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Archives Mensuelles: décembre 2012

Statistiques du blog pour 2012

Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2012 de mon blog.

En voici un extrait :

600 personnes ont atteint le sommet de l’Everest en 2012. Ce blog a été vu 4 100 fois en 2012. Pour que chaque personne ayant atteint le somment de l’Everest puisse visiter ce blog, 7 ans auraient été nécessaires.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

 
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Publié par le 2012/12/31 dans Blogs

 

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Y.A.M n°11 – Décembre 2012 – Janvier 2013

YAM 11Il y a quelques mois, un an en fait, je vous faisais découvrir ce magazine de cuisine de très haute volée. en fait il est pus destiné à des professionnels ou à des amateurs très avertis.

Je reviens vous le présenter pour plusieurs raisons.

Tout d’abord parce que c’est un numéro immense : plus de 200 pages.

D’autre part parce qu’il y a une extension spéciale sur la Savoie.

Enfin, parce qu’il y a une présentation de l’équipe française retenue pour concourir les prochains Bocus d’Or qui auront lieu à Lyon fin janvier 2013.

Et comme d’habitude, plus de 40 recettes, des reportages.

Et tout ça pour 9.90€ comme d’habitude.

Par contre, une tendance qui se précise à la hausse est la publicité cachée : le nom d’une marque ou d’un fournisseur dans une recette, un reportage sur un nouveau produit d’une grande marque d’électroménager.

 
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Publié par le 2012/12/16 dans Cuisine

 

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Martin Winckler – En souvenir d’André

Martin Winckler - En souvenir d andréVoici un écrivain français que j’affectionne tout particulièrement. Martin Winckler est un auteur prolifique et hétéroclite : ancien médecin, il nous a fait découvrir la vie d’un médecin de campagne dans La maladie de Sachs, mais on a pu le lire dans un thriller, toujours autour du milieu hospitalier, avec Mort in vitro.

Ce que l’on sait moins c’est que Martin Winckler est un fou de séries télé, et qu’il a participé à la série littéraire du Poulpe.

Alors quand Martin Winckler aborde un sujet grave, on peut se demander si nous allons garder un bon souvenir d’En souvenir d’André ?

Histoire

D’abord, l’officier d’état civil a examiné tes papiers d’identité et constaté que ton nom, ta date de naissance et ton numéro matricule sont identiques à ceux qu’indique le document officiel. Puis il a consulté le dossier administratif attestant que le patient a bien subi – j’utilise le mot à dessein – son entretien psychiatrique. Que l’expert y affirme son bon équilibre mental et souligne l’absence de signes de dépression. Que la maladie est incurable et que, quoique bénéficiant de soins palliatifs de qualité, le patient a exprimé sa demande auprès de trois médecins différents, à trois semaines d’intervalle, comme la loi l’exige. Et que tous ont donné leur accord.
Une fois ces précautions prises, il t’a permis de lire le dossier. C’est un document médical anonyme, un peu technique : il retrace l’itinéraire du patient depuis les premiers symptômes, passe en revue les examens diagnostiques, les choix thérapeutiques effectués en conformité avec l’état des connaissances, la longue phase de rémission de cinq ans, les deux récidives et leurs traitements – manifestement efficaces puisqu’ils lui ont valu, respectivement, quatre ans et vingt-sept mois supplémentaires de répit. Pour en arriver à la rechute survenue il y a neuf mois, avec la découverte de lésions disséminées dans plusieurs organes vitaux, parmi lesquels le foie, les deux poumons, la colonne vertébrale et, possiblement – mais il a refusé l’examen qui aurait permis de le confirmer – le cerveau. Tu as lu tout cela avec curiosité et le malaise qu’on éprouve en découvrant des secrets qui ne nous appartiennent pas. Mais c’est la règle : que tu décides ou non de prendre contact, tu dois le faire en connaissance de cause.
Ton imagination s’envole. C’est comme ça, tu n’y peux rien, tu as besoin de remplir le vide et de le peupler de figures en trois dimensions, même floues. Comme d’autres l’auraient fait à ta place, tu t’es préparé à rencontrer une épave, un corps humain replié de douleur, amaigri par la maladie, déformé par les interventions qui lui ont retiré un organe par-ci, un organe par-là, et cloué au fauteuil ou au lit, bardé de tuyaux divers et variés.
Mais tu fais erreur. La maladie n’a pas dévoré un organe vital, elle a pris naissance dans une multitude de localisations et le patient a été traité par chimiothérapie, non par la chirurgie. Jusqu’à sa rechute, il y a quelques semaines, il était parfaitement valide. Selon les dernières observations – effectuées juste avant qu’on te communique le dossier -, il était en parfaite possession de ses moyens intellectuels. Certes, il est âgé – soixante-dix-sept ans -, mais au jour d’aujourd’hui, vu le nombre et l’état des centenaires, les moins de quatre-vingts ans sont souvent de première jeunesse.

