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Archives de Catégorie: Thrillers

Les livres qui vous tiennent en haleine du début à la fin… du moins sur le papier

Claire Favan – Inexorable

Claire Favan – Inexorable

Qu’il m’a été difficile de lire ce livre!

Non pas que l’histoire ne soit pas bonne ou l’écriture mauvaise, mais parce que je comptais l’acquérir au Salon Interpol’Art de Reims.Or à ce moment-là, la librairie organisant l’évènement a eu « un problème de logistique »,ce qui fait que la pauvre Claire Favan n’avait que 5 exemplaires de son nouveau roman Inexorable, rapidement partis.

Alors a-je bien fait de chercher inexorablement à l’avoir ?

Résumé du livre

Vous ne rentrez pas dans le moule ? Ils sauront vous broyer.

Inexorables, les conséquences des mauvais choix d’un père.
Inexorable, le combat d’une mère pour protéger son fils.
Inexorable, le soupçon qui vous désigne comme l’éternel coupable.
Inexorable, la volonté de briser enfin l’engrenage…
Ils graissent les rouages de la société avec les larmes de nos enfants.

Avis

Je ne comprends pas pourquoi la presse ne parle pas de ce roman?

A l’image du héros de son roman Claire Favan est mise à l’écart, à l’écart de la presse qui ne voit pas dans son dernier roman l’émergence d’une nouvelle grande romancière. Car avec Inexorable, Claire Favan passe un cap.

En s’affranchissant du genre policier, tout du moins dans la première partie du livre, elle montre ses qualités de romancière.

On sent que l’auteure a mis dans ce roman beaucoup du sien, il y a beaucoup plus de sensibilité. Inexorable est beaucoup plus intimiste que les précédents romans de Claire Favan, la sensibilité des personnages est communiquée au lecteur, la psychologie de ses personnages est affinée, tout en subtilité, complexité et évolutivité.

Son fils ayant subi une forme d’exclusion, on la sent particulièrement concernée par le sujet et donc investie dans ce roman. Claire Favan ne se contente pas de nous contenter une histoire mais également fait passer un message.

De plus, l’écriture est d’une parfaite fluidité. Happé par le roman, le lecteur aura du mal à le lâcher, comme moi où après 2 petits jours la dernière page était tournée.

Notation

Histoire
Ecriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques :

  • Livre broché
    • Broché: 384 pages
    • Editeur : Robert Laffont (11 octobre 2018)
    • Collection : La bête noire
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2221217098
    • ISBN-13: 978-2221217092
    • Prix : 20,00€
  • Livre numérique
    • Editeur : Robert Laffont (11 octobre 2018)
    • Langue : Français
    • EAN : 978-2221221815
    • Prix : 13,99€

Revue de presse

Interview à BePolar sur Inexorable

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Publié par le 2018/11/11 dans Thrillers

 

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Rémi de Biasi – L’empire des dômes

Rémi de Biasi – L’empire des dômes

En septembre dernier, j’ai été contacté par Frédéric M., fidèle à ce blog, afin de me faire partager le premier roman auto-édité de son ami de Rémi de Biasi, L’empire des dômes.

Par un heureux hasard, devant passer quelques temps dans les transports en commun, j’avais pris avec moi un petit roman poche et ma liseuse. M’apercevant que le roman poche était en fait le 4ème tome d’une série, je me suis rabattu sur ma liseuse et au hasard j’ai ouvert ce roman.

Vais-je laisser sous cloche cet Empire des dômes ?

