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Archives de Catégorie: Bit-lit

Justin Cronin : Les douze (Le passage Tome 2)

justin cronin - les douze Cher lecteur, je suis désolé de ne pas vous avoir proposé de nouvelle critique de livre depuis plusieurs semaines. Mais j’avais de nombreuses excuses. Tout d’abord, beaucoup de travail, de nombreuses sorties en cette fin d’année, mais surtout et avant tout, la lecture d’un livre imposant. C’est le genre de livre que l’on commence aux premiers froids d’hiver car l’on sait que l’on va avoir du temps pour le lire, à défaut d’avoir du beau temps.

Les douze de Justin Cronin, second tome paru à ce jour de la trilogie du Passage, était très attendu par les lecteurs de la première heure. Les premières informations que l’auteur avaient donné nous alerter sur le fait qu’il y aurait le détail de l’origine de la situation planétaire que nous découvrions dans Le passage.

Alors est-ce que Les douze vaut la peine d’avoir attendu 2 ans cette suite ?

Histoire

Dans Le Passage, Justin Cronin avait imaginé un monde terrifiant, apparu à la suite d’une expérience gouvernementale ayant tourné à l’apocalypse. Aujourd’hui, l’aventure se poursuit à travers l’épopée des Douze. De nos jours. Alors que le fléau déclenché par l’homme se déchaîne, trois étrangers naviguent au milieu du chaos. Lila, enceinte, est à ce point bouleversée par la propagation de la violence et de l’épidémie qu’elle continue de préparer l’arrivée de son enfant comme si de rien n’était. Kittridge, surnommé « Ultime combat à Denver », pour sa bravoure, est obligé de fuir afin d’échapper aux mutants viruls, bien conscient qu’un plein d’essence ne le mènera pas très loin. April, une adolescente à la volonté farouche, lutte pour protéger son petit frère. Tous trois découvriront bientôt que l’espoir demeure, même au coeur de la plus sombre des nuits. Cent ans plus tard. En quête du salut de l’humanité depuis l’apparition des douze vampires à l’origine de la prolifération des viruls, Amy et ses compagnons ignorent que les règles du jeu ont changé. Les Douze ont donné naissance à un pouvoir occulte, incarné par le maléfique Horace Guilder et porteur d’une vision de l’avenir infiniment plus effrayante encore. Extraordinaire parabole sur le thème du sacrifice et de la survie, récit choral d’une incroyable diversité, intrigue étourdissante, Les Douze comblera les attentes des nombreux admirateurs du Passage – best-seller international unanimement salué par la critique – autant qu’il séduira ceux qui ne connaissent pas encore l’univers prodigieux de Justin Cronin… A tous, la lecture de ces quelque mille pages fera passer des nuits blanches.

Avis

Autant vous le dire tout de suite, je suis très mitigé sur ce livre.

La première partie est très perturbante. L’auteur met en place la seconde moitié du livre en amenant l’ensemble des personnages, leur histoire propre, dans des lieux différents,  des époques différentes (avant avant, avant, après Le passage). Et pour simplifier le tout, les personnages peuvent avoir des noms, des surnoms voire un second nom (je ne vous explique pas pourquoi sans vous dévoiler une partie du livre), à un tel point d’un « annuaire » a été mis en fin de livre pour rappeler au lecteur qui est qui Bref, le lecteur est un peu perdu les 300 premières pages.

La seconde partie par contre est tout simplement géniale. On retrouve le roman mêlant science-fiction, fantasy et bit-lit. Les éléments mis en place en première partie de livre s’assemblent tel un puzzle, le rythme s’accélère, les pages filent et on se surprend à arriver au final.

C’est aussi l’occasion pour l’auteur de rappeler et dénoncer le totalitarisme, les simulacres de démocratie comme le monde put le connaître au cours de la seconde guerre mondiale.

On notera de subtile allusion à des auteurs ou des livres classiques qui ont inspiré Justin Cronin, comme le personnage Peter Jaxon qui fait référence à Peter Jackson le réalisateur du Hobbit et du Seigneur des anneaux au cinéma.

