RSS

Archives de Catégorie: Thrillers

Les livres qui vous tiennent en haleine du début à la fin… du moins sur le papier

Bernard Minier – Soeurs

Bernard Minier – Soeurs

 

Tel un métronome, Bernard Minier nous livre son thriller de l’année.En effet, j’ai vérifié, ma critique de ce livre date du 10 avril 2017, et voici celle de Soeurs, le 15 avril 2018, donc presque un an après jour pour jour.

Après un Nuit très intense, il continue l’aventure avec son héros fétiche Matrin Servaz. Ainsi ce sera le 5ème livre, sur 6 romans, mêlant le commandant Servaz.

Alors avec Soeurs serait-ce le roman de trop usant jusqu’à la corde notre policier toulousain favori ?

Résumé du livre

Pauvres âmes déchues.
Il a fallu que je vous tue…

Mai 1993. Deux sœurs, Alice, 20 ans, et Ambre, 21 ans, sont retrouvées mortes en bordure de Garonne. Vêtues de robes de communiantes, elles se font face, attachées à deux troncs d’arbres.

Le jeune Martin Servaz, qui vient d’intégrer la PJ de Toulouse, participe à sa première enquête. Très vite, il s’intéresse à Erik Lang, célèbre auteur de romans policiers à l’œuvre aussi cruelle que dérangeante.

Les deux sœurs n’étaient-elles pas ses fans ? L’un de ses plus grands succès ne s’appelle-t-il pas La Communiante ?… L’affaire connaît un dénouement inattendu et violent, laissant Servaz rongé par le doute : dans cette enquête, estime-t-il, une pièce manque, une pièce essentielle.

Février 2018. Par une nuit glaciale, l’écrivain Erik Lang découvre sa femme assassinée… elle aussi vêtue en communiante. Vingt-cinq ans après le double crime, Martin Servaz est rattrapé par l’affaire. Le choc réveille ses premières craintes. Jusqu’à l’obsession.

Une épouse, deux sœurs, trois communiantes… et si l’enquête de 1993 s’était trompée de coupable ?

Pour Servaz, le passé, en resurgissant, va se transformer en cauchemar. Un cauchemar écrit à l’encre noire.

Avis

S’il est des auteurs qui s’essoufflent au fur et à mesure de leur publication ou qui sombrent dans la facilité en copiant-collant leurs histoires, Bernard Minier progresse, s’améliore, et s’approche invariablement de la perfection.

Car Soeurs n’est pas un très bon roman policier, c’est un excellent thriller.

Tout y est pour faire le succès de ce roman et satisfaire tant les amateurs du genre que les fidèles lecteurs de Bernard Minier. Pour ces derniers, il y aura la découverte des débuts dans la police de Martin Servaz qui va être rapidement confronté à la dure réalité des meurtres, la diabolicité des meurtriers et des pratiques douteuses des enquêteurs. Pour tous, une intrigue bien ficelée mais difficile à résoudre bien que tous les indices soient fournis au lecteur, parsemés au milieu des 480 pages du roman.

Mais la lecture de ce roman ne se limite pas uniquement à l’intrigue policière.

L’auteur en profite pour montrer l’évolution du métier enquêteur car si nous sommes familiers, ou du moins habitués, aux usages des caméras de surveillance, du traçage des appels téléphoniques sur réseau mobile, mais surtout aux analyses ADN, il n’y pas si longtemps les enquêteurs ne pouvaient compter que la filature, les auditions musclées et les indics.

Et puis, il y a enfin le rapport du lecteur à l’auteur. Sur ce point on pense forcément à la folie du fan dans le Misery de Stephen King. Bernard Minier a eu la bonne idée de ne pas en faire une pâle copie, ici il pousse la « dépendance » un cran au dessus (je ne peux en dire plus sans dévoiler le roman).

Le seul petit point négatif qui empêche Bernard Minier de nous fournir un roman parfait est l’utilisation, quoiqu’en moindre nombre par rapport à ses précédents romans, à des phrases à rallonge, de celles qui n’en finissent pas et dont on ne se rappelle plus du début de la phrase une fois arrivé à la fin (un peu comme celle que je viens de vous écrire). Si cette verbosité peut se prêter aux réflexions des personnages, elle est pour le moins gênante aux situations pressantes, quand l’action s’accélère, et où le lecteur ne peut suivre le rythme du fait de la complexité de la phrase. Heureusement, cela n’arrive plus qu’à quelques rares occurrences, et du coup les pages défilent et comme le dit si bien Olivier Bureau du Parisien : « Pour éviter d’être frustré, prenez une RTT ! La grosse difficulté avec « Sœurs », de Bernard Minier, c’est de devoir le lâcher« .

