RSS

Archives de Catégorie: Evénements

Questions à Marc Voltenauer

Questions à Marc Voltenauer

En attendant la critique du nouveau roman de Marc Voltenauer, celui-ci a eu la gentillesse de nous accorder un moment pour répondre à nos questions. Je dois avouer ne pas avoir espéré de réponses si complètes ce qui montre l’accessibilité et la gentillesse de l’auteur.


Après avoir fait des études de Théologie à l’Université de Genève, être Secrétaire général des Unions Chrétiennes de Genève puis avoir travaillé dans les ressources humaines d’une banque, vous écrivez votre premier roman. Quels en ont été les éléments déclencheurs qui vous ont permis de franchir ce cap ?

Un matin, je me suis mis à écrire. C’est aussi simple que cela.
Avec le temps et de nombreuses lectures de romans policiers, j’ai commencé à m’intéresser à la construction du récit et des intrigues. Je trouve fascinant le fait de concevoir de toute pièce une histoire et de la raconter. Créer le suspense. Maintenir l’intérêt du lecteur éveillé. Mais au-delà de mes devoirs d’école ou à l’université, je n’avais jamais rien écrit. Et je ne me sentais pas capable d’écrire. J’étais admiratif de tous ces auteurs que je lisais.
Écrire un roman policier a été un acte spontané et irréfléchi. Durant le voyage autour du monde que j’ai fait avec mon ami, j’ai eu le temps de lire et l’idée a germé en moi, jour après jour, sans vraiment que je m’en rende compte.
C’est donc au retour de notre voyage que tout s’est déclenché.
L’idée s’est tout naturellement imposée à moi. Gryon – tout comme Fjällbacka pour Camilla Läckberg – était le parfait décor d’un polar : l’atmosphère singulière d’un petit village pittoresque, le savoir-vivre montagnard, l’ambiance chaleureuse des chalets, les différents lieux publics, la vie villageoise, le découpage impressionnant des massifs alentour, les hivers rudes. Gryon, un petit village de montagne sans histoires avec un peu plus de mille habitants. Une ambiance de huis clos où l’inspecteur a tout le monde sous la main. Ou presque… Le village est isolé, mais pas non plus hermétique.
Juste avant Noël, en 2012, je me suis réveillé au milieu de la nuit et j’ai commencé à mettre sur papier les grandes lignes de l’intrigue du « Dragon du Muveran ».
Après quelques nuits, il me fallait commencer à écrire. Jamais je n’avais décrit des personnages, des lieux, des ambiances et encore moins eu l’occasion de m’entrainer à l’exercice redoutable de rédiger des dialogues.
Très vite, l’écriture est devenue un savoureux mélange entre envie et besoin. Une sorte de drogue douce à laquelle j’avais succombé sans même m’en rendre compte. Une année et demie après cette nuit de Noël de 2012, j’ai écrit la dernière ligne de mon roman avec en prime un sentiment vagabond qui vacillait entre la satisfaction d’être arrivé au bout et un début de mélancolie.

Qui a tué Heidi ? est votre second roman. Est-ce que son écriture a été plus facile que Le dragon du Murevan ou au contraire plus difficile du fait du bon accueil de votre premier roman ?

Le plaisir d’écrire et de construire une histoire est resté le même. J’ai commencé le deuxième avant même d’avoir une réponse d’édition pour le premier. Je ne peux pas dire si c’était plus facile ou difficile. Pour le 2e, j’avais envie de construire en premier lieu une intrigue qui tienne la route et passionne le lecteur, mais aussi de m’améliorer tant au niveau du contenu que de la forme. Cette fois, je me suis plus entouré. Pour le premier, j’étais en contact avec un médecin légiste avec qui nous avons échangé sur tous les aspects liés à son métier. C’était une expérience géniale et enrichissante qui m’a permis d’être au plus proche de la réalité. Pour le 2e, j’ai renouvelé l’expérience et l’ai même élargie en échangeant avec un inspecteur de police, un médecin, un avocat, etc.
Ensuite, une collaboration littéraire avec une amie auteur, Marie Javet (La petite Fille dans le Miroir ; son premier roman) a vu le jour. Au fil de l’écriture, nous relisions nos textes respectifs, les commentons, les corrigeons. Et nous discutons aussi ensemble du contenu. Si l’un des deux coince sur un point, l’autre réussit souvent à l’aider pour que la situation se débloque. C’est une collaboration passionnante et très enrichissante.