Donc un peu de courage, pour les amateurs qui voudraient se lancer dans sa lecture, tenez bon, telle a quête du Graal, la récompense nécessite des efforts et quelques sacrifices.

Enfin, un petit conseil : si vous êtes amateur de livre numérique, n’hésitez pas à l’acheter dans ce format. La version papier est très lourde et l’on fatigue rapidement. D’autant plus lourde que les pages sont denses et que l’on dépasse allègrement la minute par page, ce qui ne favorise pas le repos des bras.

Notation

Histoire star_half_off_32
Écriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques

  • Broché: 727 pages
  • Editeur : Robert Laffont (7 mai 2013)
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2221111141
  • ISBN-13: 978-2221111147
  • Prix : 23,00€

Revue de presse

Télérama – TT – « L’an dernier, Le Passage, l’énorme pavé d’un presque inconnu, Justin Cronin, avait réveillé chez beaucoup le goût d’une SF apocalyptique à la fois intelligente et haletante. Voici le deuxième volet de la trilogie. Cent ans après l’invasion des « viruls », ces humains transformés en vampires, les douze mutants à l’origine du fléau ont mis en place un pouvoir occulte. Plus politique que le premier volume, Les Douze met en scène des caricatures de démocratie, les dérives d’un totalitarisme basé sur la peur, et imagine des camps de concentration qui font écho à la Seconde Guerre mondiale. La fresque a toujours de l’ampleur, et les personnages restent attachants — avec un plus pour Lila, jeune femme enceinte qui tente de s’extraire de la violence ambiante… On espère que le tome 3, disponible en 2015, sera au niveau des deux premiers… »

Site Internet

http://enterthepassage.com/

Lire un extrait

http://www.calameo.com/read/000913544d98c27c6af57

 
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Publié par le 2013/12/15 dans Bit-lit, Fantasy, Science-Fiction

 

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Guillermo del Toro : La lignée

Deguillermo del tora - la lignée Guillermo del Toro je ne connaissais que son œuvre cinématographique…et encore qu’une petite partie de celle-ci : Hellboy  et Le labyrinthe de Paon.

Alors quand j’ai vu à un troc-livre (vous avez un livre, vous prenez un livre) La lignée signé par l’un des plus grands scénaristes de films d’action de Hollywood, je l’ai pris en me disant que j’allais passer un bon moment avec ce livre d’action.

Notons au passage que Guillermo del Toro pour rédiger ce livre de bit-lit (c’est à dire de vampires) s’est adjoint un co-auteur Chick Hogan, à ne pas confondre avec le catcher Chuck Hogan.

Alors dans quelle lignée ce livre va-t-il s’inscrire : Bram Stoker, Anna Rice ou plus récemment dans le vampirisme romantique de Stephenie Meyer ?

Histoire

Depuis son atterrissage à l’aéroport de JFK à New York, un avion en provenance de Berlin ne répond plus à la tour de contrôle. Le spectacle qu’Éphraïm et son équipe d’épidémiologistes découvrent à bord a de quoi glacer le sang : tous les passagers, sauf quatre, sont morts, en apparence paisiblement. Ont-ils été victimes d’un attentat au gaz ? D’une bactérie foudroyante ?

Lorsque, le soir même, deux cents cadavres disparaissent des morgues de la ville, Éphraïm comprend qu’une menace sans précédent plane sur New York. Lui et un petit groupe décident de s’organiser. Et pas seulement pour sauver leurs proches, car c’est la survie de l’humanité tout entière qui est en jeu….

