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Archives de Tag: Winckler

Martin Winckler – Camisoles

Martin Winckler – Camisoles

Depuis ma rencontre avec Martin Wincker lors d’une séance de dédicaces à la librairie Lu&Cie de Suresnes, je ne m’étais pas penché sur un roman de cet auteur….. en fait depuis En souvenir d’André en 2012 qui m’avait empli d’émotion.

Mais ce ne sera pas celui que j’ai fait dédicacer que je vais lire, mais un de ceux que j’ai eu la chance de dégoter lors d’un vide-grenier : Camisoles.

Présenté comme étant la suite de Mort In Vitro, est-ce que cette histoire va nous rendre fou ?

Histoire

instaure une politique sécuritaire musclée. À Tourmens, grande ville de province, les personnages de Mort in Vitro – le précédent roman policier de Martin Winckler – sont confrontés à trois énigmes.

Le juge Watteau doit élucider de son fauteuil la mort suspecte d’un haut fonctionnaire de la santé ; sa mère, la respectable Claude de Lermignat soupçonne une psychiatre très médiatique d’avoir assassiné la présentatrice de Ça Nous Regarde !, envahissante émission de télé-réalité ; et le Dr Charly Lhombre, invité dans l’un des hôpitaux psychiatrique les plus secrets du pays, y découvre un gigantesque laboratoire expérimental.

Extrapolé à partir de la réalité sanitaire, politique et judiciaire d’aujourd’hui, Camisoles décrit un monde tout proche, où des multinationales sans scrupules manipulent politiciens, médias, psychiatres et cobayes humains pour mettre au point les camisoles de demain.

Extraits

L’ordre et la sécurité du monde

AFP – Lundi 3 Juin 2007

Sécurité publique : la politique musclée du nouveau gouvernement

Au cours d’une allocution à la presse ce matin, le porte-parole de l’Elysée a annoncé que le Président de la République avait tenu vendredi dernier un conseil restreint avec le premier ministre, le ministre de l’Intérieur et le Garde des Sceaux désignés depuis son élection. Le Chef de l’Etat leur a demandé de renforcer les mesures de sécurité intérieure dont il avait fait son cheval de bataille tout au long de la campagne présidentielle.

« Résolu à lutter contre la criminalité et le désordre public, qui n’ont cessé de croître au cours du précédent quiquennat », a déclaré en particulier le porte-parole de l’Elysée, « le Président a chargé le Premier ministre, le ministre de l’Intérieur et le Garde des Sceaux de mettre en œuvre sans tarder une réforme des forces de l’ordre et de la justice.

Rappelons que, fort de l’écrasante majorité dont il dispose à L’Assemblée nationale (460 députés sur 577 sièges), le président a fait voter le mois dernier par le Parlement un projet de loi autorisant le gouvernement à légiferer par voie d’ordonnances dans le domaine de la sécurité. De ce fait, les ministres concernés pourront mettre en œuvre très rapidement les réformes promises lors de la précédente campagne présidentielle.

Parmi ces engagements figuraient plusieurs propositions choc vivement contestées par l’opposition d’alors – mais aussi par la majorité sortante : formation accélérée (six mois intensifs) de 40 000 nouveaux gardiens de la paix, 10 000 inspecteurs de police, 5000 CRS ; transformation rapide d’anciens bâtiments publics desaffectés (mairies, hôpitaux, écoles) en maisons d’arrêt d’urgence sécurisées au sein de quartiers « chauds » ; création d’une procédure de jugement ultra-rapide pour les flagrants délits devant des magistrats spécialement nommés dans les locaux des postes de police et les gendarmeries, afin de décharger les palais de justice très encombrés ; accélération de la nomination de juges de première instance et de juges d’instruction, qui seraient des volontaires recrutés sur dossier parmi les fonctionnaires des administrations territoriales, spécialement formés sur le terrain aux côtés de magistrats déjà en exercice – sans passer par les concours de la magistrature ; extension des pouvoirs d’investigation des juges d’instruction qui, rebaptisés « Magistrat Investigateur », se verraient habilités à se rendre sur le terrain et à diriger les enquêtes et les interventions des forces de l’ordre…

Deux autres projets de loi visant à autoriser le gouvernement à légiférer par ordonnances ont de plus été déposés ces jours-ci devant le Parlement. Le premier concerne le système de santé et la gestion des hôpitaux ; le second, le contrôle d’informations confidentielles avant leur divulgation par les médias.

