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Archives Mensuelles: octobre 2013

Mathias Malzieu – Le plus petit baiser jamais recensé

mathias malzizu - le plus petit baiser jamais recenséMais c’est qui ce Mathias Malzieu ?

C’est un gars qui, quand il était petit était un Jedi, et qui aime dévorer les femmes en chocolat.

Mais qu’est-ce qu’il le blogueur ? Il a pété une durite ?

Non, ça va je crois être encore sein d’esprit, même à la suite de la lecture de Puzzle de Franck Thilliez. Mathias Malzieu est principalement connu comme étant le chanteur du groupe de rock Dionysos révélé pour Song for a Jedi (lien vers une vidéo d’un live) mais aussi comme le compagnon d’Olivia Ruiz interprète de La femme chocolat (lien vers la vidéo du clip).

6 ans après la parution de la Mécanique du cœur, qui avait montré les talents d’écrivain de Mathias Malzieu, Le plus petit baisier jamais recensé semble être une nouvelle histoire de problème de coeur.

Histoire

Un inventeur-dépressif rencontre une fille qui disparaît quand on l’embrasse. Alors qu’ils échangent le plus petit baiser jamais recensé, elle se volatilise d’un coup. Aidé par un détective à la retraite et un perroquet hors du commun, l’inventeur se lance alors à la recherche de celle qui « fait pousser des roses dans le trou d’obus qui lui sert de cœur ». Ces deux grands brûlés de l’amour sauront-ils affronter leurs peurs pour vivre leur histoire ? Le plus petit baiser jamais recensé est un vrai faux polar romantique. Suite métaphorique de La Mécanique du cœur, ce roman teinté de mélancolie regorge de gourmandise explosive. Comme si Amélie Poulain dansait le rock’n’roll et croisait le Petit Prince avec un verre de whisky.

Avis

Tout comme l’était La mécanique du cœur, Le plus petit baiser jamais donné est une allégorie aux relations amoureuse. Là où le héros ne pouvait aimer parce qu’il possédait une horloge à la place du cœur, le héros ne peut s’investir dans sa relation amoureuse car, dès qu’il embrasse sa dulcinée, celle-ci disparaît.

Vous l’aurez compris, une nouvelle fois Mathias Malzieu mêle intelligemment la science-fiction et le roman d’amour. Par ce biais, il capte un public qui n’ouvrirait pas un livre Harlequin. Son monde imaginaire, d’une folle créativité (le perroquet enquêteur qui fonctionne comme un magnétophone), nous transporte et nous fait oublier qu’au fond « ce n’est qu’une histoire d’amour ».

Bref dans ce monde de polar, ce livre est une bouffée poétique d’amours, jamais niaises, pleine d’humour et d’imagination.

Et comme l’univers de Mathias Malzieu est très difficile à découvrir, je vous suggère de regarder la bande-annonce du dessin animé de La mécanique du cœur qui sera sur les grands écrans en février 2014.

Notation

Histoire
Écriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques

  • Broché: 157 pages
  • Editeur : Flammarion (15 mars 2013)
  • Collection : LITTERATURE FRA
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2081294141
  • ISBN-13: 978-2081294141
  • Prix : 17.50€

Site Internet de l’auteur

http://http://www.mathias-malzieu.fr/

Revues de presse

– « Un univers original et déjanté » La Vie

– « A déguster comme un coup de foudre. » L’Est Républicain

– « Une vraie gourmandise littéraire. » Le Matin

– « Une jolie réflexion sur la quête amoureuse et la peur de l’engagement. » L’Avenir

– « Une poésie tendre. » Le Monde des Livres

– « Une fable poétique,  (…) électrique, remplie de métaphores déconcertantes, elle vous envoie un court-circuit au cervelet. Rafraîchissantissime.  » Elle

– « Plein d’humour et de fantaisie. » La Provence

– « Un roman poignant sur la peur d’aimer, le manque affectif et la perte de l’autre. » Le Nouvel Observateur

– « Une jolie fable. » Ouest-France

– « A déguster sans modération. » Aujourd’hui en France

 
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Publié par le 2013/10/28 dans Divers

 

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Franck Thilliez – Le grand voyage

franck thilliez - le grand voyage Franck Thilliez est un auteur très en vogue en ce moment. Plusieurs romans en r ?

