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Archives de Tag: saussey

Festival Interpol’Art Reims 2018

Festival Interpol’Art Reims 2018

Il y a quelques temps, je vous avais annoncé le Festival Interpol’Art Reims 2018 qui allait mettre à l’honneur la Belgique.

J’ai pu y aller et profiter d’une belle séance de dédicaces dans ce grand espace du Cellier.

Résultat, je reviens avec les livres dédicacés suivants:

  • « Si tous les dieux nous abandonnent« , de Patrick Delperdange,
  • « Apnée noire » de Claire Favan, qui m’a également dédicacé le SP « Dompteur d’anges » que j’avais gagné,
  • « Detroit« , de Fabien Fernandez,
  • « Babel Minute zero« , de Guy-Philippe Goldstein,
  • « Duplicata« , de Franco Mannara,
  • « La prophétie de Langley » de Pierre Pouchairet,
  • « Ma zad« , de Jean-Bernard Pouy, qui m’a également dédicacé le Poulpe n°1 « La petite écuyère a cafté »,
  • « Enfermée« , de Jacques Saussey,
  • « Hécatombe« , de Nathalie Siwek,
  • « 55 de fièvre » de Tito Topin.

Je tiens à tous les remercier pour le moment que nous avons pu partager, ainsi ceux avec qui j’ai pu converser un moment comme Hervé Claude et Nadine Monfils, mais dont je n’ai pas pris de romans car ma PAL explose littéralement.

J’avoue avoir eu une certaine émotion lors de la rencontre de Jean-Bernard Pouy qui est pour moi l’un des grands du roman policier français, à l’origine de la série du Poulpe dont je suis particulièrement friand.

Peut-être l’aurez-vous remarqué, le roman de Claire Favan que j’ai acquis n’est pas son dernier roman « Inexorable« . En arrivant sur place, Claire a été victime d’un problème de logistique. Au final, elle ne disposait que de 5 (cinq) exemplaires pour tout le festival. Sa déception était à la hauteur de ses fans. Mais, rendez-vous est pris pour une prochaine dédicace.

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Publié par le 2018/10/14 dans Evénements, Livres

 

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Jacques Saussey – 7/13

Jacques Saussey – 7/13

S’il est un auteur français de thriller que j’ai découvert avec grand plaisir depuis la création de ce blog, c’est bien Jacques Saussey.

Après Le loup peint, Ne prononcez jamais leurs noms (plus qu’excellent) et La pieuvre, je me lance dans la lecture de mon quatrième livre de cet auteur : 7/13.

Que peut-il bien se cacher derrière ce 7/13 si ce n’est une faute dans ma date anniversaire (9/13) ?

Résumé du livre

Hiver 2015. Durant l’absence prolongée des propriétaires, une villa de la banlieue parisienne est le théâtre d’un crime atroce. Lorsqu’il arrive sur les lieux, le capitaine Magne découvre avec effroi que le corps n’est plus reconnaissable. Pas de vêtements, pas de papiers : l’identification s’annonce compliquée. Décembre 1944. Londres. Un officier américain scrute avec inquiétude le brouillard qui plombe le ciel de l’Angleterre. Il projette de traverser la Manche au plus vite pour rejoindre la France où il doit préparer l’arrivée prochaine de ses hommes. Le mauvais temps s’éternise mais bientôt, une proposition inattendue va faire basculer son destin. Soixante-dix ans plus tard, elle confrontera les enquêteurs du quai des Orfèvres à l’un des mystères les plus stupéfiants qu’ils aient jamais rencontrés.

