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Archives de Catégorie: Thrillers

Les livres qui vous tiennent en haleine du début à la fin… du moins sur le papier

Don Dellilo : Zero K

Don Dellilo : Zero K

 

Voici un auteur américain que l’on voit rarement sur les forums, les blogs littéraires, ou tout simplement dans les magazines.

Mais pour la rentrée littéraire de septembre 2017, Don Dellilo est présent partout avec son dernier livre Zero K : publicité, nombreuses critiques littéraires par les principaux media.

Alors grosse opération commerciale ou livre niveau zéro ?

Résumé du livre

Choisir de mourir pour prendre la mort de vitesse, décider de se transformer en créature-éprouvette dans l’attente de jours meilleurs afin de revenir au monde en être humain augmenté, telle est l’offre d’un centre de recherches secret auquel son principal actionnaire, le milliardaire Ross Lockhart, décide de faire appel dès lors que s’avère incurable la maladie qui affecte la jeune femme adorée que ce sexagénaire a épousée en secondes noces. Sous la conduite du fils unique de Ross, Jeffrey, convoqué par son pare pour assister à la fin programmée de la jeune femme consentante, DeLillo invite le lecteur à faire l’expérience, aussi bouleversante qu’impitoyable, d’un voyage mental et sensoriel où la promesse de mondes meilleurs ne cesse de le disputer à l’acceptation de l’existence finie jusque-là allouée aux mortels. C’est à son tour en être humain « augmenté » que le lecteur revient de cette impressionnante plongée tant charnelle que métaphysique dans les luxueux mirages de l’immortalité.

Tel un nouveau Platon réécrivant l’allégorie de la caverne, Don DeLillo fait voyager la vie d’une dimension à une autre à travers des images puissamment inédites qui évacuent celles de la science-fiction pour mieux reformuler toutes les questions, mettre en cause de trop anciennes réponses, et reconduire le difficile mais exaltant pari sur l’existence chaotique qui est le lot des hommes.

Avis

J’ai découvert Don Dellilo avec Bruits de fond. J »avais été enchanté par son analyse de la société américaine en la mettant dans une situation extraordinaire, une explosion nucléaire.

Cette fois-ci il entreprend une vision futuriste de la société américaine avec le transhumanisme.

Je n’ai pas retrouvé dans ce roman la subtilité de l’analyse de la société américaine, sans doute parce que dans le cas présent elle se restreint à une certaine élite fortunée se permettant d’accéder à ce nouveau service. L’analyse ici est plus philosophique que sociologique : Qu’est-ce-que la vie s’il n’y a plus de mort ? Qu’est-ce-qu’un être humain s’il est fait de pièces interchangeables ? L’homme aura-t-il un autre vision de sa place sur la terre du fait de sa durée sur celle-ci ?

Il est certain que ce livre est largement plus littéraire que ce que nous sommes habitués à présent sur son blog, mais il n’empêche que je n’ai pas eu plaisir à le lire. J’ai même sauté des paragraphes, lu que les premières phrases de chacun, appliqué en quelque sorte une lecture rapide par échantillonnage. Les fréquentes digressions sur des associations d’idées par l’auteur et le manque de vision futuriste (la première cryonie fut en 1967) font perdre tout intérêt.

Pas d’actions, beaucoup d’attente incitant la réflexion; on est loin du roman de science-fiction qui nous fait voyager vers un pays imaginaire, une vision futuriste d’une société nouvelle.

Bref tout comme le transhumanisme dans cette histoire, ce livre est à réserver à une certaine élite qui en appréciera la substantifique moelle.

