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Archives de Catégorie: Policier

Les livres qui vous font des nœuds à force de chercher qui a tué le Colonel Moutarde.

Découvertes mai 2017

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A l’approche de la fête des mères et des pères; voici quelques suggestions de livre. On notera que la science-fiction a le vent en poupe et que dans ce genre littéraire le prix de la version numérique est très intéressante par rapport à sa version papier.

Duane Swierczynsk – Canari

Sarie Holland est une jeune fille sage : elle ne boit guère, ne fume pas et suit consciencieusement ses études. Un soir, pour rendre service, elle conduit une connaissance à un rendez-vous (elle est la seule à être sobre). Mais ce copain est un dealer, et un malheureux concours de circonstance fait tomber Sarie entre les mains de la police. Soit elle plonge pour complicité, soit elle fait plonger quelqu’un d’autre en devenant indic. De fait, qui se méfierait d’elle ? Mais la police, trop pressée de coincer un gros poisson, monte une opération dangereuse dont elle perd le contrôle. Sarie va devoir se débrouiller toute seule… pour survivre dans un monde interlope et dangereux dont elle ne soupçonnait guère les arcanes. Là, elle révèle sa véritable personnalité

  • Broché: 412 pages
  • Editeur : Rivages (22 avril 2017)
  • Collection : Rivages Thriller
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2743639385
  • ISBN-13: 978-2743639389
  • Prix papier : 22,00€
  • Prix ebook : 14,99€

 

Matt Suddain – Théâtre des dieux

Voici l’histoire de M. Francisco Fabrigas –explorateur, philosophe, physicien hérétique– qui embarque à bord d’un vaisseau plein d’enfants pour un voyage terrifiant vers une autre dimension, assisté par un capitaine juvénile, un brave garçon sourd, une fillette aveugle et futée, et une botaniste sensuelle, tous poursuivis par le pape de l’univers, un magnétiseur coquet. Sombres complots, cultes démoniaques, jungles meurtrières, pagaille quantique. La naissance de la création, la mort du temps, et une créature nommée Sweety : tout cela et plus encore derrière le voile de la réalité.

  • Relié: 672 pages
  • Editeur : Au Diable Vauvert (13 avril 2017)
  • Collection : LITT GENERALE
  • Langue : Français
  • ISBN-13: 979-1030701012
  • Prix papier : 27,00€
  • Prix ebook : 12,99€

 

A. A. Attanasio – Radix

Quelque part dans le futur, la Terre a été dévastée par un courant continu de radiations cosmiques. Dans ce No Future impitoyable, Sumner Kagan est un adolescent obèse et criminel, obsédé par la violence. Manipulé et bientôt emprisonné, il entame l’aventure ultime pour sauver sa peau. Au fil de de rencontres et de péripéties fascinantes comme mortelles, il vivra un parcours initiatique durant lequel il découvrira l’essence de son existence, jusqu’à l’emporter au c ur du destin de la planète.

Avec ce roman-monde magistral, A. A. Attanasio nous offre l’une des uvres maîtresses de la science-fiction, de l’envergure de Dune ou de Fondation. Flamboyant, mystique, haletant, hypnotique, poignant, Radix nous entraîne sur une Terre mutante, aussi superbe qu’effrayante. Tenant du Mad Max comme du chaman de Castaneda, Sumner Kagan fait partie de ces personnages littéraires inoubliables.

  • Broché: 480 pages
  • Editeur : MNEMOS (2 mars 2017)
  • Collection : UNIVERS
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2354085427
  • ISBN-13: 978-2354085421
  • Prix papier : 25,00€

 

