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Archives de Catégorie: Thrillers

Les livres qui vous tiennent en haleine du début à la fin… du moins sur le papier

Patrick Sénécal – Il y aura des morts

Patrick Sénécal – Il y aura des morts

Toujours méconnu de l’autre côté de l’Atlantique (du point de vue du Quebec, son pays de résidence), Patrick Sénécal est pour moi l’un des autres les plus talentueux du polar noir.

Découvert sur ce blog par le très dur Hell.com, j’avais pu constater la maîtrise et la continuité de son talent dans Le vide.

Alors est-ce que les promesses faites par Patrick Sénécal dans le titre de son nouveau roman, Il y aura des morts, seront-elles tenues ?

Résumé du livre

À huit heures vingt-quatre, ce vendredi 12 août 2016, Carl Mongeau émerge du sommeil sans se douter qu’aujourd’hui, sa vie basculera dans un cauchemar paranoïaque. Même si, comme tout le monde, il connaît son lot de petits problèmes et d’irritations diverses, il mène une existence somme toute frappée par les sceaux de la quiétude et de la sérénité, mais dans moins de neuf heures, ceux-ci disparaîtront, et ce, de façon définitive.

Pourtant, la journée de Carl, propriétaire du bar Le Lindsay à Drummondville, s’annonce normale. Le seul événement vraiment étrange est la visite de cette inconnue qui lui annonce quelque chose de troublant. Mais comme il s’agit sans doute d’une blague de mauvais goût, Carl se concentre plutôt sur les festivités du 20e anniversaire de son établissement qu’il prépare avec minutie. Car l’homme de cinquante et un ans, malgré quelques déceptions (comme sa séparation après vingt-huit ans de vie en couple) a toujours contrôlé son existence et aujourd’hui, il considère qu’il mène la vie presque parfaite qu’il mérite.

… sauf qu’à partir de 17:05, l’anniversaire de son bistrot sera le dernier de ses soucis. Comme tout ce qui concerne l’organisation de son quotidien, d’ailleurs.

Avis

L’idée de départ du roman est tout simplement génial : un jour une inconnue vientvous  dire que vous allez mourir avant de partir sans plus d’explication, et le lendemain vous êtes attaqué à la machette. Puis c’est le début de l’horreur, d’une chasse à l’homme dont vous êtes la cible. Le roman commence avec un rythme effréné, nous fait immanquablement pensé au film The Game de David Fincher, sans pour autant le parodier. Il va d’ailleurs rapidement s’en éloigner avec les premiers morts. Car oui, le livre porte bien son nom Il y a des morts dans Il y aura des morts.

La bonne surprise du roman est le cross-over de l’histoire avec un autre roman de Patrick Sénécal. Cela est fait intelligemment et rappelle de bons souvenirs pour les fans de cet auteur.

Malheureusement de nombreux défauts apparaissent dans ce roman.

L’auteur insère en plein milieu d’une phrase une immense parenthèse afin de partager les pensées de son héros principal. Le problème est que la plupart du temps on perd le sens de la phrase principal, nous obligeant à la relire une seconde fois, et de se relancer dans l’histoire.

Mais le plus pénible est la cumul des détails, des noms de routes, rues, espaces, parcourus par le héros. On est étourdi par cette déferlante de mots. La répétition des courses-poursuites lassent au fur et à mesure. Est-ce volontaire de l’auteur pour que le lecteur partage cet élément avec le personnage ? Si tel est le cas, ce n’est pas agréable et pas vraiment utile au récit.

Enfin, la fin est non seulement décevante mais également idiote. Qui avec cette richesse passerait par cette méthode alambiquée au lieu d’acquérir ce qu’elle soit (oui ce n’est pas très clair dans cette critique, mais je voulais pas dévoiler la fin du livre).

Notation

Histoire
Ecriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques :

  • Livre
    • Broché: 556 pages
    • Editeur : Alire (12 juillet 2018)
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 289615163X
    • ISBN-13: 978-2896151639
    • Prix : 22,50€
  • eBook
    • Taille du fichier : 1744 ko
    • Editeur : Alire (novembre 2017)
    • EAN : 9782896152483
    • Prix : 15,99€

Revue de presse

« L’écriture vive et haletante de Senécal vous tiendra sur le bout de votre fauteuil tout au long.« , Le devoir, Michel Bélair

Site Internet de l’auteur

http://www.patricksenecal.net/

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Publié par le 2018/09/23 dans Thrillers

 

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Barbara Abel – Je t’aime

Barbara Abel – Je t’aime

Enfin, enfin, le dernier livre de mon marathon de lecture de cet été 2018.

Gagné sur Internet, j’étais d’autant plus heureux que je voulais découvrir Barbara Abel dont j’avais de nombreux éloges.

Alors est-ce que je vais aimer Je t’aime ? Serait-ce le début d’un histoire d’amour pour un auteur de romans policier.

