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Archives de Catégorie: Science-Fiction

Les livres qui vous font voyager dans une autre dimension, un autre espace.

Adrian J. Walker – The End Of The World Running Club

Adrian J. Walker – The End Of The World Running Club

Sur ce blog, je vous ai fait de nombreuses suggestions de lecture au travers de mes découvertes, mais j’avoue que je lis pas toutes celles-ci.

Aujourd’hui je veux vous parler de The end of the world running club d’Adrian J. Walker. Si on peut regretter l’absence de traduction du titre (Les coureurs de la fin du monde aurait été tout aussi valable), je pense avoir fait un bon choix. En effet, depuis la publication de la découverte de ce livre, j’en ai parlé à la médiathèque de mon travail, qui l’a acheté et dont les lecteurs nous ont tous retourné de bonnes critiques.

Alors ce roman va-t-il être un roman marathon ou un roman à courir aller acheter ?

Résumé du livre

Plus personne n’attend rien de bon, ni rien de grand, d’Edgar Hill. À 35 ans, il est un père et un mari absent, et un homme éteint.
Mais le désastre, souvent, nous révèle à nous-même.
Séparé de sa femme et de ses enfants par plus de 800 kilomètres, Edgar n’a qu’une seule option pour les rejoindre.
Courir.
Courir jusqu’à l’épuisement. Dépasser ses limites. Se battre contre soi-même.
Et contre les dangers qui, tout au long de sa traversée d’un Royaume-Uni dévasté par une catastrophe, menaceront jusqu’à sa survie même.
S’il n’arrive pas à temps, il perdra sa famille. Pour toujours.

Avis

The End Of The World Running Club est un roman en deux temps. La première partie se consacre traditionnellement à la mise en place de l’environnement de l’histoire et des personnages, mais c’est également l’occasion pour l’auteur, Adrian J. Walker, de les plonger rapidement dans la situation anormale qui va bouleverser leur monde, même le monde. En effet, cette première partie démarre sur les chapeaux de roue par l’apocalypse, une pluie de météorites sur le nord de l’Angleterre, dévastant tout. A la lecture de ce passage, on ne peut s’empêcher de penser aux événements astronomiques récents comme la vision d’un météorite dans le sud de la France l’été dernier.

La seconde partie est la conséquence de la première, un long road movie à pieds au cours de laquelle le héros cherche à rejoindre sa famille en parcourant 900km en moins de 15 jours à pieds. On pourrait alors s’attendre à un roman, lent, poussif, une sorte de Sur la route de Jack Kerouac en plein apocalypse; mais Adrian J. Walker a eu l’intelligence de ne pas sombrer sur cet écueil. A de nombreuses reprises, l’écriture m’a fait penser à un livre de Stephen King : l’évolution psychologique du personnage face à l’épreuve qui tiendrait de Marche ou crève de Stephen King, la description du monde transformé, défiguré, comme pour La tour sombre, et bien sûr les rencontres, bonnes et mauvaises.

Ce livre se présente sous la forme d’un petit pavé de 500 pages qui peut être inconfortable à tenir pour une lecture prolongée, aussi recommanderais-je d’opter pour la version numérique. Cependant, si les pages sont nombreuses, le style d’Adriam J. Walker étant parfaite de fluidité, elles vont rapidement tourner.

Un très bon livre de science-fiction sans grand artifice technologique mais qui dépayse tant le héros que le lecteur.