Extrait

14 mars 2015
  La maison est cossue. De type bourgeois, en forme de L, pierres de taille et allée pompeuse bordée d’arbustes coiffés au cordeau. Un terrain immense entretenu à grands frais, des fruitiers au fond, près de la rivière, des massifs de rosiers encore figés dans la fin de l’hiver, des crocus qui montrent le bout de la langue sous l’herbe pliée par la rosée.
  Près du bâtiment, une piscine couverte s’avance sur le gazon. Elle a été verrouillée pour la mauvaise saison. À travers la vitre salie par des fientes d’oiseaux et des feuilles mortes collées par l’humidité, j’aperçois l’eau qui a pris une vilaine couleur verdâtre.
– Venez, c’est par là.
  Le commandant Picaud me désigne la porte de la maison. Il m’explique qu’un serrurier l’a forcée deux heures auparavant pour conserver la scène de crime la plus intacte possible. Le meurtrier a fracturé une porte-fenêtre du salon. L’Identité judiciaire est en plein travail, mais ils devraient avoir fini leurs investigations d’ici quelques dizaines de minutes. Dans l’air frais de ce début de matinée, les croassements des corneilles se répercutent à l’infini entre les branches bourgeonnantes des peupliers.
  Il n’y a pas un bruit dans la rue, suffisamment éloignée de la bâtisse pour que personne n’ait pu y entendre le moindre cri. Et pourtant, de nombreux badauds se pressent contre la grille du parc que deux agents surveillent, l’oeil farouche.
Les regards des curieux alternent sans fin entre les hommes en blanc qui oeuvrent autour de la maison et le fourgon mortuaire qui attend dans l’allée que les techniciens du crime donnent au légiste l’autorisation d’enlever le corps.
– Je vous préviens, c’est moche.
  Je ne réponds pas. J’ai entendu ça des dizaines de fois. C’est comme une petite musique lancinante qui accompagne chaque découverte de cadavre. Car chaque mort est moche lorsque nous sommes conviés à en constater le terrible résultat, à appréhender la façon dont elle a fondu sur sa proie. Aucune de ces personnes n’a eu le temps de se préparer à ça, de donner une autre apparence à son visage que celle du vide qui a aspiré son âme et a abandonné son corps dans une posture souvent grotesque.
  Au moment où je pose le pied à l’intérieur de la maison, je comprends que non seulement ça va être moche, mais même très moche. L’odeur de putréfaction semble s’être imprégnée jusque dans les murs. Torrentin, le légiste qui attend patiemment l’heure d’intervenir en faisant les cent pas dans l’entrée, nous salue et me tend une boîte de pâte au camphre. J’hésite une seconde, mais me résous à m’en tartiner le dessus de la lèvre supérieure. La puanteur est intolérable.
– Elle a été assassinée il y a au moins huit ou dix jours, à vue de nez. Peut-être même un peu plus. Le chauffage était au maximum. La décomposition a été très rapide. Je vous en dirai davantage une fois que j’aurai réalisé l’autopsie.
  Je hoche la tête. Torrentin est un vieux de la vieille. Il connaît son boulot. J’observe le hall d’entrée, vaste et un peu tape-à-l’oeil, à l’instar du jardin. Marbre clair, statuettes pseudo-grecques prétentieuses qui ont dû coûter un bras chacune. Cette baraque respire l’argent à plein tube. Pas étonnant que ça ait créé des convoitises.
– Cette femme, elle habite ici ?
  Picaud s’approche du ruban que l’IJ a tendu en travers de l’entrée, entre le salon et ce qui doit être la cuisine.
– Non. D’après les voisins, la maison était vide. Les propriétaires sont en vacances au Mexique depuis trois semaines. On cherche actuellement à les joindre, mais le réceptionniste de leur hôtel, à Cancún, nous a indiqué qu’ils sont partis en excursion depuis hier. On devrait y parvenir dans la journée. C’est l’employé qui entretient le parc en leur absence qui a découvert l’effraction tôt ce matin, et le crime ensuite. Il a tout de suite prévenu les collègues du SRPJ de Versailles qui nous ont vite fait transmis l’affaire quand ils sont arrivés sur les lieux.
– Trop chaude pour eux ?
– Trop proche. Le type à qui appartient cette maison, Jean Coppard, est un seigneur local. Il emploie des centaines de personnes dans la région. Il dirige sa boîte d’une main de fer. Il est très influent, tant au niveau économique, social, que politique. Les pontes de Versailles ont demandé que la Crime s’en charge. Officiellement, ils sont débordés, mais nous savons tous que c’est pour délocaliser la bombe. C’est une affaire qui va faire du bruit, c’est certain. Tenez, regardez dehors, ça n’a pas été long avant qu’ils rappliquent, ceux-là.