Enfin, un gros carton rouge à XO Editions qui n’a pas fait son travail de relecture sérieusement : mot manquant, fautes d’orthographes, lettres oubliées dans un mot; cela est tout simplement inadmissible alors que l’usage d’un correcteur orthographique de base aurait détecté tous ces problèmes.

Avec Soeurs, Bernard Minier rentre dans les très grands maîtres du roman policier et devrait être anobli pour cela et obtenir le titre de Sir.

Notation

Histoire
Ecriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques :

  • Livre
    • Broché: 480 pages
    • Editeur : XO (5 avril 2018)
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2374480348
    • ISBN-13: 978-2374480343
    • Prix : 21,90€
  • eBook
    • Editeur : XO (5 avril 2018)
    • Langue : Français
    • EAN : 9782374480350
    • Prix : 13,99€

Revue de presse

« Bernard Minier signe un suspense noir, vénéneux et limpide, riche de thèmes multiples et envoûtants.« , Bernard Lehut, RTL (interview à réécouter en mp3).

« Pour éviter d’être frustré, prenez une RTT ! La grosse difficulté avec « Sœurs », de Bernard Minier, c’est de devoir le lâcher.« , Olivier Bureau, le Parisien.

Site Internet de l’auteur

http://www.bernard-minier.com/

Publicités
 
Poster un commentaire

Publié par le 2018/04/15 dans Policier, Thrillers

 

Étiquettes : , ,

Olivier Bal – Les limbes

Olivier Bal – Les limbes

Voilà, je publie la chronique sur ce nouvel auteur Olivier Bal qui nous arrive avec son premier roman Les limbes et je m’aperçois que j’ai oublié l’introduction.

Auteur totalement inconnu, ce chef de rédaction d’un grand site web sur les technologies informatiques, s’est lancé en 2015 dans la recherche de l’édition de son premier roman Les limbes. Mais suite au succès de son roman rencontré sur une plateforme commerciale américaine, et des échos rapportés sur les réseaux sociaux, je me devais d’aller y jeter un coup d’œil.

Alors ai-je été tourneboulé par ce roman ou bien l’oubli de la rédaction de l’introduction est un début d’Alzeimher ?

Résumé du livre

ET SI QUELQU’UN CONTRÔLAIT VOS RÊVES ?
DÉCOUVREZ LE NOUVEAU PHÉNOMÈNE DU THRILLER !!
VOUS N’OSEREZ PLUS FERMER LES YEUX…

Un thriller vertigineux, haletant et angoissant !

Vietnam, 1970. James Hawkins est une jeune recrue. Durant un assaut, il prend une balle dans la tête et croit mourir. Après un mois de coma, et tandis qu’il essaie de se rétablir dans un hôpital de Saigon, il découvre que quelque chose s’est éveillé en lui. Ses nuits deviennent des épreuves, son sommeil et ses rêves ne lui appartiennent plus. Désormais, lorsqu’il dort, il visite les songes des autres… Seuls les médicaments l’empêchent de rêver. Un an plus tard, un ancien frère d’armes, Nate Irving, vient frapper à sa porte. Il est venu le chercher pour participer à un projet secret sous la supervision de la CIA : Les Limbes. Direction une base perdue au fin fond de l’Alaska où James, accompagné d’autres individus dotés des mêmes capacités, va commencer à maîtriser ses aptitudes. Il découvrira ainsi qu’il peut non seulement explorer les rêves d’inconnus mais surtout en prendre le contrôle et les modifier. Mais certaines portes devraient rester fermées à jamais…

 » Nous sommes des pionniers, des aventuriers d’un genre nouveau. Le rêve, c’est la dernière frontière. L’homme a conquis la mer, la terre, l’espace… et maintenant, enfin, il conquiert son propre esprit. Il lui aura fallu des milliers d’années pour comprendre que les plus grands mystères ne se cachaient pas dans les profondeurs des océans, ou aux confins de l’univers mais bien au cœur de son être.  »

Avis

Les limbes d’Olivier Bal est un coup double pour un premier roman.