Notation

Histoire
Ecriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques :

  • Livre
    • Broché: 500 pages
    • Editeur : Hugo Roman (9 juin 2016)
    • Collection : Hugo Thriller
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2755623977
    • ISBN-13: 978-2755623970
    • Prix : 19.95€
  • eBook
    • Editeur : Hugo Roman (9 juin 2016)
    • Langue : Français
    • EAN: 978-2755626209
    • Prix : 12,99€
  • Livre Audio
    • Editeur : Audible Studios
    • Langue : Français
    • Durée : 16h26
    • Prix : 27.95€

 

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Publié par le 2017/11/05 dans Science-Fiction

 

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Bernard Werber : Le miroir de Cassandre

Bernard Werber : Le miroir de Cassandre

Bien que je connaisse les romans de Bernard Werber depuis longtemps (tout a commencé avec sa saga des Fourmis), cet auteur est peu familier de ce blog. D’ailleurs lors de son dernier « passage » sur celui-ci pour La troisième humanité et le moins que l’on puisse dire, c’est que nous n’avions pas trop apprécié son incursion dans la hard scifi.

Mais comme je donne toujours une seconde chance aux gens, je suis tombé sur la version audio du Miroir de Cassandre basé sur le mythe grec de la fille de Priam et d’Hécube.

Alors est-ce que ce Miroir de Cassandre va refléter un autre niveau dans les romans de science-fiction de Bernard Werber ?

Histoire

Et vous, que feriez-vous si vous pouviez voir le futur et que personne ne vous croie ?

C’est l’histoire de Cassandre, une jeune fille de 17 ans qui a le don d’entrevoir le futur mais la malédiction de ne pas être écoutée. Elle va connaître des aventures extraordinaires qui vont lui permettre de devenir non seulement une femme mais aussi quelqu’un qui a conscience de tout ce qu’il se passe sous tous les angles. Elle part du plus difficile, l’autisme et la non-communication avec autrui et va progressivement évoluer pour devenir un être beaucoup plus sensible que la moyenne.

Un gros roman de suspense qui se démarque du reste des ouvrages de Bernard Werber par son côté réaliste et psychologique. Le miroir de Cassandre traite aussi de l’autisme, de la futurologie, des lois de probabilités, avec en toile de fond une grande histoire d’amour.

Avis

Parler de ce livre est assez compliqué, tout comme le livre.

On connaît Bernard Werber pour sa série des fourmis ou de romans de science-fiction (pas toujours très réussis); Le miroir de Cassandre est atypique et ne s’inscrit dans aucune autre de ses séries.

Sous couvert d’une histoire à tendance science-fiction d’une petite fille amnésique découvrant une montre donnant la probabilité de mourir dans les 5 secondes, Bernard Werber offre à nouveau un livre réflexion sur la place de l’Homme dans le monde, son impact sur la nature et son devoir de réaction pour pouvoir continuer à vivre sur cette Terre. Alternant donc aventures et réflexions, ce livre est tout de même agréable à lire, ne sombre pas dans un essai écologique.

La force de ce livre réside dans les personnages : originaux (des clochards), aux personnalités bien trempées, au vocabulaire haut en couleur, aux passés chargés et tourmentés. Ils sont touchants dans leur malheur, attachants avec leurs grands cœurs, émouvants dans leur vécu.

Notons que l’auteur se joue de lui en faisant des références explicites à certains de ses précédents romans comme L’arbre des possibles (dont le site Internet attenant existe toujours).

La version audio n’est pas une simple lecture, c’est une véritable théâtralisation : lecture faite par plusieurs artistes, jeu, modification des voix en fonction des personnages, bruitage. On est littéralement projeté dans l’histoire. Le seul point négatif est le niveau sonore inégal entre les différentes voix nécessitant l’adaptation incessante du volume de votre radio, et ce d’autant plus si vous avez un bruit environnant comme en voiture.