Avis

J’avais pris ce livre par habitude de lire les œuvres de Martin Winckler; je ne savais pas quel était le sujet abordé par son dernier roman. Mais pour une fois, j’aurais mieux fait de faire attention. A cette veille de Noël, aborder l’euthanasie vous refroidit très rapidement.

Mais Martin Winckler, sans vouloir faire le prosélytisme du pour ou du contre de l’accompagnement de fin de vie, a une fois encore l’intelligence de développer son avis en abordant les différents points de vue : celui des souffrants, des parents, des médecins indifférents, des médecins humains ou devrions-nous dire humanitaires, …

C’est un roman intelligent, efficace, court puisqu’il se lit dans la journée, mais que tout le monde devrait lire et le forcer à s’interroger pour le jour où il sera confronté qu’il soit d’un coté ou de l’autre de la seringue.

Notation

Histoire star_half_off_32
Écriture star_half_off_32
Durée de lecture star_half_off_32
Prix star_half_off_32

Caractéristiques

  • Broché: 208 pages
  • Editeur : P.O.L (4 octobre 2012)
  • Collection : Fiction
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2818016924
  • ISBN-13: 978-2818016923
  • Prix : 16,00€

Revue de presse
Bon, d’accord, sur la couverture du livre il est marqué que En souvenir d’André est un « roman ». Par prudence devant la loi ? On se doute bien que toutes ces histoires de fin de vie, d’assistance à des malades, sans espoir, qui en ont marre de n’être plus que des corps épuisés, le docteur Martin Winckler ne les a pas toutes inventées. Il en a vécu dans sa chair, dans sa tête, dans son âme, dans sa conscience. Le narrateur, spécialiste des soins palliatifs, travaille à l’unité de la douleur. Il aide à mourir plus vite les mourants qui le désirent, qui le veulent, qui l’exigent parfois. Avec ce médecin-là, l’auteur de La Maladie de Sachs doit avoir plus que des affinités. Des expériences communes, des paroles et des actes identiques. Sinon le « roman » n’aurait pas cette force inaccoutumée qui émeut, dérange et interpelle. (Bernard Pivot – Le Journal du Dimanche du 7 octobre 2012 )
Ecouter les malades. Refuser la condescendance des médecins toujours pressés et fuyants. Et avant tout, apaiser la douleur. Ces principes reviennent dans l’oeuvre de Martin Winckler, écrivain et médecin, convaincu et combatif, depuis La Vacation (1989) et La Maladie de Sachs (prix du Livre Inter 1998)…
Cette fois, c’est le thème crucial et controversé du suicide assisté qui est au coeur du combat littéraire et social de Winckler…
Winckler le sait : il joue avec les mythes et les symboles, tel un Fantômas de la seringue. C’est en privilégiant cette forme romanesque qu’il atteindra le plus grand nombre – quitte à en froisser plus d’un -, obligeant chacun à réfléchir (Christine Ferniot – Télérama du 10 octobre 2012 )

Romancier et médecin, installé à Montréal, il exerce son art dans des domaines multiples.  » En souvenir d’André  » greffe ses obsessions sur une nouvelle forme narrative…
Le suicide assisté est le sujet central de ce court roman, qui apparaît comme un reflet inversé de Trois médecins ou encore du Choeur des femmes (POL, 2004 et 2009), énormes machines romanesques, inspirées, respectivement, des Trois Mousquetaires et de comédies musicales, traversées par la question du droit des femmes à disposer de leur corps. En souvenir d’André, lui, est un texte à l’os, qui ne s’intéresse donc plus au  » faire naître  » (ou pas), mais au  » aider à mourir « . Ce sont surtout des hommes qu’Emmanuel Zachs accompagne vers la fin…
Le livre n’est pas moins généreux, ni efficace, sur un plus petit nombre de pages, que les délectables pavés précédents. Et le plaidoyer pour une médecine humaniste, exercée par des soignants plutôt que par des médecins, fonctionne toujours. Mais sa vraie réussite tient aux récits de vies qu’Emmanuel Zacks a consignés et qu’il restitue, dans un dispositif narratif évoquant, forcément, celui de La Maladie de Sachs. (Raphaëlle Leyris – Le Monde du 25 octobre 2012 )

