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Archives de Catégorie: Livres

Niko Tackian – Toxique

Niko Tackian – Toxique

Voici un auteur dont en attend pas mal parler depuis la sortie de son second polar Fantazmë sorti en début de cette année. Mais auparavant, Niko Tackian s’est introduit dans la sphère des auteurs de Polar avec Toxique.

Comment présenter cet auteur si ce n’est en donnant quelques uns de ses faits d’arme : de son vrai nom Nicolas Tackian a été journaliste et rédacteur en chef de différents magazines de presse avant de devenir scénariste et auteur de bandes dessinées. Thriller ésotérique, science-fiction, dark fantasy, anticipation, polar, fantastique sont ses univers. Dernièrement, il a créé avec Franck Thilliez la série à succès Alex Hugo.

Alors est-ce que Toxique sera au final un filtre d’amour ?

Résumé du livre

Janvier 2016. La directrice d’une école maternelle de la banlieue parisienne est retrouvée morte dans son bureau. Dans ce Paris meurtri par les attentats de l’hiver, le sujet des écoles est très sensible. La Crim dépêche donc Tomar Khan, un des meilleurs flics de la Crim, surnommé le Pitbull, connu pour être pointilleux sur les violences faites aux femmes. À première vue, l’affaire est simple. « Dans vingt-quatre heures elle est pliée », dit même l’un des premiers enquêteurs. Mais les nombreux démons qui hantent Tomar ont au moins un avantage : il a développé un instinct imparable pour déceler une histoire beaucoup plus compliquée qu’il n’y paraît.

Je vous mets cette vidéo de l’auteur qui présente son roman, mais attention pour les futurs lecteurs, Niko Tackian dévoile beaucoup de choses de son roman, à la limite de le spoiler.

Avis

Dès les premières pages, Niko Tackian nous plonge dans un roman noir. On accroche immédiatement au roman en suivant trois histoires en parallèle : celle du flic dans son enquête, celle du flic dans sa vie familiale, et enfin la criminelle (oups je vous ai indiqué que c’était une femme).

Le meilleur côté de ce roman est d’emblée d’amener des personnages solides, facilement identifiables. Le meilleur étant certainement le flic, pas totalement parfait, un poil violent, un peu border-line, au lourd passé qu’il aimerait gardé secret et avec des origines arméniennes, comme son créateur. Il a l’originalité d’avoir un frère prête orthodoxe, marié avec des enfants; et de devoir découvrir la toxique, cette personne qui empoisonne la vie des autres.

Le style direct et les descriptions minimalistes soutiennent le rythme du roman. Il y a bien entendu un peu d’actions, mais on n’est pas sur un rythme effréné comme en suivant les péripéties de Victor Coste chez Norek ou Sarah Geringën chez Beuglet.Mais c’est avant tout le contexte dans lequel se positionne l’histoire : Paris vient d’être victime des attentats du 13 novembre, l’ambiance est on ne peut plus lourde et électrique au 36 quai des Orfèvres.

Donc un roman à lire entre deux gros pavés ou à offrir en cadeau de fin d’année à la maîtresse de votre enfant en maternelle, si elle aime ce genre et a un peu d’humour,

Notation

Histoire
Ecriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques :

  • Livre
    • Broché: 306 pages
    • Editeur : Calmann-Lévy (4 janvier 2017)
    • Collection : Suspense Crime
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2702160913
    • ISBN-13: 978-2702160916
    • Prix : 18,90€
  • Livre de Poche
    • Poche: 320 pages
    • Editeur : Le Livre de Poche (3 janvier 2018)
    • Collection : Thrillers
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2253092681
    • ISBN-13: 978-2253092681
    • Prix : 7,60€
  • eBook
    • Editeur : Editions de l’Epée (4 janvier 2017)
    • Langue : Français
    • EAN: 979-1091211499
    • Prix : 7,99€

Revues de Presse

« Un livre qui laisse sans voix. », Valérie Anglade-Expert, Sud Radio « La Petite Librairie »

« Absolument fascinant. […] Allez-y c’est un grand, grand, grand ! », Gérard Collard, France 5 « Le Magazine de la santé »

« Écriture efficace et suspense garanti pour ce thriller puissant. », Claude Leblanc, France Dimanche

« Son style très visuel, sa plume percutante et son histoire ancrée dans l’actualité font de ce Toxique un polar percutant. », A. Q., Paris Normandie. Lire l’article

« Une personnalité toxique, une psychopathe comme vos pires cauchemars ne vous ont jamais permis d’en croiser. Inquiétant ! », Le Télégramme.fr

« Un très bon polar avec un héros à la réputation impeccable mais toturé par son passé, comme piégé entre l’ombre et la lumière, le bien et le mal. », Au féminin.com

« Un excellent polar bien noir. Si vous aimez Braquo, TOXIQUE, est fait pour vous !  », Jerôme Toledano, librairie Les Cyclades

« C’est émouvant, c’est palpitant » Gérard COLLARD, librairie La Griffe Noire, sur France 5.

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Publié par le 2018/06/21 dans Polar, Policier

 

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Dean R. Koontz – Spectres

Dean R. Koontz – Spectres

Deanna Dwyer, K. R. Dwyer, Aaron Wolfe, David Axton, Brian Coffey, John Hill, Leigh Nichols, Owen West, Richard Paige et Anthony North sont des noms d’emprunt de Dean R. Koontz. Si cet auteur a du recourir à tant de noms d’emprunt c’était pour lui permettre d’écrire des romans de styles différents.