Pourriez-vous nous faire partager une journée d’écriture? Quelle est votre méthode d’écriture : l’isolation et le silence de chez vous, ou au contraire, l’ambiance vivante d’un bar ? Quels moyens : un ordinateur, une tablette ou le bon vieux carnet avec un stylo-plume ?

J’écris sur mon ordinateur. C’est beaucoup plus simple pour écrire, retravailler, corriger. Comme je travaille, je n’ai pas de journée « type » d’écriture. J’écris lorsque j’ai le temps et je peux le faire n’importe où. Souvent j’écris tôt le matin au réveil à la maison. Mais j’écris aussi régulièrement à Gryon sur les lieux, notamment au Café Pomme. C’est important pour moi d’être sur place pour écrire. Par moments, je préfère être au calme. Parfois en écoutant de la musique. Parfois dans un endroit vivant et bruyant comme un café. Cela dépend des envies et de mon état d’esprit. Lorsque j’écris, je suis dans une bulle et j’arrive à faire abstraction de ce qui se passe autour.

On entend souvent dire que l’auteur met une part de lui dans son personnage principal. Est-ce votre cas ?

Andreas est un personnage à part entière. Toute ressemblance… (rire). Au fil des pages, nous avons établi une relation proche et on a appris à mieux se connaître. Nous avons d’ailleurs décidé d’un commun accord que l’aventure allait se poursuivre… (rire). Il y a bien sûr des ressemblances. Je dirais même qu’il y a un peu de moi dans chaque personnage.

Pour préparer cette interview, je cherchais les noms d’autres auteurs suisses de romans policiers. Je pensais bien sûr à Frédéric Dard, mais qui fut suisse par adoption fiscale. J’ai eu du mal à en trouver que je connaissais en dehors de Joël Dicker, connu pour son succès L’affaire Harry Quebert. D’ailleurs l’un comme l’autre vous ne figurez pas dans la liste des auteurs suisses de romans policiers sur Wikipedia. Comment expliquez-vous cela ? Les services de communication des maisons d’édition ne portent-ils pas trop au firmament les auteurs nordiques au détriment des auteurs locaux qui ont souvent un talent supérieur ou une plus grande proximité avec leur lectorat ?

Pour Wikipedia, je ne saurai vous répondre… Moi-même j’aime bien découvrir ces polars, non seulement pour leur intrigue, mais aussi pour le cadre et l’atmosphère. En lisant, on s’immerge dans un pays, une région, un lieu et on voyage. Mais on remarque qu’en général, les lecteurs s’intéressent de plus en plus aux auteurs du cru. Un des éléments du succès du Dragon du Muveran est sans doute le fait que l’histoire se situe en Suisse. Les lecteurs peuvent ainsi s’identifier aux lieux et à l’ambiance. Et pour les lecteurs étrangers, français et belges, lire un livre qui se passe en Suisse apporte une touche d’exotisme.

Et si vous nous conseilliez un autre auteur(s) suisse de romans policiers ?

Avec d’autres auteurs, nous tentons d’augmenter notre visibilité au travers du « Cercle d’Auteurs de Polars Romands », on y retrouve Nicolas Feuz, Marie-Christine Horn, Quentin Mouron, Sébastien Meier et Yves Patrick Delachaux.

Depuis le succès de votre premier roman, Gryon est devenu le village helvète le plus connu. L’office du tourisme organise même des visites des principaux lieux de votre roman. Comment se passe cette nouvelle relation avec les gens du village ?

Dire que Gryon est devenu le village suisse le plus connu est sans aucun doute un peu exagéré… Gryon et la région étaient déjà bien connus par les Romands et beaucoup de gens y sont attachés parce qu’ils skient dans la région, qu’ils y ont un chalet, qu’ils y ont fait des camps dans leur enfance. Pour ces personnes, retrouver ce cadre dans un roman est sans aucun doute un intérêt supplémentaire lors de la lecture. Mais il est vrai aussi que des personnes qui ne connaissaient pas la région y sont venues après avoir découvert le Dragon du Muveran. C’est ce qui explique aussi le succès des randonnées-lectures sur les lieux du crime.
Je souhaitais que les gens de la région puissent s’identifier à la description des lieux et des ambiances que j’ai décrites. Et il semble que ce soit le cas. J’ai eu de nombreux retours très enthousiastes des habitants.