A la lecture de ce premier roman j’avais la sensation de retrouver le plaisir de lire un roman de Stephen King d’avant son accident, de cette période où le maître de l’horreur méritait ce titre. Par des mots simples, sans digressions interminables, Olivier Bal arrive a parfaitement décrire les personnages, leur psychologie, leur vécut, les situations, les actions. De par cette efficacité, le lecteur se projette rapidement dans l’histoire, se met rapidement dans la peau du héros, ou alors tourne les pages à toute vitesse durant les phases d’action.

Au début j’avais un peu peur de l’ouverture du roman pendant la guerre du Vietnam. Il y a longtemps j’ai lu Koko de Peter Saul, j’avais trouvé que les phases de guerre ou leurs souvenirs s’éternisaient. Ici, la guerre n’est que prétexte mais le héros aurait tout aussi bien pu vivre un autre moment fort et dramatique, cela aurait été la même chose. Le lecteur n’aura pas besoin de grande motivation car ces épisodes de guerre sont … épisodiques.

Par contre je dois avertir les âmes les plus sensibles, l’histoire faisant (pan pan), la tension monte, les morts pullulent et l’hémoglobine se répand plus vite que la traînée de poudre; les autres verront leur rythme cardiaque monter d’un cran.

Second coup parce que ce roman est édité par une toute nouvelle maison d’édition, De Saxus, dont Les limbes est le premier titre de leur catalogue. Autant dire que si tous les livres que cette maison d’édition va publier son de la qualité de celui d’Olivier Bal, elle va rapidement se faire une place et une renommée dans le monde de l’édition.

Maintenant, nous attendons le prochain roman d’Olivier Bal pour confirmer l’éclosion d’un nouvel auteur talentueux.

Notation

Histoire
Ecriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques :

  • Livre
    • Broché: 416 pages
    • Editeur : De Saxus (1 mars 2018)
    • Collection : Thriller
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2378760000
    • ISBN-13: 978-2378760007
    • Prix : 19,90€
  • eBook
    • Editeur : De Saxus (1 mars 2018)
    • Collection : Thriller
    • Langue : Français
    • EAN : 978-2378760113
    • Prix : 13,99€

Revue de presse

« thriller vertigineux et angoissant » – Cécilia Lacour, Les livres Hebdo

01.net interview Olivier Bal sur son aventure avec Les limbes : Comment éditer son livre sur le web Comment éditer son livre sur le web ? Olivier Bal, rédacteur en chef de Jeux Video Magazine a tenté l’aventure en sortant en 2015 sur Amazon Kindle son 1er roman « Les Limbes ». Un ouvrage téléchargé à plus de 8000 exemplaires et aux commentaires de lecteurs dithyrambiques

Interview de la librairie Mollat réalisée à l’occasion du Salon Livre Paris et qui revient, notamment, sur l’origine des Limbes et le processus de création d’Olivier Bal.

Récompenses

Prix Méditerranée Polar du premier roman 2018

Site FB de l’auteur

https://www.facebook.com/OlivierBalAuteur/

Petit plus

Petite dédicace de l’auteur obtenue par ma femme au salon du Livre de Paris 2018.

 
Poster un commentaire

Publié par le 2018/04/10 dans Science-Fiction, Thrillers

 

Étiquettes : ,

Jacques-Olivier Bosco : Coupable

Jacques-Olivier Bosco : Coupable

Il y a des auteurs qui ne bénéficient que de très peu de publicité, un peu sur les réseaux sociaux spécialisés, mais qui petit à petit se forgent une solide réputation dans la sphère des passionnés de romans policiers.

Jacques-Olivier BOSCO est de ceux-là. En tout cas, cet auteur m’a complètement conquis. Découvert avec le premier tome de la série d’Anne-Elisabeth Lartéguy, Brutale, et puis ne pouvant attendre la sortie de Coupable, je me suis offert Le cramé pour patienter.

Alors ai-je bien fait de plaider Coupable ?

Résumé du livre

On a tous quelque chose à se reprocher.

Internée à l’adolescence parce qu’elle souffrait de troubles psychologiques, Lise s’est liée à des filles avec qui elle a tout partagé, des  » monstres  » comme elle. Et elle a rencontré son double.
Des années plus tard, Lise est lieutenante à la brigade criminelle de Paris. Quand elle est amenée à enquêter sur la mort de l’un de ses proches, le passé trouble de sa famille réapparaît. Et les secrets de son enfance refont surface.
Que s’est-il réellement passé lorsqu’elle avait treize ans, dans cette ferme aux murs recouverts de sang ?
Et pourquoi est-elle revenue, celle qu’elle appelait sa  » jumelle « , son double maléfique ?