Aujourd’hui c’est l’auteur de livres fantastiques, de romans d’épouvante que je désire réhabiliter sur ce blog. Car avec plus de 204 romans, ce fut à un moment un des romanciers les plus prolifiques de sa génération, mais qui n’a jamais connu le succès de son principal concurrent Stephen King.

Ayant découvert dans un vide-grenier Spectres, j’ai sauté sur l’occasion pour combler ce manque sur mon blog.

Alors fantôme de roman d’épouvante ou vraie spectre fantastique ?

Résumé du livre

Dès leur arrivée à Snowfield, petite ville sans histoire nichée dans les montagnes, Jenny et sa jeune soeur Lisa avaient ressenti une impression de calme étrange, surnaturel. Il y régnait un silence total, un silence de mort. Jenny s’était d’abord refusé à le reconnaître. C’était pour cela qu’elle n’avait pas appelé dans les rues désertes. De peur que personne ne lui réponde.

Mais, maintenant, si elle ne criait pas, c’était parce qu’elle avait peur d’être entendue par la chose tapie dans l’obscurité…

Ndlr. Le roman a été adapté en 1998 au cinéma par Joe Chapelle, Phantoms (le titre original du livre), avec Peter O’Toole et Ben Affleck.

Avis

Spectres est le roman symbolique des romans d’épouvante : des personnages se retrouvent confronter à des éléments fantastiques ou paranormaux, luttent contre elle et finissent parfois à la vaincre avant que cette créature les anéantisse tous. Spectres commence bien puisque les deux héroïnes arrivent dans leur village où tout le monde est mort pour une raison inexpliquée, les premiers secours succombent les uns après les autres, et les mésaventures s’enchaînent.

Sur certains points, le roman a quelque peu vieilli au point de se demander si le roman d’épouvante des années 80-90 peut être encore considéré comme tel. Car depuis, les romans, même policiers, ont vu leur violence augmenter, les éléments sanglants contés avec force détail. Ainsi le Purgatoire des innocents de Karine Giebel est beaucoup plus stressant, sanglant que ce roman d’épouvante.

Enfin, on s’amuse de la description de l’ordinateur haute performance de l’équipe scientifique. On parle de deux processeurs Intel de 690 000 transistors tenant dans deux petites valises; quand on sait que les derniers processeurs du même producteur tenant dans quelques cm3 comportent près de 2 milliards de transistors.

Le style de Dean R. Koontz est plutôt efficace, assez fluide, avec quelques éléments montrant l’émergence de la technique du page-turn. On peut reprocher quelques répétitions qui pourraient être largement éviter.

Au final, un bon roman d’épouvante du siècle dernier mais qui pêche pas son manque d’originalité.

Notation

Histoire
Ecriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques :

  • Poche: 480 pages
  • Editeur : Fleuve éditions (25 novembre 2004)
  • Collection : Thriller Fnatastique
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2265078751
  • ISBN-13: 978-2265078758
  • Prix : 8,36€
 
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Publié par le 2018/06/17 dans Fantastique, Horreur

 

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David Lagercrantz – Millenium n°5 : La fille qui rendait coup pour coup

David Lagercrantz – Millenium n°5 : La fille qui rendait coup pour coup

Aux vues des premiers retours de la presse (voir en fin de billet) mais aussi d’amis qui s’étaient lancés dans la lecture du dernier tome, le numéro 5, de Millenium La fille qui rendait coup pour coup, on ne peut pas dire que j’étais vraiment motivé.

Mais ma mère l’ayant acheté et me l’ayant donné, il prenait de la place dans ma PAL aussi ai-je du me décider une fois pour toute à ouvrir ce roman écrit par David Lagercrantz.

Alors est-il aussi décevant qu’annoncé, allons-nous lui donner le coup de grâce ?

Résumé du livre

Lisbeth Salander purge une courte peine à la prison des femmes de Flodberga et fait tout ce qu’elle peut pour éviter les conflits avec les autres détenues. Quand elle prend la défense d’une jeune Bengladaise, elle est immédiatement défiée par Benito, la meneuse de la prison.
Holger Palmgren rend visite à Lisbeth et lui raconte qu’il a reçu des documents portant sur les abus commis par les autorités qu’elle a subis pendant son enfance. Lisbeth demande à Mikael Blomkvist de l’aider pour en savoir plus. Des indices les mènent sur les traces d’un certain Leo Mannheimer, associé de la société de gestion Alfred Ögren.
Comment le passé d’un jeune homme de bonne famille, issu des circuits de la finance, peut-il être lié à celui de Lisbeth ? Et comment Lisbeth va-t-elle faire face aux intimidations de plus en plus menaçantes de Benito et de sa bande.
Dans La fille qui rendait coup pour coup, David Lagercrantz tisse une trame haletante sur l’abus de pouvoir, sur les zones d’ombres de l’enfance de Lisbeth qui continuent de la hanter.

Avis

Depuis le tome 4, David Lagercrantz a repris le flambeau de la rédaction de la série des Millenium depuis la disparition de Stieg Larrson, il y a 13 ans déjà. Dès ce tome, les amateurs des aventures de Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander  avaient été déçus, ne retrouvant que les fantômes de leur héros favoris : leur psychologie est à peine abordée, leurs rares sentiments souvent réutilisés en boucle, et leurs dons journalistiques et informatiques effleurés histoire de dire que ce sont bien les mêmes personnages.