Résumé du livre

En 2041, aucun pays n’est épargné par le réchauffement climatique. L’Europe a démantelé ses centrales nucléaires au profit de petites usines, construites aux pieds des grandes villes, les Usines Nouvelles. Celles-ci fournissent l’énergie nécessaire à la population à partir d’un gaz révolutionnaire récemment découvert.Mais quand toutes les Usines Nouvelles explosent , le nuage toxique qui s’échappe menace la quasi-totalité de la population européenne. À Paris, un groupe de survivants trouve refuge dans une station de métro. Privée de tout et surtout d’air respirable, la petite communauté s’organise pour survivre dans les souterrains. Après deux ans de lutte, l’espoir renaît avec la promesse d’un colonel, aussi visionnaire que dictateur, de reconstruire l’Europe en créant de gigantesques dômes, des bulles de verre et d’acier pour y abriter les grandes cités. Il offre également à chaque survivant un masque à gaz pour remonter à la surface. Serait-ce l’assurance d’une vie meilleure pour la population ? Beaucoup veulent y croire… mais les places sont limitées sous les dômes. Une véritable course contre la montre s’engage alors : qui pourra les intégrer et qui sera condamné à l’exclusion ?

Avis

Chers fidèles lecteurs de ce blog, je vous le dis : si vous avez des amis du auto-publie des premiers romans de cette qualité, je vous en prie, envoyez-les moi.

Je suis réellement impressionné par le professionnalisme et la maîtrise de l’écriture dont fait preuve Rémi de Biasi pour son premier roman.

A la lecture de la quatrième de couverture, on pourrait penser qu’il s’agit d’un x-ième livre post-apocalyptique, de ceux qui fleurissent depuis plusieurs années. Après U4 dans la littérature adolescente, après Solo dans le monde de la BD, on pourrait avoir peur du manque d’originalité. Mais ici, la grande force du roman de Rémi de Biasi est de positionner son roman dans un Paris dont l’auteur connaît bien, de propulser la capitale et ses habitants dans une ère sans confort moderne, ou l’homme retourne à ses préoccupations primaires : la recherche de nourriture et la protection de ses proches.

La seconde bonne idée qu’au eue l’auteur est de ne pas tomber dans un roman de hard-fi à détailler de manière approfondie et scientifiquement étayée les différents moyens entrepris pour organiser et restaurer les services de la ville… à condition de faire abstraction du réalisme dans cette entreprise, comme la construction de ce dôme de verre dans un monde sans industrie lourde et sans électricité.

Indépendamment de ce petit défaut, l’auteur nous fournit une histoire solide, plaisante à lire, où les personnages sont forts; qui pousse le lecteur à s’interroger sur le « qu’aurais-je fait à la place du personnage principal » ? Car tel est bien là, ce dilemme entre rester fidèle à ses convictions, s’occuper de tous ou bien assurer la survie d’une partie de la population.

L’écriture est fluide offrant une lecture agréable, souvent relancée par des revirements de situation.

Bref un très bon livre que je ne peux que vous conseillez.

Notation

Histoire
Ecriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques :

  • Livre
    • Broché: 347 pages
    • Editeur : Librinova (29 mai 2018)
    • Collection : LIB.LITTERATURE
    • Langue : Français
    • ISBN-13: 979-1026218630
    • Prix : 17,90€
  • eBook
    • Editeur : Librinova (29 mai 2018)
    • Prix : 3,99€

 

 
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Publié par le 2018/10/26 dans Policier, Thrillers

 

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Lisa Gardner – Lumière noire

Lisa Gardner – Lumière noire

Lumière noire de Lisa Gardner est un ivre de voyages.

Non pas que celui-ci va vous faire traverser des pays, partager des expériences de baroudeur, en fait ce livre a été offert à a mère par ses amies, elle me l’a ensuite donné afin que je le lise car elle l’avait trouvé bien.

Alors est-ce que cette Lumière noire va briller dans la galaxie des thrillers ?

Résumé du livre

472 jours : c’est le temps qu’a passé Flora aux mains de son bourreau. 472 jours plongée dans un abîme de ténèbres, à n’espérer qu’une chose : survivre.

Sortie miraculeusement de cette épreuve, elle cherche depuis à retrouver une existence normale. Pourtant, les murs de sa chambre sont tapissés de photos de filles disparues.
Quand, à la recherche de l’une d’elles, Flora se fait de nouveau kidnapper, le commandant D.D. Warren comprend qu’un prédateur court les rues de Boston, qui s’assurera cette fois que Flora ne revoie jamais la lumière…

Avis

La trame de départ de ce livre est originale et très accrocheuse : une ancienne kidnappée pour devenir esclave sexuelle, a soif de vengeance mais va à nouveau se être séquestrée.

