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Bernard Minier – Soeurs

Bernard Minier – Soeurs

 

Tel un métronome, Bernard Minier nous livre son thriller de l’année.En effet, j’ai vérifié, ma critique de ce livre date du 10 avril 2017, et voici celle de Soeurs, le 15 avril 2018, donc presque un an après jour pour jour.

Après un Nuit très intense, il continue l’aventure avec son héros fétiche Matrin Servaz. Ainsi ce sera le 5ème livre, sur 6 romans, mêlant le commandant Servaz.

Alors avec Soeurs serait-ce le roman de trop usant jusqu’à la corde notre policier toulousain favori ?

Résumé du livre

Pauvres âmes déchues.
Il a fallu que je vous tue…

Mai 1993. Deux sœurs, Alice, 20 ans, et Ambre, 21 ans, sont retrouvées mortes en bordure de Garonne. Vêtues de robes de communiantes, elles se font face, attachées à deux troncs d’arbres.

Le jeune Martin Servaz, qui vient d’intégrer la PJ de Toulouse, participe à sa première enquête. Très vite, il s’intéresse à Erik Lang, célèbre auteur de romans policiers à l’œuvre aussi cruelle que dérangeante.

Les deux sœurs n’étaient-elles pas ses fans ? L’un de ses plus grands succès ne s’appelle-t-il pas La Communiante ?… L’affaire connaît un dénouement inattendu et violent, laissant Servaz rongé par le doute : dans cette enquête, estime-t-il, une pièce manque, une pièce essentielle.

Février 2018. Par une nuit glaciale, l’écrivain Erik Lang découvre sa femme assassinée… elle aussi vêtue en communiante. Vingt-cinq ans après le double crime, Martin Servaz est rattrapé par l’affaire. Le choc réveille ses premières craintes. Jusqu’à l’obsession.

Une épouse, deux sœurs, trois communiantes… et si l’enquête de 1993 s’était trompée de coupable ?

Pour Servaz, le passé, en resurgissant, va se transformer en cauchemar. Un cauchemar écrit à l’encre noire.

Avis

S’il est des auteurs qui s’essoufflent au fur et à mesure de leur publication ou qui sombrent dans la facilité en copiant-collant leurs histoires, Bernard Minier progresse, s’améliore, et s’approche invariablement de la perfection.

Car Soeurs n’est pas un très bon roman policier, c’est un excellent thriller.

Tout y est pour faire le succès de ce roman et satisfaire tant les amateurs du genre que les fidèles lecteurs de Bernard Minier. Pour ces derniers, il y aura la découverte des débuts dans la police de Martin Servaz qui va être rapidement confronté à la dure réalité des meurtres, la diabolicité des meurtriers et des pratiques douteuses des enquêteurs. Pour tous, une intrigue bien ficelée mais difficile à résoudre bien que tous les indices soient fournis au lecteur, parsemés au milieu des 480 pages du roman.

Mais la lecture de ce roman ne se limite pas uniquement à l’intrigue policière.

L’auteur en profite pour montrer l’évolution du métier enquêteur car si nous sommes familiers, ou du moins habitués, aux usages des caméras de surveillance, du traçage des appels téléphoniques sur réseau mobile, mais surtout aux analyses ADN, il n’y pas si longtemps les enquêteurs ne pouvaient compter que la filature, les auditions musclées et les indics.

Et puis, il y a enfin le rapport du lecteur à l’auteur. Sur ce point on pense forcément à la folie du fan dans le Misery de Stephen King. Bernard Minier a eu la bonne idée de ne pas en faire une pâle copie, ici il pousse la « dépendance » un cran au dessus (je ne peux en dire plus sans dévoiler le roman).

Le seul petit point négatif qui empêche Bernard Minier de nous fournir un roman parfait est l’utilisation, quoiqu’en moindre nombre par rapport à ses précédents romans, à des phrases à rallonge, de celles qui n’en finissent pas et dont on ne se rappelle plus du début de la phrase une fois arrivé à la fin (un peu comme celle que je viens de vous écrire). Si cette verbosité peut se prêter aux réflexions des personnages, elle est pour le moins gênante aux situations pressantes, quand l’action s’accélère, et où le lecteur ne peut suivre le rythme du fait de la complexité de la phrase. Heureusement, cela n’arrive plus qu’à quelques rares occurrences, et du coup les pages défilent et comme le dit si bien Olivier Bureau du Parisien : « Pour éviter d’être frustré, prenez une RTT ! La grosse difficulté avec « Sœurs », de Bernard Minier, c’est de devoir le lâcher« .

Enfin, un gros carton rouge à XO Editions qui n’a pas fait son travail de relecture sérieusement : mot manquant, fautes d’orthographes, lettres oubliées dans un mot; cela est tout simplement inadmissible alors que l’usage d’un correcteur orthographique de base aurait détecté tous ces problèmes.

