bien différente. Là où le récit est exposé de façon très académique dans un style littéraire plutôt soutenu (je rappelle que Jean-Christophe Rufin est membre de l’Académie Française) et avec une pointe d’humour, Alix de Saint-André manie à la perfection l’humour, l’auto-dérision est ainsi désacralise le pèlerin que sa quête. Dans ce second cas, le récit est beaucoup moins indigeste, le récit ressemblant à un roman feuilleton retranscrit plus intelligemment l’expérience de l’auteur. Avantage Alix mais d’une très courte tête.

Au final, je dirais que pour apprécier l’un il faut lire l’autre. Deux expériences différentes, deux points de vue complémentaires, deux styles littéraires aux qualités propres font que même si j’ai une légère préférence pour le roman d’Alix de Saint André, Jean-Christophe Rufin nous offre un roman plein de sentiments qui reste agréable à lire.

Notations

En avant route!

Histoire
Écriture
Durée de lecture
Prix

Immortelle randonnée : Compostelle malgré moi

Histoire
Écriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques

En avant route!

  • Poche: 352 pages
  • Editeur : Folio (16 juin 2011)
  • Collection : Folio
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2070440761
  • ISBN-13: 978-2070440764
  • Prix : 7.20€

Immortelle randonnée : Compostelle malgré moi

  • Broché: 258 pages
  • Editeur : Guérin (5 avril 2013)
  • Collection : DEMARCHES
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2352210615
  • ISBN-13: 978-2352210610
  • Prix : 19.50€

Sites Internet des auteurs

Ni l’un ni l’autre n’a de site internet officiel.

Extraits

En avant route!

Vous pouvez feuilleter sur le site Amazon les premières pages de la version brochée.

Immortelle randonnée : Compostelle malgré moi

LORSQUE, comme moi, on ne sait rien de Compostelle avant de partir, on imagine un vieux chemin courant dans les herbes, et des pèlerins plus ou moins solitaires qui l’entretiennent en y laissant l’empreinte de leurs pas. Erreur grossière, que l’on corrige bien vite lorsqu’on va chercher la fameuse credencial, document obligatoire pour accéder aux refuges pour pèlerins !
On découvre alors que le Chemin est l’objet sinon d’un culte, du moins d’une passion, que partagent nombre de ceux qui l’ont parcouru. Toute une organisation se cache derrière le vieux chemin : des associations, des publications, des guides, des permanences spécialisées. Le chemin est un réseau, une confrérie, une internationale. Nul n’est contraint d’y adhérer, mais cette organisation se signale à vous dès le départ, en vous délivrant la credencial, ce passeport qui est bien plus qu’un bout de carton folklorique. Car, dûment fiché comme futur-ancien-pèlerin, vous recevrez désormais des bulletins d’études savants, des invitations à des sorties pédestres et même, si vous habitez certaines villes, à des séances de restitution d’expériences, organisées autour de voyageurs fraîchement rentrés. Ces rencontres amicales autour d’un verre s’appellent «Le vin du pèlerin» !
J’ai découvert ce monde en entrant par une après-midi pluvieuse dans la petite boutique sise rue des Canettes à Paris, dans le quartier Saint-Sulpice, siège de l’association des Amis de Saint-Jacques. L’endroit détone, au milieu des bars branchés et des boutiques de fringues. Il fleure bon sa salle paroissiale et le désordre poussiéreux qui l’encombre a l’inimitable cachet des locaux dits «associatifs». Le permanencier qui m’accueille est un homme d’un certain âge – on dirait aujourd’hui un «senior», mais ce terme n’appartient pas au vocabulaire jacquaire. Il n’y a personne d’autre dans la boutique et j’aurais l’impression de le réveiller s’il ne se donnait pas beaucoup de mal pour paraître affairé. L’informatique n’a pas encore pris possession du lieu. Ici règnent toujours la fiche bristol jaunâtre, les dépliants ronéotypés, le tampon baveux et son encreur métallique.
Je me sens un peu gêné de déclarer mon intention – pas encore arrêtée, pensé-je – de partir sur le Chemin. L’ambiance est celle d’un confessionnal et je ne sais pas encore que la question du «pourquoi» ne me sera pas posée. Prenant les devants, je tente des justifications qui, évidemment, sonnent faux. L’homme sourit et revient à des questions pratiques : nom, prénom, date de naissance.
Il me conduit peu à peu jusqu’au grand sujet : est-ce que je souhaite adhérer à l’association avec le bulletin – c’est plus cher – ou sans, c’est-à-dire en payant le minimum : il me donne les prix de chaque option. Les quelques euros de différence lui semblent suffisamment importants pour qu’il se lance dans une longue explication sur le contenu précis des deux formes d’adhésion. Je mets cela sur le compte d’un désir louable de solidarité : ne pas priver de Chemin les plus modestes. En cours de route, j’aurai l’occasion de comprendre qu’il s’agit de bien autre chose : les pèlerins passent leur temps à éviter de payer. Ce n’est souvent pas une nécessité, mais plutôt un sport, un signe d’appartenance au club. J’ai vu des marcheurs, par ailleurs prospères, faire d’interminables calculs, avant de décider s’ils commanderont un sandwich (pour quatre) dans un bar, ou s’ils feront trois kilomètres de plus pour l’acheter à une hypothétique boulangerie. Le pèlerin de Saint-Jacques, que l’on appelle un Jacquet, n’est pas toujours pauvre, loin s’en faut, mais il se comporte comme s’il l’était. On peut rattacher ce comportement à l’un des trois voeux qui, avec la chasteté et l’obéissance, marquent depuis le Moyen Âge l’entrée dans la vie religieuse ; on peut aussi appeler cela plus simplement de la radinerie.