La bonne idée du roman est de ne pas répéter les sévices de ces captivités. Du fait des analogies des kidnappings et du mimétisme du second kidnappeur, et de l’imbrication et de l’alternance des chapitres de chacune de ces périodes, les moments de captivité sont exposés pour l’une et l’on devine leur répétitivité pour l’autre. Il y a quelques passages difficiles à lire mais qui ne choqueront pas les amateurs du genre ou habitués à lire des auteurs comme Patrick Sénécal.

L’écriture est maîtrisée, à la fois fluide et bien que l’enquête avance lentement, elle ne suscite pas de lassitude chez le lecteur. Du fait du genre du livre, les personnages sont particulièrement bien architecturés, structurés, fouillés, complexes et bien évidemment leur psychologie dévoilée au fil des pages.

Mais j’avoue avoir eu une petite déception en fin de livre. Je ne sais pas pourquoi, en ce moment, je trouve que les auteurs n’ont pas une vision assez noire de l’histoire qu’il nous conte, qu’ils restent un peu trop consensuel avec leur lectorat. C’est le cas de Lisa Gardner en dévoilant le kidnappeur.

Attention, ce qui va suivre dévoile la fin du livre, donc ne le lisez pas si vous ne voulez pas 😉

Par exemple, en place de la fille de son premier ravisseur dont l’auteur ne donne aucun indice sur son existence, il aurait été beaucoup plus tordu que ce soit la propre mère de Flora afin de garder sa fille proche d’elle, de la protéger de sa tendance à chasser les kidnappeurs.

Donc, un très bon thriller psychologique qui aurait mérité une meilleure fin.

Notation

Histoire
Ecriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques :

  • Livre
    • Broché: 512 pages
    • Editeur : Albin Michel (3 janvier 2018)
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2226391932
    • ISBN-13: 978-2226391933
    • Prix : 22,50€
  • eBook
    • Editeur : Albin Michel (3 janvier 2018)
    • EAN : 9782226426963
    • Prix : 15,99€
  • Livre audio
    • Durée : 14h03
    • Editeur : Audiolib (18 avril 2018)
    • Collection : Suspense
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2367626669
    • ISBN-13: 978-2367626666
    • Prix : 24.90€
 
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Publié par le 2018/10/19 dans Policier, Thrillers

 

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Jussi Adler-Olsen – L’unité alphabet

Jussi Adler-Olsen – L’unité alphabet

Jussi Adler-Olsen est un abonné à ce blog. L’ayant découvert à peu près au même moment où j’ai commencé à écrire sur ce blog, j’ai suivi cet auteur et vous ai fait part à chaque fois de mon bonheur d’avoir entre mes mains son dernier roman.

Chose originale, ce n’est pas son dernier roman que je vais vous présenter aujourd’hui mais son premier. Dernier paru en France, mais premier dans l’historique des écrits de cet auteur : L’unité alphabet. C’est d’ailleurs ce roman qui l’a fait connaître.

Alors avons-nous raison de reprendre le b-a-ba avec cet auteur ?

Histoire

L’Unité Alphabet est le service psychiatrique d’un hôpital militaire où, pendant la Seconde Guerre mondiale, les médecins allemands infligeaient d’atroces traitements à leurs cobayes, pour la plupart des officiers SS blessés sur le front de l’Est.
Bryan, pilote de la RAF, y a survécu sous une identité allemande en simulant la folie. Trente ans ont passé mais, chaque jour, il revit ce cauchemar et repense à James, son ami et copilote, qu’il a abandonné à l’Unité Alphabet et qu’il n’a jamais retrouvé. En 1972, à l’occasion des jeux Olympiques de Munich, Bryan décide de repartir sur ses traces. Sans imaginer que sa quête va réveiller les démons d’un passé plus présent que jamais.