Notation

Histoire
Ecriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques :

  • Livre
    • Broché: 297 pages
    • Editeur : Actes Sud Editions (6 septembre 2017)
    • Collection : Lettres anglo-américaines
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2330081561
    • ISBN-13: 978-2330081560
    • Prix : 22,80€
  • eBook
    • Editeur : Actes Sud Editions (6 septembre 2017)
    • Langue : Français
    • EAN : 978-2330087906
    • Prix : 16,99€

Revue de presse :

« … le transhumanisme selon Don DeLillo, nimbé d’une grande beauté littéraire » – Nathalie Crom – Télérama

« Le roman pourrait s’apparenter à de la science-fiction mais, la science-fiction, des personnages eux-mêmes ont une opinion originale dessus. » – Mathieu Lindon – Libération

« Chaque roman de Don DeLillo dégage une aura prophétique – ou métaphysique et philosophique. En tout cas, un parfum de mystère. Celui-ci est encore décuplé… » – Les inrockuptibles

« Cela fait quarante-cinq ans … que l’homme scrute les dérives et les délires américains. » – Florence Noiville  – Le Monde

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Publié par le 2017/10/05 dans Roman, Thrillers

 

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Jacques Saussey – La pieuvre

Jacques Saussey – La pieuvre

Notre découverte de Jacques Saussey est assez récente puisque notre première critique d’un de ses livres dates de moins d’un avec Le loup peint et très récemment du très actuel Ne prononcez jamais leurs noms.

Je me suis lancé dans la lecture de ses romans du fait du très bon retour de lecteurs à propos son roman La pieuvre présenté comme son œuvre majeure à ce jour. Il était temps de vérifier si ce roman est à la hauteur de sa réputation.

Alors est-ce que les tentacules La pieuvre m’ont complètement captiver dans cette histoire ?

Résumé du livre

Lisa Heslin est officier de policier judiciaire dans un commissariat parisien. Elle est aussi la fille d’un juge d’instruction célèbre, assassiné au début des années quatre-vingt-dix. Lorsqu’elle apprend que sa mère, avec laquelle elle n’a plus aucune relation depuis bien longtemps, est à l’agonie, elle met de côté sa rancœur, saute dans un train pour Marseille et rejoint la clinique. A Paris, ses collègues ont été appelés sur le lieu d’un meurtre crapuleux : un modeste coursier parisien a été retrouvé exécuté de deux balles dans la tête. Mais la police scientifique apporte une information qui va tout changer : l’arme de ce crime est la même qui a servi à tuer le Juge Heslin en 1992. Pour l’équipe du capitaine Daniel Magne, supérieur et amant discret de Lisa, c’est une enquête impossible qui commence, où tous les contacts sont aussi des pièges.

Extrait

CHAPITRE 1

3 septembre, J-5

Samir frissonna. Pied sur l’asphalte, les gants trempés, il attendait avec impatience que le feu passe au vert. Il tourna la tête du côté gauche. Une voiture de police venait de s’arrêter près de lui, un peu en retrait. Depuis le temps, il ressentait la présence des flics à moins de cent mètres aussi vite que des poules un renard en maraude. Le plus difficile, c’était d’avoir l’air de ne pas les remarquer plus que ça. Ils avaient le nez tellement fin, parfois, qu’un simple regard fuyant suffisait à se faire repérer.

Et maintenant, bien sûr, impossible de cramer ce putain de feu, alors que la pluie glacée lui descendait le long de la colonne vertébrale après avoir franchi le col trop mince de son blouson de mi-saison.

Il avait fait une grossière erreur en ne consultant pas la météo avant de sortir le scooter du garage. À présent, il devrait subir l’averse jusqu’à la fin de son parcours de la matinée.

Il consulta l’horloge analogique accrochée sur le carénage. Il en avait encore pour deux bonnes heures à se les geler avant de pouvoir se changer pendant la pause de midi. La reprise du boulot, cette année, avait vraiment une couleur de merde.

Le feu passa enfin au vert. Il engagea avec prudence sa roue avant entre les bandes blanches du passage piéton. Inutile de se ramasser bêtement devant la voiture pie, avec ce qu’il trimbalait dans la pochette de cuir dissimulée sous sa selle. Une trouvaille de Malik, cette selle à deux niveaux. Mais elle ne résisterait pas à une investigation poussée. De celles qui se produisent lorsque les forces de l’ordre découvrent un scoot volé allongé sur la voie publique, par exemple.