Résumé du livre

Rien n’est plus proche de l’amour que la haine.

Après un divorce difficile, Maude rencontre le grand amour en la personne de Simon. Un homme dont la fille, Alice, lui mène hélas une guerre au quotidien. Lorsque Maude découvre l’adolescente en train de fumer du cannabis dans sa chambre, celle-ci la supplie de ne rien dire à son père et jure de ne jamais recommencer. Maude hésite, mais voit là l’occasion de tisser un lien avec elle et d’apaiser les tensions au sein de sa famille recomposée.
Six mois plus tard, Alice fume toujours en cachette et son addiction provoque un accident mortel. Maude devient malgré elle sa complice et fait en sorte que Simon n’apprenne pas qu’elle était au courant. Mais toute à sa crainte de le décevoir, elle est loin d’imaginer les effets destructeurs de son petit mensonge par omission…

Ceci n’est pas exactement une histoire d’amour, même si l’influence qu’il va exercer sur les héros de ce roman est capitale. Autant d’hommes et de femmes dont les routes vont se croiser au gré de leur façon d’aimer parfois, de haïr souvent.
Parce que dans les livres de Barbara Abel, comme dans la vie, rien n’est plus proche de l’amour que la haine…

Avis

Des 22 livres que j’ai lus cet été, c’est le thriller de Barbara Abel Je t’aime que j’ai préféré.

Sans dévoiler plus d’informations que ne donne la quatrième couverture, le contenu du livre tourne autour de l’amour et de la vengeance, sentiments contradictoires mais qui vont être complémentaires dans ce livre. On peut alors penser que ce roman va être un thriller psychologique lourd, long, ennuyeux. Les premières pages pourraient faire penser à un roman niaiseux comme diraient nos amis québecois, mais petit à petit Barbara Abel développe la psychologie de ses personnages, ils prennent de l’ampleur, de la complexité et l’on se rend compte que le roman va être tout en nuances.

La grande force de ce livre est de projeter le lecteur dans le roman. Il va alternativement vivre les aventures des différentes familles. J’avais l’impression d’être à côté des personnages, de partager leurs joies, leurs pleurs, de suivre les hauts et les bas de moral, leurs réflexions. J’étais un nouveau membre de famille, à chaque retournement de situation, pour la moindre progression dans l’enquête, l’histoire me prenait aux tripes.

Mais attention, si Je t’aime est un thriller psychologique, ce n’est pas uniquement un roman psychologique. La seconde partie du roman va plonger le lecteur dans une sorte de course contre la montre, ses nerfs seront mis à dure épreuve comme pour les personnages du roman. Cette seconde partie est d’autant plus prenante qu’elle est crédible : pas de grands moyens comme dans un roman d’espionnage, pas de poursuites comme dans un roman noir des bas-fonds de la société, pas de psychopathes ou de tueurs en série comme dans un roman noir traditionnel. Ici ce sont des familles lambda dont la vie est altérée, mise en jeu, conditionnée par celles des autres.

L’écriture est d’une efficacité redoutable : fluide, incisive, addictive car l’histoire est perpétuellement relancée.

La seule petite critique que j’aurais à formuler est que, malgré une fin terrible, je trouve l’auteure un peu trop gentille avec ses héros. Elle aurait pu être plus diabolique, plus noire, plus méchante, rendre ses personnages plus pernicieux.

Bref Barbara Abel maîtrise à la perfection le thriller psychologique qui séduire même ceux qui ne sont pas amateurs du genre. J’aime je t’aime.

Notation

Histoire
Ecriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques :

  • Livre
    • Broché: 464 pages
    • Editeur : Belfond (3 mai 2018)
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2714476333
    • ISBN-13: 978-2714476333
    • Prix : 19,50€
  • eBook
    • Editeur : Belfond (16 mai 2018)
    • ASIN: B07CQ8FT5
    • Prix : 13,99€

Revues de Presse

 
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Publié par le 2018/09/09 dans Policier, Thrillers

 

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Lars Kepler – Le chasseur de lapins

Lars Kepler – Le chasseur de lapins

La dernière fois que je me suis lancé dans la lecture d’un Lars Kepler, ce fût pour L’hypnotiseur qui ne m’avait pas laissé un bon souvenir.

Mais sur l’insistance de mon libraire préféré, m’annonçant carrément un « satisfait ou remboursé » si je lui achetais le dernier opus de cet auteurt, je me suis laissé convaincre.

Alors est-ce que j’ai été le lapin de la farce ou bien vais-je faire des petits bonds de plaisir à sa lecture ?