Le premier roman de Jussi Adler Olsen, l’auteur de la célèbre série du Département V, où éclatait déjà le talent de ce maître du thriller scandinave.

Extrait

Extrait sur Calameo

Avis

Attention, amateurs des romans de Jussi Adler-Olsen, ce nouveau roman ne fait pas partie de la série du Département V. Il est même loin de l’univers pour lequel les français ont connu cet auteur car il ne s’agit pas d’un roman policier, mais d’un thriller historique nous plongeant successivement dans la fin de la seconde guerre mondiale puis dans les années 70 au moment des Jeux Olympiques de Munich.

Bien que le style ne soit pas le même, les amateurs comme moi de romans policier auront grand plaisir à lire ce livre. Les talents de l’écrivain rendent non seulement ce roman agréable à lire, mais surtout très haletant, plein de suspense. De petits rebondissements jalonnent l’histoire pour la relancer ou lui donner une nouvelle orientation pour ne pas sombrer dans la répétition.

La grande force de ce roman est au travers de cette histoire à suspense de dévoiler un univers bien méconnu de la seconde guerre mondiale : les hôpitaux psychiatriques où de nombreux déserteurs tentaient de trouver un moyen de fuir le combat en simulant des troubles psychiatriques. Le fait de positionner ce roman dans deux époques passées nous change également des thrillers plus contemporains. L’auteur nous plonge dans l’ambiance de ces périodes, d’une même ville aux opposés de sa vie : de sa mort durant la guerre, à son explosion de vie pendant les J.O.

A son habitude, ou bien devrions-nous plutôt dire dès son premier roman, Jussi Adler-Olsen montrait déjà de grandes qualité rédactionnelles : une grande fluidité dans l’écriture, des personnages fouillés, une technique de turn-page parfaitement maîtrisée et une rigueur historique ou dans le domaine exploré.

Quelques petits points négatifs viennent cependant gâcher la qualité de ce livre : entre le patronyme officiel, le nom d’emprunt, le surnom et le nom de fuite, il est parfois difficile de savoir de quel personnage l’auteur parle. Et puis, la « résurrection » d’un des personnages est trop fortuite et romanesque, et nuit à l’aspect authentique du reste du roman.

Un roman à un suspense à plus d’un titre dépaysant.

Notation

Histoire
Écriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques

  • Livre
    • Broché: 640 pages
    • Editeur : Albin Michel (29 août 2018)
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2226402071
    • ISBN-13: 978-2226402073
    • Prix : 22,90€
  • eBook
    • Editeur : Albin Michel (29 août 2018)
    • Langue : Français
    • EAN : 978-2226431752
    • Prix : 19,99€

Site Internet de l’auteur

jussiadlerolsen.com

 
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Publié par le 2018/10/07 dans Thrillers

 

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Patrick Sénécal – Il y aura des morts

Patrick Sénécal – Il y aura des morts

Toujours méconnu de l’autre côté de l’Atlantique (du point de vue du Quebec, son pays de résidence), Patrick Sénécal est pour moi l’un des autres les plus talentueux du polar noir.

Découvert sur ce blog par le très dur Hell.com, j’avais pu constater la maîtrise et la continuité de son talent dans Le vide.

Alors est-ce que les promesses faites par Patrick Sénécal dans le titre de son nouveau roman, Il y aura des morts, seront-elles tenues ?

Résumé du livre

À huit heures vingt-quatre, ce vendredi 12 août 2016, Carl Mongeau émerge du sommeil sans se douter qu’aujourd’hui, sa vie basculera dans un cauchemar paranoïaque. Même si, comme tout le monde, il connaît son lot de petits problèmes et d’irritations diverses, il mène une existence somme toute frappée par les sceaux de la quiétude et de la sérénité, mais dans moins de neuf heures, ceux-ci disparaîtront, et ce, de façon définitive.