Un coup d’œil dans le rétroviseur lui apprit que la Peugeot avait bifurqué vers la Seine, en direction de Châtelet. Il fit tout de même un détour par la place de la Concorde avant de filer vers les faubourgs du 16e arrondissement. Il n’y avait rien de tel que la place la plus grande de Paris pour semer d’éventuels indics en filature. Il avait déjà utilisé d’autres méthodes, en s’enfuyant par des voies étroites où des camions en livraison bloquaient souvent tout ce qui était plus gros qu’une souris, mais l’efficacité de ce procédé restait aléatoire.

La suite de l’extrait sur le site Internet de l’auteur

Avis

Loin des tendances actuelles, l’auteur s’éloigne des sujets des thrillers communs et décide d’ancrer l’origine de son roman dans les assassinats de juges par la Mafia. C’est à la fois un bol de fraîcheur et d’originalité pour les lecteurs mais avant tout une imbrication de cold-case et d’affaire courante dans l’enquête,.

La structure du roman est classique : deux histoires dressées en parallèle, l’enquête officielle d’une part, l’enquête officieuse qui se révèle être par la même occasion quête identitaire d’autre part. J’attire l’attention des lecteurs sur la datation en début des chapitres, car si ces histoires parallèles semblent se dérouler de manière rapprochée pour faciliter le suivi de l’histoire, le petit décalage dans le temps a son importance…vous verrez pourquoi le moment voulu.

Si le lecteur entre aussi rapidement dans l’histoire c’est aussi grâce la qualité de la construction des personnages : ils ont une véritable personnalité, ne sombrent pas dans le cliché des flics asociaux ou en totale perdition. Finalement on se prend au jeu et on projette dans la peau de Lisa Heslin et Daniel Magne.

Quelques légers aspects négatifs de ce livre viennent entacher ce roman.

Quand bien même l’histoire est prenante, nous butons parfois sur le phrasé de l’auteur (comme le mien dans cette chronique). Cela nous empêche de passer la cinquième vitesse et de lire ce livre comme on l’aurait souhaité. Mais ce qui est surprenant c’est qu’au moment où l’action entre en jeu, ce défaut s’éclipse et permet au lecteur de profiter pleinement de ces instants du roman plus intenses.

L’autre point négatif tient du fait que ce roman s’inscrit dans la série des histoires mettant en scène Lisa Heslin. Dans La pieuvre Jacques Saussey rappelle le passé des ses héros malheureusement en dévoilant la conclusion des histoires des précédents romans, privant ses lecteurs de la joie de découvrir d’autres de ses romans.

Enfin la couverture qui semble sortie d’une livre des années 70, je ne pensais pas que l’on pouvait faire ce genre de graphisme au XXIème siècle.

Donc un très bon livre qui mérite bien la publicité qui les est faite par les autres lecteurs sur la blogosphère et les réseaux sociaux.

Notation

Histoire
Ecriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques :

  • Livre
    • Broché: 496 pages
    • Editeur : Editions Toucan (18 mars 2015)
    • Collection : Toucan Noir
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2810006397
    • ISBN-13: 978-2810006397
    • Prix : 19,90€
  • Livre
    • Poche: 454 pages
    • Editeur : Editions Toucan (31 mai 2017)
    • Collection : Toucan Noir
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2810007462
    • ISBN-13: 978-2810007462
    • Prix : 8,90€
  • eBook
    • Format : ePub
    • Editeur : Editions Toucan (18 mars 2015)
    • Collection : Toucan Noir
    • Langue : Français
    • EAN : 978-2810006403
    • Prix : 7,99€
  • Livre audio
    • Editeur : Audible
    • Durée : 13h21
    • Lecteur : François Tavares
    • Langue : Français
    • EAN : 978-2810007486
    • Prix : 24,95€

Site internet de l’auteur

http://www.jacques-saussey-auteur.com

Revues de presse

 

 
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Publié par le 2017/09/24 dans Policier, Thrillers

 

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Concours « Noir ego » de Pierre Gaulon

Concours « Noir ego » de Pierre Gaulon

A l’occasion de la sortie en numérique de « Noir ego », un concours pour remporter 5 exemplaires dédicacés de la version poche est organisé par son auteur Pierre Gaulon.

Pour participer, les règles sont simples.