Histoire

La croisière de douze jours s?annonce idyllique. Gilda et son fils Jérémy regardent joyeusement le quai s?éloigner avant de regagner leur cabine. À cet instant, personne ne prête attention au rouge-gorge qui s?est laissé piéger dans la cale. Mais, plus tard, quand le paquebot stoppe en pleine nuit, que les voyageurs ressentent les premiers malaises, le voyage de rêve risque bien de tourner au cauchemar.

Pour en savoir plus sur « Les petits polars du Monde » :

Cette collection de treize nouvelles inédites propose un portrait de groupe du polar français d?aujourd?hui. Elle réunit quelques-uns des maîtres du genre, qui ont écrit pour vous des histoires étonnantes, effrayantes ou amusantes sur le thème des vacances et du voyage. Parmi eux, plusieurs lauréats du Prix SNCF du polar, qui, depuis 2000, contribue à la promotion et à la reconnaissance du genre. Le Monde et SNCF sont heureux de vous présenter ce florilège, illustré par les plus grands dessinateurs. Avec lui, le noir se met au vert?

Avis

A livre court, critique courte.

Ce livre m’a beaucoup amusé de part les conditions dans lesquelles je l’ai lu. La coïncidence a voulu que ce soit au moment où nous envisagions avec ma femme de faire une croisière à Pâques prochain, sur un grand paquebot, dont Barcelone aurait été une des escales possibles… exactement comme les aventuriers, on peut les appeler comme cela, de cette nouvelle.

Guère de surprises, une narration qui se doit efficace du fait de la brièveté du livre; donc pour patienter chez le médecin pour se faire soigner d’un léger refroidissement ;-).

Notation

Histoire
Écriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques

  • Format : Format Kindle
  • Taille du fichier : 198 KB
  • Nombre de pages de l’édition imprimée : 33 pages
  • Editeur : Le Monde (12 septembre 2012)
  • Vendu par : Amazon Media EU S.à r.l.
  • Langue : Français
  • ASIN: B009ADBC78
  • Prix : 1.99€

Site Internet de l’auteur

http://www.franckthilliez.fr/

 
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Publié par le 2013/10/28 dans Policier, Thrillers

 

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Franck Thilliez – Puzzle

726ba-puzzle_franck_thilliez Franck Thilliez est décidément à l’honneur sur ce blog littéraire car depuis le début de ‘année, c’est le 7ème billet (et bientôt 8) sur cet écrivain en moins de 12 mois et le 5ème livre critiqué.

Il semblerait donc que nous ayons été atteinte de la Sarkoïte, maladie politiquement incorrect, qui se rend les gens accros au héros préféré de Franck Thilliez.

Et pan, l’auteur nous livre un thriller psychologique sans Sarko. Et histoire de faire bisquer ses plus fidèles lecteurs, mine de rien, il leur annonce que Sarko reviendra dans son livre d’après, et que son héro est en difficulté face à un caïman (ou un alligator je ne sais plus).

Puzzle va-t-il nous mettre en pièces, continuer à jour avec nos nerfs, et pas uniquement par l’absence de Sarko ?