Histoire

Lorsque le ministre des Affaires étrangères est sauvagement assassiné au beau milieu d’ébats sadiques avec une prostituée, les autorités redoutent un acte terroriste. Les premiers indices convergent en direction d’un homme incarcéré qui aurait des liens avec un réseau d’extrémistes. La police décide alors de faire appel à l’inspecteur Joona Linna qui purge une peine de quatre ans dans une prison de haute sécurité, la couverture est idéale. Il pourra approcher le prisonnier et tenter de lui soutirer des informations. Mais le temps presse, le meurtrier n’en est qu’à ses débuts. Des hommes influents tombent les uns après les autres dans des circonstances toujours plus sordides, et les crimes présentent la même troublante signature : juste avant de mourir, les victimes entendent un enfant chanter une comptine macabre sur dix petits lapins. Plus angoissant que jamais, le nouvel opus de Lars Kepler est un thriller psychologique d’une efficacité redoutable. Distillant la peur, Le Chasseur de lapins tient, dès les premières pages, sa proie effarée dans la lumière éblouissante de son intrigue. Il est alors déjà trop tard pour prendre la fuite…

Extrait

A lire en PDF sur le site de l’éditeur

Avis

Loin de l’univers purement psychologique de L’hypnotiseur, Lars Kepler nous emmène ici dans un thriller policier beaucoup plus traditionnel. Un serial killer exécute ses victimes de manière original en attendant 14 minutes avant de les exécuter. L’originalité vient également de l’enquêteur qui se trouve en prison au début du roman.

Au fil des pages du Chasseur de lapins, les victimes s’accumulent dans des morts toujours plus sensationnelles, les conflits (d’intérêt) entre services de police s’intensifient, les pistes se diversifient avant de se réduire.

Les personnages sont bien charpentés avec leurs histoires propres, des univers et des psychologies particulières. Sur cette dernière caractéristique, l’auteur ne sombre par dans ses travers de L’hypnotiseur en dosant à sa juste proportion la dimension psychologique des personnages ou de l’importance de cette science dans l’enquête.

Le principal reproche que je peux formuler à l’encontre du Chasseur de lapins, c’est l’enquête un peu trop linéaire, sans grande surprise car l’on devine que si ces meurtres sont exécutés par la même personne c’est qu’il y a un lien professionnel ou historique qui les unit. Donc une fois, ce point commun découvert par l’enquêteur, il n’y a plus de surprise jusqu’à la fin du livre.

Cependant l’écriture est agréable, efficace, on se laisse porter par l’histoire même s’il y a 2-3 endroits où le rythme baisse un peu.

Un bon roman qui m’a réconcilié avec Lars Kepler.

Notation

Histoire star_half_off_32
Écriture
Durée de lecture star_half_off_32
Prix

Caractéristiques

  • Livre
    • Broché: 566 pages
    • Editeur : Actes Sud Editions (4 avril 2018)
    • Collection : Actes noirs
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2330096666
    • ISBN-13: 978-2330096663
    • Prix : 23,80€
  • eBook
    • Editeur : Actes Sud Editions (4 avril 2018)
    • Collection : Actes noirs
    • ISBN-13: 978-2330100889
    • Prix : 16,99€

Revue de presse

« Le terrifiant profil du tueur de lapins Respirez un grand coup, arrêtez tout et rongez-vous les ongles.  », Le midi libre

« Une histoire de vengeance, qui tient du polar classique et du thriller à suspense. Lars Kepler est le pseudo d’un couple suédois (…) dont la spécialité est de plonger dans la folie de l’esprit criminel.  », François Forestier, L’obs

« Le nouveau Lars Kepler (…) va vous tenir en haleine de la première à la dernière page.  », Ici Paris

 
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Publié par le 2018/08/22 dans Policier, Thrillers

 

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JP Delaney – La fille d’avant

JP Delaney – La fille d’avant

Si vous êtes habitués à mon blog, vous aurez remarqué que je ne suis pas très amateur de thrillers psychologiques.

Aujourd’hui, je vais tenter de rééquilibrer cette injustice en vous parlant de La fille d’avant de J.P. Delaney. J’avoue ne plus me rappeler d’où ou de comment j’ai eu vent de ce roman, sans doute au travers des Mordus du Thriller sur un célèbre réseau social, mais toujours est-il que j’avais souvenir de bons retours à son encontre.

Alors serais-je séduit pour qu’il y ait un après avec J.PJ. Delaney après avoir lu La fille d’avant ?

Résumé du livre

Après un drame éprouvant, Jane cherche à tourner la page. Lorsqu’elle découvre le One Folgate Street, elle est conquise par cette maison ultra moderne, chef d’oeuvre de l’architecture minimaliste, parfaite. Mais pour y vivre, il faut se plier aux règles draconiennes imposées par son architecte, Edward Monkford, aussi mystérieux que séduisant. Parmi celles-ci : répondre régulièrement à des questionnaires déconcertants et intrusifs. Peu à peu, Jane acquiert une inquiétante certitude : la maison est pensée pour transformer celui qui y vit. Or elle apprend bientôt qu’Emma, la locataire qui l’a précédée et qui lui ressemble étrangement, y a trouvé une fin tragique.
Alors qu’elle tente de démêler le vrai du faux, Jane s’engage sur la même pente, fait les mêmes choix, croise les mêmes personnes… et vit dans la même terreur que la fille d’avant.