Dmitry Glukhovsky – Métro 2033 , Métro 2034, Métro 2035

Métro 2033

2033. Une guerre a décimé la planète. La surface, inhabitable, est désormais livrée à des monstruosités mutantes. Moscou est une ville abandonnée. Les survivants se sont réfugiés dans les profondeurs du métropolitain, où ils ont tant bien que mal organisé des microsociétés de la pénurie. Dans ce monde réduit à des stations en déliquescence reliées par des tunnels où rôdent les dangers les plus insolites, le jeune Artyom entreprend une mission qui pourrait le conduire à sauver les derniers hommes d’une menace obscure… mais aussi à se découvrir lui-même à travers les rencontres improbables qui l’attendent. Chapitre inédit : L’Evangile selon Artyom Un an après les événements relatés dans Métro 2033, Artyom, rongé par les remords, revient sans cesse au Jardin botanique sans savoir pourquoi. Il replonge dans ses souvenirs et s’interroge sur son étrange lien avec les créatures mystérieuses qui menaçaient d’envahir le métro de Moscou. L’Evangile selon Artyom a été publié en Russie dans un recueil de nouvelles autour du Métro. Dans l’esprit de Glukhovsky, il s’agit autant du chapitre final de Métro 2033 que d’une ouverture sur la suite des événements dans son projet crossmedia qui alterne narration littéraire et ludique. Il est possible également de considérer cet ultime chapitre comme un liant de la saga puisque y est évoqué le projet d’Homère (Métro 2034) d’écrire un livre au sujet d’Artyom.

  • Broché: 653 pages
  • Editeur : L’Atalante Editions (25 janvier 2016)
  • Collection : La Dentelle du Cygne
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2841727440
  • ISBN-13: 978-2841727445
  • Prix papier : 25,00€
  • Prix ebook : 7,99€

 

Métro 2034

Ils ne revinrent ni le mardi, ni le mercredi, ni même le jeudi, qui avait été convenu comme le dernier délai. Le premier poste de contrôle était en état d’alerte vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Si les factionnaires avaient entendu ne fût-ce que l’écho d’un appel à l’aide ou aperçu un reflet blafard de lampe sur les parois sombres et humides du tunnel en provenance de Nakhimovski Prospekt, un groupe d’intervention aurait été dépêché aussitôt.
La tension croissait d’heure en heure. L’élite des combattants, suréquipés, entraînés spécialement pour intervenir en de pareilles circonstances, était en éveil permanent. Le paquet de cartes qui servait à tuer le temps entre deux alertes prenait la poussière dans un tiroir du poste de garde depuis quarante-huit heures. L’incessant bavardage coutumier s’était mué en échanges tendus, à voix basse, pour s’abîmer dans un silence lourd. Chacun espérait être le premier à entendre l’écho des pas des hommes de la caravane. Trop de choses en dépendaient.
La station Sevastopolskayà avait été transformée par ses occupants en un bastion inexpugnable. Tous ses habitants – du garçonnet de cinq ans au vieillard décrépit – savaient manier les armes. Parsemée de nids de mitrailleuses, ceinte de barbelés et de hérissons tchèques assemblés de rails soudés, cette station-forteresse d’apparence invulnérable pouvait tomber à chaque instant.
Son talon d’Achille était le déficit chronique des réserves de munitions.
Confrontés à ce que devaient endurer quotidiennement les habitants de la Sevastopolskaya, les résidents d’une autre station n’auraient jamais envisagé de la défendre. Ils l’auraient fuie tels les rats un tunnel inondé. Il était peu probable que même la puissante Hanse – alliance des stations de la ligne circulaire – se fût décidée à jeter toutes les forces nécessaires dans le combat pour la Sevastopolskaya, tant le coût en était élevé. Et même si sa valeur stratégique était grande, le jeu n’en valait pas la chandelle.
L’électricité se négociait au prix fort. Si fort que les Sevastopolais, qui avaient construit une des plus grosses centrales hydroélectriques de tout le métropolitain, pouvaient se permettre de commander des caisses de munitions à la Hanse et de rester bénéficiaires. Cependant les balles n’étaient pas le seul tribut que leur réclamait la production d’électricité, nombreux étaient ceux qui la payaient de leur vie mutilée et misérable.

  • Broché: 416 pages
  • Editeur : L’Atalante (19 mai 2011)
  • Collection : La Dentelle du Cygne
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 284172543X
  • ISBN-13: 978-2841725434
  • Prix papier : 22,00€
  • Prix ebook : 7,99€

 