Malheureusement, côté histoire ce n’est pas mieux. Je dirais même que ce second est encore pire que le premier. Cette déception est d’autant plus grande que le pitch du roman était de dévoiler l’enfance de Lisbeth Salander. Malheureusement une fois passée les premières pages, plus aucune révélation n’est faite, le roman se déroule logiquement et le lecteur devine tout et ne voit même pas un petit retournement de dernières pages.

Le seul point positif est que l’écriture est parfaitement fluide, sans dans les déplacements où l’auteur ne peut s’empêcher de donner les noms exacts des rues, quartiers, villes, tous aussi suédois qu’illisibles.

Finalement, ce n’est pas parce que l’on fait une biographie à succès (celle de Zlatan Ibrahimović) que l’on est un bon auteur de thriller; aussi vous conseillerai-je d’attendre la version poche de ce roman formaté si vous tenez véritablement à poursuivre l’aventure Millenium; voire de passer votre chemin vers de vrais et bons thrillers qui ne manquent pas sur les étales de vos libraires.

Notation

Histoire
Ecriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques

  • Livre
    • Broché: 448 pages
    • Editeur : Actes Sud (7 septembre 2017)
    • Collection : Actes noirs
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2330081812
    • ISBN-13: 978-2330081812
  • Prix : 23,00€
    • eBook
    • Édition : Actes Sud (7 septembre 2017)
    • Collection : Actes noirs
    • Langue : Français
    • EAN : 978-2330087340
    • Prix : 16,99€
  • Livre audio
    • Durée : 13h31
    • Édition : Audible (5 décembre 2017)
    • Lecteur : Pierre Tissot
    • Langue : Français
    • EAN : 9782330054632
    • Prix : 22,99€

Revues de presse

« Son travail est propre et son roman bien fabriqué. Un peu lisse et sans grâce particulière. Comme les meubles Ikea. » – Michel Abescat, Télérama

« Les amoureux du polar sensible et intellectuel apprécieront, les nostalgiques de la veine « dure » des trois premiers Millénium passeront leur chemin. » – le Point

« Pas sûr que ce nouvel opus, moins politique, plus convenu, séduise autant les lecteurs. » – le Monde

« Millénium 5, le roman qui jette un froid« , l’Express

Site Internet du livre chez Actes Sud

http://www.actes-sud.fr/millenium/

 
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Publié par le 2018/06/12 dans Policier

 

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Nicolas Beuglet – Le complot

Nicolas Beuglet – Le complot

Il est temps pour moi de faire la chronique d’un des livres les plus attendus de l’année. J’avais adoré le premier roman (sous son vrai nom) de Nicolas Beuglet Le cri et j’attendais avec impatience son second.

Le hasard faisant bien les choses, j’ai découvert que cet auteur venait faire une présentation du Complotséance dédicaces proche de chez moi, à la librairie des Cyclades de Saint-Cloud suivie d’une . Je n’ai pas eu à me faire prier pour m’y rendre comme vous pouvez le voir

Alors est-ce que Complot tient ses promesses ou bien est-il victime du complot rendant les seconds romans décevant ?

Résumé du livre

Un archipel isolé au nord de la Norvège, battu par les vents. Et, au bord de la falaise, le corps nu et martyrisé d’une femme. Les blessures qui déchirent sa chair semblent être autant de symboles mystérieux.

Quand l’inspectrice Sarah Geringën, escortée par les forces spéciales, apprend l’identité de la victime, c’est le choc. Le cadavre est celui de la Première ministre.

Qui en voulait à la chef de gouvernement ? Que cachait-elle sur cette île, dans un sanctuaire en béton enfoui au pied du phare ? Sarah, très vite, le pressent : la scène du crime signe le début d’une terrifiante série meurtrière. Dans son enquête, curieusement, quelqu’un semble toujours la devancer. Comme si cette ombre pouvait lire dans ses pensées…

De la Norvège à la vieille cité de Byblos, et jusqu’au cœur même du Vatican, c’est l’odeur d’un complot implacable qui accompagne chacun de ses pas. Et dans cette lutte à mort, Sarah va devoir faire face à ses peurs les plus profondes. à ses vérités les plus enfouies…

Étayé par les dernières découvertes de la science et de l’histoire, Complot explore les secrets premiers de l’humanité.

Un thriller époustouflant. Et une révélation bouleversante sur ce que fut, il y a fort longtemps, le pouvoir des femmes.

Extrait

Sur Calameo

Avis

Je ne vais as tourner autour du pot : ce roman est tout simplement excellent. Nicolas Beuglet réussit le tour de force de proposer un second roman encore meilleur que le premier.

Ce roman a toutes les qualités d’un roman policier pour l’enquête, du thriller pour le suspense est le rythme. Sur ce dernier point, au premier tiers du livre, une fois la scène de crime découverte et l’enquête débutée, j’ai eu un petite peur que le roman ne s’installe dans un rythme régulier sans surprise. A peine m’étais-je fait cette remarque que l’auteur enclenche la 6ème vitesse à son roman, et attention, le régime ne baisse pas. Il vous faudra des nerfs solides et un grand moment de disponibilité, car vous ne pourrez pas lâcher ce livre avan d’avoir tourner la dernière page.