Histoire

Ilan et Chloé, deux jeunes gens spécialistes des chasses au trésor ont rêvé des années durant de participer à la partie ultime, d’un jeu mystérieux dont on ne connaît pas les règles, dont on ne connaît pas l’entrée, et dont on ne sait même pas s’il existe. Mais dont on connaît le nom : Paranoïa. Lorsqu’un an après leur rupture Chloé réapparaît dans la vie d’Ilan en lui annonçant qu’elle sait comment jouer, ce dernier a totalement rompu avec l’univers des jeux, et vit isolé dans la maison de ses parents disparus en mer. Officiellement morts, mais Ilan est persuadé qu’ils ont été enlevés à cause de leurs recherches scientifiques. Après avoir refusé l’aventure, Ilan cède alors que Chloé lui fait part de la rumeur : le gagnant remporterait 300 000 euros. Après un premier jeu de pistes dans Paris, les deux amis sont enfin sélectionnés. C’est alors qu’ils découvrent la règle numéro 1 : « Quoiqu’il arrive, rien de ce que vous allez vivre n’est la réalité. Il s’agit d’un jeu. », rapidement suivie, à leur arrivée sur les lieux du jeu – un gigantesque bâtiment isolé en pleine montagne appelé Complexe psychiatrique de Swanessong – de la règle numéro 2 : « L’un d’entre vous va mourir. » Quand les joueurs découvrent le premier cadavre, quand Ilan retrouve dans le jeu des informations liées à la disparition de ses parents, la distinction entre le jeu et la réalité est de plus en plus difficile à faire… Et Paranoïa peut alors réellement commencer…

Extrait

Toute l’équipe médicale qui suivait Lucas Chardon s’était réunie autour de son lit. Dès son réveil, on avait retiré les différentes électrodes de l’électro-encéphalogramme fichées sur son cuir chevelu. L’électrocardiogramme et les divers appareils encore reliés à son corps témoignaient d’un état parfaitement stable.
Le patient sanglé aux poignets et aux chevilles manifesta son exaspération.
– Je ne parlerai qu’à ma psychiatre. Les autres, sortez, s’il vous plaît.
La chambre d’hôpital se vida rapidement. Lucas Chardon essaya de redresser la tête mais en fut incapable.
– N’essayez pas, lui dit Sandy Cléor. L’épreuve a été longue et difficile, vos muscles vont avoir besoin de plusieurs jours de rééducation, peut-être même des semaines.
– Et heureusement, les sangles sont là pour m’empêcher de me faire mal, n’est-ce pas ?
La psychiatre s’assit au bord du lit et écarta la mèche châtaine qui masquait le regard de son patient. Pour une fois, cette belle femme aux courts cheveux bruns, d’à peine trente ans, était habillée en civil, débarrassée de cette blouse blanche trop officielle. Cet hôpital public se trouvait à une petite centaine de kilomètres de l’Unité pour Malades Difficiles où elle exerçait.
– Vous savez bien que nous ne pouvons pas faire autrement, Lucas.
– On peut toujours faire autrement.
– Comment vous sentez-vous ?
Le jeune homme tourna la tête vers la seule fenêtre de la chambre. Le ciel était chargé, menaçant. Ses yeux revinrent vers ceux, très bleus, de sa psychiatre.
– Combien de temps avez-vous essayé de me soigner avant mon arrivée ici, docteur Cléor ?
– Vous ne vous le rappelez pas ?
– Comment le pourrais-je ? Ne suis-je pas censé être fou ? Difficile, pour un fou, d’avoir des notions de réalité et de temps, non ?
Cléor ne répondit pas sur-le-champ. Pour une fois, le discours de son patient lui paraissait extrêmement clair et cohérent. Et non agressif
– Quatre mois. Vous êtes resté quatre mois à l’UMD… jusqu’à présent.
– Et vous jugiez les électrochocs vraiment nécessaires ? Vous rendez-vous compte de la douleur que vous m’avez infligée durant toutes ces semaines ? Savez-vous ce que ça fait de recevoir des centaines de volts dans l’organisme ? On a l’impression que les yeux vont vous sortir de la tête, que toutes vos veines vont exploser. Vraiment. E faudrait que vous essayiez, un jour, vous comprendriez. Les psys devraient toujours tester leurs traitements sur eux-mêmes avant de les faire subir aux autres.
Sandy Cléor observa brièvement les sangles qui immobilisaient son patient aux poignets. Il était capable d’agresser quelqu’un en une fraction de seconde. Il l’avait déjà fait, à maintes reprises. La psychose était une maladie perverse, destructrice. Les malades qui en étaient atteints souffraient de sévères hallucinations, d’idées délirantes, et vivaient la plupart du temps dans une réalité parallèle, ce qui rendait toute forme de traitement extrêmement délicate. D’autant plus que Lucas Chardon, paranoïaque même dans ses moments de lucidité, prenait toute tentative de soin ou d’approche du personnel pour une persécution ou une conspiration contre lui.