« Pour le Président et son gouvernement », a précisé le porte-parole, « la multiplication des attentats terroristes en Europe justifie que les médias, publics ou privés, soient supervisés de très près afin de ne pas favoriser par leur contenu la sympathie envers les entreprises terroristes. Le fait que la France n’ait pas, jusqu’ici, été touchée par le terrorisme international ne signifie en aucune manière qu’elle n’est pas menacée. Il appartient au nouveau gouvernement de la protéger de cette menace.

Sans restreindre la liberté de la presse indispensable au fonctionnement de notre démocratie, le gouvernement entend mettre sur pied avec les médias une charte indiquant sous quelles conditions la divulgation de certaines informations « sensibles » pourrait être reportée à la demande des pouvoirs publics.

AFP – Paris, Mardi 4 juin 2007

Délinquants sexuels : le nouveau gouvernement durcit sa position

Dans le cadre de sa politique de sécurité publique, le nouveau gouvernement a décidé de durcir les peines infligées aux délinquants sexuels, tout particulièrement les pédophiles, et consistant à leur administrer, dans des centres spécialisés, les médicaments destinés à empêcher une récidive. Des expérimentations avaient été, rappelons-le, mises en place avec l’autorisation de Dominique Perben, alors ministre de la Justice, au début de l’année 2005.

À l’époque, 22% des détenus étaient incarcérés pour des infractions sexuelles, dont les trois quarts pour des viols sur mineurs. Aujourd’hui, on estime que la proportion approche les 30 %. Les expérimentations mises en œuvre pendant les deux années écoulées s’étant révélées concluantes, le nouveau gouvernement a décidé d’imposer ce traitement à tout condamné pour infraction sexuelle.

Le traitement n’étant pas irréversible, le gouvernement a chargé une commission spéciale comprenant des médecins, des chercheurs, des magistrats et des membres de l’industrie pharmaceutique de déterminer les procédures thérapeutiques appropriées qui assureraient la prise du traitement par les délinquants à la fin de leur incarcération, et dès leur mise en liberté sur parole.

Les détenus qui accepteraient de subir un contrôle régulier et permanent par tous moyens médicaux ou informatiques pourraient bénéficier d’une libération anticipée. « Bien entendu, a déclaré le Garde des Sceaux, les anciens délinquants sexuels qui recevront ce type de traitement devront « très probablement » prendre ces médicaments toute leur vie, à moins que la recherche ne permette de trouver des produits « plus pointus » et « plus efficaces ».

En 2005, le prédécesseur de l’actuel Garde des Sceaux avait déclaré que le gouvernement réfléchissait à la création d’établissements, intermédiaires entre l’hôpital psychiatrique et la prison, où seraient enfermés des criminels jugés dangereux à l’issue de leur peine. L’actuel gouvernement a décidé de mettre cette proposition en application. La possibilité de légiférer par ordonnance va certainement lui faciliter la tâche.

Avis

Comme à chaque fois Martin Winckler par le biais d’un roman policier cherche à dénoncer les dérives du monde médical dans les pays occidentaux et plus particulièrement la France. Mais cette fois-ci, si le roman date de 2008, je le trouve particulièrement d’actualité.

Tout d’abord en introduction du roman, l’auteur positionne la France au lendemain d’un mouvement politique qui a mis en place un président avec une majorité forte à l’Assemblée Nationale; la castration chimique pour les auteurs de délits sexuels, ou encore les scandales sanitaires en démontrant les méthodologies des études « scientifiques » pour constituer le dossier destiné à la mise sur le marché d’un médicament.

Heureusement pour les amateurs de romans policier, Martin Winckler nous offre une histoire intelligente, drôle, à la limite de parodier des classiques du genre. Si l’on retrouve bien le juge Watteau et le médecin légiste Charly Lhombre, les principaux personnages de Mort In Vitro, Camisoles est un roman autonome et ne tire pas de lien avec son prédécesseur.  On notera au passage quelques clins d’œil à Bruno Sachs.

Même si ce roman n’offre pas l’énigme la plus inextricable, on passe un bon moment à le lire. Le style de Martin Winckler est impeccable, fluide et agréable.

