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Patrick Sénécal – Il y aura des morts

Patrick Sénécal – Il y aura des morts

Toujours méconnu de l’autre côté de l’Atlantique (du point de vue du Quebec, son pays de résidence), Patrick Sénécal est pour moi l’un des autres les plus talentueux du polar noir.

Découvert sur ce blog par le très dur Hell.com, j’avais pu constater la maîtrise et la continuité de son talent dans Le vide.

Alors est-ce que les promesses faites par Patrick Sénécal dans le titre de son nouveau roman, Il y aura des morts, seront-elles tenues ?

Résumé du livre

À huit heures vingt-quatre, ce vendredi 12 août 2016, Carl Mongeau émerge du sommeil sans se douter qu’aujourd’hui, sa vie basculera dans un cauchemar paranoïaque. Même si, comme tout le monde, il connaît son lot de petits problèmes et d’irritations diverses, il mène une existence somme toute frappée par les sceaux de la quiétude et de la sérénité, mais dans moins de neuf heures, ceux-ci disparaîtront, et ce, de façon définitive.

Pourtant, la journée de Carl, propriétaire du bar Le Lindsay à Drummondville, s’annonce normale. Le seul événement vraiment étrange est la visite de cette inconnue qui lui annonce quelque chose de troublant. Mais comme il s’agit sans doute d’une blague de mauvais goût, Carl se concentre plutôt sur les festivités du 20e anniversaire de son établissement qu’il prépare avec minutie. Car l’homme de cinquante et un ans, malgré quelques déceptions (comme sa séparation après vingt-huit ans de vie en couple) a toujours contrôlé son existence et aujourd’hui, il considère qu’il mène la vie presque parfaite qu’il mérite.

… sauf qu’à partir de 17:05, l’anniversaire de son bistrot sera le dernier de ses soucis. Comme tout ce qui concerne l’organisation de son quotidien, d’ailleurs.

Avis

L’idée de départ du roman est tout simplement génial : un jour une inconnue vientvous  dire que vous allez mourir avant de partir sans plus d’explication, et le lendemain vous êtes attaqué à la machette. Puis c’est le début de l’horreur, d’une chasse à l’homme dont vous êtes la cible. Le roman commence avec un rythme effréné, nous fait immanquablement pensé au film The Game de David Fincher, sans pour autant le parodier. Il va d’ailleurs rapidement s’en éloigner avec les premiers morts. Car oui, le livre porte bien son nom Il y a des morts dans Il y aura des morts.

La bonne surprise du roman est le cross-over de l’histoire avec un autre roman de Patrick Sénécal. Cela est fait intelligemment et rappelle de bons souvenirs pour les fans de cet auteur.

Malheureusement de nombreux défauts apparaissent dans ce roman.

L’auteur insère en plein milieu d’une phrase une immense parenthèse afin de partager les pensées de son héros principal. Le problème est que la plupart du temps on perd le sens de la phrase principal, nous obligeant à la relire une seconde fois, et de se relancer dans l’histoire.

Mais le plus pénible est la cumul des détails, des noms de routes, rues, espaces, parcourus par le héros. On est étourdi par cette déferlante de mots. La répétition des courses-poursuites lassent au fur et à mesure. Est-ce volontaire de l’auteur pour que le lecteur partage cet élément avec le personnage ? Si tel est le cas, ce n’est pas agréable et pas vraiment utile au récit.

Enfin, la fin est non seulement décevante mais également idiote. Qui avec cette richesse passerait par cette méthode alambiquée au lieu d’acquérir ce qu’elle soit (oui ce n’est pas très clair dans cette critique, mais je voulais pas dévoiler la fin du livre).