Avis

Troisième livre de Jacques-Olivier Bosco que je lis, le second de la série des Anne-Elisabeth Lartéguy, et une nouvelle fois une grande claque. Un aller-retour pour un amateur de roman policier un peu noir.

Comme à chaque fois, le rythme est effréné où l’auteur laisse à peine respirer son lecteur avec des flash-back expliquant la jeunesse et les origines de la violence de l’héroïne. De rapides trêves qui s’intercalent entre courses poursuite, meurtres, bastons et enquêtes suivies par les plus hautes sphères policières et politiques.

Si l’intrigue n’est pas l’élément le plus travaillé, l’introduction progressive des indices permettant de découvrir l’identité du meurtrier assez facilement, cela ne constitue pas un handicap à la lecture. Au contraire cela laisse un peu plus d’oxygène pour nos neurones respirer.

Bref, tout comme la moto de l’héroïne dévore la route en faisant brûler la gomme des pneus, j’ai tracé tout le long des 400 pages en à peine 2 jours.

Enfin, un point supplémentaire pour la superbe couverture qui résume à elle seule tout le livre : une femme fatale à la fois élégante mais dangereuse, armée, qui n’hésite pas à se mouiller… ou tout du moins à marcher dans le sang qu’elle a répandu.

A propos de femme fatale, est-ce que « fatale » ne pourrait pas être le titre du troisième tome ? A suivre.

Notation

Histoire
Ecriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques :

  • Livre
    • Broché: 400 pages
    • Editeur : Robert Laffont (22 février 2018)
    • Collection : LA BÊTE NOIRE
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2221190769
    • ISBN-13: 978-2221190760
    • Prix : 20,00€
  • eBook
    • Editeur : Robert Laffont (22 février 2018)
    • Collection : LA BÊTE NOIRE
    • EAN : 978-2221191132
    • Prix : 13,99€
  • Livre Audio
    • Narrateur : Sabrina Marchese
    • Editeur : udible
    • ASIN: B07B8RV2HY
    • Prix : 19,95€
 
Poster un commentaire

Publié par le 2018/04/03 dans Thrillers

 

Étiquettes : ,

Jacques Expert : Ce soir je vais tuer l’assassin de mon fils

Cela fait un moment que je n’ai pas lu un roman de Jacques Expert, depuis presque 3 ans en fait. Non pas que je sois déçu par cet auteur, même si j’ai trouvé un défaut dans le final dans son roman  Deux gouttes d’eau, mais tout simplement par manque de temps.

Alors je pense qu’il est temps de revenir faire un tour sur cet auteur qui va prochainement quitter (au 1er Avril 2018) ses fonctions de direction des programmes de RTL pour se consacrer à ses activités littéraires. Ce sera un petit roman qui aura l’honneur de m’occuper : Ce soir je vais tuer l’assassin de mon fils. Hasard de l’actualité, mais le sujet nous fait penser à la triste actualité de l’affaire Maëlys.

Avons-nous bien fait de lire ce livre ou aurions-nous du tuer notre temps avec un autre roman ?

Histoire

Quand son fils meurt, renversé par un chauffard qui a pris la fuite, Antonio Rodriguez jure à sa femme qu’il le vengera. Tandis que l’enquête piétine, il finit par découvrir le meurtrier, un cadre supérieur de sa propre entreprise dont l’attitude lui paraît très suspecte. Pourtant, un jour, les gendarmes l’informent qu’ils viennent d’arrêter le coupable. Les preuves sont formelles, l’homme est passé aux aveux. Mais ce n’est pas le même individu. Dans ce roman à quatre voix – Antonio et sa femme, Sylvia, l’assassin et son épouse –, se noue un ballet macabre, autour du thème de l’autodéfense : qui Antonio Rodriguez va-t-il tuer ce soir ?

Ce roman a été adapté à la télévision en 2014 avec Jean-Paul Rouve, Sami Bouajila, , Audrey Lamy, Anne Marivin.