Notation

Histoire
Écriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques

  • Livre
    • Broché: 288 pages
    • Editeur : Fleuve éditions (12 janvier 2006)
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 226507974X
    • ISBN-13: 978-2265079748
    • Prix : ??
  • Poche
    • Poche: 281 pages
    • Editeur : POCKET (8 novembre 2007)
    • Collection : Policier / thriller
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2266152777
    • ISBN-13: 978-2266152778
    • Prix : 6,20€

Site Internet de l’auteur

https://www.martinwinckler.com/

Revue de presse

Un jour, un livre : Dans une bibliothèque de la Cité Internationale Universitaire, dans le 14ème arrondissement de Paris, Olivier BARROT interroge Martin Winckler sur son roman policier « Camisoles ».

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Publié par le 2018/05/26 dans Policier, Uncategorized

 

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Retour sur la séance de dédicaces avec M. Wincker à Lu&Cie

Deux livres dédicacés par Martin Winckler, le papa de Bruno Sachs, à la librairie Lu&Cie de Suresnes, à l’image de l’auteur.

Médecin engagé, il fut également l’un des premiers à considérer les séries télévisées autrement qu’en art mineur, en publiant des articles dans le magazine Génération Séries, malheureusement disparu depuis, et en co-écrivant le dictionnaire des séries télé avec Christophe Petit.

Un moment très agréable où l’auteur « accueille » son lectorat en toute simplicité avec lequel il accepte de discuter volontiers et de confier quelques anecdotes.

Alors, petit scoop, Martin Winckler m’a confié avec une petite idée en train de germer dans sa tête pour un futur roman où l’on retrouverait le plus célèbres des médecins de campagne français, Bruno Sachs.

A suivre.

 
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Publié par le 2017/03/19 dans Evénements

 

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Martin Winckler en dédicace chez Lu&Cie à Suresnes le 19 mars

C’est avec une certaine joie que je vous annonce la venue de Martin Winckler le 19 mars à la librairie Lu&Cie à Suresnes pour une séance de dédicaces.

martin-winckler

J’ai d’autant plus de plaisir à vous l’annoncer que j’apprécie beaucoup les écritures de celui qu a été révélé par la Maladie de Sachs.

Je dis bien les écritures car c’est un véritable touche-à-tout : romans engagés vis-à-vis du monde médicale, polars, documentaires sur les séries télé, font partie des domaines de cet écrivain prolifique.

Rendez-vous donc le dimanche 19 mars de 10h à 13h à

Librairie Lu&Cie

18 avenue Jean Jaurès à Suresnes

www.lu-et-cie.fr  – 01 47 72 15 18 

 
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Publié par le 2017/03/05 dans Evénements

 

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Martin Winckler – En souvenir d’André

Martin Winckler - En souvenir d andréVoici un écrivain français que j’affectionne tout particulièrement. Martin Winckler est un auteur prolifique et hétéroclite : ancien médecin, il nous a fait découvrir la vie d’un médecin de campagne dans La maladie de Sachs, mais on a pu le lire dans un thriller, toujours autour du milieu hospitalier, avec Mort in vitro.

Ce que l’on sait moins c’est que Martin Winckler est un fou de séries télé, et qu’il a participé à la série littéraire du Poulpe.

Alors quand Martin Winckler aborde un sujet grave, on peut se demander si nous allons garder un bon souvenir d’En souvenir d’André ?