Notation

Histoire
Ecriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques :

  • Livre
    • Broché: 556 pages
    • Editeur : Alire (12 juillet 2018)
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 289615163X
    • ISBN-13: 978-2896151639
    • Prix : 22,50€
  • eBook
    • Taille du fichier : 1744 ko
    • Editeur : Alire (novembre 2017)
    • EAN : 9782896152483
    • Prix : 15,99€

Revue de presse

« L’écriture vive et haletante de Senécal vous tiendra sur le bout de votre fauteuil tout au long.« , Le devoir, Michel Bélair

Site Internet de l’auteur

http://www.patricksenecal.net/

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Publié par le 2018/09/23 dans Thrillers

 

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Amélie Nothomb – Les prénoms épicènes

Amélie Nothomb – Les prénoms épicènes

Tel un marronnier aux informations télévisées, Amélie Nothomb nous livre (le terme est bien approprié) son roman annuel.

Après plusieurs incursions dans la parodie de contes, Amélie Nothomb revient à ses premières amours : les prénoms, et plus particulièrement les Prénoms Epicènes.

Alors eh puis c’est tout ces épicènes ?

Histoire

« La personne qui aime est toujours la plus forte. »

Épicène, adj. : Qui a la même forme au masculin et au féminin.
Claude et Dominique, dont la rencontre au café a été fortuite, se marient et filent à Paris conquérir une nouvelle vie. De leur union naquit un enfant : Épicène.
Un amour mère-fille fusionnel. Une détestation père-fille immédiate.

 

Extrait

Sur Calameo

Avis

Cela faisait plusieurs années que j’avais délaissé les publications d’Amélie Nothomb, par leur manque d’originalité, leur faible épaisseur et pour le peu de temps mis pour les lire.

Cette fois-ci, je disposais d’un aller-retour sur la ligne 9 du Métro parisien, ne voulant pas m’embarrasser d’un gros livre, ou d’avoir du reste à lire à l’issue de cette balade. Les prénoms épicènes était le candidat idéal.

Si l’histoire m’a parfois fait pensé à La métaphysique des tubes de par l’introspection de l’héroïne depuis sa naissance, j’avoue avoir été agréablement surpris par le retournement de situation aux deux tiers du roman. Malheureusement cet enthousiasme s’est estompé sur le final que j’ai trouvé facile pour ne pas dire décevant.

L’écriture m’a semblé beaucoup plus fluide, plus accrocheuse que dans les précédents romans. L’humour est beaucoup plus présent; la lecture de ce roman m’a semblé beaucoup plus plaisante.

Malheureusement avec un prix en constante augmentation et un livre quasiment aussi important (ne vous laissez pas tromper par le nombre de pages, les marges, espaces interlignes et taille de police augmentant en parallèle), ce n’est certes pas un bon investissement pour les gros lecteurs qui préféreront la version numérique s’ils ne peuvent attendre la version poche.

Notation

Histoire
Écriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques

  • Livre
    • Broché: 162 pages
    • Editeur : Albin Michel; Édition : 1 (22 août 2018)
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2226437347
    • ISBN-13: 978-2226437341
    • Prix :17,50€
  • ebook
    • Editeur : Albin Michel; Édition : 1 (22 août 2018)
    • Langue : Français
    • EAN : 978-2226431134
    • Prix :11,99€
  • Livre audio
    • Editeur : Audiolib (12 septembre 2018)
    • Collection : Littérature
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2367627568
    • ISBN-13: 978-2367627564
    • ISBN-13: 978-2226437341
    • Prix :18,50€

 

 
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Publié par le 2018/09/21 dans Roman

 

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Les orties – Les livres

Les orties – Les livres

Un petit moment d’humour sur les livres à la radio suisse.

 
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Publié par le 2018/09/19 dans Sites Internet

 

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Le SLF alerte les jurés du Prix Renaudot sur les conséquences de la sélection d’un livre autoédité par Amazon

Le SLF alerte les jurés du Prix Renaudot sur les conséquences de la sélection d’un livre autoédité par Amazon

Je reprends un petit message communiqué par mon librairie favori : « Pour ceux qui ne sont pas au courant, les jurés du Renaudot ont sélectionné un ouvrage auto-édité, distribué uniquement pas Amazon. Vous l’aurez compris, un ouvrage qui, s’il est récompensé, ne pourra pas être vendu par l’un des 3500 libraires français …
Outre qu’ils se fichent de la tronche des libraires, on peut aussi avancer qu’ils se rient des éditeurs ..« .