Avis

Franck Thilliez nous livre un très bon, très bon, cru… mais pas de garde. Impossible de résister au roman. Vous le commencez, vous le finirez. Vous aurez énormément de mal à vous arrêter même pour dormir. Personnellement j’ai profité d’un déplacement professionnel pour le lire dans le train : en 2 fois 2h30 de transport, j’avais lu les 3/4 du livre, et bien que fatigué je n’ai pu résister à le finir le soir-même.

Que dire de ce livre sans rien dévoilé : Puzzle me fait penser à un mélange de plusieurs idées de films : Cube, Shutter Island, et de livres comme Le Passager de Jean-Christophe Grangé (voir notre critique ici), des Hunger Games de Suzanne Collins (voir notre critique ici).

La vraie qualité du livre est de faire communiquer le stress, la pression, le doute, la suspicion, bref la paranoïa du héros au lecteur. A mener notre propre enquête au fil des pages, nous devons aussi paranoïaque que le héros, nous doutons des qualités mentales de ce dernier, des personnes qu’il rencontre. Franck Thilliez malmène nos pauvres esprits de lecteurs. Et à rai dire, on aime ça. On en redemande, masochiste de lecture que nous sommes.

Une chose qui m’étonne à propos de ce livre : celui-ci est paru tout au long de l’été dans Les Echos, et je n’ai trouvé nulle part sur les sites de livres pirates un exemplaire de ce livre avant sa sortie en version papier. Soit les fans ont su jouer le jeu et ne pas divulguer ce très bon livre, soit comme moi, ils ont été pris de court et n’ont pas pu collecter tous les épisodes (il m’en manquait 6) pour avoir l’histoire en entier. Ce sera bien le seul mystère qui perdurera sur ce livre après sa lecture.

Enfin, je rappelle un précédent billet pour ceux qui désirent mener l’enquête à l’aide des morceaux de puzzle. Notons que les versions du livre et du quotidien sot différentes.

Notation

Histoire
Écriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques

  • Broché: 429 pages
  • Editeur : Fleuve Noir (3 octobre 2013)
  • Collection : Thriller
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2265093572
  • ISBN-13: 978-2265093577
  • Prix : 20.90€

Site Internet de l’auteur

http://www.franckthilliez.fr/

Interview de l’auteur à propos de ce livre

http://passion-romans.over-blog.com/article-entretien-avec-franck-thilliez-concernant-son-nouveau-roman-puzzle-119906842.html

 
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Publié par le 2013/10/28 dans Policier, Thrillers

 

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La Kobo Touch à 79.90€ sur la Fnac.com

KoboLe prix de la Kobo Touch baisse de 20€ pour se retrouver à 79.90€.
Cette offre est valable sur le site de la Fnac (et je vous laisse vérifier si cela est valable aussi en magasin).

 
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Publié par le 2013/10/27 dans Sites marchands

 

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Arni Thorarinsson – Le temps de la sorcière

Arni Thorarinsson - Le temps de la sorcièreJe ne connais cet auteur qu’à partir de critiques et articles sur les polars venus du nord. Un nom se détachait parmi les grands noms: Arni Thorarinsson.En plus de ses qualités de romancier policier, il aurait le grand avantage de présenter la société islandaise.

Ces derniers années, le roman policier nordique a su s’imposer au travers de ses principales icônes comme Arnaldur Indridason, Camilla Läckberg ou Jussi Adler Olsen.