Avis

Ce qui m’a séduit à la lecture de la quatrième de couverture, mais aussi à la lecture des premiers chapitres, c’est le concept de cette maison intelligente qui demande autant de son locataire qu’elle lui offrira de services; à condition de sous soumettre à 200 règles drastiques et améliorer son score aux questionnaires qui lui sont régulièrement posés.

Mais heureusement on ne reste pas longtemps sur cette originalité et l’on va suivre en parallèle l’histoire de deux des locataires du One Folgate Street. L’une qui va enquêter sur la mort de la femme du propriétaire et concepteur de la maison, la second sur la fin tragique de la première. Je n’en dirais pas plus de peur de vous dévoiler plus le roman.

Nous allons donc suivre l’évolution de ces deux personnes tant vis-à-vis de leur conditionnement de part les règles imposées par le contrat de location, mais aussi de leurs interrogations du fait de leur enquête. Vous l’aurez compris, il s’agit pour chacune d’elle d’une double quête que l’on pourrait qualifier d’intérieur et en quelque sorte de policière. La tension monte bien sûr, tant pour les personnages que pour le lecteur. Dans les deux cas, on s’interroge sur la caractère accidentel du décès, et pour l’autre sur sa survie.

Si l’histoire est intéressante, on ne peut à J.P. Delaney de n’offrir au lecteur que deux alternatives pour le dénouement du roman. Ce qui est bien dommage car elle a su maintenir le lecteur en haleine tout le long en alternant le parcours des deux héroïnes, en introduisant simultanément un nouvel élément et en analysant leur réaction respective.

Le style est agréable, fluide. Comme dans tout roman psychologique, les personnages ont une personnalité bien définie avec des bases solides pour soutenir la narration.

J’ai lu « avec les oreilles » ce roman, le recours à deux lectrices (une par personnage) est une très bonne idée, ce qui permet d’identifier rapidement le personnage qui raconte son aventure; même si cela est rappelé en début de chaque chapitre. Leur diction est parfaite, leur interprétation sans surjeu.

Un thriller psychologique qui ravira les amateurs du genre.

Notation

Histoire
Ecriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques :

  • Livre
    • Broché: 432 pages
    • Editeur : Fayard/Mazarine (8 mars 2017)
    • Collection : Romans
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2863744496
    • ISBN-13: 978-2863744499
    • Prix : 21,90€
  • Poche
    • Broché: 512 pages
    • Editeur : Le Livre de Poche (28 février 2018)
    • Collection : Thrillers
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2253092568
    • ISBN-13: 978-2253092568
    • Prix : 8,90€
  • eBook
    • Editeur : Fayard/Mazarine (8 mars 2017)
    • Langue : Français
    • EAN: 978-2863745380
    • Prix : 8,49€
  • Audio
    • Durée : 9 heures et 21 minutes
    • Editeur : Audiolib (11 octobre 2017)
    • Lectrices : Ingrid Donnadieu, Floriane Muller
    • Langue : Français
    • EAN ; 978-2367624471
    • Prix : 21,50€

Revue de presse

« Un thriller psychologique poussé dans des retranchements rarement explorés »  Valérie Gans, Figaro madame.

« Diabolique ». Alix Girod de l’Ain, Elle.

« La version 3.0 du Manderley de Daphné du Maurier. Étourdissant. »  Marie Rogatien, Le Figaro Magazine.

« Une bonne surprise, impossible à lâcher. »  Delphine Peras, L’Express.

Site  FB de l’auteur

https://fr-fr.facebook.com/nicolas.beuglet

 
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Publié par le 2018/06/24 dans Thrillers

 

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Nicolas Beuglet – Complot

Nicolas Beuglet – Complot

Il est temps pour moi de faire la chronique d’un des livres les plus attendus de l’année. J’avais adoré le premier roman (sous son vrai nom) de Nicolas Beuglet Le cri et j’attendais avec impatience son second.

Le hasard faisant bien les choses, j’ai découvert que cet auteur venait faire une présentation de Complot suivie d’une séance dédicaces proche de chez moi, à la librairie des Cyclades de Saint-Cloud. Je n’ai pas eu à me faire prier pour m’y rendre comme vous pouvez le voir

Alors est-ce que Complot tient ses promesses ou bien est-il victime du complot rendant les seconds romans décevant ?

Résumé du livre

Un archipel isolé au nord de la Norvège, battu par les vents. Et, au bord de la falaise, le corps nu et martyrisé d’une femme. Les blessures qui déchirent sa chair semblent être autant de symboles mystérieux.

Quand l’inspectrice Sarah Geringën, escortée par les forces spéciales, apprend l’identité de la victime, c’est le choc. Le cadavre est celui de la Première ministre.