Notation

Histoire
Écriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques

  • Livre
    • Broché: 631 pages
    • Editeur : Albin Michel (30 septembre 2009)
    • Collection : LITT.GENERALE
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2226194029
    • ISBN-13: 978-2226194022
    • Prix : 23,20€
  • Poche
    • Poche: 800 pages
    • Editeur : Le Livre de Poche (1 juin 2011)
    • Collection : Littérature & Documents
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2253160210
    • ISBN-13: 978-2253160212
    • Prix : 9,10€
  • eBook
    • Editeur : Albin Michel
    • Langue : Français
    • EAN : 978-2226210005
    • Prix : 9,99€
  • Livre audio
    • Durée : 21 heures et 15 minutes
    • Editeur : Audible Studios
    • Lecteurs : Lu par : Hervé Lavigne, Véronique Groux de Miéri
    • Date de publication : 16 juillet 2013
    • Prix : 29,95€

Site Internet de l’auteur

www.bernardwerber.com

 
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Publié par le 2017/10/19 dans Science-Fiction

 

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Justin Cronin – La cité des miroirs (Le passage, Tome 3)

Justin Cronin – La cité des miroirs (Le passage, Tome 3)

J’ai l’impression que cela fait une décennie que j’ai commencé à lire la trilogie du Passage de Justin Cronin. En fait, le premier tome est sortie en 2010 (2011 pour la version française), soit juste avant la création de ce blog.

Les amateurs de la série attendent depuis 4 ans la suite des Douze et  l’arrivée de La cité des miroirs pour connaître le dénouement de cette série et la confirmation d’un nouveau maître de la science-fiction.

Alors est-ce que cette Cité des miroirs va refléter la qualité de la série ?

Histoire

En 122 apr. V., soit 122 ans après l’apparition en Amérique du Nord d’un virus qui a décimé la population, la vie semble reprendre ses droits. Ce virus, à la suite d’une expérience gouvernementale, a été inoculé à douze personnes, qui, transformées en monstres assoiffés de sang, ont propagé le mal. Mais quelques poches de population ont réussi à combattre et à éliminer les Douze, mettant un terme à un siècle de terrifiantes ténèbres. Les survivants sortent de derrière leurs hauts murs, déterminés à reconstruire leur société, et osent désormais rêver d’un futur meilleur. Mais est-ce la fin du cauchemar ou une simple accalmie avant le déchaînement d’autres forces obscures ?
Loin d’eux, dans une métropole à l’agonie, le Zéro attend. Le Premier. Le père des Douze. L’angoisse qui a brisé sa vie humaine le hante, et la haine qu’a engendrée sa transformation le brûle. Seule pourrait l’apaiser la mort d’Amy – le dernier espoir de l’Humanité, La Fille de nulle part – qui a grandi pour se dresser contre lui.

Une ultime fois, la lumière et l’ombre vont s’affronter. Amy et ses amis iront au-devant de leur destin. Cette épopée post-apocalyptique conclut avec maestria la trilogie du Passage.

Plébiscitée par la critique, numéro un sur les listes des meilleures ventes aux États-Unis et en Angleterre dès sa sortie, La Cité des Miroirs est publiée dans plus de trente pays.

Avis

Attention ce livre est un véritable pavé, au sens propre comme au figuré. 800 pages denses, très denses, et un poids qui doit dépasser le kilogramme à mon avis (je n’ai pas pesé). Donc il vous faudra du temps, pas forcément de la patience nous allons voir pourquoi plus tard, et une bonne forme physique… à moins que vous n’optiez pour la version numérique, ce que je vous conseille particulièrement.

Dans ce troisième et ultime tome du Passage, l’auteur dévoile l’origine du virus, l’histoire du patient zéro et de ses douze cavaliers de l’Apocalypse, de son lien avec Amy, et bien sur de l’avenir de l’humanité « résiduelle ». Encore une fois, il est vain de résumer cette saga partie de l’idée de faire une histoire avec une fille héroïne du roman (demande réelle de la fille de Justin Cronin). Ironie du sort, au cours de la rédaction de cette sage, l’auteur a du combattre un cancer et on peut se demander si finalement cette saga post-apocalyptique n’est pas une figure de style pour évoquer sa maladie, son combat et tenir sa promesse à sa fille.