Mais suite à ce succès, les éditeurs ne cherchent-ils à nous refourguer n’importe quel écrivain policier comme maître de ce genre ?

Histoire

Muté dans le nord de l’Islande, Einar, le sarcastique reporter du Journal du soir, se meurt d’ennui. D’autant qu’il ne boit plus une goutte d’alcool! Tout ceci deviendrait vite monotone… si ce n’étaient ces étranges faits divers qui semblent se multiplier: un étudiant disparaît, des adolescents se suicident… Einar voit d’un autre œil cette microsociété gangrenée par la corruption et la drogue.

Extrait

– Une excursion-surprise ?
Le bavardage d’Asbjörn se noie dans le brouhaha environnant et je suis forcé de lui demander de répéter au téléphone. Cette saleté de cellulaire flambant neuf qu’il m’a imposé. Je déteste ce machin qui permet aux autres de me joindre n’importe où et n’importe quand. Ce gadget qui me permet de joindre les autres n’importe où et n’importe quand. Qu’est-ce qu’on y gagne ? La connexion permanente. Le contact ininterrompu avec le monde qui nous entoure. Qu’est-ce qu’on y perd ? La tranquillité. Et la faculté de se déconnecter du monde qui nous entoure.
– Hein ? hurle Asbjörn en guise de réponse.
– Tu disais quoi ?
– Je disais qu’il y avait eu un accident dans une excur… Il n’achève pas sa phrase.
– Un accident ? Silence.
– Un accident, où ça ?
Aucune réponse. La communication a été coupée. Je repose le téléphone sur mes genoux et gare la voiture sur l’accotement. Un jour, j’ai lu que les téléphones cellulaires facilitaient la tâche des criminels parce qu’ils étaient joignables à tout moment. En même temps, ils ont compliqué celle des auteurs de romans policiers parce que le héros comme la victime étaient eux aussi toujours accessibles : le suspense et le danger de mort impliqués par l’impossibilité de joindre ou d’être joint appartenaient désormais presque au passé. Mais la possibilité d’être contacté de façon permanente ne recèlerait-elle pas plus de suspense et de danger mortel que l’impossibilité de l’être ?
– Quel est le problème ? demande Joa. Elle me lance un regard en coin depuis le siège du passager où elle est assise, imposante, dans son épais anorak imperméable.
J’allume une cigarette.
– C’était Asbjörn qui me parlait d un accident pas loin d’ici. Ensuite, on a été coupés.
Joa inspecte les alentours.
– Einar, nous sommes complètement cernés par de hautes montagnes.
Je baisse la vitre et je souffle la fumée dans l’air humide, à l’extérieur. Aussitôt, il se met à pleuvoir. Quelqu’un serait-il en train de protester ? Y a-t-il quelqu’un là-haut qui voudrait par hasard éteindre ma cigarette ?
– Fichue technique, je marmonne.
– Elle n’est pas encore arrivée jusqu’ici, observe Joa. Ici, dans le Nord, les montagnes empêchent de capter le réseau.
Elle se méprend sur mes paroles. Je voulais parler des cohortes de pompiers célestes. La police antitabac du Tout-Puissant.
– Alors là, ça m’étonnerait, je dis en regardant les environs. À mon avis, la vallée de Hjaltadalur n’est pas assez encaissée pour que les montagnes fassent écran au réseau. Quant à ces sommets, ils ne sont pas si hauts que ça. J’essaie de prendre un ton théâtral et alambiqué : leur forme rappelle celle de mamelons récemment remplis de silicone qui auraient été posés sur le corps du pays.
– Ça se pourrait ! s’esclaffe Joa, d’un rire un peu emprunté. Puis, elle jette un coup d’oeil autour d’elle et ajoute : tu as tout à fait raison, même si tu ne donnes pas dans l’originalité poétique. D’ailleurs, elle est plutôt jolie, cette paire de seins.
Il se trouve que Dame Nature a voulu que Joa et moi partagions le même goût pour la beauté féminine.
– Peut-être que le pays refuse ces irritations électriques perma­nentes, j’observe en soupirant. Et je le comprends sacrement !
J’attrape cette saleté de cellulaire et j’appelle Asbjörn. Il est de mauvais poil.
– Pourquoi tu m’as raccroché au nez ?
– Je t’ai pas raccroché au nez. Tu as dû appuyer sur la mauvaise touche.
– J’ai appuyé sur aucun bouton.