Qui en voulait à la chef de gouvernement ? Que cachait-elle sur cette île, dans un sanctuaire en béton enfoui au pied du phare ? Sarah, très vite, le pressent : la scène du crime signe le début d’une terrifiante série meurtrière. Dans son enquête, curieusement, quelqu’un semble toujours la devancer. Comme si cette ombre pouvait lire dans ses pensées…

De la Norvège à la vieille cité de Byblos, et jusqu’au cœur même du Vatican, c’est l’odeur d’un complot implacable qui accompagne chacun de ses pas. Et dans cette lutte à mort, Sarah va devoir faire face à ses peurs les plus profondes. à ses vérités les plus enfouies…

Étayé par les dernières découvertes de la science et de l’histoire, Complot explore les secrets premiers de l’humanité.

Un thriller époustouflant. Et une révélation bouleversante sur ce que fut, il y a fort longtemps, le pouvoir des femmes.

Extrait

Sur Calameo

Avis

Je ne vais as tourner autour du pot : ce roman est tout simplement excellent. Nicolas Beuglet réussit le tour de force de proposer un second roman encore meilleur que le premier.

Ce roman a toutes les qualités d’un roman policier pour l’enquête, du thriller pour le suspense est le rythme. Sur ce dernier point, au premier tiers du livre, une fois la scène de crime découverte et l’enquête débutée, j’ai eu un petite peur que le roman ne s’installe dans un rythme régulier sans surprise. A peine m’étais-je fait cette remarque que l’auteur enclenche la 6ème vitesse à son roman, et attention, le régime ne baisse pas. Il vous faudra des nerfs solides et un grand moment de disponibilité, car vous ne pourrez pas lâcher ce livre avan d’avoir tourner la dernière page.

Le réel point fort de Nicolas Beuglet, dans ses deux romans d’ailleurs, est de bâtir son intrigue policière sur de solides fondations; mais attention, pas de petits pilotis, là ce sont des piliers en béton. Après avoir traité de la vie et de la mort dans Le cri, l’auteur aborde ici un sujet (que je ne vous révélerai pas pour ne pas spoiler le livre) qui, de son propre aveux donne une dimension supplémentaire à son roman du fait de la coïncidence avec son prédominance dans l’actualité de ces derniers mois. Il y a bien sûr une exposition théorique sur le sujet, mais contrairement à d’autres romans où cela s’éternise au risque de perdre son lecteur, comme Signe de vie de José Rodrigues dos Santos, ici nous en avons la substantifique moelle nécessaire au roman. Et d’ailleurs, à défaut d’aller vérifier l’exactitude des points exposés, cela a le mérite de nous faire réfléchir.

Les lecteurs qui avaient lu Le cri auront la joie de retrouver les héros du premier roman, de voir leurs changements professionnels et psychologiques, mais plus particulièrement l’évolution de la relation entre Sarah et Christopher. Pour les autres qui désireraient découvrir cet auteur, il est préférable de lire les romans dans l’ordre car dans Complot quelques rappels du Cri viendraient vous dévoiler la fin de celui-ci.

Donc, une bonne enquête, une bonne histoire de fond, un rythme d’enfer et des personnages attachants : je vous recommande ce roman pour une lecture de vacances estivales.

P.S : Comme j’aime bien le faire, saurez-vous trouver la petite erreur lors de l’arrivée de Sarah Geringën sur l’île ?

Réponse : une des rares fois où l’auteur donne des horaires précis, c’est juste avant l’atterrissage de l’hélicoptère puis à l’arrivée de l’héroïne sur les lieux du crime avant d’avoir pris le bateau : moins d’une minute s’est écoulée pour réaliser toute cela.

Notation

Histoire
Ecriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques :

  • Livre
    • Broché: 496 pages
    • Editeur : XO (16 mai 2018)
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2845639813
    • ISBN-13: 978-2845639812
    • Prix : 19,90€
  • eBook
    • Editeur : XO (16 mai 2018)
    • Langue : Français
    • EAN: 978-2374480831
    • Prix : 12,99€

Revues de presse

Un palpitant thriller féministe.” François Lestavel, Paris Match

Le Français tricote à nouveau une intrigue haletante […] basée sur ses recherches scientifiques.” David Moginier, La Tribune de Genève

C’est un véritable page turner.” François Lestavel (Paris Match), Onlalu

« Nicolas Beuglet : « Raconter une bonne histoire, c’est offrir de l’immortalité«  » – Paris Match

« Un excellent thriller » – Frédérick Rapilly, Télé 7 jours

Interview de l’auteur sur le site de son éditeur XO

Site  FB de l’auteur

https://fr-fr.facebook.com/nicolas.beuglet

P.S : Nicolas Beuglet sera en dédicace à la librairie l’Ecriture de Vaucresson, samedi 30 juin de 15h à 17h.