  • Commenter cette publication et vous serez immédiatement inscrit.
  • Tout partage de la publication ORIGINALE vous rajoute une chance de plus d’être tiré au sort ( limité à un partage par participant, ce n’est pas parce que vous partagerez 4 fois le concours que votre nom sera inscrit 4 fois dans la liste du tirage au sort).
  • Si le palier des 120 partages est atteint, 2 nouveaux lots viendront se rajouter, si le palier des 150 partages est atteint, 2 autres nouveaux lots seront de nouveau rajoutés.
  • Le concours débute ce samedi 9 septembre et se termine le samedi 15 septembre à minuit sans obligation d’achat.

Pour les détenteurs d’une liseuse kindle, le prix de lancement de l’e-book sera exceptionnellement de 0,99 € au cours de cette semaine et accessible à cette adresse : https://www.amazon.fr/dp/B075GVXJ9B/ref=sr_1_2…

Résumé du livre :
15 juillet, point culminant de l’été.
Sur une aire d’autoroute, Aline, et ses deux enfants recherchent désespérément Philippe qui s’est volatilisé lors de leur halte. Aidée par un flic à la retraite, la famille tente de comprendre cette disparition inexplicable, presque surnaturelle.
Philippe a-t-il abandonné sa femme et ses enfants ou bien est-il la proie de l’assassin en cavale qui rôde dans la région ? A moins que les causes de cette surprenante disparition ne soient paranormales ?
Bloquée sur l’aire à cause d’une violente tempête, le groupe ira de découvertes en découvertes et apprendra que chaque homme possède une face cachée et des secrets parfois inavouables.

Après, « La mort en rouge », roman policier historique finaliste de plusieurs prix littéraires, Pierre Gaulon récidive avec « Noir égo », un huis clos « en plein air ». Publié initialement chez « City éditions » en grand format puis en version poche, ce roman a été lauréat du prix « La ruche des mots thriller 2015 ». Suivront La trilogie « Blizzard » aux éditions Mnémos, ou encore « Enragés » et « La brûlure des anges » chez Fleur sauvage.
Version e-book revue et corrigée par l’auteur.

Bonne chance à tous !

 
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Publié par le 2017/09/09 dans Concours, Thrillers

 

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Patrick Sénécal – Le vide

Patrick Sénécal – Le vide

Malheureusement encore trop souvent méconnu en France, j’ai découvert que très récemment Patrick Sénécal au travers d’une récente découverte en brocante de son roman très, très noir, Hell.com qui a déjà eu une critique sur ce blog.

Depuis j’ai réussi à dégoter son roman phare Le videen occasion mais excellent état. Longtemps resté dans ma PAL, j’ai décidé de passer mes derniers instants de vacances en estival en sa compagnie tant j’ai eu de bons échos de collègues et amis l’ayant lu.

Alors est-ce que Le vide va combler ?

Résumé du livre

Drummondville, Québec.  » Vivre au max « , une nouvelle émission de téléréalité, défraie la chronique. Son fondateur, le milliardaire Max Lavoie, a tout quitté pour se lancer dans ce projet. Il s’est attiré les foudres de la commission de censure et a choqué les âmes sensibles en proposant de réaliser en direct les rêves les plus fous des candidats. Quel fantasme délirant les participants vont-ils demander à l’animateur de réaliser ? Jusqu’où iront-ils ? La téléréalité va-t-elle dépasser la fiction ? Prenez garde mesdames et messieurs : plus loin vous repousserez les limites, plus longue sera la chute… dans le vide.

Avis

Je crois que je n’ai pas dévoré un roman comme Le vide depuis Le chuchoteur de Donato Carrisi et L’affaire Harry Quebert de Joël Dicker. Patrick Sénécal allie avec forces qualités romancières une intrigue policière bien charpentée, aux multiples facettes, aux nombreux rebondissements. Les personnages ont une vraie personnalité, des défauts, un passé que l’on découvre au fur et à mesure, sans pour autant être une des traditionnelles caricatures de policiers.

Bien que ce roman soit paru au Québec en 2007 en pleine période d’explosion de la télé-réalité, contexte principal du roman, il n’en reste pas moins d’actualité en le transposant avec les mouvances religieuses extrémistes qui exploitent de la même manière la détresse des personnes en quête de sens dans leur vie.