De nombreuses critiques comparent Justin Cronin à Stephen King, et je pense qu’il mérite amplement cette comparaison. Tout comme le maître de l’horreur, l’auteur a su créer un univers complet tant dans la description des paysages, que des habitants et de leur mode de vie survivaliste. Mais là où Stephen King ne touche qu’à un domaine; la science-fiction ou le vampirisme ou la fable romanesque, Justin Cronin a su imbriquer ces trois styles dans cette saga avec maestria. Au final le lecteur n’a pas conscience de passer d’un style à un autre tant cela se fait naturellement au fil des pages, Justin Cronin est un véritable conteur.

Personnellement, et contrairement à d’autres lecteurs, j’ai particulièrement apprécié la centaine de pages sur la jeunesse de Fanning et de son passage en tant que patient zéro. Dans cette partie, j’ai trouvé le roman beaucoup plus fluide et rapide à lire, sans doute du fait de la restriction du nombre de personnages aux multiples surnoms, qui évite au lecteur de chercher de qui le roman parle.

Un roman qui consacre Justin Cronin.

Notation

Histoire star_half_off_32
Écriture star_half_off_32
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques

  • Livre
    • Broché: 816 pages
    • Editeur : Robert Laffont (16 mars 2017)
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2221111154
    • ISBN-13: 978-2221111154
    • Prix : 23,50€
  • eBook
    • Editeur : Robert Laffont (16 mars 2017)
    • Langue : Français
    • EAN : 978-2221200421
    • Prix : 15,99€

Revue de presse

 » Justin Cronin, le nouveau King.  » Le Parisien.

« Une odyssée horrifique à travers les âges. » – Paris Match

« TT- Cette saga post-apocalyptique restera, avec Le Fléau de Stephen King auquel on l’a souvent comparée, l’une des réussites du genre. » – Télérama

« La Cité des miroirs. Et installe Justin Cronin au panthéon des romanciers postapocalyptiques » – L’Express

Site Internet

http://enterthepassage.com/

 
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Publié par le 2017/09/05 dans Bit-lit, Fantasy, Science-Fiction

 

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Bobbie Peers : William Wenton – Tome 1 – Le casseur de codes

Bobbie Peers : William Wenton – Tome 1 – Le casseur de codes

 

Je ne sais pas depuis combien de temps je n’ai pas fait de critique d’un livre pour la jeunesse, sans doute depuis ma critique sur le premier tome de Cherub. Or, s’il est bien un moment où nos enfants ont le temps de lire, c’est bien pendant les vacances.

Je vous propose aujourd’hui de découvrir une nouvelle série : William Wenton. Son créateur Bobbie Peers arrive en France le 17 août prochain avec le premier tome d’une série de six : Le casseur de codes.

Alors est-ce que ce livre en plus de casser les codes casse la baraque ?

Histoire

Nom : Wenton
Prénom : William
Signes particuliers : génie du décryptage et aventurier malgré lui

William a un secret : il vit en Norvège sous une fausse identité depuis que ses parents et lui ont dû fuir l’Angleterre huit ans plus tôt. Mais c’en est fi ni de l’anonymat le jour où il résout le Cryptogramme Insoluble, le code le plus complexe au monde. Une mystérieuse organisation va soudain s’intéresser de très près à lui. D’autant que William possède quelque chose de spécial, qui le rend à la fois très précieux et extrêmement dangereux..

Avis

Je pense que l’on va entendre parler dans les mois prochains de ce nouvel héro pour la jeunesse : William Wenton, car ce premier tome est vraiment très bien.

De nombreux auteurs se sont inspirés du héros de J.K. Rowling, Harry Potter, mais rares sont ceux qui ont su recréer un univers suffisant pour maintenir la qualité littéraire sur plusieurs tomes.