Le réel point fort de Nicolas Beuglet, dans ses deux romans d’ailleurs, est de bâtir son intrigue policière sur de solides fondations; mais attention, pas de petits pilotis, là ce sont des piliers en béton. Après avoir traité de la vie et de la mort dans Le cri, l’auteur aborde ici un sujet (que je ne vous révélerai pas pour ne pas spoiler le livre) qui, de son propre aveux donne une dimension supplémentaire à son roman du fait de la coïncidence avec son prédominance dans l’actualité de ces derniers mois. Il y a bien sûr une exposition théorique sur le sujet, mais contrairement à d’autres romans où cela s’éternise au risque de perdre son lecteur, comme Signe de vie de José Rodrigues dos Santos, ici nous en avons la substantifique moelle nécessaire au roman. Et d’ailleurs, à défaut d’aller vérifier l’exactitude des points exposés, cela a le mérite de nous faire réfléchir.

Les lecteurs qui avaient lu Le cri auront la joie de retrouver les héros du premier roman, de voir leurs changements professionnels et psychologiques, mais plus particulièrement l’évolution de la relation entre Sarah et Christopher. Pour les autres qui désireraient découvrir cet auteur, il est préférable de lire les romans dans l’ordre car dans Complot quelques rappels du Cri viendraient vous dévoiler la fin de celui-ci.

Donc, une bonne enquête, une bonne histoire de fond, un rythme d’enfer et des personnages attachants : je vous recommande ce roman pour une lecture de vacances estivales.

P.S : Comme j’aime bien le faire, saurez-vous trouver la petite erreur lors de l’arrivée de Sarah Geringën sur l’île ?

Réponse : une des rares fois où l’auteur donne des horaires précis, c’est juste avant l’atterrissage de l’hélicoptère puis à l’arrivée de l’héroïne sur les lieux du crime avant d’avoir pris le bateau : moins d’une minute s’est écoulée pour réaliser toute cela.

Notation

Histoire
Ecriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques :

  • Livre
    • Broché: 496 pages
    • Editeur : XO (16 mai 2018)
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2845639813
    • ISBN-13: 978-2845639812
    • Prix : 19,90€
  • eBook
    • Editeur : XO (16 mai 2018)
    • Langue : Français
    • EAN: 978-2374480831
    • Prix : 12,99€

Revues de presse

Un palpitant thriller féministe.” François Lestavel, Paris Match

Le Français tricote à nouveau une intrigue haletante […] basée sur ses recherches scientifiques.” David Moginier, La Tribune de Genève

C’est un véritable page turner.” François Lestavel (Paris Match), Onlalu

« Nicolas Beuglet : « Raconter une bonne histoire, c’est offrir de l’immortalité«  » – Paris Match

« Un excellent thriller » – Frédérick Rapilly, Télé 7 jours

Interview de l’auteur sur le site de son éditeur XO

Site  FB de l’auteur

https://fr-fr.facebook.com/nicolas.beuglet

 
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Publié par le 2018/06/07 dans Policier, Thrillers

 

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Jack Heath – Mange tes morts

Jack Heath – Mange tes morts

Jack Heath ne vous dit rien, cela est normal, sauf si vos enfants aiment se faire epur en lisant les séries Monstres et 30 minutes pour survivre. Rares furent ses incursions dans la littérature adulte.

Histoire

La faim justifie les moyens.Cameron Hall, 14 ans. Disparu en rentrant de l’école ; rançon exigée. L’horloge tourne, la police est impuissante : c’est une mission pour Timothy Blake.
Timothy (nom de code  » le pendu « ) a un don. Il lit dans l’esprit des gens. Comprend tout avant tout le monde. Résout les énigmes les plus ardues. Le genre à s’ennuyer avec un Rubik’s Cube ou à connaître votre numéro de sécurité sociale par cœur. Mais Timothy a aussi un problème. Pas le fait d’être pauvre, non. Pas le fait d’être affublé d’un colocataire toxicomane et parano prénommé Johnson. Un vrai problème, un problème, disons, comportemental. Qui fait que même le FBI répugne à travailler avec lui. Une vie sauvée, une récompense : ainsi fonctionne Timothy. Mais cette fois, et malgré l’appui de l’agent spécial Reese Thistle, il se pourrait que notre sympathique génie psychopathe ait trouvé à qui parler.Ce thriller survolté et sans tabou ne vous laissera aucun répit. Accessoirement, il se pourrait qu’il vous incite à devenir végétarien.

Avis

Si ce roman est bien écrit et se lit agréablement, son principal intérêt n’est pas dans son intrigue policière, relativement maigre et dont les amateurs du genre trouveront rapidement la solution, mais plutôt dans son originalité de son héros. Je ne vais pas divulguer la particularité de celui-ci mais le titre du roman donne plus qu’un indice, une définition.

De ce fait, ce seront l’humour sordide, noire, qui transforme l’histoire en un grand n’importe-quoi irrévérencieux et donne toute la saveur à ce livre. Ce mélange de dérision, de rebondissements plus incroyables les uns que les autres, et de violence me fait immanquablement penser à Quentin Tarantino.

Ce n’est que le final qui m’a bien plu. Sans qu’il soit mémorable, on pourrait le deviner mais on se faire surprendre par le dernier twist dans les dernières pages.

Un bon divertissement histoire de s’aérer l’esprit mais qui nous laisse un peu sur notre faim.