Bien que ce roman soit noir et ait que quelques scènes difficiles, celles-ci ne le sont pas autant que celles amplement décrites dans Hell.com qui demande à ses lecteurs d’avoir le cœur bien accroché; le lecteur n’aura ici que quelques frissons

Le seul reproche que l’on peut formuler à son encontre est un final légèrement décevant, non pas qu’il soit bâclé mais tout simplement trop évidente.

La rédaction est impeccable, tout en fluidité : l’auteur a repris son roman spécialement pour sa publication en France afin que ses lecteurs ne bloquent par sur certains idiomes québecois. On pourrait penser que 736 pages, denses, constituent un roman marathon, que cela nécessite un certain entraînement, voire une endurance à la lecture. Que nenni, la structure et l’écriture ne vous laissent pas vous reposer, vous soutiennent même tout au long de ce roman en alternant actions, réflexions, histoires parallèles, vie des personnages.

Enfin, un dernier élément qui montre la qualité du roman est sa couverture. Si au début on a du mal à comprendre ce que c’est, elle illustre parfaitement le sujet du livre : un tourbillon qui entraîne les gens vers le fond, comme une vidange de la société. Chose rare qui témoigne de sa justesse, cette couverture a été conservée lors de son passage en version poche.

Un grand roman qui confirme Patrick Sénécal comme étant un des meilleurs auteur de polars noirs du moment.

Notation

Histoire
Ecriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques :

  • Livre
    • Broché: 736 pages
    • Editeur : Fleuve éditions (12 novembre 2015)
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2265099171
    • ISBN-13: 978-2265099173
    • Prix : 22,50€
  • Poche
    • Poche: 928 pages
    • Editeur : Pocket (11 mai 2017)
    • Collection : THRILLER
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2266276891
    • ISBN-13: 978-2266276894
    • Prix : 9,80€
  • eBook
    • Editeur : 12-21 (novembre 2015)
    • ASIN: 9782823821697
    • Prix : 15,99€

Revue de presse

« On plonge dans ce roman noir du Québécois Patrick Senécal comme on le ferait d’un pont : en chute libre. Glaçant !  » Femina

« Un roman bien ficelé, intense, estomaquant, qui plonge dans le désarroi existentiel d’une foule avide de divertissement et d’hommes et de femmes désespérés. » L’Hebdo (Suisse)

Un article sur le site suisse « Le temps » où l’auteur explique son œuvre et les reprises entreprises pour sa publication en France.

Site Internet de l’auteur

http://www.patricksenecal.net/

 
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Publié par le 2017/09/04 dans Policier, Thrillers

 

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Jérôme Camut & Nathalie Hug : Islanova

Jérôme Camut & Nathalie Hug : Islanova

Ma collaboration au comité de lecture de mon libraire favori se poursuit le dernier roman de Jérôme Camut & Nathalie Hug : Islanova. Si celui-ci ne sortira que le 17 octobre 2017, je peux d’ores et déjà vous fournir une critique de ce livre.

Il faut savoir qu’il n’était pas facile de se le procurer car les éditions Fleuve Noire ont décidé cette année de faire une nouvelle formule dans les SP (Service Presse) : les SP qu’ils envoient ne contiennent qu’une partie du roman. Dans le cas d’Islanova, ce n’est que le premier des trois actes qui est fourni. Pour lire la suite, il faut alors en faire une demande et le livre vous sera livré en intégralité et en recommandé. D’après eux, ce serait pour avoir un retour sur le ressenti des libraires en pensant que seuls les livres plaisant aux libraires susciteraient des demandes. Je ne suis pas sûr que cela soit efficace car certains libraires ont tout simplement boycotté la lecture de ces SP pour ne pas perdre temps.

Alors est-ce qu’Islanova est aussi prenant et intelligent que la trilogie W3 ?