Avec Soeurs, Bernard Minier rentre dans les très grands maîtres du roman policier et devrait être anobli pour cela et obtenir le titre de Sir.

Notation

Histoire
Ecriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques :

  • Livre
    • Broché: 480 pages
    • Editeur : XO (5 avril 2018)
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2374480348
    • ISBN-13: 978-2374480343
    • Prix : 21,90€
  • eBook
    • Editeur : XO (5 avril 2018)
    • Langue : Français
    • EAN : 9782374480350
    • Prix : 13,99€

Revue de presse

« Bernard Minier signe un suspense noir, vénéneux et limpide, riche de thèmes multiples et envoûtants.« , Bernard Lehut, RTL (interview à réécouter en mp3).

« Pour éviter d’être frustré, prenez une RTT ! La grosse difficulté avec « Sœurs », de Bernard Minier, c’est de devoir le lâcher.« , Olivier Bureau, le Parisien.

Interview pour La Dépêche

Interview par E. Couly

Site Internet de l’auteur

http://www.bernard-minier.com/

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Publié par le 2018/04/15 dans Policier, Thrillers

 

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Bernard Minier – Nuit

Bernard Minier – Nuit

Depuis 12 mois, Bernard Minier est coutumier de notre blog puisqu’en plus de participer à 13 à table, de voir une adaptation de Glacé à la télévision, cet auteur tient l’allure d’un roman par an?

Après une incursion dans un polar très noir (et très bon) avec Une putain d’histoire, Bernard Minier remet au service son policier préféré Martin Servaz pour une troisième aventure avec son ennemi en titre : Julian Hirtmann.

Alors est-ce que Nuit est-il un bon roman policier, bien noir, qui ne nuira pas à la série ?

Résumé du livre

Nuit de tempête en mer du Nord. Secoué par des vents violents, l’hélicoptère dépose Kirsten Nigaard sur la plate-forme pétrolière. L’inspectrice norvégienne enquête sur le meurtre d’une technicienne de la base off-shore.

Un homme manque à l’appel. En fouillant sa cabine, Kirsten découvre une série de photos. Quelques jours plus tard, elle est dans le bureau de Martin Servaz.

L’absent s’appelle Julian Hirtmann, le tueur retors et insaisissable que le policier poursuit depuis des années. Étrangement, sur plusieurs clichés, Martin Servaz apparaît. Suivi, épié.

Kirsten lui tend alors une autre photo. Celle d’un enfant.
Au dos, juste un prénom : GUSTAV

Pour Kirsten et Martin, c’est le début d’un voyage terrifiant. Avec, au bout de la nuit, le plus redoutable des ennemis.

Avis

Il y a des auteurs qui malmènent leur héros et qui les usent jusqu’à la corde. Tout comme Jo Nesbo avec Harry Hole, Bernard Minier n’épargne pas Martin Servza dans nuit. Il bât même un record de vitesse quant à le mettre quelques sur la touche dès le quatrième tome.

Un point positif au crédit de Bernard Minier est l’évolution de son personnage. Loin de le cantonner dans une routine et un fonctionnement prédéfini, dans Nuit, l’auteur fait évoluer la psychologie de son héros : plus sombre, plus solitaire au point de délaisser son équipe. Cependant, et cette fois-ci gros point négatif à l’auteur, dans ce roman, en rendant Martin Servaz plus solitaire, il ne compense pas le délaissement de son équipe. S’il l’affuble d’une collègue suédoise, celle-ci est totalement insipide par rapport aux membres de son équipes hauts en couleurs, et n’apporte que peu de chose à l’histoire.

Pour ce qui est de l’histoire, il n’y a pas vraiment de surprise, elle est plutôt linéaire, et les effets de dernières pages sont assez convenus. Cette fois, l’auteur ne nous sommet pas une intrigue dont il faut trouver la solution, mais un thriller, un histoire noire, dont nous sommes pris à témoin…. sans doute un héritage de son précédent roman Une putain d’histoire.

En dehors de cela, ce roman policier est agréable à lire, l’auteur installe une belle ambiance et varie le rythme de son roman au fil des pages. L’écriture est toujours aussi fluide et les références musicales ne se limitent plus à Mähler qui rencontre peu d’amateurs dans son lectorat.

Notation

Histoire
Ecriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques :

  • Livre
    • Broché: 525 pages
    • Editeur : XO (21 février 2017)
    • Langue : Français
    • ISBN-10 : 2845638272
    • ISBN-13 : 978-2845638273
    • Prix : 21,90€
  • eBook
    • Editeur : XO (21 février 2017)
    • Langue : Français
    • EAN : 978-2845639164
    • Prix : 13,99€

Site Internet de l’auteur

http://www.bernard-minier.com/

 
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Publié par le 2017/04/10 dans Policier, Thrillers

 

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