Histoire

D’abord, l’officier d’état civil a examiné tes papiers d’identité et constaté que ton nom, ta date de naissance et ton numéro matricule sont identiques à ceux qu’indique le document officiel. Puis il a consulté le dossier administratif attestant que le patient a bien subi – j’utilise le mot à dessein – son entretien psychiatrique. Que l’expert y affirme son bon équilibre mental et souligne l’absence de signes de dépression. Que la maladie est incurable et que, quoique bénéficiant de soins palliatifs de qualité, le patient a exprimé sa demande auprès de trois médecins différents, à trois semaines d’intervalle, comme la loi l’exige. Et que tous ont donné leur accord.
Une fois ces précautions prises, il t’a permis de lire le dossier. C’est un document médical anonyme, un peu technique : il retrace l’itinéraire du patient depuis les premiers symptômes, passe en revue les examens diagnostiques, les choix thérapeutiques effectués en conformité avec l’état des connaissances, la longue phase de rémission de cinq ans, les deux récidives et leurs traitements – manifestement efficaces puisqu’ils lui ont valu, respectivement, quatre ans et vingt-sept mois supplémentaires de répit. Pour en arriver à la rechute survenue il y a neuf mois, avec la découverte de lésions disséminées dans plusieurs organes vitaux, parmi lesquels le foie, les deux poumons, la colonne vertébrale et, possiblement – mais il a refusé l’examen qui aurait permis de le confirmer – le cerveau. Tu as lu tout cela avec curiosité et le malaise qu’on éprouve en découvrant des secrets qui ne nous appartiennent pas. Mais c’est la règle : que tu décides ou non de prendre contact, tu dois le faire en connaissance de cause.
Ton imagination s’envole. C’est comme ça, tu n’y peux rien, tu as besoin de remplir le vide et de le peupler de figures en trois dimensions, même floues. Comme d’autres l’auraient fait à ta place, tu t’es préparé à rencontrer une épave, un corps humain replié de douleur, amaigri par la maladie, déformé par les interventions qui lui ont retiré un organe par-ci, un organe par-là, et cloué au fauteuil ou au lit, bardé de tuyaux divers et variés.
Mais tu fais erreur. La maladie n’a pas dévoré un organe vital, elle a pris naissance dans une multitude de localisations et le patient a été traité par chimiothérapie, non par la chirurgie. Jusqu’à sa rechute, il y a quelques semaines, il était parfaitement valide. Selon les dernières observations – effectuées juste avant qu’on te communique le dossier -, il était en parfaite possession de ses moyens intellectuels. Certes, il est âgé – soixante-dix-sept ans -, mais au jour d’aujourd’hui, vu le nombre et l’état des centenaires, les moins de quatre-vingts ans sont souvent de première jeunesse.

Avis

J’avais pris ce livre par habitude de lire les œuvres de Martin Winckler; je ne savais pas quel était le sujet abordé par son dernier roman. Mais pour une fois, j’aurais mieux fait de faire attention. A cette veille de Noël, aborder l’euthanasie vous refroidit très rapidement.

Mais Martin Winckler, sans vouloir faire le prosélytisme du pour ou du contre de l’accompagnement de fin de vie, a une fois encore l’intelligence de développer son avis en abordant les différents points de vue : celui des souffrants, des parents, des médecins indifférents, des médecins humains ou devrions-nous dire humanitaires, …

C’est un roman intelligent, efficace, court puisqu’il se lit dans la journée, mais que tout le monde devrait lire et le forcer à s’interroger pour le jour où il sera confronté qu’il soit d’un coté ou de l’autre de la seringue.

Notation

Histoire star_half_off_32
Écriture star_half_off_32
Durée de lecture star_half_off_32
Prix star_half_off_32

Caractéristiques

  • Broché: 208 pages
  • Editeur : P.O.L (4 octobre 2012)
  • Collection : Fiction
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2818016924
  • ISBN-13: 978-2818016923
  • Prix : 16,00€

Revue de presse
Bon, d’accord, sur la couverture du livre il est marqué que En souvenir d’André est un « roman ». Par prudence devant la loi ? On se doute bien que toutes ces histoires de fin de vie, d’assistance à des malades, sans espoir, qui en ont marre de n’être plus que des corps épuisés, le docteur Martin Winckler ne les a pas toutes inventées. Il en a vécu dans sa chair, dans sa tête, dans son âme, dans sa conscience. Le narrateur, spécialiste des soins palliatifs, travaille à l’unité de la douleur. Il aide à mourir plus vite les mourants qui le désirent, qui le veulent, qui l’exigent parfois. Avec ce médecin-là, l’auteur de La Maladie de Sachs doit avoir plus que des affinités. Des expériences communes, des paroles et des actes identiques. Sinon le « roman » n’aurait pas cette force inaccoutumée qui émeut, dérange et interpelle. (Bernard Pivot – Le Journal du Dimanche du 7 octobre 2012 )
Ecouter les malades. Refuser la condescendance des médecins toujours pressés et fuyants. Et avant tout, apaiser la douleur. Ces principes reviennent dans l’oeuvre de Martin Winckler, écrivain et médecin, convaincu et combatif, depuis La Vacation (1989) et La Maladie de Sachs (prix du Livre Inter 1998)…
Cette fois, c’est le thème crucial et controversé du suicide assisté qui est au coeur du combat littéraire et social de Winckler…
Winckler le sait : il joue avec les mythes et les symboles, tel un Fantômas de la seringue. C’est en privilégiant cette forme romanesque qu’il atteindra le plus grand nombre – quitte à en froisser plus d’un -, obligeant chacun à réfléchir (Christine Ferniot – Télérama du 10 octobre 2012 )