Résumé du livre

Rien n’avait préparé Julian Stark à une telle vision ce matin-là.
Alors qu’il rentre chez lui pour évacuer sa maison menacée par un incendie de forêt, il trouve Charlie, sa fille de seize ans, au lit avec son beau-fils Leny.
Certaine que son père va les séparer, Charlie persuade Leny de fuguer, direction le Sud-Ouest. Son idée : rallier la ZAD (zone à défendre) de l’Atlantique, située sur l’île d’Oléron. Là-bas, ils seront en sécurité le temps que Julian se calme. Là-bas, surtout, se trouve Vertigo, un homme charismatique dont elle écoute la voix sur les ondes depuis des mois. Vertigo, le leader de l’Armée du 12 Octobre, groupe d’écologistes radicaux.
Ce que la jeune fille ignore, c’est que la ZAD abrite des activistes prêts à tous les sacrifices pour défendre leur cause, et qu’en s’y réfugiant, elle précipite sa famille dans une tragédie qui les dépasse tous.

Voici venu le temps d’Islanova, un nouveau projet ambitieux, addictif, réponse romanesque de Jérôme Camut et Nathalie Hug aux contradictions de notre société.

Avis

Je dois avouer que c’est une critique de livre qui m’a posé beaucoup de problèmes. Après avoir lu Islanova, je ne savais qu’en penser. Est-ce un bon ou un très bon roman ?

Les éléments qui ont fait le succès du quatre-mains, Jérôme Camut et Nathalie Hug, sont toujours présents : des chapitres mêlant alternativement actions et progression de l’histoire ou définition de la psychologie des personnages, un écriture fluide qui rend ce thriller politique très agréable et pousse à la réflexion sur notre société de consommation. Avec un petit plaisir supplémentaire personnel :l’action du livre se déroule vers Royan et sur l’Ile d’Oléron, lieux de mes vacances. Je peux vous dire qu’à quelques détails

Alors pourquoi est-ce que j’hésite entre bon livre et très bon livre ?

J’ai découvert ces deux auteurs au travers de la trilogie W3 qui avait à la fois de grandes qualités narratives, policières, une intrigue parallèle poussée, des personnages travaillés et attachants. Dans Islanova, il y a certes de nombreux personnages mais je les trouve un peu moins fouillés, plus « standard », moins originaux; le fil de l’intrigue quoi que bonne, dynamique et avec de nombreux rebondissements qui tiennent le lecteur en haleine, reste cependant linéaire. Sans doute le fait de dérouler l’ensemble de l’histoire sur un seul volume, même de 800 pages, contrairement aux trois de W3, n’a pas permis aux auteurs de déployer la mécanique du succès de leur précédente trilogie.

Si ces quelques défauts restent mineurs par rapport à la qualité globale du livre, le plus gros défaut de ce livre qui en fait un bon livre et et non pas un très bon livre est le recours à une mise en scène très cinématographique, presque hollywoodienne dans le tiers final du livre : explosions, arrivée de la cavalerie au bon moment, révolte nationale. S’il devait y avoir une adaptation sur grand écran, certainement que Michael Bay se proposerait.

Alors, un bon roman, militant, captivant, même si les auteurs en font un peu trop par moment.

Notation

Histoire
Écriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques :

  • Livre
    • Broché: 784 pages
    • Editeur : Fleuve éditions (12 octobre 2017)
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2265116408
    • ISBN-13: 978-2265116405
    • Prix : 22,90€

Site Internet des auteurs

Site Internet officiel de Jérôme Camut & Nathalie Hug

 
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Publié par le 2017/08/28 dans Thrillers

 

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Bobbie Peers : William Wenton – Tome 1 – Le casseur de codes

Bobbie Peers : William Wenton – Tome 1 – Le casseur de codes

 

Je ne sais pas depuis combien de temps je n’ai pas fait de critique d’un livre pour la jeunesse, sans doute depuis ma critique sur le premier tome de Cherub. Or, s’il est bien un moment où nos enfants ont le temps de lire, c’est bien pendant les vacances.

Je vous propose aujourd’hui de découvrir une nouvelle série : William Wenton. Son créateur Bobbie Peers arrive en France le 17 août prochain avec le premier tome d’une série de six : Le casseur de codes.

Alors est-ce que ce livre en plus de casser les codes casse la baraque ?