Extrait

22 février, 0 h 02

Antonio Rodriguez a regardé le journal de la 3 puis il a éteint la télévision et est resté de longues minutes immobile dans l’obscurité du salon, en attendant d’être certain que Sylvia a sombré dans un sommeil profond. Sa femme commence son travail d’aide-soignante à 6 heures à l’hôpital de Trappes, là où ils ont récupéré le corps de leur fils, au terme de trois jours d’attente. Le temps, si douloureux, que soit pratiquée l’autopsie. «C’est nécessaire pour l’enquête», leur avaient expliqué les gendarmes. Ils étaient tellement anéantis qu’ils avaient laissé charcuter le corps de leur enfant pour rien, sans oser protester. «Nous avons besoin de savoir précisément comment le petit est mort», avaient ajouté les gendarmes.
«Mort», ce mot si difficile à entendre, à admettre.
Sylvia se couche tôt. Vers 9 h 30, elle rejoint leur chambre, au fond du couloir à gauche, dès qu’elle a fini de ranger sa cuisine, tandis qu’Antonio somnole devant la télé. Avant, il ne prêtait guère attention à tout ce remue-ménage, l’eau qui coule, les casseroles qui cognent, les assiettes qui glissent dans le lave-vaisselle, le minutieux frôlement du balai. Au contraire même, ces gestes du quotidien, chaque soir répétés, le rassuraient sur la douce tranquillité de sa vie. Il aimait ce bonheur simple : sa femme occupée à la cuisine et les rires complices de ses enfants qu’il devinait, depuis leur chambre toute proche, malgré la porte tirée. À présent, Sylvia se force toujours à ranger la cuisine mais lui ne supporte plus l’activité obstinée de sa femme ni le silence pesant qui s’échappe de la chambre muette de son fils. Il lui tarde seulement qu’elle s’éloigne, pour qu’il puisse rester seul dans la pénombre du salon. Seul face à la télé dont il suit à peine les programmes.

Avis

Jacques Expert offre un roman très original. Nous avons bien affaire à un roman policier mais nous connaissons d’entrée le meurtrier et nous n’allons pas suivre l’enquête.

Alors allez vous me dire que reste-t-il ? La psychologie du meurtrier et celle de la famille de la victime.

Et contrairement à ce que cela peut paraître, ce n’est pas aussi intéressant et mou que cela pourrait laisser paraître. Alors que d’habitude je ne suis pas attiré et encore moins conquis par un thriller psychologique, j’ai été particulièrement séduit par Ce soir je vais tuer l’assassin de mon fils. On est à la fois touché par la détresse des parents de la victime, et écœuré par l’attitude du meurtrier (je ne vous dis pas pourquoi pour ne pas divulguer le roman).

Bien entendu, à son habitude, Jacques Expert laisse une petite surprise pour la fin du roman, même si les lecteurs avertis de ce genre de littérature la devineront facilement.

Nulle question de remettre en question les qualités littéraires de Jacques Expert. L’écriture est impeccable et intelligente pour équilibrer fluidité et phrasé typique d’alcooliques.

En conclusion, nous avons ici un roman policier constituant un excellent intermède entre des thrillers de plus grandes ampleurs.

Note : il existe une seconde version de ce roman avec une fin alternative.

Notation

Histoire
Écriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques

  • Livre
    • Broché: 254 pages
    • Editeur : Anne Carrière (14 janvier 2010)
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2843375649
    • ISBN-13: 978-2843375644
    • Prix : 18.30€
  • Livre de poche
    • Poche: 224 pages
    • Editeur : Le Livre de Poche (18 mai 2011)
    • Collection : Thrillers
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2253157236
    • ISBN-13: 978-2253157236
    • Prix : 7.10€
  • eBook
    • Editeur : Le Livre de Poche (1 juin 2017)
    • Langue : Français
    • ASIN: B072MF8QJ4
    • Prix : 7.49€

 

Revues de presse

Polar haletant et brillamment mis en scène.  […].  Rarement, un livre nous a semblé aussi proche d’une forme de vérité.  Nathalie Dupuis, Elle.

L’interview sur RMC

http://dai.ly/xcadet

 
Poster un commentaire

Publié par le 2018/03/18 dans Policier, Thrillers

 

Étiquettes : , , , ,

Jacques-Olivier Bosco : Le cramé

Jacques-Olivier Bosco : Le cramé

L’actualité de Jacques-Olivier Bosco va être intense sur Quoi Lire.

En effet, cet auteur vient de sortir son nouveau livre Coupable, la suite de l’excellent Brutale, roman qui nous avait fait découvrir cet auteur.

Mais entre les deux, j’ai dégotté en livre de poche le second roman de Jacques-Olivier Bosco, Le cramé.