Revues de presse

En avant route!

Comme les principaux sites marchands ne proposent plus les principales revues de presse sur ce livre, je vous propose à la place l’article paru sur ce livre fait par le Pèlerin Magazine (non je ne blague pas) qui a l’avantage de proposer en même temps une interview de l’auteure.

Immortelle randonnée : Compostelle malgré moi

Médecin, ambassadeur, académicien, tout récent lauréat du Prix Nomad’s, le Goncourt raconte son pèlerinage. Une respiration salutaire…
Et au bout du compte, que réalise notre Candide ? L’expression est peut-être usée, mais elle correspond à la vérité : l’itinéraire a été avant tout humain, et les portraits esquissés par Rufin l’illustrent à merveille. La dimension spirituelle et religieuse est là, bien entendu. Mais la dimension «pratique» prend souvent le pas : quand et où manger, où trouver à boire, comment soigner ses ampoules, comment dormir – l’auteur appartenant à la catégorie des habitués aux interminables heures passées à plat dos, les yeux grands ouverts. On prend le Chemin pour penser, et on en ressort l’esprit vidé. L’écrivain résume tout cela d’une belle formule : «Le Chemin est une initiation par le corps.» (Mohammed Aïssaoui – Le Figaro du 4 avril 2013)

Plus philosophe ironique à la Diderot que lyrique croyant à la Péguy, Rufin croque avec dérision les pittoresques sensations de son long cheminement…
Mais le chemin finit bientôt par hanter celui qui s’y était nonchalamment embarqué. «En partant pour Saint-Jacques je ne cherchais rien et je l’ai trouvé.» Par-delà toute spiritualité, c’est un lancinant apprentissage du vide qu’a vécu le marcheur. Et un vide qui conduit au plein. En témoignent les lumineuses réflexions – sur la religion, l’histoire, la politique même – qui ponctuent son odyssée et éclairent ici la lecture d’un éclat vif. Drôle, brillant, généreux mais sans concession, cet étonnant carnet de route ne donne qu’une envie : tenter aussi l’aventure de Compostelle. Vite. (Fabienne Pascaud – Télérama du 15 mai 2013)

Voir la suite sur le site Amazon.

 
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Publié par le 2013/08/19 dans Roman

 

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