Je vous propose un questionnaire façon Bernard Pivot pour lequel vous êtes libre de développer votre réponse, ou pas.

Si vous deviez être un policier ou un enquêteur de la littérature ?

Anders Knutas , inspecteur sur l’île de Gotland, une île qui m’est chère.

Si vous deviez être un méchant de la littérature ?

Hannibal Lecter pour son côté épicurien…

Si vous deviez être une arme ou une façon de tuer ?

Je n’arrive pas à m’imaginer être une arme ni une façon de tuer. Seuls mes personnages de romans seraient à même de répondre…

Votre écrivain modèle ?

Henning Mankell

Le thriller ou le roman policier que vous auriez aimé avoir écrit ?

Le Crime de l’Orient d’Express.

Celui que vous êtes en train de lire ?

Eunoto de Nicolas Feuz. Et le prochain sur la liste est le dernier Camilla Läckberg que je lis en suédois, ma langue maternelle.

Le mot que vous bannissez ?

Impossible.

Le mot que vous aimez prononcer ?

Je t’aime.

Et comme vos personnages, vous êtes un épicurien ?

Oui, mais un épicurien plus attaché à la nature… qu’aux produits. J’aime voyager et découvrir des endroits. Moins il y a d’habitations et de monde, plus je suis heureux. Ce sont des moments que j’aime partager avec mon ami.

Un cigare ?

Le Sir Winston de Upmann, un module Churchill, un cigare exceptionnel ou alors The Five Sixty de la marque El Sueno, une découverte récente avec de grandes qualités qui est produit par un ami.

Un vin ou un alcool ?

Le whisky, de préférence de l’île d’Islay en Écosse.

Un plat ou une pâtisserie ?

La fondue ou le steak tartare

Et pour terminer, la question que l’on ne devrait pas poser à un écrivain à la sortie de son dernier livre. Est-ce que vous avez déjà une idée du prochain roman ?

Oui. L’intrigue du 3e commence à se mettre en place…


Pour rappel, le second livre de Marc Voltenauer, Qui a tué Heidi, paraîtra le 7 septembre 2017 en France. Mais Marc m’ayant fait parvenir le livre en avance, vous aurez la joie de trouver la critique de ce livre dès le 26 août 2017 jour du lancement du livre. A bientôt.

 
Poster un commentaire

Publié par le 2017/08/16 dans Evénements

 

Étiquettes : , , , ,

Le livre sur la place 2017 : 8-9-10 septembre

Le livre sur la place 2017 : 8-9-10 septembre

Le chapiteau place de la Carrière à Nancy accueille les 8, 9 et 10 septembre 2017 plus de 600 auteurs en dédicace. Venez les rencontrer!

 

Parmi les 00 auteurs participants à ce salon, nous noterons la présence des auteurs suivants (pour connaître la liste complète, cliquer sur le lien du site officiel pour y accéder) :

  • Jérôme Camut et Nathalie Hug
  • Sandrine Collette
  • Marc Dugain
  • Jean-Christophe Grangé
  • Sophie Loubière
  • Benoît Minville
  • Nadine Monfils
  • Jacques Ravenne
  • Sire Cedric
  • Romain Slocombe
  • Niko Tackian
  • Franck Thilliez

Site internet : http://lelivresurlaplace.fr/

 
Poster un commentaire

Publié par le 2017/08/11 dans Evénements

 

Étiquettes : , , , ,

Votez pour le Prix Imaginaire 2017

Votez pour le Prix Imaginaire 2017

Cultura vous invite à voter pour décerner le Prix Ligue de l’Imaginaire 2017 en choisissant votre roman préféré parmi les 6 titres retenus par les membres de La Ligue de l’Imaginaire.

Ce prix est particulièrement important pour nous. Il symbolise l’engagement de Cultura pour soutenir les littératures ayant un univers imaginaire particulièrement riche et dont nous sommes les promoteurs. Il marque aussi notre volonté de soutenir les auteurs en devenir et de les faire découvrir aux lecteurs. Et il concrétise aussi notre souhait de prendre en compte l’avis des lecteurs pour décerner ce prix.

Les 6 titres en lice sont :

  • Lux de Maud Mayeras
  • Quand la neige danse de Sonja Delzongle
  • Rural noir de Benoit Minville
  • Outrage de Yves Tanguy
  • Bienvenue à Cotton’s Warwick de Michael Mention
  • Journal d’un vampire en pyjama, Mathias Malzieu

Vous souhaitez voter ? Rien de plus simple : Avant le 31 aout 2017 à minuit, remplissez le formulaire à l’adresse suivante.