Romancier et médecin, installé à Montréal, il exerce son art dans des domaines multiples.  » En souvenir d’André  » greffe ses obsessions sur une nouvelle forme narrative…
Le suicide assisté est le sujet central de ce court roman, qui apparaît comme un reflet inversé de Trois médecins ou encore du Choeur des femmes (POL, 2004 et 2009), énormes machines romanesques, inspirées, respectivement, des Trois Mousquetaires et de comédies musicales, traversées par la question du droit des femmes à disposer de leur corps. En souvenir d’André, lui, est un texte à l’os, qui ne s’intéresse donc plus au  » faire naître  » (ou pas), mais au  » aider à mourir « . Ce sont surtout des hommes qu’Emmanuel Zachs accompagne vers la fin…
Le livre n’est pas moins généreux, ni efficace, sur un plus petit nombre de pages, que les délectables pavés précédents. Et le plaidoyer pour une médecine humaniste, exercée par des soignants plutôt que par des médecins, fonctionne toujours. Mais sa vraie réussite tient aux récits de vies qu’Emmanuel Zacks a consignés et qu’il restitue, dans un dispositif narratif évoquant, forcément, celui de La Maladie de Sachs. (Raphaëlle Leyris – Le Monde du 25 octobre 2012 )

Sur un sujet risqué, Martin Winckler réussit un roman d’initiation d’une grande force, édifiant (sur la pratique des « cocktails » ou la gestion humaine et médicamenteuse dans les hôpitaux), mais qui, tout en étant ouvertement engagé, ne saurait se réduire à une thèse – on ne révélera rien de la seconde partie, ni de l’importance d’une femme, Nora. Il nous rappelle aussi que, dans la littérature comme dans la vie, il y a toujours des failles. Et que « tout le monde a des secrets. Et quand ce n’est pas un secret, c’est un regret, une parole jamais dite, une question sans réponse ». (Baptiste Liger – Lire, octobre 2012 )

 
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Publié par le 2012/12/16 dans Roman

 

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Martin Winckler – Les invisibles

Martin Winckler s’est fait connaître dans les années 90 avec la Maladie de Sachs, une chronique d’un médecin de campagne. Depuis Martin Winckler est un écrivain très prolifique aux multiples passions : médecine, policier, cinéma et série télévisée.

Alors ce troisième volet des aventures de Charly Lhombre (après In vitro et Camisoles) vaut-il la peine d’être lu ou bien doit-il rester invisible dans votre bibliothèque ?

Histoire

Charly Lhombre, médecin légiste en congé sabbatique, arrive au Québec pour occuper un poste à l’université de Montréal. Alors qu’il pensait vivre une année d’étude tranquille dans le monde policé des professeurs d’université, les choses prennent une tournure particulière à la suite d’événements violents, échos d’un sombre passé. Conflits de pouvoir, réapparition d’anciens secrets que certains avaient cru pouvoir enterrer, et agression de plusieurs SDF sans défense. Ces histoires ont-elles un rapport et sont-elles liées au meurtre non élucidé de la belle Kathleen Cheechoo, épouse du fondateur du centre de Recherches pour lequel travaille Charly ? La complicité de la surprenante Réjane Lalumière, collègue – et plus encore – de Charly, ainsi qu’une initiation à la culture des Indiens Cris ne seront pas de trop pour aider ce dernier à élucider le triple mystère.

Avis

Lire un roman de Martin Winckler a toujours été un plaisir pour moi, que ce soit La Maladie de Sachs, In Vitro ou Touche Pas à Mes Deux Seins (une aventure de Gabriel Lecouvreur alias le Poulpe). Mais je dois avouer que j’ai été déçu par ce roman policier.

Le roman met énormément de temps à démarrer pour trouver sa véritable vitesse de croisière au dernier tiers. Autant dire que les amateurs de littérature policière doivent être patients et passer les longs, très longs paragraphes décrivant les relations humaines et les fantasmes de l’auteur; Nul doute que celui-ci se soit transposé dans le héros dont le charme ne laisse pas indifférent la gente féminine québécoise.

Enfin l’intrigue est très basique.

Donc un livre pour les habitués de Martin Winckler, à découvrir en poche ou d’occasion quand celui-ci sera disponible dans ce format.

Notation

Histoire
Écriture
Durée de lecture
Prix
 
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Publié par le 2011/11/29 dans Policier, Uncategorized

 

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