Métro 2035

2035. Station VDNKh. Artyom y est retourné vivre. C’est un héros brisé, obsédé par l’idée que c’est à la surface qu’est le salut de l’humanité. Les Noirs anéantis, un souvenir le taraude, celui de la voix qu’il a entendue sur une radio militaire, deux ans plus tôt, quand il était au sommet de la tour Ostankino avec les stalkers. Aussi, depuis son retour, remonte-t-il quotidiennement à la surface, escalade des gratte-ciel en ruines, pour tenter d’entrer en contact avec d’autres survivants. Tenu pour fou, la risée de certains, Artyom sombre peu à peu jusqu’à ce que l’arrivée d’Homère bouleverse la situation : le vieil homme, qui n’a de cesse que d’écrire son Histoire du métro, prétend en effet que des contacts radio ont déjà été établis avec d’autres enclaves… Ce nouvel opus de la saga traduite en plus de trente langues, adaptée en jeux vidéo et dont l’univers étendu compte pas moins de 60 romans écrits par des auteurs russes et européens, est le point de convergence de toutes les trames narratives mises en place par l’auteur que ce soit dans ses romans ou dans leurs extensions ludiques. Il peut toutefois être lu indépendamment.

  • Broché: 601 pages
  • Editeur : L’Atalante Editions (23 mars 2017)
  • Collection : La Dentelle du Cygne
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2841727971
  • ISBN-13: 978-2841727971
  • Prix papier : 27,00€
  • Prix ebook : 9,99€

 

Sébastien Bohler – L’homme qui haïssait le bien

Le crime était une maladie. On a découvert le traitement.
Qu’y a-t-il dans la tête de Franck Corsa, le psychopathe le plus dangereux de France ?
Pour la première fois, grâce aux progrès fulgurants de l’imagerie cérébrale, quelques scientifiques peuvent le savoir. Ils proposent alors un marché au prisonnier : effacer les causes du mal dans son cerveau par une opération chirurgicale jamais tentée à ce jour.
Lorsque Corsa se réveille, il n’est plus le même homme. Bonté, compassion, douleur : toute une gamme de sentiments humains lui est brusquement révélée.
Seul problème : être un homme bon ne faisait pas partie de ses plans.

  • Broché: 416 pages
  • Editeur : Robert Laffont (20 avril 2017)
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2221192168
  • ISBN-13: 978-2221192160
  • Prix papier : 21,50€
  • Prix ebook : 14,99€
 

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Franck Thilliez – Sharko

Franck Thilliez – Sharko

13 a toujours était mon chiffre fétiche. Sharko de Franck Thilliez est le 13ème livre que je vous propose de cet auteur.

Nul besoin de vous dire que j’aime beaucoup cet écrivain et que je suis toujours surpris par le renouvellement des univers dans lesquels il plonge ses héros.

ALors est-ce que Sharko aura le même mordant que ces précédents romans.

Histoire

 » Sharko comparait toujours les premiers jours d’une enquête à une partie de chasse.
Ils étaient la meute de chiens stimulés par les cors, qui s’élancent à la poursuite du gibier.
À la différence près que, cette fois, le gibier, c’était eux. « 
Eux, c’est Lucie Henebelle et Franck Sharko, flics aux 36 quai des Orfèvres, unis à la ville comme à la scène, parents de deux petits garçons.
Lucie n’a pas eu le choix : en dehors de toute procédure légale, dans une cave perdue en banlieue sud de Paris, elle a tué un homme. Que Franck ignore pourquoi elle se trouvait là à ce moment précis importe peu : pour protéger Lucie, il a maquillé la scène de crime. Une scène désormais digne d’être confiée au 36, car l’homme abattu n’avait semble-t-il rien d’un citoyen ordinaire et il a fallu lui inventer une mort à sa mesure.
Lucie, Franck et leur équipe vont donc récupérer l’enquête et s’enfoncer dans les brumes de plus en plus épaisses de la noirceur humaine. Cette enquête autour du meurtre qu’à deux ils ont commis pourrait bien sonner le glas de leur intégrité, de leur équilibre, et souffler comme un château de cartes le fragile édifice qu’ils s’étaient efforcés de bâtir.

Avis

Je me rappelle de la note de l’auteur sur Facebook demandant à ses fans ce qui pourrait arriver de pire à Sharko et Hennebelle. J’avais alors presque deviner le ptich de ce roman en répondant que Sharko et Hennebelle devaient enquêter pour se disculper d’un meurtre qui leur avait été injustement mais diaboliquement attribué.Ici, Sharko et Hennebelle vont devoir enquêter sur leur crime et tout faire pour ne pas être découverts.