Notation

Histoire
Écriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques :

  • Livre
    • Broché: 400 pages
    • Editeur : Super 8 éditions (22 mars 2018)
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 237056105X
    • ISBN-13: 978-2370561053
    • Prix : 19,00€
  • eBook
    • Format : ePub
    • Editeur : Super 8 éditions (22 mars 2018)
    • Langue : Français
    • EAN : 978-2370561084
    • Prix : 12,99€

Site internet de l’auteur

http://jackheath.com.au/

 
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Publié par le 2018/06/02 dans Policier, Thrillers

 

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Jacques Saussey – 7/13

Jacques Saussey – 7/13

S’il est un auteur français de thriller que j’ai découvert avec grand plaisir depuis la création de ce blog, c’est bien Jacques Saussey.

Après Le loup peint, Ne prononcez jamais leurs noms (plus qu’excellent) et La pieuvre, je me lance dans la lecture de mon quatrième livre de cet auteur : 7/13.

Que peut-il bien se cacher derrière ce 7/13 si ce n’est une faute dans ma date anniversaire (9/13) ?

Résumé du livre

Hiver 2015. Durant l’absence prolongée des propriétaires, une villa de la banlieue parisienne est le théâtre d’un crime atroce. Lorsqu’il arrive sur les lieux, le capitaine Magne découvre avec effroi que le corps n’est plus reconnaissable. Pas de vêtements, pas de papiers : l’identification s’annonce compliquée. Décembre 1944. Londres. Un officier américain scrute avec inquiétude le brouillard qui plombe le ciel de l’Angleterre. Il projette de traverser la Manche au plus vite pour rejoindre la France où il doit préparer l’arrivée prochaine de ses hommes. Le mauvais temps s’éternise mais bientôt, une proposition inattendue va faire basculer son destin. Soixante-dix ans plus tard, elle confrontera les enquêteurs du quai des Orfèvres à l’un des mystères les plus stupéfiants qu’ils aient jamais rencontrés.