Pourtant, la journée de Carl, propriétaire du bar Le Lindsay à Drummondville, s’annonce normale. Le seul événement vraiment étrange est la visite de cette inconnue qui lui annonce quelque chose de troublant. Mais comme il s’agit sans doute d’une blague de mauvais goût, Carl se concentre plutôt sur les festivités du 20e anniversaire de son établissement qu’il prépare avec minutie. Car l’homme de cinquante et un ans, malgré quelques déceptions (comme sa séparation après vingt-huit ans de vie en couple) a toujours contrôlé son existence et aujourd’hui, il considère qu’il mène la vie presque parfaite qu’il mérite.

… sauf qu’à partir de 17:05, l’anniversaire de son bistrot sera le dernier de ses soucis. Comme tout ce qui concerne l’organisation de son quotidien, d’ailleurs.

Avis

L’idée de départ du roman est tout simplement génial : un jour une inconnue vientvous  dire que vous allez mourir avant de partir sans plus d’explication, et le lendemain vous êtes attaqué à la machette. Puis c’est le début de l’horreur, d’une chasse à l’homme dont vous êtes la cible. Le roman commence avec un rythme effréné, nous fait immanquablement pensé au film The Game de David Fincher, sans pour autant le parodier. Il va d’ailleurs rapidement s’en éloigner avec les premiers morts. Car oui, le livre porte bien son nom Il y a des morts dans Il y aura des morts.

La bonne surprise du roman est le cross-over de l’histoire avec un autre roman de Patrick Sénécal. Cela est fait intelligemment et rappelle de bons souvenirs pour les fans de cet auteur.

Malheureusement de nombreux défauts apparaissent dans ce roman.

L’auteur insère en plein milieu d’une phrase une immense parenthèse afin de partager les pensées de son héros principal. Le problème est que la plupart du temps on perd le sens de la phrase principal, nous obligeant à la relire une seconde fois, et de se relancer dans l’histoire.

Mais le plus pénible est la cumul des détails, des noms de routes, rues, espaces, parcourus par le héros. On est étourdi par cette déferlante de mots. La répétition des courses-poursuites lassent au fur et à mesure. Est-ce volontaire de l’auteur pour que le lecteur partage cet élément avec le personnage ? Si tel est le cas, ce n’est pas agréable et pas vraiment utile au récit.

Enfin, la fin est non seulement décevante mais également idiote. Qui avec cette richesse passerait par cette méthode alambiquée au lieu d’acquérir ce qu’elle soit (oui ce n’est pas très clair dans cette critique, mais je voulais pas dévoiler la fin du livre).

Notation

Histoire
Ecriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques :

  • Livre
    • Broché: 556 pages
    • Editeur : Alire (12 juillet 2018)
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 289615163X
    • ISBN-13: 978-2896151639
    • Prix : 22,50€
  • eBook
    • Taille du fichier : 1744 ko
    • Editeur : Alire (novembre 2017)
    • EAN : 9782896152483
    • Prix : 15,99€

Revue de presse

« L’écriture vive et haletante de Senécal vous tiendra sur le bout de votre fauteuil tout au long.« , Le devoir, Michel Bélair

Site Internet de l’auteur

http://www.patricksenecal.net/

 
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Publié par le 2018/09/23 dans Thrillers

 

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Barbara Abel – Je t’aime

Barbara Abel – Je t’aime

Enfin, enfin, le dernier livre de mon marathon de lecture de cet été 2018.

Gagné sur Internet, j’étais d’autant plus heureux que je voulais découvrir Barbara Abel dont j’avais de nombreux éloges.

Alors est-ce que je vais aimer Je t’aime ? Serait-ce le début d’un histoire d’amour pour un auteur de romans policier.

Résumé du livre

Rien n’est plus proche de l’amour que la haine.