William Wenton reprend donc le schéma de l’auteure anglaise avec un héros ayant un pouvoir particulier qui est caché par sa famille pour sa protection, qui doit fuir son foyer pour rejoindre une école d’enfants ayant les mêmes capacités dans laquelle sa sécurité est censée être assurée. Ici point de formules magiques mais des codes, point de baguette magique mais un orble (qui nous fait étrangement pensé à la balle du quidditch) et point de créateurs magiques mais des robots. Un monde à la fois original, loin de la magie, mais suffisamment éloigné de la réalité pour susciter l’imagination des lecteurs. Un bel univers bien exploité sans tombé dans un délire de détails technologiques.

L’écriture est très simple, très rythmé, avec une pointe d’humour, et Bobbie Peers a eu la bonne idée de faire un récit plus direct, une description du monde moins étoffée, ce qui permettra aux jeunes lecteurs de se lancer dans la lecture de cette série plus facilement que dans celle de Harry Potter.

Je recommande donc William Wenton aux jeunes lecteurs de 9-12 ans qui désirent aborder la vraie lecture, avant d’aborder de gros tomes comme ceux d’Harry Potter.

 

Notation

Histoire
Écriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques

  • Livre
    • Broché: 256 pages
    • Editeur : Pocket Jeunesse (17 août 2017)
    • Collection : JIGGY MC CUE
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2266275801
    • ISBN-13: 978-2266275804
    • Prix : 15,90€
  • eBook
    • Editeur : 12-21 (17 août 2017)
    • EAN: 978-2823861297
    • Prix : 11,99€
 
 

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Léo Henry : La panse

Léo Henry : La panse

Je termine mon cycle de science-fiction avant de me lancer dans un sprint, un course de fond, de lecture de thrillers de l’été. Et pour finir, je vais vous proposer la critique du dernier livre qui m’a été confié par ma librairie favorite, La panse de Léo Henry.

Si vous ne connaissez pas cet auteur, j’avoue que moi non plus, mais cela peut également s’expliquer par le fait que ce ne soit que son second roman.

Vais-je bien digérer La panse ou bien va-t-il me rester sur l’estomac ?

Résumé du livre

Bastien Regnault part à la recherche de Diane, sa sœur jumelle, dont la famille n’a plus de nouvelles depuis plusieurs mois. Des indices convergents le mènent très vite à la Défense. Le quartier d’affaires, chargé d’histoire, va, petit à petit, se dévoiler à lui, lui révélant un monde inconnu et souterrain, où, semble-t-il, officie une mystérieuse et très ancienne société secrète : la Panse.

Après Le casse du continuum, Léo Henry poursuit, avec La Panse, son exploration des genres dits « populaires ». Il propose cette fois un thriller d’infiltration lovecraftien ancré dans l’ici et maintenant, un roman remarquable, qu’on ne lâche plus une fois entamé, preuve, s’il en était encore besoin, de son immense talent.

Avis

C’est un avis en demi-teinte que je vais donner.

La première moitié du livre est très bien. Le positionnement du livre dans le quartier « parisien » de La Défense (proche de chez moi) est sans conteste un plus qui m’a permis de facilement me projeter dans l’histoire. Le personnage es particulièrement bien travaillé, l’histoire plongeant le personnage dans une sorte de secte, sa psychologie est forcément bien présentée et son évolution tout en subtilité. On le suite sombrer au fur et à mesure de sa descente dans les bas daçon du quartier des affaires. Bien entendu, tout comme le personnage principal, le lecteur se pose perpétuellement la question de ce qu’il est advenu de sa sœur, est-elle morte, a-t-elle été psychologiquement retourné ?

Malheureusement, l’auteur rompt ce rythme et l’avancée du personnage dans son enquête en décidant d’adopter une nouvelle optique à son roman, un mélange de symbolique, de science-fiction, d’ésotérisme, de surnaturel qui fait penser à l’univers de David Lynch. Mais n’est pas n’importe qui celui qui maîtrise ce genre, et Léo Henry n’est pas de cette élite. La conséquence de cela est que son lecteur est perdu dans le final et laissé avec plein d’interrogations.