Histoire

Nom : Wenton
Prénom : William
Signes particuliers : génie du décryptage et aventurier malgré lui

William a un secret : il vit en Norvège sous une fausse identité depuis que ses parents et lui ont dû fuir l’Angleterre huit ans plus tôt. Mais c’en est fi ni de l’anonymat le jour où il résout le Cryptogramme Insoluble, le code le plus complexe au monde. Une mystérieuse organisation va soudain s’intéresser de très près à lui. D’autant que William possède quelque chose de spécial, qui le rend à la fois très précieux et extrêmement dangereux..

Avis

Je pense que l’on va entendre parler dans les mois prochains de ce nouvel héro pour la jeunesse : William Wenton, car ce premier tome est vraiment très bien.

De nombreux auteurs se sont inspirés du héros de J.K. Rowling, Harry Potter, mais rares sont ceux qui ont su recréer un univers suffisant pour maintenir la qualité littéraire sur plusieurs tomes.

William Wenton reprend donc le schéma de l’auteure anglaise avec un héros ayant un pouvoir particulier qui est caché par sa famille pour sa protection, qui doit fuir son foyer pour rejoindre une école d’enfants ayant les mêmes capacités dans laquelle sa sécurité est censée être assurée. Ici point de formules magiques mais des codes, point de baguette magique mais un orble (qui nous fait étrangement pensé à la balle du quidditch) et point de créateurs magiques mais des robots. Un monde à la fois original, loin de la magie, mais suffisamment éloigné de la réalité pour susciter l’imagination des lecteurs. Un bel univers bien exploité sans tombé dans un délire de détails technologiques.

L’écriture est très simple, très rythmé, avec une pointe d’humour, et Bobbie Peers a eu la bonne idée de faire un récit plus direct, une description du monde moins étoffée, ce qui permettra aux jeunes lecteurs de se lancer dans la lecture de cette série plus facilement que dans celle de Harry Potter.

Je recommande donc William Wenton aux jeunes lecteurs de 9-12 ans qui désirent aborder la vraie lecture, avant d’aborder de gros tomes comme ceux d’Harry Potter.

 

Notation

Histoire
Écriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques

  • Livre
    • Broché: 256 pages
    • Editeur : Pocket Jeunesse (17 août 2017)
    • Collection : JIGGY MC CUE
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2266275801
    • ISBN-13: 978-2266275804
    • Prix : 15,90€
  • eBook
    • Editeur : 12-21 (17 août 2017)
    • EAN: 978-2823861297
    • Prix : 11,99€
 
 

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Karine Giebel – Meurtres pour rédemption

Karine Giebel – Meurtres pour rédemption

Un slogan de mai 1968 disait « Sous les pavés, la plage« . Aujourd’hui nous pourrions employer sur ce blog en période estival « Sur la plage, les pavés« , car s’il est bien un moment dans l’année où nous pouvons nous plonger corps et âme dans un gros dépassant allégrement les 500 pages, c’est bien pendant nos vacances au bord de la mer.

Cette année, c’est Karine Giébel qui a l’honneur de venir avec nous en vacances avec son Meurtres pour rédemption qui flirte avec le millier de pages en format poche. Cette romancière française commence être habituée de blog puisque nous avons déjà pu la croiser avec Juste une ombre et Purgatoire des innocents.

Alors, est-ce que Meurtres pour rédemption mérite notre sélection ?

Histoire

Marianne, vingt ans. Les barreaux comme seul horizon. Perpétuité pour cette meurtrière.
Indomptable, incontrôlable, Marianne se dresse contre la haine, la brutalité et les humiliations quotidiennes.
Aucun espoir de fuir cet enfer, ou seulement en rêve, grâce à la drogue, aux livres, au roulis des trains qui emporte l esprit au-delà des grilles. Grâce à l amitié et à la passion qui portent la lumière au c ur des ténèbres.
Pourtant, un jour, une porte s ouvre. Une chance de liberté.
Mais le prix à payer est terrifiant pour Marianne qui n aspire qu à la rédemption…