Nous allons voir si cet auteur n’a pas brûlé toutes ses cartouches dans son dernier roman ?

Résumé du livre

Deux ans que le Cramé et sa bande, un vrai commando, braquent les banques et vident les coffres avec une détermination et une efficacité redoutables… Deux ans qu’ils se moquent du monde et que la police est sur les dents. Jusqu’à ce qu’un traître les balance dans les filets de Fabiani, le chef de l’Antigang, qui à l’issue d’un braquage en laisse plusieurs sur le carreau et colle le Cramé au placard. Mais celui-ci n’a qu’une idée en tête : se faire la belle… et retrouver l’enfoiré qui les a donnés ! Après une évasion rocambolesque, il infiltre le commissariat de Saint-Denis et se retrouve, bien malgré lui, dans la peau d’un flic à la recherche d’un môme disparu. Mais en ressuscitant ses cauchemars de gamin des quartiers, le pire devient alors possible… Le problème avec le Cramé, c’est que même l’enfer ne veut pas de lui !

Une plongée angoissante de réalisme dans les bas-fonds de Paris !

Avis

Décidément, je me dis de plus en plus, que  j’ai eu de la chance de découvrir (puis de recommander) cet auteur l’an passé au travers de son dernier roman Brutale (depuis est paru Coupable). Car si je suis tombé sous le charme de son 7ème roman, on pourrait être en droit d’être déçu de son second roman Le cramé.

Que nenni !

Car déjà Le cramé a tous les ingrédients qui m’ont séduit chez son petit frère : actions, violence, intrigue, humour, véracité. Sur ce dernier point, l’auteur prend un malin plaisir à situer son action en région parisienne, sa région natale. Autant vous dire que les lieux sont tels qu’ils sont racontés.

Certes la cocasserie de l’histoire (le flic obligé d’infiltrer la police pour découvrir la personne qui l’a balancé) n’est pas originale mais elle prend toute sa saveur de la part d’un brigan intègre qui tient promesse et qui ne devra pas prendre son rôle à la légère pour la tenir.

On sent chez l’auteur cette culture issue du cinéma américain et hongkongais : Gosta et les flics tombés inopinément sous ses ordres se récitent des répliques du Parrain, culture commune aux flics et aux truands.

Même si le style est un peu moins efficace que dans ses derniers romans, Jacques-Olivier Bosco nous offre un roman fluide, bien structuré : les pages se tournent aussi rapidement que les voitures des truands filent sur les autoroutes.

Enfin, on ne peut s’empêcher de voir dans le rôle d’Angelie, la fliquette survitaminée, une ébauche de Lise la policière aux méthodes expéditives de Brutale.

Notation

Histoire
Ecriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques :

  • Broché
    • Broché: 288 pages
    • Editeur : Jigal (10 mai 2011)
    • Collection : Polar
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 291470478X
    • ISBN-13: 978-2914704786
    • Prix : 17,24€
  • Livre de Poche
    • Poche: 416 pages
    • Editeur : Pocket (12 juin 2014)
    • Collection : Pocket thriller
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2266231065
    • ISBN-13: 978-2266231060
    • Prix : 9.63€
  • eBook
    • Editeur : Éditions Jigal (20 octobre 2015)
    • EAN :  978-2914704786
    • Prix : 9,99€

Récompenses

Coup de cœur des libraires par Télématin

Choix des libraires du magazine Lire.

 
Poster un commentaire

Publié par le 2018/03/11 dans Policier, Thrillers

 

Étiquettes : ,

Dan Brown – Origine

Dan Brown – Origine

Au moment de rédiger cette critique, je me suis posé la question de savoir si j’avais déjà parlé d’un livre de Dan Brown sur ce blog. En fait oui § Je vous avais parlé d’inferno, son précédent roman. Il semblerait qu’il ne m’ait pas laissé grande souvenir.

Voici donc le dernier né, Origine, qui a bénéficié de la plus grosse publicité en fin d’année dernière.