  Je jette un coup d’oeil à travers la baie vitrée. Un camion bariolé s’est arrêté juste devant le portail, ses paraboles dressées vers le ciel. Je n’ai pas besoin de jumelles pour savoir que les caméras sont déjà braquées vers la Maison de la Mort, comme leurs journaux l’appelleront dès demain matin, et le JT pas plus tard que ce midi. Heureusement, le cadavre est à l’intérieur. Ça évitera les clichés de mauvais goût, du genre de ceux que va essayer de prendre ce type que je vois se plier en deux pour entrer dans la végétation dense du bois, du côté de la fenêtre fracturée. Un gros téléobjectif bat dans son dos au bout d’une sangle jaune fluo.
  Je fais un signe à Torrentin pour lui montrer le manège du paparazzi. Il comprend tout de suite. Il a l’habitude. Il nous quitte pour aller tendre un drap blanc devant l’issue par laquelle sera évacuée la morte.
  De la dignité. C’est tout ce qu’on peut lui offrir, à cette femme, désormais, avant son dernier trajet jusqu’à la table d’inox du légiste.
  Picaud est silencieux, lui aussi. Il me scrute d’un oeil inquisiteur. Oui, ça va. Ça va. On ne va pas y passer la journée, si ? Je sais ce qu’il rumine. Je lis ses pensées comme s’il était en train de les écrire au feutre sur le papier peint. Lisa vient juste de sortir de l’hôpital. Elle est rentrée à l’appartement. Une infirmière veille sur elle. Elle lui rend visite chaque matin, puis chaque après-midi, pour s’assurer que tout va bien. Elle est là tandis que moi je suis ailleurs, sur le terrain, pour ne plus croiser le regard absent de celle que j’aime et pour qui je suis aujourd’hui devenu transparent.
  Son ventre gardera à vie la cicatrice de la balle qui a tué notre enfant. Son esprit ne guérira jamais de cette blessure. L’homme responsable de ce crime abject n’est plus, mais son acte lui survivra jusqu’à ce que, tous les deux, nous ne soyons plus que poussière.
  Lisa commence tout juste à pouvoir se lever. Ses jambes la portent à peine. Elle n’est plus que l’ombre d’elle-même. J’ignore combien elle pèse aujourd’hui, mais je sais que ce n’est pas bon pour elle que ses os saillent comme ça de ses épaules. Une psychologue la voit toutes les semaines depuis qu’elle a repris connaissance. Il a fallu plus de quatre jours avant qu’elle accepte une autre alimentation que celle de la perfusion.
  Elle a vomi son premier repas. Puis le deuxième. Je sais qu’elle a failli renoncer, que c’est parce qu’elle m’a vu pleurer en la serrant dans mes bras qu’elle s’est accrochée.
  Nous y arriverons.
  Ensemble, nous y arriverons.
  Parce qu’il le faudra bien.
– Si ce n’est pas la propriétaire, qui est-elle ?
  Les yeux de Picaud clignent alors et son esprit quitte la salle d’opération où Lisa a failli mourir.
– Aucune indication pour l’instant. Les hommes de l’IJ n’ont pas trouvé de papiers ni d’objets qui lui auraient appartenu.
– Rien dans ses vêtements ? Son sac ?
  Picaud secoue la tête.
– Pas de vêtements, pas de sac.
  J’accuse le coup. Une femme inconnue, assassinée dans une maison qui n’est pas la sienne. Ses fringues disparues. Ça ressemble déjà à un meurtre soigneusement prémédité.
– Le type voulait qu’on ait du mal à l’identifier, dites donc.
  Le commandant me jette un nouveau regard trouble.
– Oui. Il a emporté absolument tout ce qui pouvait nous le permettre. C’est ça le problème…
  Son ton ne me dit rien qui vaille.
  C’est le moment que choisit l’un des techniciens de la mort pour venir à notre rencontre à travers le hall, en bas de l’escalier de marbre qui dessert la mezzanine. Ses semelles sont propres, mais des taches sombres maculent les surchaussures qu’il tient entre ses gants de latex à la couleur douteuse.
– C’est OK pour nous. Vous pouvez disposer du corps, doc.
  Torrentin acquiesce du menton.
– Vous voulez y jeter un oeil avant que je l’embarque, messieurs ?
  Je serre les dents et opine d’un coup en essayant d’oublier l’odeur qui se mélange au camphre en une mixture infâme qui torture mes narines. Picaud agit de même. Il est déjà blanc comme un spectre.
  Le légiste fait un pas en avant, se ravise et nous demande :
– J’ai oublié de vous poser la question… Vous avez déjeuné, ce matin ?