L’alerte de la SLF.

 
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Publié par le 2018/09/12 dans Evénements

 

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Mark O’Hare et Stephen King

Mark O’Hare et Stephen King

Mon fils a emprunté à la médiathèque de notre ville la bande-dessinée Une vide de chien.

Bien que je la trouve très drôle, convient aussi bien aux enfants qu’aux adultes, je voulais vous faire partager ce petit extrait qui plaira énormément aux amateurs de Stephen King, l’original celui des années 70-80.

 
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Publié par le 2018/09/12 dans BD - Manga

 

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Barbara Abel – Je t’aime

Barbara Abel – Je t’aime

Enfin, enfin, le dernier livre de mon marathon de lecture de cet été 2018.

Gagné sur Internet, j’étais d’autant plus heureux que je voulais découvrir Barbara Abel dont j’avais de nombreux éloges.

Alors est-ce que je vais aimer Je t’aime ? Serait-ce le début d’un histoire d’amour pour un auteur de romans policier.

Résumé du livre

Rien n’est plus proche de l’amour que la haine.

Après un divorce difficile, Maude rencontre le grand amour en la personne de Simon. Un homme dont la fille, Alice, lui mène hélas une guerre au quotidien. Lorsque Maude découvre l’adolescente en train de fumer du cannabis dans sa chambre, celle-ci la supplie de ne rien dire à son père et jure de ne jamais recommencer. Maude hésite, mais voit là l’occasion de tisser un lien avec elle et d’apaiser les tensions au sein de sa famille recomposée.
Six mois plus tard, Alice fume toujours en cachette et son addiction provoque un accident mortel. Maude devient malgré elle sa complice et fait en sorte que Simon n’apprenne pas qu’elle était au courant. Mais toute à sa crainte de le décevoir, elle est loin d’imaginer les effets destructeurs de son petit mensonge par omission…

Ceci n’est pas exactement une histoire d’amour, même si l’influence qu’il va exercer sur les héros de ce roman est capitale. Autant d’hommes et de femmes dont les routes vont se croiser au gré de leur façon d’aimer parfois, de haïr souvent.
Parce que dans les livres de Barbara Abel, comme dans la vie, rien n’est plus proche de l’amour que la haine…

Avis

Des 22 livres que j’ai lus cet été, c’est le thriller de Barbara Abel Je t’aime que j’ai préféré.

Sans dévoiler plus d’informations que ne donne la quatrième couverture, le contenu du livre tourne autour de l’amour et de la vengeance, sentiments contradictoires mais qui vont être complémentaires dans ce livre. On peut alors penser que ce roman va être un thriller psychologique lourd, long, ennuyeux. Les premières pages pourraient faire penser à un roman niaiseux comme diraient nos amis québecois, mais petit à petit Barbara Abel développe la psychologie de ses personnages, ils prennent de l’ampleur, de la complexité et l’on se rend compte que le roman va être tout en nuances.

La grande force de ce livre est de projeter le lecteur dans le roman. Il va alternativement vivre les aventures des différentes familles. J’avais l’impression d’être à côté des personnages, de partager leurs joies, leurs pleurs, de suivre les hauts et les bas de moral, leurs réflexions. J’étais un nouveau membre de famille, à chaque retournement de situation, pour la moindre progression dans l’enquête, l’histoire me prenait aux tripes.

Mais attention, si Je t’aime est un thriller psychologique, ce n’est pas uniquement un roman psychologique. La seconde partie du roman va plonger le lecteur dans une sorte de course contre la montre, ses nerfs seront mis à dure épreuve comme pour les personnages du roman. Cette seconde partie est d’autant plus prenante qu’elle est crédible : pas de grands moyens comme dans un roman d’espionnage, pas de poursuites comme dans un roman noir des bas-fonds de la société, pas de psychopathes ou de tueurs en série comme dans un roman noir traditionnel. Ici ce sont des familles lambda dont la vie est altérée, mise en jeu, conditionnée par celles des autres.