Alors avons-nous bien fait de lire Origine ou aurions du relire l’origine du succès de Dan Brown Le Da Vinci code ?O

Histoire

Robert Langdon, le célèbre professeur en symbologie, arrive au musée Guggenheim de Bilbao pour assister à la conférence d’un de ses anciens élèves, Edmond Kirsch, un éminent futurologue spécialiste des nouvelles technologies.
La cérémonie s’annonce historique car Kirsch s’apprête à livrer les résultats de ses recherches qui apportent une réponse aux questions fondamentales sur l’origine et le futur de l’humanité.
Mais la soirée va brusquement virer au cauchemar. Les révélations de Kirsch risquent d’être perdues à jamais. Contraint de quitter précipitamment Bilbao, Langdon s’envole pour Barcelone en compagnie d’Ambra Vidal, la directrice du musée. Ensemble, ils vont se lancer en quête d’un étrange mot de passe qui permettra de dévoiler au monde la découverte de Kirsch.

Avis

Depuis Le Da Vinci Code qui m’avait littéralement séduit, j’ai lu l’ensemble de l’œuvre de Dan Brown, avec un plaisir inégal. Aussi à chaque nouvelle parution me pose la question de savoir si cela en vaut la peine. Cette fois-ci, je peux vous dire que vous pouvez économiser l’achat de ce livre pour le consacrer à meilleur.

Si cette impression s’est accentuée au fur et à mesure des livres de Dan Brown, cette sensation m’a sauté aux yeux au point d’en être désagréable : la formule de Dan Brown n’est qu’un mélange de pages Wikipédia, un petit peu de sites pseudo-scientifiques, de conspirationnisme et d’aventure (on ne peut pas parler d’actions pour ne pas l’assimiler à des Robert Langdon à un Jack Ryan ou à un Jason Bourne).

En effet la description des lieux, des œuvres d’art, des théories scientifiques ou de principes technologiques semblent tout droit sortie de l’encyclopédie en ligne gratuite, ponctuée de quelques pensées ou impressions du héros. Cela en est tellement frappant que c’en est lourd, barbant, et quand bien même cela plaisait dans le Da Vinci Code, autant ici le lecteur souffre.

Je ne parle pas de l’action qui se réduit au stricte minimum, histoire de sortir le lecteur de sa léthargie causée par la lenteur du récit. Ainsi, l’intrigue arrive seulement au quart du livre; l’auteur fait appel à de nombreux rappels….

En puis le sempiternel recours au conspirationnisme devient lassant et exaspérant, comme l’est celle des francs-maçons par Giacometti et Ravenne.

Personnellement, je ne l’ai pas lu mais écouté. Si le lecteur a une diction parfaite, serait-ce la côté soporifique du livre mais sa vitesse de lecture est à l’image du rythme du livre : lente et aérée. Il est dommage que le lecteur que j’utilisais n’avait pas une fonction d’accélération.

Notation

Histoire
Écriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques

  • Livre
    • Broché: 576 pages
    • Editeur : JC Lattès (4 octobre 2017)
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2709659808
    • ISBN-13: 978-2709659802
    • Prix : 22,90€
  • eBook
    • Editeur : JC Lattès (4 octobre 2017)
    • Langue : Français
    • EAN: 978-2709660037
    • Prix : 15,99€
  • Livre audio
    • Editeur : Audiolib
    • Langue : Français
    • EAN: 978-2367625478
    • Prix : 23,30€

Revues de presse

« On a dévoré dans la nuit le 5e volet des aventures, espagnoles cette fois, du professeur Robert Langdon……qui reprend clairement les « codes » des précédents ouvrages de la saga« , Stéphanie Tessiot, le Point

« Retour gagnant pour Dan Brown et son «Origine»… Distrayant sans être de la grande littérature« , Renaud Baronian, Le Parisien

« On retrouve tous les ingrédients qui ont forgé le phénomène Dan Brown. Un jeu de piste haletant… », Bernard Lehut, RTL

Reportage par l’Express

Site Internet de l’auteur

http://www.danbrown.com/

 
Poster un commentaire

Publié par le 2018/03/08 dans Thrillers

 

Étiquettes : ,

Laurent Loison – Cyanure

Laurent Loison – Cyanure

Il y a des auteurs dont on remarque un livre au détour d’un présentoir chez un libraire (cf. Charade dans mes sélections pour Noël 2016, que vous vous promettez de lire tant vous avez de bons retours, et qui par un malencontreux hasard vous oubliez. Puis cet auteur revient avec un nouveau roman, qui une nouvelle fois rencontre de nombreux éloges de la part des mordus de thrillers sur la blogosphère :Cyanure. Vous vous dites alors que ce n’est plus possible, que vous devez impérativement découvrir ce Laurent Loison.