Avis

Je crois que j’ai publié ma critique avant de donner mon avis…. patientez encore quelques heures, il arrive 😉

Notation

Histoire
Ecriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques :

  • Livre
    • Broché: 464 pages
    • Editeur : Editions Toucan (10 janvier 2018)
    • Collection : Toucan Noir
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2810008108
    • ISBN-13: 978-2810008100
    • Prix : 13,90€
  • eBook
    • Format : ePub
    • Editeur : Editions Toucan (10 janvier 2018)
    • Collection : Toucan Noir
    • Langue : Français
    • EAN : 978-2810008117
    • Prix : 9,99€
  • Livre Audio
    • Durée : 11 heures et 37 minutes
    • Editeur : Audible Studios
    • Date de publication : 13 mars 2018
    • Langue : Français
    • ASIN: B07B8KQXRG
    • Prix : 24,95€

Site internet de l’auteur

http://www.jacques-saussey.fr/

 
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Publié par le 2018/05/31 dans Policier, Thrillers

 

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Jacques Saussey – La pieuvre

Jacques Saussey – La pieuvre

Notre découverte de Jacques Saussey est assez récente puisque notre première critique d’un de ses livres dates de moins d’un avec Le loup peint et très récemment du très actuel Ne prononcez jamais leurs noms.

Je me suis lancé dans la lecture de ses romans du fait du très bon retour de lecteurs à propos son roman La pieuvre présenté comme son œuvre majeure à ce jour. Il était temps de vérifier si ce roman est à la hauteur de sa réputation.

Alors est-ce que les tentacules La pieuvre m’ont complètement captiver dans cette histoire ?

Résumé du livre

Lisa Heslin est officier de policier judiciaire dans un commissariat parisien. Elle est aussi la fille d’un juge d’instruction célèbre, assassiné au début des années quatre-vingt-dix. Lorsqu’elle apprend que sa mère, avec laquelle elle n’a plus aucune relation depuis bien longtemps, est à l’agonie, elle met de côté sa rancœur, saute dans un train pour Marseille et rejoint la clinique. A Paris, ses collègues ont été appelés sur le lieu d’un meurtre crapuleux : un modeste coursier parisien a été retrouvé exécuté de deux balles dans la tête. Mais la police scientifique apporte une information qui va tout changer : l’arme de ce crime est la même qui a servi à tuer le Juge Heslin en 1992. Pour l’équipe du capitaine Daniel Magne, supérieur et amant discret de Lisa, c’est une enquête impossible qui commence, où tous les contacts sont aussi des pièges.

Extrait

CHAPITRE 1

3 septembre, J-5

Samir frissonna. Pied sur l’asphalte, les gants trempés, il attendait avec impatience que le feu passe au vert. Il tourna la tête du côté gauche. Une voiture de police venait de s’arrêter près de lui, un peu en retrait. Depuis le temps, il ressentait la présence des flics à moins de cent mètres aussi vite que des poules un renard en maraude. Le plus difficile, c’était d’avoir l’air de ne pas les remarquer plus que ça. Ils avaient le nez tellement fin, parfois, qu’un simple regard fuyant suffisait à se faire repérer.

Et maintenant, bien sûr, impossible de cramer ce putain de feu, alors que la pluie glacée lui descendait le long de la colonne vertébrale après avoir franchi le col trop mince de son blouson de mi-saison.

