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Archives Mensuelles: décembre 2011

Sonia Ezgulian – 6m² de Cuisine

Ce livre de Sonia Ezgulian inaugure une nouvelle catégorie dans nos chroniques littéraires : celui de la cuisine. Chroniques, anecdotes ou recettes, cette catégorie vous fera partager une de mes autres passions.

Alors, 6m² de Cuisine : Chroniques extraordinaires d’un restaurant ordinaire qui retrace quelques moments mémorables de la reconversion professionnelle d’une journaliste dans le milieu de la restauration, vaut-il le coup que l’on s’y mette à le lire, voire à table…..

Histoire

En 2003, Sonia Ezgulian écrit pour la revue Omnivore une série d’une douzaine de chroniques. 6m² de cuisine retrace son parcours de journaliste qui abandonne sa carrière pour devenir cuisinière et ouvrir un restaurant à Lyon aux côtés de son mari, Emmanuel Auger, photographe. Pour les éditions de l’Epure, Sonia Ezgulian prolonge ses confidences et met en scène avec humour ses clients, héros d’anecdotes rigoureusement vraies, amusantes, surprenantes, stupéfiantes et même parfois effrayantes. Chaque chronique est associée à une recette inscrite à la carte du restaurant Oxalis entre 1999 et 2006. Nouvelles, contes ou chroniques, les menus récits de la collection Mise en appétit livrent autant de plaisirs de bouche que de mots d’estomac. Sous forme de souvenirs, d’anecdotes et de fictions, chaque auteur y dévoile de subtiles, drôles et émouvantes liaisons entre mots et mets…

Avis

Le concept de ce livre est très intéressant : donner les recettes phare de son restaurant en les accompagnant d’anecdote(s) les concernant. Ces anecdotes peuvent très bien porter sur la conception du plat, sa dégustation ou sa mise en salle.

L’autre avantage de ce livre est de montrer l’envers du décors de la vie du restaurateur. Souvent limitée aux strasses et paillettes des professionnels trois étoiles et des passionnés comme le Petitrenaud, la vie du cuisinier est proche du sacerdoce. Ce livre alerte aussi les personnes qui penseraient que monter son restaurant se ferait en 3 coups de fourchettes.

Dernier avantage culinaire cette fois-ci, bien que ne les ayant pas encore essayées, les recettes ont l’agréable avantage de ne demander que peu d’ingrédients, et que des ingrédients facilement trouvable (sauf l’oxalis très cher à cette cuisinière).

Seul hic, mais peut-être cela sera-t-il corrigé dans une réédition augmentée de ce livre, le format du livre et l’absence de photographies (alors que son mari est photographe) ne se prêtent pas pour la réalisation des plats en cuisine.

Enfin, les personnes désirant poursuivre l’avanture de Sonia Ezgulian pourront la retrouver sur son blog : http://www.lessardinesfilantes.fr/

Notation

Histoire
Écriture
Durée de lecture
Prix

P.S : Merci à ma maman, qui m’a offert ce livre pour Noël.

 
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Publié par le 2011/12/27 dans Cuisine

 

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Monatti & Doa – L’honorable société

Cela faisait longtemps que j’avais envie de faire une critique sur ce roman policier français : Doa; et ce pour plusieurs raisons.

Tout d’abord par ce que cet auteur n’est pas aussi populaire et ne profite pas de la même publicité que les Grangé, Chattam ou thilliez. D’autre part, parce qu’il pose ses intrigues dans le milieu très fermé du pouvoir (politique, militaire, …) français. Enfin, et surtout parce qu’il est très bien renseigné sur le fonctionnement de ces sphères très fermées.

Cette fois-ci, il s’exerce dans un quatre mains avec Manotti pour une intrigue qui plonge ses héros dans les sphères de la politique, de l’écologie et du nucléaire.

Alors doit-on honorer ce livre de notre lecture ?