Jusqu’à son précédent roman, cet auteur était un véritable inconnu. Présenté comme élevé dans un milieu paysan, Laurent Loison mènerait depuis 25 ans une carrière éclectique d’entrepreneur, d’un night-club dans l’Arizona à la gestion de sites de strip-tease en ligne, en passant par l’immobilier. Autant dire que si son roman est aussi en haut en couleurs que le personnage, cela promet.

Alors est-ce que Cyanure est un cas rare de la romance policière ?

Résumé du livre

Branle-bas de combat au 36, quai des Orfèvres. Toujours assisté de sa complice Emmanuelle de Quezac et du fi dèle capitaine Loïc Gerbaud, le célèbre et impétueux commissaire Florent Bargamont se trouve plongé dans une enquête explosive bien différente des habituelles scènes macabres qui sont sa spécialité.

Un ministre vient en effet d’être abattu par un sniper à plus de 1200 m. Sachant que seules une vingtaine de personnes au monde sont capables d’un tel exploit, et que le projectile était trempé dans du cyanure, commence alors la traque d’un criminel particulièrement doué et retors.

Les victimes se multiplient, sans aucun lien apparent et n’ayant pas toutes été traitées au cyanure. Balle ou carreau d’arbalète, la précision est inégalée. Ont-ils affaire à un ou plusieurs tueurs ? Un Guillaume Tell diaboliquement efficace se promène-il dans la nature ?

Tandis que Barga doit faire face à de perturbantes révélations et se retrouve dans une tourmente personnelle qui le met K.O., les pistes s’entremêlent jusqu’au sommet de l’État, où le président de la République n’est peut-être pas seulement une cible.

Avis

Après avoir lu La disparue de la cabine n°2 de Ruth Ware, la lecture de Cyanure de Laurent Loison est un véritable changement, mais agréable changement.

Les deux auteurs ne jouent pas dans la même catégorie. Mais attention, ce n’est pas forcément celui qui bénéficie d’une moindre politique de publicité qui  est le moins talentueux. En effet, Laurent Loison nous offre un roman d’un dynamisme incroyable. A peine débuté, et pan un meurtre de grande envergure; patientez quelques pages et vous aurez votre second lot de mort. et ne croyez pas que vous allez vous reposer de sitôt, il vous faudra attendre la dernière page pour souffler (et encore, voir ma remarque de fin de critique).

L’autre bon point de Laurent Loison est de faire adopter à ces personnages un langage proche de ce que cela pourrait être dans la réalité. La gouaille parisienne mélangée à l’argot des banlieues donne un réalisme profond qui projette encore plus le lecteur dans l’histoire.

Si vous êtes fidèle lecteur de cet auteur, vous aurez plaisir à retrouver les héros de Chrade son précédent roman qui lui a valu reconnaissance dans le monde de la littérature policière. Hauts en couleur et à forts caractères, ils sont attachants même s’ils sont un tantinet caricaturaux (le flic qui perd des proches et sombre dans l’alcool).

Roman parfait ? Presque car un très gros point négatif vient avec la version numérique. Sachez que pour profiter de la fin, les versions papier présentent un code unique, ce qui n’est pas le cas pour la version numérique. Mais vous pouvez en acquérir un sur le site www.lafindecyanure-lelivre.com moyennant la « modique » somme de 2,50€. Malheureusement, je n’ai trouvé nulle part sur les sites vendant la version numérique la mention de ce surcoût.

Et puis on voit que ce n’est que le second roman de Laurent Loison car il ne joue pas assez avec son lecteur. L’histoire est un peu trop linéaire, l’auteur ne met pas assez de fausses pistes pour son lecteur cherche, cogite, ou tout simplement se fasse surprendre par l’issue de l’histoire. Ici, tous les éléments, ou presque, contribuent à la résolution de l’énigme.

Notation

Histoire
Ecriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques

  • Livre
  • Broché: 400 pages
    • Editeur : Hugo Roman (21 septembre 2017)
    • Collection : Hugo Thriller
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2755635681
    • ISBN-13: 978-2755635683
    • Prix : 19,95€
  • eBook
    • Editeur : Hugo Roman (21 septembre 2017)
    • Collection : Policier / Thriller
    • Langue : Français
    • EAN : 978-2755631845
    • Prix : 9,99€

Site Internet de l’auteur

www.laurent-loison.com

 
Poster un commentaire

Publié par le 2018/03/04 dans Thrillers

 

Étiquettes : ,

 
%d blogueurs aiment cette page :