Il avait fait une grossière erreur en ne consultant pas la météo avant de sortir le scooter du garage. À présent, il devrait subir l’averse jusqu’à la fin de son parcours de la matinée.

Il consulta l’horloge analogique accrochée sur le carénage. Il en avait encore pour deux bonnes heures à se les geler avant de pouvoir se changer pendant la pause de midi. La reprise du boulot, cette année, avait vraiment une couleur de merde.

Le feu passa enfin au vert. Il engagea avec prudence sa roue avant entre les bandes blanches du passage piéton. Inutile de se ramasser bêtement devant la voiture pie, avec ce qu’il trimbalait dans la pochette de cuir dissimulée sous sa selle. Une trouvaille de Malik, cette selle à deux niveaux. Mais elle ne résisterait pas à une investigation poussée. De celles qui se produisent lorsque les forces de l’ordre découvrent un scoot volé allongé sur la voie publique, par exemple.

Un coup d’œil dans le rétroviseur lui apprit que la Peugeot avait bifurqué vers la Seine, en direction de Châtelet. Il fit tout de même un détour par la place de la Concorde avant de filer vers les faubourgs du 16e arrondissement. Il n’y avait rien de tel que la place la plus grande de Paris pour semer d’éventuels indics en filature. Il avait déjà utilisé d’autres méthodes, en s’enfuyant par des voies étroites où des camions en livraison bloquaient souvent tout ce qui était plus gros qu’une souris, mais l’efficacité de ce procédé restait aléatoire.

La suite de l’extrait sur le site Internet de l’auteur

Avis

Loin des tendances actuelles, l’auteur s’éloigne des sujets des thrillers communs et décide d’ancrer l’origine de son roman dans les assassinats de juges par la Mafia. C’est à la fois un bol de fraîcheur et d’originalité pour les lecteurs mais avant tout une imbrication de cold-case et d’affaire courante dans l’enquête,.

La structure du roman est classique : deux histoires dressées en parallèle, l’enquête officielle d’une part, l’enquête officieuse qui se révèle être par la même occasion quête identitaire d’autre part. J’attire l’attention des lecteurs sur la datation en début des chapitres, car si ces histoires parallèles semblent se dérouler de manière rapprochée pour faciliter le suivi de l’histoire, le petit décalage dans le temps a son importance…vous verrez pourquoi le moment voulu.

Si le lecteur entre aussi rapidement dans l’histoire c’est aussi grâce la qualité de la construction des personnages : ils ont une véritable personnalité, ne sombrent pas dans le cliché des flics asociaux ou en totale perdition. Finalement on se prend au jeu et on projette dans la peau de Lisa Heslin et Daniel Magne.

Quelques légers aspects négatifs de ce livre viennent entacher ce roman.

Quand bien même l’histoire est prenante, nous butons parfois sur le phrasé de l’auteur (comme le mien dans cette chronique). Cela nous empêche de passer la cinquième vitesse et de lire ce livre comme on l’aurait souhaité. Mais ce qui est surprenant c’est qu’au moment où l’action entre en jeu, ce défaut s’éclipse et permet au lecteur de profiter pleinement de ces instants du roman plus intenses.

L’autre point négatif tient du fait que ce roman s’inscrit dans la série des histoires mettant en scène Lisa Heslin. Dans La pieuvre Jacques Saussey rappelle le passé des ses héros malheureusement en dévoilant la conclusion des histoires des précédents romans, privant ses lecteurs de la joie de découvrir d’autres de ses romans.

Enfin la couverture qui semble sortie d’une livre des années 70, je ne pensais pas que l’on pouvait faire ce genre de graphisme au XXIème siècle.

Donc un très bon livre qui mérite bien la publicité qui les est faite par les autres lecteurs sur la blogosphère et les réseaux sociaux.