Extrait

– Et alors, bubbeh ? demanda Abraham entre deux cuillerées.
– Tel était son fardeau en ce bas monde, et il lui avait enseigné l’humilité, qualité rare chez les nobles. Il avait beaucoup de compassion envers les pauvres, ceux qui travaillaient dur, les malades. Il se montrait surtout gentil avec les enfants du village, et ses poches grandes comme des sacs à navets étaient toujours remplies de babioles ou de sucreries. Lui-même n’avait pas vraiment eu d’enfance : à huit ans, il était déjà grand comme son père ; à neuf, il le dépassait d’une tête. Sa fragilité et sa grande taille faisaient secrètement la honte du châtelain. Mais le seigneur Czardu était un gentil géant, et son peuple l’aimait beaucoup. On disait qu’il voyait les gens de haut sans les prendre de haut.
D’un signe de tête, sa grand-mère rappela à Abraham qu’il devait avaler une nouvelle cuillerée. Il mâchonna une betterave bouillie ; on les appelait «cœur de bébé» en raison de leur couleur, de leur forme, et de leurs fibres qui rappelaient de petits vaisseaux sanguins.
– Et alors, bubbeh ?

Avis

La lignée s’inscrit dans aucun style des maîtres du genre : pas la romance des Twilight, pas le gore et le gothique comme chez Anna Rice, ou le classisme de Stocker. Ce livre tiendrait plutôt d’un Stephen King, boosté à la vitamine C, avec en plus un petit dépoussiérage qui nous fait immanquablement penser au film de Ridley Scott Alien. C’est efficace, on ne voit pas les pages défiler et on se prend à s’attacher aux personnages.C’est l’occasion d’apprendre quelques éléments sur la structure de Manhattan et de ses bas-fonds.

Il y a cependant quelques maladresses et longueurs dans ce livre. La narration de l’épisode de l’éclipse solaire est non-seulement longue (une quinzaine de pages, presqu’autant que pour le final, on y revient un peu plus loin), sans grand intérêt scientifique, et encore moins pour le livre. Rien ne rapproche cette description de la trame narrative et aurait pu être très bien mise dans un autre livre, sans aucun problème.

Seule déception, le final du livre est plutôt décevant. Après plus de 500 pages on pourrait s’attendre à un final éclatant, violent, sanglant, saignant, dans lequel un ou plusieurs héros auraient perdu la vie ou un parent proche, ici en quelques pages assez molles on se rend compte que ce n’est que la fin du premier tome d’une série. Et oui! Depuis je me suis renseigné, et il se trouve que La lignée est suivi de La chute et enfin, à ce jour, de La nuit éternelle. Autant dire que l’on n’est pas prêt de voir la fin de l’aventure menant Eph, Mona et les autres.

Notation

Histoire
Écriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques

  • Poche: 565 pages
  • Editeur : Pocket; Édition : Pocket (7 octobre 2010)
  • Collection : Science-fiction / fantasy
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2266202774
  • ISBN-13: 978-2266202770
  • Prix : 8.10€

Site Internet de l’auteur

L’auteur ne dispose pas de site officiel
Revue de presse

«A contre-courant de la mode des vampires romantiques, Del Toro et Hogan ont voulu faire peur en imaginant des créatures aussi bizarres que repoussantes. Pari gagné !»

Claude Ecken – Revue Fantastique

 
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Publié par le 2013/09/23 dans Bit-lit

 

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Anonyme – Le cimetière du Diable

Revenons au un premier de ce blog, la critique littéraire.

Voici le troisième volet des aventures du Bourbon Kid, qui semble prometteur rien que par le titre.

Pour rappel, ces 3 romans sont apparus sur Internet avant d’être publiés traditionnellement sur papier; et seraient attribués à Quention Tarantino.

Alors, livre à lire ou à enterrer définitivement ?

Histoire

Après Le Livre sans nom et L’œil de la Lune (voir la critique ici), les nouvelles aventures du Bourbon Kid. Vous n’avez pas lu Le Livre sans nom ? Vous êtes donc encore de ce monde, et c’est tant mieux. Parce que vous allez pouvoir assister à un spectacle sans précédent, mettant en scène Judy Garland, James Brown, les Blues Brothers, Kurt Cobain, Elvis Presley, Janis Joplin, Freddie Mercury, Michael Jackson… et le Bourbon Kid. Les héros du Livre sans nom se retrouvent en effet dans un hôtel perdu au milieu du désert pour assister à un concours de chant au nom prometteur :  » Back From The Dead « . Imaginez un Dix petits nègres rock revu et corrigé par Quentin Tarantino… Vous y êtes ? C’est encore mieux !