Sur un sujet risqué, Martin Winckler réussit un roman d’initiation d’une grande force, édifiant (sur la pratique des « cocktails » ou la gestion humaine et médicamenteuse dans les hôpitaux), mais qui, tout en étant ouvertement engagé, ne saurait se réduire à une thèse – on ne révélera rien de la seconde partie, ni de l’importance d’une femme, Nora. Il nous rappelle aussi que, dans la littérature comme dans la vie, il y a toujours des failles. Et que « tout le monde a des secrets. Et quand ce n’est pas un secret, c’est un regret, une parole jamais dite, une question sans réponse ». (Baptiste Liger – Lire, octobre 2012 )

 
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Publié par le 2012/12/16 dans Roman

 

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Reggie Nadelson – Sous la menace

Reggie Naddelson - Sous la menaceAuteur qui m’est totalement inconnu, Reggie Naddelson, est un auteur que je découvre au travers d’un livre gratuit. Je ne me souviens plus à quel moment j’ai eu ce livre, après avoir acheté quels autres livres, ou bien par la générosité d’un libraire.

Toujours est-il que je suis toujours un peu frileux au moment de me lancer dans la lecture de ces livres gratuits. La plupart du temps les éditeurs se servent de ce stratagème commercial pour écouler un stock d’invendus, ou pour faire monter les chiffres d’un auteur en mal de succès.

Mais nous conservons notre liberté de critique, et ce n’est certainement pas Sous la menance qui nous aliènera ?

Histoire

Présentation de l’éditeur

Par un petit matin glacial de l’hiver 2002, une joggeuse découvre à Brighton Beach des vêtements d’enfant imprégnés de sang. Quand, peu après, le petit Billy Farone disparaît, toutes les peurs qui hantent la cité depuis les attentats du 11 septembre remontent à la surface. A Brooklyn, où cohabitent les communautés russe et italienne de New York et leurs mafias respectives, Artie Cohen, un flic juif d’origine russe, se lance à la recherche du garçon. Dans une atmosphère oppressante, un roman noir subtil, qui nous donne à voir une Amérique traumatisée.

Biographie de l’auteur

Journaliste, réalisatrice de documentaires, auteur d’une biographie de Dean Reed, un musicien américain devenu la plus grande star de rock d’URSS, Reggie Nadelson partage son temps entre New York et Londres. Sous la menace est la cinquième aventure d’Artie Cohen

Avis

Ma critique va être aussi longue que mon expérience avec ce livre.

J’ai laissé tomber après 100 pages, soit tout de même à plus de 25% de l’histoire.

Pourquoi ?

Parce que ce n’est pas un thriller mais comme le dit justement la présentation de l’éditeur une vision d’une Amérique, une présentation des communautés constituantes de New-York. Une sorte de Paul Auster en moins bien; mais certainement pas un roman policier ou un thriller : pas de cadavre, pas d’enquête réellement menée. Bref pas de suspense.

Notation

Histoire
Écriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques

  • Poche: 412 pages
  • Editeur : Le Livre de Poche (18 février 2009)
  • Collection : Policier / Thriller
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2253118893
  • ISBN-13: 978-2253118893
  • Prix : Gratuit
 
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Publié par le 2012/12/16 dans Policier, Thrillers

 

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Le Poulpe n°34 – François Joly – Chicagone

François Joly - ChicagoneCela faisait un bail que je ne vous avez pas fait partager mon avis sur un Poulpe. Il faut dire aussi que ce céphalopode m’était sorti de la tête. C’est au cours d’une savoureuse pierrade, pendant laquelle nous dégustions du poulpe mariné que me vint l’envie de retrouver ce justicier gauchiste.

Cette fois-ci je repars dans les premiers moments du Poulpe car il s’agit du n°34 (qui n’est pas la 34ème aventure, mais son numéro dans les éditions de La Baleine).