Un livre à lire par curiosité et originalité, un auteur à surveiller.

Notation

Histoire
Ecriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques :

  • Livre
    • Poche: 304 pages
    • Editeur : Folio (2 mars 2017)
    • Collection : Folio SF
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2070469743
    • ISBN-13: 978-2070469741
    • Prix : 8,20€
  • Book
    • Editeur : Editions Gallimard (2 mars 2017)
    • EAN : 978-2072653919
    • Prix : 7,99€

Revues de presse

« Fluide, inventif, tenu malgré une légère baisse de rythme en son milieu, La Panse réussit à divertir sans prétention » , Hubert Prolongeau, Télérama n°3511

« Un thriller mythologique pour arriver à cette conclusion sidérante : la Défense est un labyrinthe mystique où se tapit le secret du monde. », François Angelier, France Culture

 

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Mathieu Bablet : Shangri-la

Mathieu Bablet : Shangri-la

Poursuite de mon cycle de science-fiction, après le dernier tome de la Loi des pyramides de Philippe Dumont et le premier de Lazare de Jamie Sawyer, avec une bande-dessinée qui a longtemps été pressentie pour le prix du festival d’Angoulême : Shangri-la de Mathieu Bablet.

En cette période de fortes chaleurs, j’ai choisi de lire cette BD de par sa couverture pleine de zénitude et de fraîcheur en me disant que j’allais capter et profiter de ces sensations.

Alors ce choix va-t-il se faire avec ou sans grimace là ?

Histoire

Ce qu’il reste de l’humanité vit à bord d’une station spatiale dirigée par une multinationale à laquelle est voué un véritable culte. Les hommes mettent en place un programme pour coloniser Shangri-la, la région la plus hospitalière de Titan, afin de réécrire la genèse à leur manière.

Avis

Dès les premières pages, ce qui frappe en premier à la lecture de cette bande-dessinée, c’est le trait de crayon. Parfois brut, parfois carré, Mathieu Bablet préfère la simplicité, la symbolique en place de pléthore de détails. Bien que cela ne soit pas toujours le cas, car quand l’action ne prime pas, l’auteur prend le temps de positionner son histoire dans un monde travaillé.

Un monde qui nous fait penser à 2001 Odyssee de l’espace pour les balades dans l’espace, THX 1138 de Geroge Lucas et Play time de Jacques Tati pour la vie communautaire poussée à son extrême, ou de The thing de John Carpenter dans les dérives violentes des foules et des scientifiques fous.

Car plus qu’un récit de science-fiction foisonnant, l’auteur aborde des thématiques sérieuses comme le racisme, le spécisme, la liberté, la mondialisation (la compagnie à la pomme en prend particulièrement pour son grade), la position de l’homme dans l’univers et sa petitesse vis-à-vis de celle-ci.

Mais ce qui surprend le plus, c’est de voir tant de maturité, de scénarisation, de maîtrise du mouvement et des couleurs de la part d’un si jeune dessinateur, car il faut le savoir, Mathieu Bablet n’avait pas 27 ans au moment de la création de celle-ci.

J’ai l’habitude de dire que les bandes-dessinées sont chères pour le temps que l’on passe à les lire, mais cette fois, je peux vous dire que Shangri-La en vaut la peine.

Notation

Histoire star_half_off_32
Dessin star_half_off_32
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques

  • Album: 222 pages
  • Editeur : Ankama éditions (2 septembre 2016)
  • Collection : Label 619
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2359109693
  • ISBN-13: 978-2359109696
  • Prix : 19,90€

Revues de presse

« A 27 ans, ce dessinateur signe un récit de SF inspiré par Akira, le manga culte de Katsuhiro Otomo, et le cinéma de John Carpenter. » – BFM TV