Histoire

À Paris, deux jours avant le premier tour des élections présidentielles, deux hommes cagoulés pénètrent dans un appartement du 17e arrondissement. Une seule chose semble les intéresser : l’ordinateur portable du propriétaire des lieux, un certain Benoît Soubise, dont ils copient consciencieusement le disque dur. Ce dernier rentre plus tôt que prévu et, après une courte lutte, meurt accidentellement. Aussitôt les deux cambrioleurs désertent ce qui est devenu une véritable scène de crime.
L’enquête, confiée au commandant Pétrus Pâris de la Brigade criminelle, va très rapidement prendre une dimension inattendue du fait de la personnalité de la victime. Et, dans un contexte politique tendu, les
investigations de la Crim commencent à gêner l’entourage du Ministre des Finances, en lice pour la présidentielle. Lui et ses amis industriels ne voient pas d’un très bon œil l’acharnement du commandant Pâris à faire éclater la vérité. La situation est d’autant plus explosive qu’un groupuscule de jeunes écologistes extrémistes semble également avoir eu accès à l’ordinateur du défunt.
Alors que les candidats à l’élection suprême se présentent sous leur plus beau jour devant les caméras des télévisions nationales, leurs porte-flingues, dans l’ombre, s’activent pour étouffer dans l’œuf une affaire qui
pourrait s’avérer explosive.
Événement dans l’univers du polar français : Manotti et DOA ont allié leurs qualités respectives pour écrire un roman critique et haletant, une charge contre l’État Français qui se lit comme un pur roman d’action et d’aventures.
Fruit de longues enquêtes et de recherches minutieuses, L’honorable société est un roman noir sans concession. Manotti et DOA démontrent comment une petite affaire de surveillance et de contrôle peut finalement déraper dans la violence et le sang, comment la machine d’État broie sans hésiter les individus qui se dressent sur son chemin. Les institutions ne sont finalement que des paravents qui cachent une réalité bien souvent nauséabonde. Critique politique et économique, la force de L’honorable société est de se lire comme un roman d’action tel qu’il en existait dans les années 1970. Fruit de longues enquêtes et de recherches minutieuses, L honorable société se rapproche au plus près de la réalité de notre pays.

Avis

Comme vous pouvez le voir sur l’image du livre accompagnant cette critique, L’honorable société a reçu le Grand Prix du Roman Policier 2011. Généralement, nous sommes que rarement déçus par les livres ayant acquis cette distinction.

Une fois encore Doa frappe fort. Sous prétexte d’un roman policier simple mais efficace, il joue avec nos nerfs. Nous ne pouvons que crier injustice face aux battons mis dans les roues de la machine judico-policière.

Mais ce qui est encore mieux avec Doa, c’est tout l’emballage, l’enrobage de l’histoire qui fait de ce thriller un très grand cru. Au travers de très subtiles touches, Doa sème dans son livre la petite histoire dans la grande. Bien n’étant pas très porté sur la politique, nous ne pouvons que relever les similitudes ou les allusions à nos hommes politiques français : Sarkozy, DSK, FMI, Bollé…. Allusions sur leurs défauts, leurs vices, leurs alliances et leur accès au devant de la scène politique.

Attention, ne vous trompez pas : il ne s’agit d’un livre de ou sur la politique, mais bien d’un thriller prenant place dans ce milieu.

La qualité des renseignements consignés est encore une fois impressionnante; à l’exception du choix de l’OS par le jeune hacker; ce serait plutôt l’inverse.

Enfin, il faut bien trouver un petit point négatif. Serait-ce du à la participation avec Monatti, mais par moment le style d’écriture est irrégulier et fait appel pendant de longs paragraphes à des phrases sans verbe. Autant cela peut-être intéressant pour marquer à certains moments le rythme du livre, autant cela est désagréable en introduction d’un chapitre pour planter le décors.

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Publié par le 2011/12/27 dans Thrillers

 

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Franck Thilliez – Gataca

  Nous revoilà avec un nouveau livre de Franck Thilliez (je vous avais prévenu que j’aimais beaucoup cet auteur de thriller) : Gataca.

Gataca est la suite de [e] (dont vous pouvez trouver la critique sur ce blog ici). Ces deux livres forment un diptyque sur le mal.

Comme l’illustre très bien la couverture, nous allons baigner dans l’ADN.

Alors serons-nous gâtés par ça ou pas ?

Histoire

Une jeune scientifique spécialiste de l évolution des espèces, retrouvée morte, attaquée par un primate.
Onze hommes derrière les barreaux. Leurs points communs : tous ont commis des crimes barbares et tous sont… gauchers.
Enfin, la découverte d une famille de Néandertaliens assassinée par un Cro-Magnon.
Quel est le rapport entre ces affaires et des crimes éloignés de 30 000 ans ?
La clé est dans ces quelques lettres : GATACA…

Avis

Tout d’abord, bien que les 2 livres soient étroitement liés, et même s’il est préférable de ne pas lire [e] avec Gataca pour ne pas gâcher le cliffhanger dressé à la fin du premier, il n’est pas impossible de les lire dans le désordre sans voir l’intrigue de l’un dévoilé dans l’autre.

Encore une fois, seul un auteur avec un passé scientifique ou très méthodique (rappelons que Franck Thilliez a les deux : une formation de scientifique et une carrière d’ingénieur informatique) peut nous concocter une histoire de ce genre : un techno-thriller. Cette fois-ci, la manipulation mentale fait place à la manipulation génétique.

Le plus de Franck Thlliez est de ne pas sombrer dans un détail et un charabia d’esthètes. Heureusement pour nous car nous serions rapidement perdus entre la paléontologie, la paléoanthropologie, la génétique et l’obstétrique. A la place, une présentation par comparaison à des situations courantes qui font mouche, et qui laisse place à l’action.