Extrait

14 mars 2015
  La maison est cossue. De type bourgeois, en forme de L, pierres de taille et allée pompeuse bordée d’arbustes coiffés au cordeau. Un terrain immense entretenu à grands frais, des fruitiers au fond, près de la rivière, des massifs de rosiers encore figés dans la fin de l’hiver, des crocus qui montrent le bout de la langue sous l’herbe pliée par la rosée.
  Près du bâtiment, une piscine couverte s’avance sur le gazon. Elle a été verrouillée pour la mauvaise saison. À travers la vitre salie par des fientes d’oiseaux et des feuilles mortes collées par l’humidité, j’aperçois l’eau qui a pris une vilaine couleur verdâtre.
– Venez, c’est par là.
  Le commandant Picaud me désigne la porte de la maison. Il m’explique qu’un serrurier l’a forcée deux heures auparavant pour conserver la scène de crime la plus intacte possible. Le meurtrier a fracturé une porte-fenêtre du salon. L’Identité judiciaire est en plein travail, mais ils devraient avoir fini leurs investigations d’ici quelques dizaines de minutes. Dans l’air frais de ce début de matinée, les croassements des corneilles se répercutent à l’infini entre les branches bourgeonnantes des peupliers.
  Il n’y a pas un bruit dans la rue, suffisamment éloignée de la bâtisse pour que personne n’ait pu y entendre le moindre cri. Et pourtant, de nombreux badauds se pressent contre la grille du parc que deux agents surveillent, l’oeil farouche.
Les regards des curieux alternent sans fin entre les hommes en blanc qui oeuvrent autour de la maison et le fourgon mortuaire qui attend dans l’allée que les techniciens du crime donnent au légiste l’autorisation d’enlever le corps.
– Je vous préviens, c’est moche.
  Je ne réponds pas. J’ai entendu ça des dizaines de fois. C’est comme une petite musique lancinante qui accompagne chaque découverte de cadavre. Car chaque mort est moche lorsque nous sommes conviés à en constater le terrible résultat, à appréhender la façon dont elle a fondu sur sa proie. Aucune de ces personnes n’a eu le temps de se préparer à ça, de donner une autre apparence à son visage que celle du vide qui a aspiré son âme et a abandonné son corps dans une posture souvent grotesque.
  Au moment où je pose le pied à l’intérieur de la maison, je comprends que non seulement ça va être moche, mais même très moche. L’odeur de putréfaction semble s’être imprégnée jusque dans les murs. Torrentin, le légiste qui attend patiemment l’heure d’intervenir en faisant les cent pas dans l’entrée, nous salue et me tend une boîte de pâte au camphre. J’hésite une seconde, mais me résous à m’en tartiner le dessus de la lèvre supérieure. La puanteur est intolérable.
– Elle a été assassinée il y a au moins huit ou dix jours, à vue de nez. Peut-être même un peu plus. Le chauffage était au maximum. La décomposition a été très rapide. Je vous en dirai davantage une fois que j’aurai réalisé l’autopsie.
  Je hoche la tête. Torrentin est un vieux de la vieille. Il connaît son boulot. J’observe le hall d’entrée, vaste et un peu tape-à-l’oeil, à l’instar du jardin. Marbre clair, statuettes pseudo-grecques prétentieuses qui ont dû coûter un bras chacune. Cette baraque respire l’argent à plein tube. Pas étonnant que ça ait créé des convoitises.
– Cette femme, elle habite ici ?
  Picaud s’approche du ruban que l’IJ a tendu en travers de l’entrée, entre le salon et ce qui doit être la cuisine.
– Non. D’après les voisins, la maison était vide. Les propriétaires sont en vacances au Mexique depuis trois semaines. On cherche actuellement à les joindre, mais le réceptionniste de leur hôtel, à Cancún, nous a indiqué qu’ils sont partis en excursion depuis hier. On devrait y parvenir dans la journée. C’est l’employé qui entretient le parc en leur absence qui a découvert l’effraction tôt ce matin, et le crime ensuite. Il a tout de suite prévenu les collègues du SRPJ de Versailles qui nous ont vite fait transmis l’affaire quand ils sont arrivés sur les lieux.
– Trop chaude pour eux ?
– Trop proche. Le type à qui appartient cette maison, Jean Coppard, est un seigneur local. Il emploie des centaines de personnes dans la région. Il dirige sa boîte d’une main de fer. Il est très influent, tant au niveau économique, social, que politique. Les pontes de Versailles ont demandé que la Crime s’en charge. Officiellement, ils sont débordés, mais nous savons tous que c’est pour délocaliser la bombe. C’est une affaire qui va faire du bruit, c’est certain. Tenez, regardez dehors, ça n’a pas été long avant qu’ils rappliquent, ceux-là.
  Je jette un coup d’oeil à travers la baie vitrée. Un camion bariolé s’est arrêté juste devant le portail, ses paraboles dressées vers le ciel. Je n’ai pas besoin de jumelles pour savoir que les caméras sont déjà braquées vers la Maison de la Mort, comme leurs journaux l’appelleront dès demain matin, et le JT pas plus tard que ce midi. Heureusement, le cadavre est à l’intérieur. Ça évitera les clichés de mauvais goût, du genre de ceux que va essayer de prendre ce type que je vois se plier en deux pour entrer dans la végétation dense du bois, du côté de la fenêtre fracturée. Un gros téléobjectif bat dans son dos au bout d’une sangle jaune fluo.
  Je fais un signe à Torrentin pour lui montrer le manège du paparazzi. Il comprend tout de suite. Il a l’habitude. Il nous quitte pour aller tendre un drap blanc devant l’issue par laquelle sera évacuée la morte.
  De la dignité. C’est tout ce qu’on peut lui offrir, à cette femme, désormais, avant son dernier trajet jusqu’à la table d’inox du légiste.
  Picaud est silencieux, lui aussi. Il me scrute d’un oeil inquisiteur. Oui, ça va. Ça va. On ne va pas y passer la journée, si ? Je sais ce qu’il rumine. Je lis ses pensées comme s’il était en train de les écrire au feutre sur le papier peint. Lisa vient juste de sortir de l’hôpital. Elle est rentrée à l’appartement. Une infirmière veille sur elle. Elle lui rend visite chaque matin, puis chaque après-midi, pour s’assurer que tout va bien. Elle est là tandis que moi je suis ailleurs, sur le terrain, pour ne plus croiser le regard absent de celle que j’aime et pour qui je suis aujourd’hui devenu transparent.
  Son ventre gardera à vie la cicatrice de la balle qui a tué notre enfant. Son esprit ne guérira jamais de cette blessure. L’homme responsable de ce crime abject n’est plus, mais son acte lui survivra jusqu’à ce que, tous les deux, nous ne soyons plus que poussière.
  Lisa commence tout juste à pouvoir se lever. Ses jambes la portent à peine. Elle n’est plus que l’ombre d’elle-même. J’ignore combien elle pèse aujourd’hui, mais je sais que ce n’est pas bon pour elle que ses os saillent comme ça de ses épaules. Une psychologue la voit toutes les semaines depuis qu’elle a repris connaissance. Il a fallu plus de quatre jours avant qu’elle accepte une autre alimentation que celle de la perfusion.
  Elle a vomi son premier repas. Puis le deuxième. Je sais qu’elle a failli renoncer, que c’est parce qu’elle m’a vu pleurer en la serrant dans mes bras qu’elle s’est accrochée.
  Nous y arriverons.
  Ensemble, nous y arriverons.
  Parce qu’il le faudra bien.
– Si ce n’est pas la propriétaire, qui est-elle ?
  Les yeux de Picaud clignent alors et son esprit quitte la salle d’opération où Lisa a failli mourir.
– Aucune indication pour l’instant. Les hommes de l’IJ n’ont pas trouvé de papiers ni d’objets qui lui auraient appartenu.
– Rien dans ses vêtements ? Son sac ?
  Picaud secoue la tête.
– Pas de vêtements, pas de sac.
  J’accuse le coup. Une femme inconnue, assassinée dans une maison qui n’est pas la sienne. Ses fringues disparues. Ça ressemble déjà à un meurtre soigneusement prémédité.
– Le type voulait qu’on ait du mal à l’identifier, dites donc.
  Le commandant me jette un nouveau regard trouble.
– Oui. Il a emporté absolument tout ce qui pouvait nous le permettre. C’est ça le problème…
  Son ton ne me dit rien qui vaille.
  C’est le moment que choisit l’un des techniciens de la mort pour venir à notre rencontre à travers le hall, en bas de l’escalier de marbre qui dessert la mezzanine. Ses semelles sont propres, mais des taches sombres maculent les surchaussures qu’il tient entre ses gants de latex à la couleur douteuse.
– C’est OK pour nous. Vous pouvez disposer du corps, doc.
  Torrentin acquiesce du menton.
– Vous voulez y jeter un oeil avant que je l’embarque, messieurs ?
  Je serre les dents et opine d’un coup en essayant d’oublier l’odeur qui se mélange au camphre en une mixture infâme qui torture mes narines. Picaud agit de même. Il est déjà blanc comme un spectre.
  Le légiste fait un pas en avant, se ravise et nous demande :
– J’ai oublié de vous poser la question… Vous avez déjeuné, ce matin ?