Avis

Autant le dire tout de suite, ce troisième tome des aventures du Bourbon Kid n’a rien à voir avec les deux précédents épisodes. Vous pouvez donc le lire sans en connaître l’historique.

Donc, quoi de neuf dans ce volet ?

Après les vampires et les loups-garous de Santa Mondega des deux précédents tomes, l’auteur nous amène cette fois-ci avec les goules, les zombies, les morts-vivants. Ce qui manquaient à la panoplie pour faire partie des classiques des livres d’horreur.

Même si l’histoire semble être la même, et la ligne directrice un peu redondante (ballade, monstre, baston, meurtre, sang, …), il est tout de même à signaler l’humour bien plus marqué dans cet opus. Positionner l’histoire au moment d’un concours de chants est l’occasion de faire une critique dithyrambique des radios-crochets nouvelle génération diffusés à la télé.

Cela reste donc, un bon livre, mais on recommandera sa version poche pour avoir un rapport qualité de lecture / prix intéressant.

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Publié par le 2012/01/25 dans Bit-lit, Uncategorized

 

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Anonyme – L’oeil de lune

Cette nouvelle année est propice à la création de nouvelle catégorie. Après les BD & Mangas, voici donc la catégorie Bit-LIt. Pour ceux qui ne connaîtraient pas cette dénomination, cela désigne la littérature de vampire (bit signifiant mordre en anglais).

Donc, sans faire de jeux de mots laids, si vous êtes accros à ce genre de littérature, vous avez sans doute déjà entendu parlé de la série du Bourbon Kid. Souvent attribués à Quentin Tarrantino, ces livres sont officiellement d’un auteur anonyme dont les œuvres ont circulé dans un premier temps sur le net.

Se positionnant entre  Le livre sans nom et Le cimetière du diable, L’oeil de lune voit le retour du kid le plus exterminateur du monde. ALors vaut-il le coup d’œil ?

Histoire

Personne n’a oublié le Bourbon Kid, mystérieux tueur en série aux innombrables victimes. Ni les lecteurs du Livre sans nom, ni les habitants de Santa Mondega, l’étrange cité d’Amérique du Sud, où sommeillent toujours de terribles secrets. Alors que la ville s’apprête à fêter Halloween, le Bourbon Kid célèbre lui le dix-huitième anniversaire de son premier homicide. Il est alors loin de se douter qu’il est devenu la proie d’une agence très spéciale. Une proie particulièrement coriace, de celles qu’il ne faut pas rater, sous peine d’une impitoyable vengeance. Mais cela n’est rien à côté de ce qui attend Santa Mondega lorsqu’une mystérieuse momie disparaît du musée local…

Avis

Avant de retomber dans une série de massacres plus sanglants les uns après les autres, le livre donne les origines de l’histoire, les origines de la méchanceté du kid. Ce livre nous fait découvrir les racines du mal qui est ancré à Santa Monega.

Le style littéraire n’est certes pas des plus élaboré, mais il se prête excellemment bien à ce genre de livre. Il accentue l’aspect rude, vulgaire et scélérate de ce monde. Bien que les descriptions du monde, des gens ou des sévices soient présentes, elles ne rompent pas le rythme très soutenu du livre.

Enfin, choses qui ne gâchent rien, :

  • l’humour est omniprésent et renvoie à des connaissances musicales, tv ou ciné. Quelques artistes en prennent pour leur grade au passage,
  • Les deux premiers volumes (et donc celui-ci) sont depuis peu disponibles au format poche. Notre porte-monnaie est content.

Notation

Histoire
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Publié par le 2012/01/07 dans Bit-lit

 

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