Cerise sur le gâteau, voter pour votre roman coup de cœur vous permettra peut-être de remporter l’un des 5 lots des 6 titres dédicacés.

Pour découvrir qui sera l’heureux lauréat du Prix de la ligue de l’Imaginaire, nous vous donnons rendez-vous au festival Lisle noir à Lisle sur Tarn (81) le 23 et 24 septembre 2017. Ce festival du polar réunit les auteurs les plus prestigieux et devient l’un rendez-vous incontournable de tous les amateurs du genre.

La Ligue de l’Imaginaire est un collectif d’auteurs, de scénaristes et de réalisateurs particulièrement attachés à l’invention, la création et la mise en scène d’univers fictifs pour le plaisir des lecteurs et des spectateurs. Elle réunit à ce jour 17 membres :

Bernard Werber, Barbara Abel, Maxime Chattam, Patrick Bauwen, Franck Thilliez, Jean-Luc Bizien, Bernard Minier, Eric Giacometti, Jacques Ravenne, Mireille Calmel, David Khara,  Henri Loevenbruck, Ian Manook, Laurent Scalese, Sébastien  Drouin et Amélie Andrieux.

 

 
Poster un commentaire

Publié par le 2017/08/07 dans Evénements, Sites marchands

 

Étiquettes : , , ,

1000 articles

1000 articles

Je viens seulement de m’apercevoir que j’avais franchi le cap des 1000 articles sur ce blog.

Ce fût fait le 21 juillet dernier, soit un peu moins de 6 ans après la création de ce blog, ce qui fait un article tous les 2 jours en moyenne.

J’en profite pour remercier toutes les personnes qui viennent le lire, laisser un commentaire et aux quelques auteurs qui se sont faits connaître après que j’ai laissé une critique sur une de leurs œuvres.

J’espère pouvoir poursuivre encore un moment ce blog, y prendre toujours autant de plaisir, de faire de nouvelles rencontres, réelles ou virtuelles, et de partager cette passion pour la littérature policière ou futuriste.

 

 
Poster un commentaire

Publié par le 2017/08/01 dans Blogs, Evénements

 

Étiquettes :

Extrait d’Islanova en téléchargement

Extrait d’Islanova en téléchargement

Son nom de code : Loki

Son territoire : les forêts et la garrigue provençales
Sa cause : l’écologie
Son action : détruire pour alerter
Son but : forcer les peuples à s’emparer de la destinée de leur planète
Son arme : le feu
Un espoir pour la nouvelle génération : l’Armée du 12 Octobre et Islanova !


Après la tétralogie culte Les Voies de l’ombre, après la série choc W3, voici venu le temps d’Islanova. Un nouveau projet ambitieux, addictif, réponse romanesque de Jérôme Camut et Nathalie Hug aux contradictions de notre société.

Découvrez en exclusivité une nouvelle inédite suivi des cinq premiers chapitres d’Islanova.

http://12-21editions.us7.list-manage1.com/track/click?u=e10d585a5ac1154aa21c42ff9&id=ad70c41a87&e=7286dd8fe5

 

Étiquettes : , , ,

Le bonhomme de neige au cinéma

Le bonhomme de neige au cinéma

Au cinéma le 29 novembre d’après l’œuvre de Jo Nesbo du même nom.

 
 

Étiquettes : , , ,

Le Crime de l’Orient-Express, au cinéma pour Noël 2017

Le Crime de l’Orient-Express, au cinéma pour Noël 2017

Une nouvelle adaptation du célèbre roman d’Agatha Christie sortira en salle peu avant Noël…

Le Crime de l’Orient-Express, le nouveaux film de Kenneth Branagh adapté du roman du même nom d’Agatha Christie se dévoile de plus en plus avec son casting en or qui comprend Johnny Depp, Daisy Ridley, Michelle Pfeiffer, Judi Dench, Penélope Cruz, Willem Dafoe ou encore Kenneth Branagh lui-même en détective Hercule Poirot…

Comment vous dire qu’on ne va pas supporter d’attendre encore quelques mois ?

Rendez-vous le 13 décembre !

 
Poster un commentaire

Publié par le 2017/07/06 dans Evénements

 

Étiquettes : , , ,

 
%d blogueurs aiment cette page :