Avis

Arni Thorarinsson est un très bon romancier, mais certainement pas un bon romancier policier et encore moins de thriller.

Ces qualités romancières sont mises à profit pour témoigner de la dérive de la société islandaise : chômage, individualisme dans les grandes cités, recours aux stupéfiants de plus en plus courant, et une généralisation des excès éthyliques. De ce côté-là, Arni Thorarinsson sait positionner son roman dans un contexte politique, social et humain.

Par contre, j’avoue que je n’ai pas trouvé de fibres policières dans la trame de l’histoire. Après avoir lu plus du tiers du livre, il y avait bien deux morts, mais aucune enquête réellement menée. Quand bien même le héros est journaliste, la mise en place de la trame policière devrait être beaucoup beaucoup plus rapide.

C’est bien dommage car l’écriture est plutôt agréable, même si on n’atteint pas la fluidité d’un page turn.

Donc vous l’aurez compris pour moi, j’arrête la lecture de ce livre à la 130ème page, j’ai des envies de thrillers ou de policiers rondement menés, qui vous tiennent en halène. … par contre, je ne dis pas que je ne recviendrai pas sur ce livre et le terminer pour connaître un peu mieux cette société du bout de l’Europe.

Notation

Histoire
Écriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques

  • Poche: 425 pages
  • Editeur : Points (2 octobre 2008)
  • Collection : Points Policier
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2757810774
  • ISBN-13: 978-2757810774
  • Prix: 7.90€

Site Internet de l’auteur

L’auteur ne dispose pas de site officiel
Revue de presse

Un petit objet devenu banal est en train de révolutionner les codes du roman policier : le téléphone portable. On connaît déjà la place que ces appareils ont prise dans les activités délictueuses. Indispensables aux malfaiteurs, ils sont devenus des auxiliaires précieux pour les enquêteurs, qui peuvent grâce à eux localiser certains appels et confondre les couples. Il était donc légitime de se pencher comme le fait Arni Thorarinsson, un auteur islandais né en 1950 dont c’est le premier roman traduit en français, sur les nouvelles règles qu’ils imposent à la fiction…
En explorant systématiquement ces défaillances, Arni Thorarinsson dresse un portrait sévère, d’une cruauté presque surprenante, d’une société dont les individus semblent avoir perdu tout repère et avoir de plus en plus de mal à communiquer entre eux. Avec ou sans téléphone portable. (Gérard Meudal – Le Monde du 31 aout 2007 )

 
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Publié par le 2013/10/26 dans Policier

 

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Yahoo : Humour sur les magazines

Je vous partage ce petit dessin humoristique qui résume bien l’avenir de la presse.

yahoo_1002724

Source : Yahoo.

 
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Publié par le 2013/10/16 dans Sites Internet

 

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Amazon vs Carrefour : le nouveau combat des ebooks en France

nolim-store-logoCarrefour se lance dans le monde du livre numérique : portail et liseuses.

Les liseuses sont avec des écrans 6″, Résolution 600×800 px, + de 100 livres inclus, 2 Go de stockage, Wi-Fi intégré.

Elles sont à 69,90€ et 99,90€ pour la version rétro-éclairée.

Est-ce cette annonce, ou la somme des annonces des liseuses disponibles en France, mais Amazon a annoncé son Kindle de base à 59€… mais reste toujours plus cher qu’en Allemagne où il est à 49€.

 
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Publié par le 2013/10/11 dans Nouveautés, Sites marchands

 

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