Est-ce que ce Chicagone est valable, ou aurions-nous du passer notre chemin ?

Histoire

Au sud des Minguettes, au plus dur de la grande banlieue lyonnaise, des adolescents meurent sans que cela préoccupe grand monde. Lieux sordides, atmosphère glauque, population vivant dans l’urgence. Un jeune qui disparaît, c’est un problème de moins. Pas pour le Poulpe qui, au nom de l’amitié, fait le ménage non sans ramasser au passage des bleus à l’âme. Mais que parfois la vengeance est jolie

Avis

Rares sont les Poulpes où l’histoire est habillement construite, où la style littéraire est plutôt agréable, même si parfois certaines phrases ont des tendances télégraphiques; et bien ce Chicagone en fait partie.

Mais j’avoue quelques regrets : peu de présence de Cherry, pas de lectures philosophiques par Gabriel; qui dérogent aux règles édictées pour l’écriture d’un Poulpe.

Donc un bon petit (tiens une nouvelle référence pour le Petit lexique du petit) poulpe.

Notation

Histoire
Écriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques

  • Editeur : Baleine (19 mai 1998)
  • Collection : Le Poulpe
  • Pages: 168
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2842190335
  • ISBN-13: 978-2842190330
  • Prix: 5,95€
 
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Publié par le 2012/12/12 dans Policier

 

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Jean-Luc Petitrenaud – Petit lexique du petit

Jean-Luc Petitrenaud - Petit lexique du petitJe me rappelle encore de mes premiers repas dominicaux devant la télé. Plusieurs raisons expliquent se souvenir : la rareté de manger en regardant la télé, mais aussi de regarder en mangeant une émission culinaire. A l’époque, c’était Michel Oliver qui assurait le spectacle : « un petit peu de poivre » disait-il en prenant une poivrière immense qu’il tournait, tournait au-dessus du place alors mis en valeur.

Depuis de nombreux exégètes de la cuisine ont tenté de prendre sa place, sans grand succès. Et puis vint Jean-Luc Petitrenaud avec ses Escapagedes (lien pour le site Internet de l’émission). Pour ceux qui ne le connaîtrait malheureusement pas, nous dirons qu’il n’aime pas la cuisine, il la vie. Ajoutez à cela une petite tendance à la poésie et à la folie douce, et vous aurez une image encore assez flou de ce personnage fort attachant.

Alors quand on se nomme Petitrenaud il est normal de s’intéresser à tout ce qui est petit dans Le petit lexique du petit.

Mais n’est-ce pas un petit livre sans grand intérêt ?

Histoire

Présentation de l’éditeur

Le Petit lexique du petit est un recueil de chroniques sur les expressions formées à partir d’un mot qui a une grande place dans nos vies : « petit ». Il y a la petite laine, le petit monsieur, le petit pain ou le petit rien, qui ne devrait pas exister puisque, déjà, rien n’existe pas.

Les textes savoureux, tendres et humoristiques de Jean-Luc Petitrenaud se dégustent comme les petits légumes servis par la petite serveuse dans une petite auberge.

Biographie de l’auteur

Né en 1950, Jean-Luc Petitrenaud est critique gastronomique, animateur de radio et de télévision. Il présente notamment « Les escapades de Petitrenaud » le dimanche sur France 5.

Avis

Le petit lexique du petit est un petit livre. Bizarrement Jean-Luc Petitrenaud ne l’a pas inclus dans son lexique.

Ce serait quoi un petit livre?

Un petit livre, c’est un livre de moins de 200 pages qui trouve naturellement sa place entre deux gros pavés, tant au moment de sa lecture que dans son rangement. C’est un peu la bouffée d’air entre deux efforts d’endurance. Le petit livre se lit d’un trait, ou très rapidement, il se savoure comme un petit crème au coin d’un café.

Du fait d’une tranche plus fine que ses congénères, le petit livre passe souvent inaperçu dans une bibliothèque, mais récompensera celui qui saura le trouver. Il s’ouvrira à lui, lui donnera tout de suite sa confiance, ce qu’il a dans ses tripes, il n’a pas le temps d’amadouer le lecteur à l’usure.

Et Le petit lexique du petit du Petitrenaud ne déroge pas à cette règle. Il est savoureux comme une daube qui aurait mitonnée plusieurs heures, il est frais comme un apéritif pris l’été à une terrasse de bord de mer. Et en plus il est tantôt drôle, tantôt criant de vérité, sans pour autant rester focalisé sur la cuisine.