Avis

Je crois que j’ai publié ma critique avant de donner mon avis…. patientez encore quelques heures, il arrive 😉

Notation

Histoire
Ecriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques :

  • Livre
    • Broché: 464 pages
    • Editeur : Editions Toucan (10 janvier 2018)
    • Collection : Toucan Noir
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2810008108
    • ISBN-13: 978-2810008100
    • Prix : 13,90€
  • eBook
    • Format : ePub
    • Editeur : Editions Toucan (10 janvier 2018)
    • Collection : Toucan Noir
    • Langue : Français
    • EAN : 978-2810008117
    • Prix : 9,99€
  • Livre Audio
    • Durée : 11 heures et 37 minutes
    • Editeur : Audible Studios
    • Date de publication : 13 mars 2018
    • Langue : Français
    • ASIN: B07B8KQXRG
    • Prix : 24,95€

Site internet de l’auteur

http://www.jacques-saussey.fr/

 
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Publié par le 2018/05/31 dans Policier, Thrillers

 

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Martin Winckler – Camisoles

Martin Winckler – Camisoles

Depuis ma rencontre avec Martin Wincker lors d’une séance de dédicaces à la librairie Lu&Cie de Suresnes, je ne m’étais pas penché sur un roman de cet auteur….. en fait depuis En souvenir d’André en 2012 qui m’avait empli d’émotion.

Mais ce ne sera pas celui que j’ai fait dédicacer que je vais lire, mais un de ceux que j’ai eu la chance de dégoter lors d’un vide-grenier : Camisoles.

Présenté comme étant la suite de Mort In Vitro, est-ce que cette histoire va nous rendre fou ?

Histoire

instaure une politique sécuritaire musclée. À Tourmens, grande ville de province, les personnages de Mort in Vitro – le précédent roman policier de Martin Winckler – sont confrontés à trois énigmes.

Le juge Watteau doit élucider de son fauteuil la mort suspecte d’un haut fonctionnaire de la santé ; sa mère, la respectable Claude de Lermignat soupçonne une psychiatre très médiatique d’avoir assassiné la présentatrice de Ça Nous Regarde !, envahissante émission de télé-réalité ; et le Dr Charly Lhombre, invité dans l’un des hôpitaux psychiatrique les plus secrets du pays, y découvre un gigantesque laboratoire expérimental.

Extrapolé à partir de la réalité sanitaire, politique et judiciaire d’aujourd’hui, Camisoles décrit un monde tout proche, où des multinationales sans scrupules manipulent politiciens, médias, psychiatres et cobayes humains pour mettre au point les camisoles de demain.

Extraits

L’ordre et la sécurité du monde

AFP – Lundi 3 Juin 2007

Sécurité publique : la politique musclée du nouveau gouvernement

Au cours d’une allocution à la presse ce matin, le porte-parole de l’Elysée a annoncé que le Président de la République avait tenu vendredi dernier un conseil restreint avec le premier ministre, le ministre de l’Intérieur et le Garde des Sceaux désignés depuis son élection. Le Chef de l’Etat leur a demandé de renforcer les mesures de sécurité intérieure dont il avait fait son cheval de bataille tout au long de la campagne présidentielle.

« Résolu à lutter contre la criminalité et le désordre public, qui n’ont cessé de croître au cours du précédent quiquennat », a déclaré en particulier le porte-parole de l’Elysée, « le Président a chargé le Premier ministre, le ministre de l’Intérieur et le Garde des Sceaux de mettre en œuvre sans tarder une réforme des forces de l’ordre et de la justice.

Rappelons que, fort de l’écrasante majorité dont il dispose à L’Assemblée nationale (460 députés sur 577 sièges), le président a fait voter le mois dernier par le Parlement un projet de loi autorisant le gouvernement à légiferer par voie d’ordonnances dans le domaine de la sécurité. De ce fait, les ministres concernés pourront mettre en œuvre très rapidement les réformes promises lors de la précédente campagne présidentielle.

Parmi ces engagements figuraient plusieurs propositions choc vivement contestées par l’opposition d’alors – mais aussi par la majorité sortante : formation accélérée (six mois intensifs) de 40 000 nouveaux gardiens de la paix, 10 000 inspecteurs de police, 5000 CRS ; transformation rapide d’anciens bâtiments publics desaffectés (mairies, hôpitaux, écoles) en maisons d’arrêt d’urgence sécurisées au sein de quartiers « chauds » ; création d’une procédure de jugement ultra-rapide pour les flagrants délits devant des magistrats spécialement nommés dans les locaux des postes de police et les gendarmeries, afin de décharger les palais de justice très encombrés ; accélération de la nomination de juges de première instance et de juges d’instruction, qui seraient des volontaires recrutés sur dossier parmi les fonctionnaires des administrations territoriales, spécialement formés sur le terrain aux côtés de magistrats déjà en exercice – sans passer par les concours de la magistrature ; extension des pouvoirs d’investigation des juges d’instruction qui, rebaptisés « Magistrat Investigateur », se verraient habilités à se rendre sur le terrain et à diriger les enquêtes et les interventions des forces de l’ordre…

Deux autres projets de loi visant à autoriser le gouvernement à légiférer par ordonnances ont de plus été déposés ces jours-ci devant le Parlement. Le premier concerne le système de santé et la gestion des hôpitaux ; le second, le contrôle d’informations confidentielles avant leur divulgation par les médias.