L’écriture est d’une efficacité redoutable : fluide, incisive, addictive car l’histoire est perpétuellement relancée.

La seule petite critique que j’aurais à formuler est que, malgré une fin terrible, je trouve l’auteure un peu trop gentille avec ses héros. Elle aurait pu être plus diabolique, plus noire, plus méchante, rendre ses personnages plus pernicieux.

Bref Barbara Abel maîtrise à la perfection le thriller psychologique qui séduire même ceux qui ne sont pas amateurs du genre. J’aime je t’aime.

Notation

Histoire
Ecriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques :

  • Livre
    • Broché: 464 pages
    • Editeur : Belfond (3 mai 2018)
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2714476333
    • ISBN-13: 978-2714476333
    • Prix : 19,50€
  • eBook
    • Editeur : Belfond (16 mai 2018)
    • ASIN: B07CQ8FT5
    • Prix : 13,99€

Revues de Presse

 
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Publié par le 2018/09/09 dans Policier, Thrillers

 

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Zep – The end

Zep – The end

Depuis quelques années, Zep, le créateur de Titeuf, cherche à s’éloigner de son héros pour enfants qui lui colle à la peau.

Cette fois-ci Zep se lance dans la bande-dessinée futuriste et écologiste, c’est à dire deux domaines aux antipodes de ses habitudes.

Alors est-ce la fin d’un auteur de bandes-dessinées ?

Histoire

Dans le cadre d’un stage, Théodore Atem intègre une équipe de chercheurs basée en Suède qui travaille sur la communication des arbres entre eux et avec nous. Ce groupe de travail dirigé par le professeur Frawley et son assistante Moon, tente de démontrer que les arbres détiennent les secrets de la Terre à travers leur ADN, leur codex. C’est en recoupant ces génomes avec la mort mystérieuse de promeneurs en forêt espagnole, le comportement inhabituel des animaux sauvages et la présence de champignons toxiques que le professeur comprendra, hélas trop tard, que ces événements sonnent l’alerte d’un drame planétaire duquel seul Théodore et quelques survivants seront épargnés. Serait-ce une nouvelle chance pour l’espèce humaine ?

Avis

Zep tente de se démarquer de son étiquette de « l’auteur de Titeuf » et pour celase lance dans la bande-dessinée futuriste et écologiste. Autant dire qu’il ne choisit pas forcément les deux domaines les plus faciles pour la bande-dessinée, soit pour conquérir un public averti, soit pour y passer un message.

En effet, pour ce qui est de l’idée de la terre qui se révolte pour tuer la plus grande partie de la population et contrée les méfaits de l’humanité, depuis quelques temps j’ai l’impression de voir cette histoire partout. Et comme Zep arrive après les séries Autre-Monde de Chattam ou plus récemment U4, sans accuser Zep de plagia, on peut seulement lui reprocher d’un grand manque d’originalité.

Le message écologiste est du même niveau, se limitant à l’impact de l’homme sur la Terre.

Le dessin n’est guère séduisant, le coup de crayon se limitant au plus simple, peu de détails. Mais ce que je n’ai vraiment pas aimé, c’est cet espèce de filtre de couleur fadasse apposé sur les planches. Je n’en vois pas l’intérêt et le plus par rapport à un album en noir et blanc.

Bref, en tant qu’adulte, j’ai pris 100 fois plus de plaisir à lire un Titeuf que ce The end dont la fin tarde à venir à sa lecture.

Notation

Histoire
Dessin
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques

  • Livre
    • Album: 92 pages
    • Editeur : Rue de Sèvres (25 avril 2018)
    • Collection : BD ADO-ADULTES
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2369816058
    • ISBN-13: 978-2369816058
    • Prix : 19,00€
  • eBook
    • Editeur : Rue de Sèvres (25 avril 2018)
    • EAN : 9782369811824
    • Prix : 8,99€
 
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Publié par le 2018/09/08 dans BD - Manga, Science-Fiction

 

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