 
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Publié par le 2018/06/07 dans Policier, Thrillers

 

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Jack Heath – Mange tes morts

Jack Heath – Mange tes morts

Jack Heath ne vous dit rien, cela est normal, sauf si vos enfants aiment se faire epur en lisant les séries Monstres et 30 minutes pour survivre. Rares furent ses incursions dans la littérature adulte.

Histoire

La faim justifie les moyens.Cameron Hall, 14 ans. Disparu en rentrant de l’école ; rançon exigée. L’horloge tourne, la police est impuissante : c’est une mission pour Timothy Blake.
Timothy (nom de code  » le pendu « ) a un don. Il lit dans l’esprit des gens. Comprend tout avant tout le monde. Résout les énigmes les plus ardues. Le genre à s’ennuyer avec un Rubik’s Cube ou à connaître votre numéro de sécurité sociale par cœur. Mais Timothy a aussi un problème. Pas le fait d’être pauvre, non. Pas le fait d’être affublé d’un colocataire toxicomane et parano prénommé Johnson. Un vrai problème, un problème, disons, comportemental. Qui fait que même le FBI répugne à travailler avec lui. Une vie sauvée, une récompense : ainsi fonctionne Timothy. Mais cette fois, et malgré l’appui de l’agent spécial Reese Thistle, il se pourrait que notre sympathique génie psychopathe ait trouvé à qui parler.Ce thriller survolté et sans tabou ne vous laissera aucun répit. Accessoirement, il se pourrait qu’il vous incite à devenir végétarien.

Avis

Si ce roman est bien écrit et se lit agréablement, son principal intérêt n’est pas dans son intrigue policière, relativement maigre et dont les amateurs du genre trouveront rapidement la solution, mais plutôt dans son originalité de son héros. Je ne vais pas divulguer la particularité de celui-ci mais le titre du roman donne plus qu’un indice, une définition.

De ce fait, ce seront l’humour sordide, noire, qui transforme l’histoire en un grand n’importe-quoi irrévérencieux et donne toute la saveur à ce livre. Ce mélange de dérision, de rebondissements plus incroyables les uns que les autres, et de violence me fait immanquablement penser à Quentin Tarantino.

Ce n’est que le final qui m’a bien plu. Sans qu’il soit mémorable, on pourrait le deviner mais on se faire surprendre par le dernier twist dans les dernières pages.

Un bon divertissement histoire de s’aérer l’esprit mais qui nous laisse un peu sur notre faim.

Notation

Histoire
Écriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques :

  • Livre
    • Broché: 400 pages
    • Editeur : Super 8 éditions (22 mars 2018)
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 237056105X
    • ISBN-13: 978-2370561053
    • Prix : 19,00€
  • eBook
    • Format : ePub
    • Editeur : Super 8 éditions (22 mars 2018)
    • Langue : Français
    • EAN : 978-2370561084
    • Prix : 12,99€

Site internet de l’auteur

http://jackheath.com.au/

 
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Publié par le 2018/06/02 dans Policier, Thrillers

 

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Jacques Saussey – 7/13

Jacques Saussey – 7/13

S’il est un auteur français de thriller que j’ai découvert avec grand plaisir depuis la création de ce blog, c’est bien Jacques Saussey.

Après Le loup peint, Ne prononcez jamais leurs noms (plus qu’excellent) et La pieuvre, je me lance dans la lecture de mon quatrième livre de cet auteur : 7/13.

Que peut-il bien se cacher derrière ce 7/13 si ce n’est une faute dans ma date anniversaire (9/13) ?

Résumé du livre

Hiver 2015. Durant l’absence prolongée des propriétaires, une villa de la banlieue parisienne est le théâtre d’un crime atroce. Lorsqu’il arrive sur les lieux, le capitaine Magne découvre avec effroi que le corps n’est plus reconnaissable. Pas de vêtements, pas de papiers : l’identification s’annonce compliquée. Décembre 1944. Londres. Un officier américain scrute avec inquiétude le brouillard qui plombe le ciel de l’Angleterre. Il projette de traverser la Manche au plus vite pour rejoindre la France où il doit préparer l’arrivée prochaine de ses hommes. Le mauvais temps s’éternise mais bientôt, une proposition inattendue va faire basculer son destin. Soixante-dix ans plus tard, elle confrontera les enquêteurs du quai des Orfèvres à l’un des mystères les plus stupéfiants qu’ils aient jamais rencontrés.