Après un divorce difficile, Maude rencontre le grand amour en la personne de Simon. Un homme dont la fille, Alice, lui mène hélas une guerre au quotidien. Lorsque Maude découvre l’adolescente en train de fumer du cannabis dans sa chambre, celle-ci la supplie de ne rien dire à son père et jure de ne jamais recommencer. Maude hésite, mais voit là l’occasion de tisser un lien avec elle et d’apaiser les tensions au sein de sa famille recomposée.
Six mois plus tard, Alice fume toujours en cachette et son addiction provoque un accident mortel. Maude devient malgré elle sa complice et fait en sorte que Simon n’apprenne pas qu’elle était au courant. Mais toute à sa crainte de le décevoir, elle est loin d’imaginer les effets destructeurs de son petit mensonge par omission…

Ceci n’est pas exactement une histoire d’amour, même si l’influence qu’il va exercer sur les héros de ce roman est capitale. Autant d’hommes et de femmes dont les routes vont se croiser au gré de leur façon d’aimer parfois, de haïr souvent.
Parce que dans les livres de Barbara Abel, comme dans la vie, rien n’est plus proche de l’amour que la haine…

Avis

Des 22 livres que j’ai lus cet été, c’est le thriller de Barbara Abel Je t’aime que j’ai préféré.

Sans dévoiler plus d’informations que ne donne la quatrième couverture, le contenu du livre tourne autour de l’amour et de la vengeance, sentiments contradictoires mais qui vont être complémentaires dans ce livre. On peut alors penser que ce roman va être un thriller psychologique lourd, long, ennuyeux. Les premières pages pourraient faire penser à un roman niaiseux comme diraient nos amis québecois, mais petit à petit Barbara Abel développe la psychologie de ses personnages, ils prennent de l’ampleur, de la complexité et l’on se rend compte que le roman va être tout en nuances.

La grande force de ce livre est de projeter le lecteur dans le roman. Il va alternativement vivre les aventures des différentes familles. J’avais l’impression d’être à côté des personnages, de partager leurs joies, leurs pleurs, de suivre les hauts et les bas de moral, leurs réflexions. J’étais un nouveau membre de famille, à chaque retournement de situation, pour la moindre progression dans l’enquête, l’histoire me prenait aux tripes.

Mais attention, si Je t’aime est un thriller psychologique, ce n’est pas uniquement un roman psychologique. La seconde partie du roman va plonger le lecteur dans une sorte de course contre la montre, ses nerfs seront mis à dure épreuve comme pour les personnages du roman. Cette seconde partie est d’autant plus prenante qu’elle est crédible : pas de grands moyens comme dans un roman d’espionnage, pas de poursuites comme dans un roman noir des bas-fonds de la société, pas de psychopathes ou de tueurs en série comme dans un roman noir traditionnel. Ici ce sont des familles lambda dont la vie est altérée, mise en jeu, conditionnée par celles des autres.

L’écriture est d’une efficacité redoutable : fluide, incisive, addictive car l’histoire est perpétuellement relancée.

La seule petite critique que j’aurais à formuler est que, malgré une fin terrible, je trouve l’auteure un peu trop gentille avec ses héros. Elle aurait pu être plus diabolique, plus noire, plus méchante, rendre ses personnages plus pernicieux.

Bref Barbara Abel maîtrise à la perfection le thriller psychologique qui séduire même ceux qui ne sont pas amateurs du genre. J’aime je t’aime.

Notation

Histoire
Ecriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques :

  • Livre
    • Broché: 464 pages
    • Editeur : Belfond (3 mai 2018)
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2714476333
    • ISBN-13: 978-2714476333
    • Prix : 19,50€
  • eBook
    • Editeur : Belfond (16 mai 2018)
    • ASIN: B07CQ8FT5
    • Prix : 13,99€

Revues de Presse

 
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Publié par le 2018/09/09 dans Policier, Thrillers

 

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Lars Kepler – Le chasseur de lapins

Lars Kepler – Le chasseur de lapins

La dernière fois que je me suis lancé dans la lecture d’un Lars Kepler, ce fût pour L’hypnotiseur qui ne m’avait pas laissé un bon souvenir.

Mais sur l’insistance de mon libraire préféré, m’annonçant carrément un « satisfait ou remboursé » si je lui achetais le dernier opus de cet auteurt, je me suis laissé convaincre.