Notation

Histoire
Ecriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques :

  • Livre
    • Broché: 496 pages
    • Editeur : Editions Toucan (18 mars 2015)
    • Collection : Toucan Noir
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2810006397
    • ISBN-13: 978-2810006397
    • Prix : 19,90€
  • Livre
    • Poche: 454 pages
    • Editeur : Editions Toucan (31 mai 2017)
    • Collection : Toucan Noir
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2810007462
    • ISBN-13: 978-2810007462
    • Prix : 8,90€
  • eBook
    • Format : ePub
    • Editeur : Editions Toucan (18 mars 2015)
    • Collection : Toucan Noir
    • Langue : Français
    • EAN : 978-2810006403
    • Prix : 7,99€
  • Livre audio
    • Editeur : Audible
    • Durée : 13h21
    • Lecteur : François Tavares
    • Langue : Français
    • EAN : 978-2810007486
    • Prix : 24,95€

Site internet de l’auteur

http://www.jacques-saussey-auteur.com

Revues de presse

 

 
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Publié par le 2017/09/24 dans Policier, Thrillers

 

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Jacques Saussey : Ne prononcez jamais leurs noms

Jacques Saussey : Ne prononcez jamais leurs noms

Certains diront que le polar trouve ses maîtres dans le nord de l’Europe, d’autres dans le sud, ou bien encore de l’autre côté de l’Atlantique.

Personnellement j’aurais tendance à penser que la France a certainement le plus grand et le meilleur vivier d’auteurs de romans policiers, thrillers et autres romans noirs. Qui plus est, une nouvelle génération arrive et semble élever le niveau d’un cran encore.

Jacques Saussey est de cette nouvelle génération qui mérite une plus grande vulgarisation, au sens d’être plus connu du grand public. Je l’ai découvert avec Le loup peint et je me devais de lire son dernier Ne prononcez jamais leurs noms qui rencontre un vif succès commercial et un très bon retour de des lecteurs.

Résumé du livre

« Le train roulait de plus en plus vite. II passa sur un aiguillage qui le fit tanguer comme un navire pris dans les vagues d’un chenal agité par le vent. Les yeux écarquillés de Karine s’abaissèrent vers le plancher. Sous le siège 66, la poignée du sac avait basculé en pleine lumière. Elle s’accroupit et le tira vers elle, et ce fut soudain comme si elle avait pu voir au travers du tissu. Comme si cette forme oblongue qui le déformait lui avait murmuré quelques mots funestes à l’oreille. Elle eut juste le temps de prendre une profonde respiration pour pousser un hurlement. Et puis le monde s’éteignit dans un grand éclair blanc. » Ne prononcez jamais leurs noms est la sixième enquête du Capitaine Daniel Magne et du Lieutenant Lisa Heslin. Certainement la plus dangereuse..

Extrait

24 février 2015

Au moment où le train amorça son entrée en gare, Karine Monteil posa instinctivement la main sur l’épaule de Jérémie. À huit ans à peine, son fils était d’un naturel plutôt impulsif, il était capable de se précipiter au bord du quai pour pouvoir se penchttps://quoilire.wordpress.com/wp-admin/post-new.phpher au-dessus des voies et tirer la langue au conducteur de la motrice tout en lui faisant un pied de nez.

Au geste de résistance qu’il amorça pour se dégager, elle sentit qu’elle avait eu raison et affermit sa prise. La fin des vacances d’hiver était proche et la rentrée pointait le bout de son museau. D’ici deux jours, Jérémie aurait repris son cartable et le chemin du collège. Elle savait qu’il angoissait déjà de se retrouver à nouveau enfermé entre quatre murs de béton, avec le tableau noir pour seul horizon, jusqu’aux prochaines vacances de Pâques qui lui paraissaient aussi éloignées que la Lune. Et tout allait être bon pour mener une vie infernale à sa mère. C’était comme ça, chaque année depuis trois ans.

Depuis que Sylvain était parti.

Pour une autre femme.

Sans enfants.

Le train s’arrêta enfin dans un bruit assourdissant. Grâce aux repères lumineux affichés sur le quai, Karine avait déjà repéré l’endroit où se situaient leur wagon et les sièges confortables qu’elle avait réservés en première classe pour eux deux. Une dépense un peu au-dessus de ses moyens, certes, mais qui allait permettre à Jérémie d’avoir un peu plus de place pour jouer pendant le long trajet qui les ramènerait à Paris.