Une nouvelle fois Franck Thilliez n’épargnent pas ses héros, ne leur laissent pas le temps de souffler entre deux romans, et encore moins au sein d’une nouvelle aventure. Mais ce qui me surprend toujours et me plaît le plus chez Franck Thilliez est la perpétuelle recherche d’univers dans lesquels plongés ses héros, tout en restant scientifiquement exact. Comme vous pourrez le lire en épilogue, les éléments médicaux et anthropologiques mentionnés dans le livre sont véridiques.

Autant vous dire que l’histoire est fouillée, torturée, pleine de rebondissements, aux multiples ramifications qui tiendront en haleine le lecteur avec une écriture toujours aussi efficace, fluide et captivante. Sans faire de mauvais jeu de mots, sachez qu’il y a quelques passages crus mais on est loin d’un roman gore.

Mais, je tire un carton jaune à Franck Thilliez. En grands amateurs de romans policiers, les fans de Franck Thilliez auront remarqué un certain relâchement de l’auteur sur l’aspect enquête. En effet, le bornage du téléphone est totalement oubliée alors que c’est la base même d’une enquête, et on a failli passer à côté de l’analyse d’empreinte sur un élément touché par « le grand méchant ».

En dehors de ces deux petites défauts, Sharko est un très bon cru, un roman policier presque parfait et qui nous fait dire qu’il faut attendre encore un an avant de connaître la suite des aventures de Lucie et Sharko…… ça va être dur.

Notation

Histoire star_half_off_32
Écriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques

  • Livre
    • Broché: 576 pages
    • Editeur : Fleuve éditions (11 mai 2017)
    • Collection : HORS COLLECTION
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2265115592
    • ISBN-13: 978-2265115590
    • Prix : 21.90€
  • eBook
    • Editeur : 12-21 (11 mai 2017)
    • Collection : Policier / Thriller
    • Langue : Français
    • EAN : 978-2823854831
    • Prix : 17,99€
 
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Publié par le 2017/05/21 dans Espionnage, Policier, Thrillers

 

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Daniel Cole – Ragdoll

Voici un premier roman qui fait beaucoup parler de lui en ce moment tant dans la blogosphère que dans les media plus traditionnels.

Daniel Cole est l’auteur de ce roman dont on prédit le plus grand avenir sur les plages cet été mais également, je suis prêt à le parier, au cinéma pour un prochain hiver.

Allons-nous nous faire malmener comme une poupée de chiffons ?

Histoire

Un  » cadavre  » recomposé à partir de six victimes démembrées et assemblées par des points de suture a été découvert par la police. La presse l’a aussitôt baptisé Ragdoll, la poupée de chiffon.
Tout juste réintégré à la Metropolitan Police de Londres, l’inspecteur  » Wolf  » Fawkes dirige l’enquête sur cette effroyable affaire, assisté par son ancienne coéquipière, l’inspecteur Baxter.
Chaque minute compte, d’autant que le tueur s’amuse à narguer les forces de l’ordre : il a diffusé une liste de six personnes, assortie des dates auxquelles il a prévu de les assassiner.
Le dernier nom est celui de Wolf.
Coup d’essai, coup de maître pour ce thriller déjà vendu dans plus de 35 pays avant parution et en cours d’adaptation pour une série TV.

Avis

Daniel Cole met le paquet dès le début du livre qui commence sur les chapeaux de roue. En faisant débuter son histoire par la découverte d’une poupée de chiffon humaine (ragdoll en anglais) à l’aide de parties de plusieurs corps, le lecteur se trouve tout de suite propulser dans un univers proche de « 7 ». Mais pour ne pas baisser le rythme, à peine l’enquête est-elle initiée, que le serial killer lance un défit aux policiers en leur donnant la liste de 6 personnes avec les dates auxquelles elles seront exécutées.

Je n’en dévoilerai pas plus mais je peux rassurer les futurs lecteurs, la tension et le rythme du roman ne faiblissent pas au fil des pages, cela va même en augmentant lors de la course poursuite finale du roman pour le lecteur, et en empirant pour les personnages.

Personnages qui ne sont pas délaissés par leur auteur : ils sont bien construits, les surnoms habilement trouvés, leur psychologie complexe et développée au fur et à mesure de l’aventure. Les lecteurs devront avoir une bonne mémoire car ce livre introduit de nombreux personnages principaux et secondaires, et il devra jongler avec les sauts narratifs pour se rappeler à qui il a à faire.

Enfin l’écriture est extrêmement fluide et on ne peut que féliciter Nathalie Beunat pour son excellent travail de traduction qui fait de ce livre un très bon turn-page.