Extrait

14 mars 2015
  La maison est cossue. De type bourgeois, en forme de L, pierres de taille et allée pompeuse bordée d’arbustes coiffés au cordeau. Un terrain immense entretenu à grands frais, des fruitiers au fond, près de la rivière, des massifs de rosiers encore figés dans la fin de l’hiver, des crocus qui montrent le bout de la langue sous l’herbe pliée par la rosée.
  Près du bâtiment, une piscine couverte s’avance sur le gazon. Elle a été verrouillée pour la mauvaise saison. À travers la vitre salie par des fientes d’oiseaux et des feuilles mortes collées par l’humidité, j’aperçois l’eau qui a pris une vilaine couleur verdâtre.
– Venez, c’est par là.
  Le commandant Picaud me désigne la porte de la maison. Il m’explique qu’un serrurier l’a forcée deux heures auparavant pour conserver la scène de crime la plus intacte possible. Le meurtrier a fracturé une porte-fenêtre du salon. L’Identité judiciaire est en plein travail, mais ils devraient avoir fini leurs investigations d’ici quelques dizaines de minutes. Dans l’air frais de ce début de matinée, les croassements des corneilles se répercutent à l’infini entre les branches bourgeonnantes des peupliers.
  Il n’y a pas un bruit dans la rue, suffisamment éloignée de la bâtisse pour que personne n’ait pu y entendre le moindre cri. Et pourtant, de nombreux badauds se pressent contre la grille du parc que deux agents surveillent, l’oeil farouche.
Les regards des curieux alternent sans fin entre les hommes en blanc qui oeuvrent autour de la maison et le fourgon mortuaire qui attend dans l’allée que les techniciens du crime donnent au légiste l’autorisation d’enlever le corps.
– Je vous préviens, c’est moche.
  Je ne réponds pas. J’ai entendu ça des dizaines de fois. C’est comme une petite musique lancinante qui accompagne chaque découverte de cadavre. Car chaque mort est moche lorsque nous sommes conviés à en constater le terrible résultat, à appréhender la façon dont elle a fondu sur sa proie. Aucune de ces personnes n’a eu le temps de se préparer à ça, de donner une autre apparence à son visage que celle du vide qui a aspiré son âme et a abandonné son corps dans une posture souvent grotesque.
  Au moment où je pose le pied à l’intérieur de la maison, je comprends que non seulement ça va être moche, mais même très moche. L’odeur de putréfaction semble s’être imprégnée jusque dans les murs. Torrentin, le légiste qui attend patiemment l’heure d’intervenir en faisant les cent pas dans l’entrée, nous salue et me tend une boîte de pâte au camphre. J’hésite une seconde, mais me résous à m’en tartiner le dessus de la lèvre supérieure. La puanteur est intolérable.
– Elle a été assassinée il y a au moins huit ou dix jours, à vue de nez. Peut-être même un peu plus. Le chauffage était au maximum. La décomposition a été très rapide. Je vous en dirai davantage une fois que j’aurai réalisé l’autopsie.
  Je hoche la tête. Torrentin est un vieux de la vieille. Il connaît son boulot. J’observe le hall d’entrée, vaste et un peu tape-à-l’oeil, à l’instar du jardin. Marbre clair, statuettes pseudo-grecques prétentieuses qui ont dû coûter un bras chacune. Cette baraque respire l’argent à plein tube. Pas étonnant que ça ait créé des convoitises.
– Cette femme, elle habite ici ?
  Picaud s’approche du ruban que l’IJ a tendu en travers de l’entrée, entre le salon et ce qui doit être la cuisine.
– Non. D’après les voisins, la maison était vide. Les propriétaires sont en vacances au Mexique depuis trois semaines. On cherche actuellement à les joindre, mais le réceptionniste de leur hôtel, à Cancún, nous a indiqué qu’ils sont partis en excursion depuis hier. On devrait y parvenir dans la journée. C’est l’employé qui entretient le parc en leur absence qui a découvert l’effraction tôt ce matin, et le crime ensuite. Il a tout de suite prévenu les collègues du SRPJ de Versailles qui nous ont vite fait transmis l’affaire quand ils sont arrivés sur les lieux.
– Trop chaude pour eux ?
– Trop proche. Le type à qui appartient cette maison, Jean Coppard, est un seigneur local. Il emploie des centaines de personnes dans la région. Il dirige sa boîte d’une main de fer. Il est très influent, tant au niveau économique, social, que politique. Les pontes de Versailles ont demandé que la Crime s’en charge. Officiellement, ils sont débordés, mais nous savons tous que c’est pour délocaliser la bombe. C’est une affaire qui va faire du bruit, c’est certain. Tenez, regardez dehors, ça n’a pas été long avant qu’ils rappliquent, ceux-là.
  Je jette un coup d’oeil à travers la baie vitrée. Un camion bariolé s’est arrêté juste devant le portail, ses paraboles dressées vers le ciel. Je n’ai pas besoin de jumelles pour savoir que les caméras sont déjà braquées vers la Maison de la Mort, comme leurs journaux l’appelleront dès demain matin, et le JT pas plus tard que ce midi. Heureusement, le cadavre est à l’intérieur. Ça évitera les clichés de mauvais goût, du genre de ceux que va essayer de prendre ce type que je vois se plier en deux pour entrer dans la végétation dense du bois, du côté de la fenêtre fracturée. Un gros téléobjectif bat dans son dos au bout d’une sangle jaune fluo.