Un léger petit bémol, j’ai été surpris et un peu déçu par les fréquents rappels au sein du livre (sur ce qui s’est passé avant dans ce même livre); un peu comme si celui-ci avait été constitué de plusieurs épisodes parus dans un magazine, et regroupés en un seul volume.

Enfin, n’oubliez pas de lire les dernières pages du livre : Franck Thlliez commentent son livre, donnent des infirmations sur sa recherche documentaire ayant servi de base à son livre; c’est tout bonnement sidérant voire le plus flippant du livre.

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Publié par le 2011/12/20 dans Policier, Thrillers

 

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Test de l’Odyssey de Cybook

C’est une nouvelle fois le site PCWorld qui propose un test de l’Odyssey de Cybook.

Cette liseuse est en directe concurrence avec le Kindle 4 d’Amazon et le Sony PRS-T1, autant dire le haut de gamme des liseuses.

Pour accéder au test, c’est ici.

 
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Publié par le 2011/12/19 dans Critiques en ligne

 

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Pourquoi mes critiques de livres sont-elles courtes ?

A la lecture de mes articles, et du fait de la longueur toute relative des critiques, on peut se demander à quoi peut bien servir un tel blog.

Je répondrais à ce genre de critique, tout simplement à se faire une idée du livre sans pour autant en dévoiler le contenu. Nombreux sites ou magazines vous donnent envie de lire un livre, mais malheureusement pour vous, vous en dévoilent le les principales lignes, voire carrément toute l’intrigue.

Parfois, cela peut être pire, l’éditeur lui-même ne prend pas la peine de cacher le mystère, soit sur la quatrième de couverture, soit dans le résumé fourni pour les libraires en ligne (e.g. le cas du Passager de JC Grangé), soit tout simplement dans le titre du livre : Le troisième jumeau de Ken Follett en est le triste exemple.

Voilà pourquoi j’ai décidé de vous faire part de mon ressenti de lecteur pour vous lecteur. Je veux vous donner des arguments pour vous jeter sur, ou fuir, un livre sans pour autant vous en dévoiler son contenu. Or comme la plupart du temps je vous fais part de mes aventures littéraires aux pays du policier, du thriller et de la SF, je ne peux guère vous détailler le livre car souvent dès les premières pages indices, rebondissement, réorientation de l’histoire surgissent.

J’espère que les quelques lignes de revue et mon système de notation vous permettront de vous faire une idée juste des livres que je vous présente.

 
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Publié par le 2011/12/09 dans Actualités

 

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Dominique Maisons – Le psychopompe

« Et de 3 ! » me diriez-vous (cf. les articles sur Le passager de JC Grangé et [E] de Franck Thilliez). Contrairement à ce que pourrait laisser supposer le titre de ce premier roman de Dominique Maisons, le psychopompe n’a pas grand chose à voir avec la psychologie… enfin un tout petit peu.

Alors ce roman ayant reçu le Prix VSD du Polar 2011 vaut-il la peine d’être lu, ou va-t-il nous pomper notre temps de lecture ?

Histoire

Paris, hiver 2011. La vie d’Alice Jourdan bascule dans l’horreur la nuit où elle se fait agresser par un vagabond fantomatique qui a le visage de son mari défunt. L’incident plonge la jeune femme dans un état de terreur paranoïaque. Elle va se confier à Victor Bellanger, flic marginal en pleine dérive, qui n’hésite pas à rompre avec tout cadre légal pour mener sa propre enquête. Tous deux se retrouvent au coeur d’une série d incidents violents liés au passé familial de la jeune femme. Les portes de la folie scientifique viennent de s ouvrir ! Isolés et traqués, ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes pour échapper à l’abîme où les entraîne la quête obsessionnelle des psychopompes, les guides de l’au-delà.

Avis

J’ai toujours rêvé d’avoir pour profession écrivain policier. J’avoue qu’à la lecture de ce livre, j’aimerais bien faire un premier roman comme l’a fait Dominique Maisons. La narration est fluide, l’intrigue complexe tout en restant compréhensible de tout le monde. Le rythme du roman est parfaitement maîtrisé et est un excellent exemple de turn-page.

Le style oscille entre le policier, le thriller et un poil de science-fiction.Et si vous connaissez un peu les lieux (région parisienne et Strasbourg), vous ne saurez que mieux vous mettre dans l’ambiance du roman.

en conclusion, nous pouvons dire que le prix VSD du Polar 2011 est largement mérité.

Monsieur Maisons, nous attendons avec impatience votre prochain roman.

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Histoire
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Quoi et comment lire sur papier et en numérique

Un blog critique sur les livres mais aussi sur les nouveaux moyens de lecture : liseuses numériques, logiciels, sites internet.

 
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Publié par le 2011/12/08 dans Uncategorized

 

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