Bref, une bonne petite pause littéraire.

Notation

Histoire star_half_off_32
Écriture
Durée de lecture
Prix star_half_off_32

Caractéristiques

  • Poche: 122 pages
  • Editeur : Points (27 septembre 2012)
  • Collection : Points
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2757829904
  • ISBN-13: 978-2757829905
  • Prix : 5,20€
 
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Publié par le 2012/12/08 dans Cuisine, Roman

 

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Franck Thilliez – [A]tomka

Franck Thilliez - AtomkaPour ceux qui me connaissent, vous savez que je suis victime d’une malédiction. Sans le faire exprès, il arrive très souvent que 2 livres de suite, que je choisis au hasard, abordent le même sujet.

Et bien, j’ai battu mon record puisque ce sera la troisième livre en peu de temps qui aborde les thèmes de la physique nucléaire et de l’immortalité. Après La troisième humanité de Bernard Werber, et La formule de Dieu de José Rodrigues dos Santos, [A]Tomka de Franck Thilliez nous fait toucher du doigt un aspect d’Albert Einstein que l’on ne connaissait pas (et qui tient certainement du roman).

Mais la réelle question est de savoir si le rythme effréné d’un roman par an n’a pas atomisé Franck Thiliez ?

Histoire

Entre le moment où s’arrête la vie et celui où commence la mort il existe une frontière. Certains l’ont explorée…
À quelques jours de Noël une affaire d’envergure démarre pour Lucie Hennebelle et Franck Sharko, policiers dans la fameuse section criminelle du 36, quai des Orfèvres. Christophe Gamblin, journaliste de faits divers, est retrouvé mort de froid, enfermé dans son congélateur. Sa collègue est amie a disparu, alors qu’elle enquêtait sur un dossier explosif dont personne ne connaît le contenu. Sa seule trace est son identité griffonnée sur un papier détenu par un enfant errant très malade, aux organes déjà vieillissants. En parallèle, une ancienne affaire de femmes enlevées refait surface : des victimes jetées vivantes mais inconscientes dans des lacs quasi gelés, et secourues in extremis grâce à des coups de fil mystérieux à la police.
Tandis que l’enquête s’accélère, Sharko est confronté à de vieux démons. Une ombre évolue dans son sillage, jouant avec lui de manière dangereuse. Un duel secret et cruel s’engage alors, détruisant le flic à petit feu…

Avis

Franck Thilliez montre une nouvelle fois qu’il est un très grand écrivain de par ses récits et les intrigues qui les composent, mais aussi de par son écriture que nous pourrions qualifier de liquide tant la lecture est fluide.

Mais pour les amateurs de cet auteur de thrillers français, la joie de découvrir une nouvelle œuvre de Thilliez c’est aussi retrouver ses 2 héros que l’on suit depuis quelques tomes, de voir leur relation de couple évolué, de les suivre dans leurs descentes aux enfers psychologiques respectives. C’est ce qui fait la force des grands auteurs de romans, qui comme une P.D. James avec son Adam Dagliesh, ne dévoile pas toute la psychologie de ses personnages dès le premier roman, mais au fil de l’eau.

Enfin, Franck Thilliez ne tombe plus dans la facilité des descriptions gores des victimes et sait à présent s’arrêter à la juste mesure dans l’énumération des supplices ou des rapports du médecin légiste.

Un seul petit reproche, bien qu’elle ne soit pas aussi décevante que certaines fins de Jean-Christophe Grangé, la fin est très convenue, sans réelle surprise… à moins que l’histoire ne se poursuive dans un prochain volume.

Enfin la note de l’auteur sur les conditions de rédaction de ce roman est très intéressante, alors ne la négligez pas.

Notation

Histoire star_half_off_32
Écriture star_half_off_32
Durée de lecture
Prix star_half_off_32

Caractéristiques

  • Broché: 600 pages
  • Editeur : FLEUVE NOIR (11 octobre 2012)
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2265093564
  • ISBN-13: 978-2265093560
  • Prix : 21,90€

Dernière minute : la Fnac offre les 4 premiers chapitres du livre en version ePub gratuitement : lien.

 
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Publié par le 2012/12/04 dans Policier, Thrillers

 

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