Alors pourquoi avec tant d’éloges n’ai-je mis que 4/5 pour l’histoire alors qu’il semblerait que nous soyons en présence d’un très très bon thriller et sans doute du succès littéraire des plages cet été.

Deux choses expliquent ce déclassement du firmament des thrillers. La première provient du fait que j’ai un esprit très cartésien et que je ne comprends pas comment le tueur a pu mettre en œuvre ces méfaits (réfléchissez pour le premier sur la liste pour introduire l’élément qui tuera le personnage). La seconde, qui est à mon sens une faute grave d’écriture dans ce genre de littérature, est de ne pas donner au lecteur les éléments qui lui permettront d’identifier le meurtrier comme à ses personnages du roman.

Notation

Histoire
Écriture star_half_off_32
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques

  • Live
    • Broché: 464 pages
    • Editeur : Robert Laffont (9 mars 2017)
    • Collection : La Bête noire
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2221197720
    • ISBN-13: 978-2221197721
    • Prix : 19,99€
  • eBook
    • Editeur : Robert Laffont (9 mars 2017)
    • Collection : La Bête noire
    • Langue : Français
    • EAN : 978-2221200322
    • Prix : 14,99€

Revue de Presse

Et la Griffe Noire

 
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Publié par le 2017/05/11 dans Espionnage, Policier, Thrillers

 

Bernard Minier – Une putain d’histoire

Bernard Minier – Une putain d’histoire

Au moment de faire la critique de Nuit, je me suis aperçu que je n’avais pas fait la critique du livre Bernard Minier Une putain d’histoire.

Vous pourriez me dire que la revue de ce livre n’est plus d’actualité car depuis, il est même disponible au format poche. Bien au contraire, il est intéressant de voir cette particularité chez Bernard Minier, car c’est un roman qui ne met pas en scène son héros favori Martin Servaz et qui ne prend pas place en région toulousaine.

Alors finalement, est vraiment Une putain d’histoire que nous sert Bernard Minier ?

Résumé du livre

Une île boisée au large de Seattle…

« Au commencement est la peur.
La peur de se noyer.
La peur des autres,
ceux qui me détestent,
ceux qui veulent ma peau.
Autant vous le dire tout de suite :
Ce n’est pas une histoire banale. Ça non.
c’est une putain d’histoire.
Ouais, une putain d’histoire… »

Extrait

Le 22 octobre 2013, vers 5 h 45 du soir (il faisait déjà presque totalement nuit), elle m’a dit :
«Henry, je veux qu’on fasse un break.»
C’est là, sans doute, que tout s’est joué. En dernière analyse, ce sont ces moments-là qu’on retient toujours. Ils sont comme des jalons de nos existences, comme des phares le long d’une côte. C’est en tout cas là que je l’ai perdue – au sens propre comme au sens figuré.
Je suppose que commencer cette histoire à bord d’un ferry est assez logique, non ? J’ai vécu sept ans sur une île boisée au large de Seattle. Et il ne se passe pas un jour sans que je pense à elle. Le lieu ? Quelque part entre Anacortes, sur la côte du Nord-Ouest Pacifique, et Glass Island – à bord de l’Elwha. Le moment ? Une nuit tumultueuse, une nuit pleine de fureur et de ténèbres – une véritable nuit de tempête.
Il faisait un froid glacial, ce soir-là, je m’en souviens, la pluie des îles tombait à seaux renversés et, au-delà des lumières du ferry, dans le noir, on entendait la mer gronder comme une bête perpétuellement affamée et courroucée. A cause du vacarme infernal des huit mille chevaux-vapeur et des rafales de vent hurlant à nos oreilles, elle avait élevé la voix. J’ai fait de même :
«QUOI ? Qu’est-ce que tu racontes ?»
Elle a battu des cils, baissé les yeux, les a relevés.
«Je sais que j’aurais dû t’en parler plus tôt mais…
– Parler de quoi ? ai-je dit. Naomi, parler de quoi ?» Avec ce foutu boucan, j’étais obligé de hurler, moi aussi, pour me faire entendre.
Le ferry tanguait, nous contraignant presque à danser sur place. Nous nous trouvions sur le pont inférieur ouvert à tous les vents, près des voitures, alors que les autres passagers étaient douillettement assis là-haut, bien au chaud dans les ponts supérieurs fermés, à se raconter leur journée.
C’était Naomi qui avait tenu à descendre ici. À croire qu’elle ne voulait pas qu’on nous voie ensemble…
«Henry, je veux qu’on fasse un break. Une pause… pendant un moment… Le temps d’y voir plus clair. Il est arrivé quelque chose. J’ai besoin de réfléchir.. J’ai besoin de… comprendre…
– Quoi ? Qu’est-ce que tu racontes ? Comprendre quoi ?»
Je ne comprenais rien, en ce qui me concernait. Le vent a soulevé la petite mèche brune qui émergeait de sa capuche. Elle a levé les yeux, les a posés sur moi.
«Henry, j’ai découvert la vérité.»
Elle a planté son regard dans le mien. Naomi a – avait – des yeux améthyste, avec des nuances myosotis et lapis-lazuli, un cercle plus sombre, presque noir, autour de l’iris, et une cornée opaline : des yeux de chat.
«Quelle vérité ?» j’ai demandé.
J’ai été pris d’un vertige. Ma tête s’est mise à tourner.
«J’ai découvert qui tu es.»
Voilà. Ça a commence comme ça.
Une séparation – comme il y en a des millions chaque année à une époque où tout le monde veut le bonheur sans en payer le prix. Nous avions seize ans, cet automne-là.
«Qui je suis ? Mais bon Dieu, de quoi est-ce que tu parles ?»
Cette fois, elle n’a pas répondu.