Extrait

Lundi 4 avril

Marianne ouvrit un œil pour interroger le vieux réveil estropié qui trônait sur la table en faux bois. Tout était faux ici, de toute façon.
Bientôt l’heure de la récré. Dehors, les autres en profitaient déjà. Mais pour elle, ce serait plus tard. Comme ces enfants punis par Pinstit, qui trépignent en classe pendant que leurs petits camarades s’ébattent dans la cour.
La cour… Marianne se remémora celle de son école primaire. Les grands arbres, un peu tristes, comme s’ils avaient poussé trop vite au milieu des carrés de chiendent. Et les bancs en métal vert et troué… Et les cris des gosses. Leurs rires. Leurs pleurs, parfois.
Le bonheur ? Non. L’enfer.
De toute façon, ça avait toujours été l’enfer. Partout, tout le temps.
La cour… Carré de goudron entre quatre murs coiffés de barbelés. Inhumaine, comme tout le reste. Mais un peu d’air, putain que c’est bon !
Surtout quand on a pris perpète.
Non, jamais ils ne me laisseront sortir. Peut-être quand j’aurai soixante piges et des rhumatismes jusque dans la racine des cheveux. Dans plus de quarante ans…
Une traînée de givre descendit de sa nuque jusqu’à la cambrure de ses reins, comme à chaque fois qu’elle réalisait…
Trop dangereuse, avait dit le psy. Un gros con, ce maudit toubib !
Trop violente, incapable de maîtriser sa colère ou de discerner le bien du mal. Si. Un fixe d’héroïne, c’est bien. Le manque, c’est mal.

Avis

La première remarque que je pourrais faire sur ce livre est de le conseiller en numérique, car si le format poche est moins lourd, sa lecture n’en est pas aisée… et je ne pense pas que la version grand format le soit plus. Donc épargnez vos poignées, optez pour la version numérique, même si elle coûte un peu plus cher que la version papier petit format.

Karine Giebel nous livre avec Meurtres pour rédemption un formidable livre dont il va être difficile de parler sans dévoiler son contenu et son final.J’avoue que cela fait plusieurs fois que je reprends cette critique pour ne pas « spoiler » son contenu.

Karine Giebel exploite pleinement le thème de la rédemption dans ce livre. L’auteure en profite pour malmener allégrement son héroïne, la faisant expier ses péchés, sous de nombreuses formes et dans d’horribles souffrances tant physiques (attention certains passages sont durs) que psychologiques. Rapidement l’auteure dénonce les méfaits du monde carcéral qui loin de sa vocation première de faire rentrer dans les rangs les brebis égarés en font des loups. La vie dans ce milieu n’est pas aussi manichéiste que le suggèrent les romans et les films : que ce soient les incarcérés ou leurs gardiens, tous pratiquement la lutte du pouvoir, la vengeance, le chantage, le commerce illicite et la loi du Talion. Au final on se rend compte que les vrais méchants ne sont pas forcément ceux que la Justice désigne comme tels et que le purgatoire peut se transformer en enfer.

Alors on pourrait se dire que 1000 pages sur ce thème, le roman va se traîner en longueur, en répétitions. Que nenni, même si les réflexions de la jeune héroïne reviennent plusieurs fois, ce ne sont finalement que les rares rappels au cours de ce roman. Une fois que Karine Giebel a exploité toutes les possibilités dans le milieu carcéral, à mi-livre, elle entreprend un grand virage à son histoire  qu’elle a su amener progressivement.

Bien sur pour conserver son lecteur au fil de ce roman marathon, Karine Giebel nous offre un roman à l’écriture parfaite, alternant actions et introspection de l’héroïne.

Meurtres pour rédemption est un excellent compagnon pour la plage.

Notation

Histoire
Écriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques

  • Livre
    • Broché: 768 pages
    • Editeur : Fleuve éditions (26 août 2010)
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2265092053
    • ISBN-13: 978-2265092051
    • Prix : 21.90€
  • Livre
    • Poche: 992 pages
    • Editeur : Pocket (8 mars 2012)
    • Collection : Noir
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2266180746
    • ISBN-13: 978-2266180740
    • Prix : 9,30€
  • eBook
    • Editeur : 12-21 (mars 2011)
    • Langue : Français
    • EAN: 978-2265092921
    • Prix : 10,99€
 
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Publié par le 2017/08/09 dans Thrillers

 

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