« Bédéthèque idéale #131 : Mathieu Bablet s’envole pour “Shangri-La” — A même pas 30 ans, Mathieu Bablet s’est lancé dans une fresque de science-fiction de plus de 200 pages, d’une beauté à couper le souffle : “Shangri-La”. » – Télérama

Une très belle interview sur bodoi.info

 
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Publié par le 2017/06/22 dans BD - Manga, Science-Fiction

 

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Philippe Dumont : La loi des pyramides – Tome 3 : Code R.A.Z

Philippe Dumont : La loi des pyramides – Tome 3 : Code R.A.Z

Le grand plaisir d’avoir un collègue écrivain dont on apprécie les livres est d’avoir en primeur les informations sur la sortie d’un nouvel ouvrage. Aussi quand Philippe Dumont organisa sur le lieu de son travail la vente du troisième et dernier tome de sa saga de La loi des pyramides, Code RAZ, au profit d’une association caritative, je n’avais aucune raison de ne pas apporter mon obole à ce merveilleux geste.

D’un autre coté, l’inconvénient d’avoir un collègue écrivain qui sait que vous avez son dernier livre, qui plus est dédicacé, est que dès que vous le croisez, il vous demande toujours gentiment si on l’a lu et ce que l’on en a pensé. Après plusieurs mois à prétexter une PAL volumineuse, et faisant une parenthèse science-fiction, j’ai donc décidé de faire passer en tête son livre.

Avons-nous eu raison ou bien aurions-nous du faire table rase sur ce livre ?

Résumé du livre

Nous sommes en 2090. La loi des Pyramides, qui exclut les  » inutiles  » de la société, n’a jamais été plus tyrannique en Europe. Chami est maintenant une adolescente, tout comme Jarvik, le fils de Zac. Il est presque trop tard, les dernières barrières que l’éthique impose sont en train de s’effondrer. Que peuvent deux adolescents, même capables de performances physiques hors norme, contre un directoire sans scrupule ? Surtout que le compte à rebours est lancé pour Chami. « Un ». Le chiffre. Pas celui de la plus haute marche du podium, celui dont on peut être heureux ou fier parce qu’il souligne la victoire ou l’excellence. Non, ce  » un « , Chami le connaît bien pour l’avoir longtemps redouté. Ce  » un  » dont elle vient de rêver pendant des heures, qui a pris le pas sur tout autre pensée, est celui d’un compte à rebours annonciateur d’une échéance finale. Dernier rempart avant le zéro fatidique, synonyme de néant. Elle frissonne. Dans vingt-quatre heures tout au plus démarrera le processus d’effacement de ses acquis prénataux.

Avis

Ce troisième livre est le livre de la maturité à plus d’un titre. Maturité des héros puisque huit ans se sont écoulés depuis la fin du deuxième volet de cette saga. Les personnages ont bien sûr grandis, ont vécu bon nombre d’aventures, mais ils vont surtout se rencontrer, enfin, se découvrir et s’apprécier.

Maturité de l’auteur : non pas que Philippe Dumont soit un grand enfant, sauf peut-être au niveau de l’imagination, mais dans la maîtrise de l’écriture. La structure de ce troisième tome est beaucoup plus maîtrisée, le livre décomposé en petits chapitres relance sans cesse l’histoire, le lecteur peut interrompre facilement sa lecture et la reprendre tout aussi facilement. Le tout est parsemé de petites pointes d’humour.

Bref un livre qui plaira aux jeunes lecteurs mais également à leurs parents qui souhaitent partager un moment de littérature avec leur progéniture.

Et si ça se trouve, à la lecture de ce dernier tome, vous aurez sans doute envie de vous replonger dans celle des deux premiers

Notation

Histoire
Ecriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques

  • Livre
    • Broché: 390 pages
    • Editeur : Alice (9 juin 2016)
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2874262869
    • ISBN-13: 978-2874262869
    • Prix : 17,50
 
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Publié par le 2017/06/19 dans Science-Fiction

 

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