Avis

Au travers de ce roman, Bernard Minier veut entrer dans la cour des grands.En abandonnant son héros fétiche, Martin Servaz et en positionnant son histoire en Amérique et non pas en région toulousaine, l’autre montre qu’il peut imaginer une histoire en dehors de son domaine de prédilection.

Non seulement,il tente l’exercice mais il réussit l’essai…et détrônerait même certains maîtres en la matière en amenant une histoire originale, tarabiscotée mais solide, pleine de rebondissements et d’actions qui tiendront en haleine le lecteur tout au long des 500 et quelques pages. L’originalité provient essentiellement des personnages qu’il met en scène : des adolescents, catégorie largement délaissée en dehors des romans adolescents ou pré-adultes. Dans l’aspect enquête cela ma fait penser (de loin) au Club des 5,dans une version modernisée, plus musclée et sous speed pour l’enchaînement effréné de leur investigation.

L’écriture de Bernard Minier a muri, je la trouve plus fluide, plus rythmée où l’auteur pose de nombreux pièges qui ne pourront être tous évités même par les lecteurs aguerris de thrillers.

Au final, en changeant de style, de personnages, de lieux, Bernard Minier s’est révélé en vrai maître de thriller. Il ne lui restera plus qu’à montrer qu’il sait transposer ses talents dans la série des Martin Servaz.

Notation

Histoire
Ecriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques :

  • Livre
    • Broché: 524 pages
    • Editeur : XO (23 avril 2015)
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 284563756X
    • ISBN-13: 978-2845637566
    • Prix : 21,90€
  • Poche
    • Poche: 600 pages
    • Editeur : Pocket (12 mai 2016)
    • Collection : Pocket thriller
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2266267779
    • ISBN-13: 978-2266267779
    • Prix : 8,20€
  • eBook
    • Editeur : Pocket (12 mai 2016)
    • Collection : Pocket thriller
    • Langue : Français
    • EAN : 978-2266267779
    • Prix : 13,99€

Récompenses

Prix Polar francophone de Cognac (2015)

Revues de presse

« Un polar français digne de Stephen King […] C’est intense, diablement efficace et franchement jouissif jusqu’au bout. […] Un sacré bon roman ! » Olivier Bureau, Le Parisien

« Une putain d’histoire est un putain de livre ! Amateurs de sensations fortes, ne cherchez pas plus longtemps, voici le polar de l’année.[…] Bernard Minier est littéralement bluffant. » Bernard Lehut, RTL

« Un livre captivant jusqu’à la toute fin où, dans une scène à la « Fantômas », le vrai méchant tombe le masque avec un rire démoniaque. » Julie Malaure, Le Point

Site Internet de l’auteur

http://www.bernard-minier.com/

Sur lequel vous pourrez trouver de nombreuses revues de presse sur ce livre.