La suite du premier chapitre sur le site officiel de l’auteur

Avis

Vous cherchiez le roman qui va vous accompagner sur la plage pour vous filer de frissons, Ne prononcez jamais leurs noms est pour vous.

Jacques Saussey nous livre ici un roman tout simplement époustouflant. J’aurais pu utiliser l’adjectif explosif mais cela aurait été un peu trop facile par rapport au sujet du livre. En effet, l’auteur a été victime d’un malheureux concours de circonstance : quelques semaines après le début de la rédaction de ce livre qui commence par l’explosion d’une bombe dans un train, la France a connu une vague d’attentats comme jamais. Cette analogie ne donne que plus de poids, de pression au lecteur au fur et à mesure de l’avancement des méfaits du grand méchant du livre.

Mais loin d’employer la trame traditionnelle de la double vision policier – assassin, Jacques Saussey dé-quadruple le récit : le policier, le méchant, le kidnappé, la femme du kidnappé. En ajoutant une complexité supplémentaire le kidnappé est flic tout comme sa femme, et tous deux sont amis du policier enquêteur. Avec ce quadruplement du récit, le livre est perpétuellement relancé au point ou arrêter sa lecture est quasiment impossible sans être frustré de ne pouvoir la poursuivre tranquillement.

Et pour parfaire le tout, je e peux que vous conseiller ce livre si vous partez au pays basque cet été si comme moi vous aimez lire un livre dont l’action se passe dans la région proche de ses vacances. Vous aurez ainsi l’occasion d’avoir un petit cours de rattrapage agréable et pas pédant sur l’histoire indépendantiste basque.

Notation

Histoire
Ecriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques :

  • Livre
    • Broché: 496 pages
    • Editeur : Editions Toucan (11 janvier 2017)
    • Collection : TOUC.NOIR
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2810007470
    • ISBN-13: 978-2810007479
    • Prix : 19,90€
  • eBook
    • Format : ePub
    • Editeur : Editions Toucan (11 janvier 2017)
    • Collection : TOUC.NOIR
    • Langue : Français
    • Langue : Français
    • EAN : 978-2810007486
    • Prix : 9,99€

Site internet de l’auteur

http://www.jacques-saussey-auteur.com

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Publié par le 2017/07/04 dans Policier, Thrillers

 

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Jacques Saussey – Le loup peint

Jacques Saussey – Le loup peint

Encore un auteur et un livre que j’ai découvert grâce aux réseaux sociaux et il faut bien l’avouer grâce aux sites mettant en ligne des livres numériques pirates.

Car au prix où sont les livres, on a de plus en plus de mal à acheter un livre à 20€ d’un auteur inconnu ou méconnu, dont les media ne parlent pas.

Si vous avez la chance d’avoir un libraire indépendant aimant son travail et passionné de livres policiers et thrillers, alors oui, vous achèterez les yeux fermés Le loup peint de Jacques Saussey.

Alors serait-ce un bon achat ou y a-t-il un loup ?

Résumé du livre

Vincent Galtier est vétérinaire dans une petite ville de l’Yonne, près d’Auxerre. Depuis la mort de son fils, son couple est exsangue. Seule, Marion, sa maîtresse, parvient avec peine à lui faire vivre quelques rares moments d’oubli au creux de son lit. Une nuit, alors qu’il vient de la quitter et traverse une forêt isolée pour rentrer chez lui, les passagers d’une voiture inconnue lui tirent dessus et tentent de le précipiter dans un ravin. Lorsque Vincent parvient enfin à son domicile, après leur avoir échappé de justesse, c’est pour y découvrir une scène de massacre. Mais ce n’est pas la seule qui l’attend. Le cauchemar ne fait que commencer…

Extrait

Il s’arrêta à l’angle de l’avenue du maréchal Norek. À sa droite, après un petit immeuble bourgeois de quatre étages, le boulevard Chattam s’enfonçait dans un quartier de maisons cossues en direction opposée à l’hôpital. De l’autre côté du carrefour, l’avenue Minier, plus étroite, offrait une densité d’habitations et de commerces plus propice aux interrogatoires de porte à porte. Elle s’éloignait en une courbe tendue vers les quartiers les plus à l’ouest de la ville. Richard savait qu’elle se ramifiait rapidement dans un quartier d’immeubles qui représentait la grange aux meules de foin évoquée par le commandant Colize. L’aiguille qu’il y cherchait y était bien cachée, mais il n’avait pas d’autre option que de fouiller ce dédale à l’aveuglette.