« Pour le Président et son gouvernement », a précisé le porte-parole, « la multiplication des attentats terroristes en Europe justifie que les médias, publics ou privés, soient supervisés de très près afin de ne pas favoriser par leur contenu la sympathie envers les entreprises terroristes. Le fait que la France n’ait pas, jusqu’ici, été touchée par le terrorisme international ne signifie en aucune manière qu’elle n’est pas menacée. Il appartient au nouveau gouvernement de la protéger de cette menace.

Sans restreindre la liberté de la presse indispensable au fonctionnement de notre démocratie, le gouvernement entend mettre sur pied avec les médias une charte indiquant sous quelles conditions la divulgation de certaines informations « sensibles » pourrait être reportée à la demande des pouvoirs publics.

AFP – Paris, Mardi 4 juin 2007

Délinquants sexuels : le nouveau gouvernement durcit sa position

Dans le cadre de sa politique de sécurité publique, le nouveau gouvernement a décidé de durcir les peines infligées aux délinquants sexuels, tout particulièrement les pédophiles, et consistant à leur administrer, dans des centres spécialisés, les médicaments destinés à empêcher une récidive. Des expérimentations avaient été, rappelons-le, mises en place avec l’autorisation de Dominique Perben, alors ministre de la Justice, au début de l’année 2005.

À l’époque, 22% des détenus étaient incarcérés pour des infractions sexuelles, dont les trois quarts pour des viols sur mineurs. Aujourd’hui, on estime que la proportion approche les 30 %. Les expérimentations mises en œuvre pendant les deux années écoulées s’étant révélées concluantes, le nouveau gouvernement a décidé d’imposer ce traitement à tout condamné pour infraction sexuelle.

Le traitement n’étant pas irréversible, le gouvernement a chargé une commission spéciale comprenant des médecins, des chercheurs, des magistrats et des membres de l’industrie pharmaceutique de déterminer les procédures thérapeutiques appropriées qui assureraient la prise du traitement par les délinquants à la fin de leur incarcération, et dès leur mise en liberté sur parole.

Les détenus qui accepteraient de subir un contrôle régulier et permanent par tous moyens médicaux ou informatiques pourraient bénéficier d’une libération anticipée. « Bien entendu, a déclaré le Garde des Sceaux, les anciens délinquants sexuels qui recevront ce type de traitement devront « très probablement » prendre ces médicaments toute leur vie, à moins que la recherche ne permette de trouver des produits « plus pointus » et « plus efficaces ».

En 2005, le prédécesseur de l’actuel Garde des Sceaux avait déclaré que le gouvernement réfléchissait à la création d’établissements, intermédiaires entre l’hôpital psychiatrique et la prison, où seraient enfermés des criminels jugés dangereux à l’issue de leur peine. L’actuel gouvernement a décidé de mettre cette proposition en application. La possibilité de légiférer par ordonnance va certainement lui faciliter la tâche.

Avis

Comme à chaque fois Martin Winckler par le biais d’un roman policier cherche à dénoncer les dérives du monde médical dans les pays occidentaux et plus particulièrement la France. Mais cette fois-ci, si le roman date de 2008, je le trouve particulièrement d’actualité.

Tout d’abord en introduction du roman, l’auteur positionne la France au lendemain d’un mouvement politique qui a mis en place un président avec une majorité forte à l’Assemblée Nationale; la castration chimique pour les auteurs de délits sexuels, ou encore les scandales sanitaires en démontrant les méthodologies des études « scientifiques » pour constituer le dossier destiné à la mise sur le marché d’un médicament.

Heureusement pour les amateurs de romans policier, Martin Winckler nous offre une histoire intelligente, drôle, à la limite de parodier des classiques du genre. Si l’on retrouve bien le juge Watteau et le médecin légiste Charly Lhombre, les principaux personnages de Mort In Vitro, Camisoles est un roman autonome et ne tire pas de lien avec son prédécesseur.  On notera au passage quelques clins d’œil à Bruno Sachs.

Même si ce roman n’offre pas l’énigme la plus inextricable, on passe un bon moment à le lire. Le style de Martin Winckler est impeccable, fluide et agréable.

Notation

Histoire
Écriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques

  • Livre
    • Broché: 288 pages
    • Editeur : Fleuve éditions (12 janvier 2006)
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 226507974X
    • ISBN-13: 978-2265079748
    • Prix : ??
  • Poche
    • Poche: 281 pages
    • Editeur : POCKET (8 novembre 2007)
    • Collection : Policier / thriller
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2266152777
    • ISBN-13: 978-2266152778
    • Prix : 6,20€

Site Internet de l’auteur

https://www.martinwinckler.com/

Revue de presse

Un jour, un livre : Dans une bibliothèque de la Cité Internationale Universitaire, dans le 14ème arrondissement de Paris, Olivier BARROT interroge Martin Winckler sur son roman policier « Camisoles ».

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Publié par le 2018/05/26 dans Policier, Uncategorized

 

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