 
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Publié par le 2017/04/20 dans Policier, Thrillers

 

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Franck Thilliez – Sharko Henebelle- Couple de flics

Franck Thilliez – Sharko Henebelle- Couple de flics

Petit message de Franck Thilliez sur son compte Facebook

Connaissez-vous bien Franck Sharko et Lucie Henebelle, ces fameux personnages que j’ai créés il y a presque 15 ans maintenant et qui nous accompagnent désormais depuis de nombreux romans ?

En attendant la sortie de SHARKO le 11 mai prochain, que diriez-vous de redécouvrir leur parcours, leurs joies, leurs galères, bref, les quinze dernières années de leur vie, à travers une petite anthologie téléchargeable gratuitement ?

C’est ici que ça se passe !

 
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Publié par le 2017/04/14 dans Policier

 

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Bernard Minier – Nuit

Bernard Minier – Nuit

Depuis 12 mois, Bernard Minier est coutumier de notre blog puisqu’en plus de participer à 13 à table, de voir une adaptation de Glacé à la télévision, cet auteur tient l’allure d’un roman par an?

Après une incursion dans un polar très noir (et très bon) avec Une putain d’histoire, Bernard Minier remet au service son policier préféré Martin Servaz pour une troisième aventure avec son ennemi en titre : Julian Hirtmann.

Alors est-ce que Nuit est-il un bon roman policier, bien noir, qui ne nuira pas à la série ?

Résumé du livre

Nuit de tempête en mer du Nord. Secoué par des vents violents, l’hélicoptère dépose Kirsten Nigaard sur la plate-forme pétrolière. L’inspectrice norvégienne enquête sur le meurtre d’une technicienne de la base off-shore.

Un homme manque à l’appel. En fouillant sa cabine, Kirsten découvre une série de photos. Quelques jours plus tard, elle est dans le bureau de Martin Servaz.

L’absent s’appelle Julian Hirtmann, le tueur retors et insaisissable que le policier poursuit depuis des années. Étrangement, sur plusieurs clichés, Martin Servaz apparaît. Suivi, épié.

Kirsten lui tend alors une autre photo. Celle d’un enfant.
Au dos, juste un prénom : GUSTAV

Pour Kirsten et Martin, c’est le début d’un voyage terrifiant. Avec, au bout de la nuit, le plus redoutable des ennemis.

Avis

Il y a des auteurs qui malmènent leur héros et qui les usent jusqu’à la corde. Tout comme Jo Nesbo avec Harry Hole, Bernard Minier n’épargne pas Martin Servza dans nuit. Il bât même un record de vitesse quant à le mettre quelques sur la touche dès le quatrième tome.

Un point positif au crédit de Bernard Minier est l’évolution de son personnage. Loin de le cantonner dans une routine et un fonctionnement prédéfini, dans Nuit, l’auteur fait évoluer la psychologie de son héros : plus sombre, plus solitaire au point de délaisser son équipe. Cependant, et cette fois-ci gros point négatif à l’auteur, dans ce roman, en rendant Martin Servaz plus solitaire, il ne compense pas le délaissement de son équipe. S’il l’affuble d’une collègue suédoise, celle-ci est totalement insipide par rapport aux membres de son équipes hauts en couleurs, et n’apporte que peu de chose à l’histoire.

Pour ce qui est de l’histoire, il n’y a pas vraiment de surprise, elle est plutôt linéaire, et les effets de dernières pages sont assez convenus. Cette fois, l’auteur ne nous sommet pas une intrigue dont il faut trouver la solution, mais un thriller, un histoire noire, dont nous sommes pris à témoin…. sans doute un héritage de son précédent roman Une putain d’histoire.

En dehors de cela, ce roman policier est agréable à lire, l’auteur installe une belle ambiance et varie le rythme de son roman au fil des pages. L’écriture est toujours aussi fluide et les références musicales ne se limitent plus à Mähler qui rencontre peu d’amateurs dans son lectorat.

Notation

Histoire
Ecriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques :

  • Livre
    • Broché: 525 pages
    • Editeur : XO (21 février 2017)
    • Langue : Français
    • ISBN-10 : 2845638272
    • ISBN-13 : 978-2845638273
    • Prix : 21,90€
  • eBook
    • Editeur : XO (21 février 2017)
    • Langue : Français
    • EAN : 978-2845639164
    • Prix : 13,99€

Site Internet de l’auteur

http://www.bernard-minier.com/

 
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Publié par le 2017/04/10 dans Policier, Thrillers

 

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Terry Hayes – Je suis Pilgrim

Terry Hayes – Je suis Pilgrim

Il y a des romans qui ont une très bonne publicité, un très grand succès, de très bons retours des lecteurs, et dont, par hasard de la vie, nous ne pouvons pas lire par manque de temps, ou priorités littéraires.