  Je fais un signe à Torrentin pour lui montrer le manège du paparazzi. Il comprend tout de suite. Il a l’habitude. Il nous quitte pour aller tendre un drap blanc devant l’issue par laquelle sera évacuée la morte.
  De la dignité. C’est tout ce qu’on peut lui offrir, à cette femme, désormais, avant son dernier trajet jusqu’à la table d’inox du légiste.
  Picaud est silencieux, lui aussi. Il me scrute d’un oeil inquisiteur. Oui, ça va. Ça va. On ne va pas y passer la journée, si ? Je sais ce qu’il rumine. Je lis ses pensées comme s’il était en train de les écrire au feutre sur le papier peint. Lisa vient juste de sortir de l’hôpital. Elle est rentrée à l’appartement. Une infirmière veille sur elle. Elle lui rend visite chaque matin, puis chaque après-midi, pour s’assurer que tout va bien. Elle est là tandis que moi je suis ailleurs, sur le terrain, pour ne plus croiser le regard absent de celle que j’aime et pour qui je suis aujourd’hui devenu transparent.
  Son ventre gardera à vie la cicatrice de la balle qui a tué notre enfant. Son esprit ne guérira jamais de cette blessure. L’homme responsable de ce crime abject n’est plus, mais son acte lui survivra jusqu’à ce que, tous les deux, nous ne soyons plus que poussière.
  Lisa commence tout juste à pouvoir se lever. Ses jambes la portent à peine. Elle n’est plus que l’ombre d’elle-même. J’ignore combien elle pèse aujourd’hui, mais je sais que ce n’est pas bon pour elle que ses os saillent comme ça de ses épaules. Une psychologue la voit toutes les semaines depuis qu’elle a repris connaissance. Il a fallu plus de quatre jours avant qu’elle accepte une autre alimentation que celle de la perfusion.
  Elle a vomi son premier repas. Puis le deuxième. Je sais qu’elle a failli renoncer, que c’est parce qu’elle m’a vu pleurer en la serrant dans mes bras qu’elle s’est accrochée.
  Nous y arriverons.
  Ensemble, nous y arriverons.
  Parce qu’il le faudra bien.
– Si ce n’est pas la propriétaire, qui est-elle ?
  Les yeux de Picaud clignent alors et son esprit quitte la salle d’opération où Lisa a failli mourir.
– Aucune indication pour l’instant. Les hommes de l’IJ n’ont pas trouvé de papiers ni d’objets qui lui auraient appartenu.
– Rien dans ses vêtements ? Son sac ?
  Picaud secoue la tête.
– Pas de vêtements, pas de sac.
  J’accuse le coup. Une femme inconnue, assassinée dans une maison qui n’est pas la sienne. Ses fringues disparues. Ça ressemble déjà à un meurtre soigneusement prémédité.
– Le type voulait qu’on ait du mal à l’identifier, dites donc.
  Le commandant me jette un nouveau regard trouble.
– Oui. Il a emporté absolument tout ce qui pouvait nous le permettre. C’est ça le problème…
  Son ton ne me dit rien qui vaille.
  C’est le moment que choisit l’un des techniciens de la mort pour venir à notre rencontre à travers le hall, en bas de l’escalier de marbre qui dessert la mezzanine. Ses semelles sont propres, mais des taches sombres maculent les surchaussures qu’il tient entre ses gants de latex à la couleur douteuse.
– C’est OK pour nous. Vous pouvez disposer du corps, doc.
  Torrentin acquiesce du menton.
– Vous voulez y jeter un oeil avant que je l’embarque, messieurs ?
  Je serre les dents et opine d’un coup en essayant d’oublier l’odeur qui se mélange au camphre en une mixture infâme qui torture mes narines. Picaud agit de même. Il est déjà blanc comme un spectre.
  Le légiste fait un pas en avant, se ravise et nous demande :
– J’ai oublié de vous poser la question… Vous avez déjeuné, ce matin ?

Avis

Je crois que j’ai publié ma critique avant de donner mon avis…. patientez encore quelques heures, il arrive 😉

Notation

Histoire
Ecriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques :

  • Livre
    • Broché: 464 pages
    • Editeur : Editions Toucan (10 janvier 2018)
    • Collection : Toucan Noir
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2810008108
    • ISBN-13: 978-2810008100
    • Prix : 13,90€
  • eBook
    • Format : ePub
    • Editeur : Editions Toucan (10 janvier 2018)
    • Collection : Toucan Noir
    • Langue : Français
    • EAN : 978-2810008117
    • Prix : 9,99€
  • Livre Audio
    • Durée : 11 heures et 37 minutes
    • Editeur : Audible Studios
    • Date de publication : 13 mars 2018
    • Langue : Français
    • ASIN: B07B8KQXRG
    • Prix : 24,95€

Site internet de l’auteur

http://www.jacques-saussey.fr/

 
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Publié par le 2018/05/31 dans Policier, Thrillers

 

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