Avis

Je ne connaissais pas cet auteur et c’est une très belle découverte. Le loup peint est son dernier roman et on remarque tout de suite une certaine maîtrise de la trame romanesque, du maintien du suspense, des revirements et des coups de théâtre. Si la structure est maîtrisée, la fluidité de l’écriture l’est également. La lecture de ce livre coule sans peine et se transforme rapidement en un très bon moment de détente.

Ensuite l’histoire est également excellente. Elle s’inscrit dans la lignée de Catch 22, ce roman horrible où le héros, quoi qu’il fasse pour résoudre un problème, fait face à de plus en plus de soucis de gravité grandissante. Une histoire improbable, mais tellement improbable qu’elle pourrait être vraie. Les personnages sont tellement bien dépeints que l’on prend pitié du héros, on aimerait l’aider, le conseiller, hurler pour ne pas aller quelque part. Bref, le lecteur voit défiler non seulement les pages mais l’action devant ses yeux un peu comme au cinéma.

Enfin, comme vous l’aurez remarqué dans l’extrait ci-dessus, l’auteur ne manque pas d’humour et n’oublie pas de faire des clins d’œil à ses pères.

Un très bon roman qui nous fait dire que nous croiserons une prochaine fois cet auteur dans nos lectures.

Notation

Histoire
Ecriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques :

  • Livre
    • Broché: 432 pages
    • Editeur : Editions Toucan (6 janvier 2016)
    • Collection : TOUC.NOIR
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2810006873
    • ISBN-13: 978-2810006878
    • Prix : 20,00€
  • Livre poche
    • Poche : 432 pages
    • Editeur : LGF (4 janvier 2017)
    • Collection : LDP Thriller
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2253086277
    • ISBN-13: 978-2253086277
    • Prix : 7,60€
  • eBook
    • Format : ePub
    • Editeur : Editions Toucan (6 janvier 2016)
    • Collection : TOUC.NOIR
    • Langue : Français
    • EAN : 978-2810006885
    • Prix : 9,90€

Site internet de l’auteur

http://www.jacques-saussey-auteur.com

 

 
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Publié par le 2016/11/13 dans Policier

 

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Offre éclair Kindle du 2016-08-23 : Jacques Saussey « La pieuvre »

Offre éclair Kindle du 2016-08-23 : Jacques Saussey « La pieuvre »

Rares sont les fois où je vous informe d’une vente éclair Kindle, mais aujourd’hui cela en vaut la peine tant par le livre qui est proposé que pour le prix : 0.99€.

L’occasion de découvrir un très bon auteur de thriller.

« Lisa Heslin est officier de policier judiciaire dans un commissariat parisien. Elle est aussi la fille d’un juge d’instruction célèbre, assassiné au début des années quatre-vingt-dix. Lorsqu’elle apprend que sa mère, avec laquelle elle n’a plus aucune relation depuis bien longtemps, est à l’agonie, elle met de côté sa rancœur, saute dans un avion pour Nice et rejoint la clinique. Au même moment à Paris, ses collègues sont appelés sur le lieu d’un meurtre crapuleux : un modeste coursier parisien a été retrouvé exécuté de deux balles dans la tête. Arrive pourtant une information qui change tout : l’arme de ce crime est la même qui a servi à tuer le Juge Heslin en 1992. Pour l’équipe du capitaine Daniel Magne, supérieur et amant discret de Lisa, c’est une enquête impossible qui commence, où tous les contacts sont aussi des pièges « 

jacques saussey - la pieuvre

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