Je suis Pilgrim de Terry Hayes fait partie de ces livres : dès sa sortie je l’avais remarqué sur les étales des libraires, puis à force de repousser sa lecture, il est sorti au format poche, et ce n’est finalement qu’en brocante que je me le suis procuré décidé de me lancer dans sa lecture…. quelques mois plus tard.

Est-ce que Je suis Pilgrim est-il méritait ce véritable pèlerinage jusqu’à ma table de chevet ?

Histoire

Une jeune femme assassinée dans un hôtel sinistre de Manhattan. Un père décapité en public sous le soleil cuisant d Arabie Saoudite. Un chercheur torturé devant un laboratoire syrien ultra-secret. Un complot visant à commettre un effroyable crime contre l’humanité. Et en fil rouge, reliant ces événements, un homme répondant au nom de Pilgrim. Pilgrim est le nom de code d’un individu qui n’existe pas officiellement. Il a autrefois dirigé une unité d’élite des Services secrets américains. Avant de se retirer dans l’anonymat le plus total, il a écrit le livre de référence sur la criminologie et la médecine légale. Mais son passé d’agent secret va bientôt le rattraper…

Avis

Lorsque l’on parle de roman d’espionnage, nous avons en tête Tom Clancy et son Jack Ryan ou un Jeff Abbott et son Sam Cappra, on s’attend surtout donc un héro affrontant énormément d’actions.

Je suis Pilgrim de Terry Hayes se situe à un autre niveau : certes l’action est au programme, mais elle n’est pas la composante principale du livre. Elle en est un moyen ou une conséquence, mais pas l’essence. Terry Hayes donne la part belle à la mécanique de l’espionnage, explique les différentes rouages qui viennent s’imbriquer pour faire l’histoire…. sans que cela soit lassant, un véritable tour de force. Il montre aussi que l’espionnage traditionnel, le ROUHM (Renseignement d’Orgine HUMaine) peut pallier aux limites des plus grandes technologies comme Echelon.

Là où l’on voit que Terry Hayes est un scénariste averti (il a collaboré par exemple à la scénarisation des Mad Max) c’est dans le façonnage de l’intrigue : cette fiction embarque des éléments réels comme les attentats des tours jumelles de New York. Nous n’avons plus l’impression de lire une fiction, mais un livre documentaire, une enquête d’investigation.

De plus, Terry Hayes n’oublie pas de forger ses personnages avec de solides bases, tant dans leur histoire personnelle, leur vécu, leur psychologie. Il distille tout au long de l’histoire des éléments sur ceux-ci qui expliquent leurs décisions ou leur motivation.

Et pour parfaire le tout, le style (et donc la traduction de Sophie Bastide-Foltz) est excellent :  plus soutenu que ce à quoi nous sommes habitués, le style est très fluide et fait passer ce pavé pour un roman traditionnel.

Si vous n’avez pas lu de roman d’espionnage depuis longtemps, alors n’hésitez pas longtemps, jetez vous à cœur perdu dans Je suis Pilgrim.

Notation

Histoire star_half_off_32
Écriture star_half_off_32
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques

  • Livre
    • Broché: 600 pages
    • Editeur : JC Lattès (2 avril 2014)
    • Collection : Thrillers
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2709645807
    • ISBN-13: 978-2709645805
    • Prix : 22.90€
  • Livre de poche
    • Broché: 912 pages
    • Editeur : Le Livre de Poche; Édition : Le Livre de Poche (1 avril 2015)
    • Collection : Policier / Thriller
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2253001678
    • ISBN-13: 978-2253001676
    • Prix : 8,90€
  • eBook
    • Editeur : Lattès
    • Collection : Policier / Thriller
    • Langue : Français
    • AN : 978-2709645461
    • Prix : 8,99€ (incroyablement plus cher que la version de poche)

Récompenses

 

 
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Publié par le 2017/04/09 dans Espionnage, Policier, Thrillers

 

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