Alors est-ce que j’ai été le lapin de la farce ou bien vais-je faire des petits bonds de plaisir à sa lecture ?

Histoire

Lorsque le ministre des Affaires étrangères est sauvagement assassiné au beau milieu d’ébats sadiques avec une prostituée, les autorités redoutent un acte terroriste. Les premiers indices convergent en direction d’un homme incarcéré qui aurait des liens avec un réseau d’extrémistes. La police décide alors de faire appel à l’inspecteur Joona Linna qui purge une peine de quatre ans dans une prison de haute sécurité, la couverture est idéale. Il pourra approcher le prisonnier et tenter de lui soutirer des informations. Mais le temps presse, le meurtrier n’en est qu’à ses débuts. Des hommes influents tombent les uns après les autres dans des circonstances toujours plus sordides, et les crimes présentent la même troublante signature : juste avant de mourir, les victimes entendent un enfant chanter une comptine macabre sur dix petits lapins. Plus angoissant que jamais, le nouvel opus de Lars Kepler est un thriller psychologique d’une efficacité redoutable. Distillant la peur, Le Chasseur de lapins tient, dès les premières pages, sa proie effarée dans la lumière éblouissante de son intrigue. Il est alors déjà trop tard pour prendre la fuite…

Extrait

A lire en PDF sur le site de l’éditeur

Avis

Loin de l’univers purement psychologique de L’hypnotiseur, Lars Kepler nous emmène ici dans un thriller policier beaucoup plus traditionnel. Un serial killer exécute ses victimes de manière original en attendant 14 minutes avant de les exécuter. L’originalité vient également de l’enquêteur qui se trouve en prison au début du roman.

Au fil des pages du Chasseur de lapins, les victimes s’accumulent dans des morts toujours plus sensationnelles, les conflits (d’intérêt) entre services de police s’intensifient, les pistes se diversifient avant de se réduire.

Les personnages sont bien charpentés avec leurs histoires propres, des univers et des psychologies particulières. Sur cette dernière caractéristique, l’auteur ne sombre par dans ses travers de L’hypnotiseur en dosant à sa juste proportion la dimension psychologique des personnages ou de l’importance de cette science dans l’enquête.

Le principal reproche que je peux formuler à l’encontre du Chasseur de lapins, c’est l’enquête un peu trop linéaire, sans grande surprise car l’on devine que si ces meurtres sont exécutés par la même personne c’est qu’il y a un lien professionnel ou historique qui les unit. Donc une fois, ce point commun découvert par l’enquêteur, il n’y a plus de surprise jusqu’à la fin du livre.

Cependant l’écriture est agréable, efficace, on se laisse porter par l’histoire même s’il y a 2-3 endroits où le rythme baisse un peu.

Un bon roman qui m’a réconcilié avec Lars Kepler.

Notation

Histoire star_half_off_32
Écriture
Durée de lecture star_half_off_32
Prix

Caractéristiques

  • Livre
    • Broché: 566 pages
    • Editeur : Actes Sud Editions (4 avril 2018)
    • Collection : Actes noirs
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2330096666
    • ISBN-13: 978-2330096663
    • Prix : 23,80€
  • eBook
    • Editeur : Actes Sud Editions (4 avril 2018)
    • Collection : Actes noirs
    • ISBN-13: 978-2330100889
    • Prix : 16,99€

Revue de presse

« Le terrifiant profil du tueur de lapins Respirez un grand coup, arrêtez tout et rongez-vous les ongles.  », Le midi libre

« Une histoire de vengeance, qui tient du polar classique et du thriller à suspense. Lars Kepler est le pseudo d’un couple suédois (…) dont la spécialité est de plonger dans la folie de l’esprit criminel.  », François Forestier, L’obs

« Le nouveau Lars Kepler (…) va vous tenir en haleine de la première à la dernière page.  », Ici Paris

 
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Publié par le 2018/08/22 dans Policier, Thrillers

 

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