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Archives de Tag: Rufin

Jean-Christophe Rufin – Le collier rouge

Jean-Christophe Rufin - Le collier rougeNous venons à peine de lire le récit de son Immortel Randonnée, que Jean-Christophe Rufin nous fournit son roman annuel Le collier rouge..

Pour un écrivain qui nous a habitué à des romans longs (Globalia), fouillé (Rouge Brésil), qui nous plongent dans de longues aventures, la première chose qui nous frappe dans sa dernière œuvre est la finesse du livre. A peine 160 pages, autant dire que l’auteur continue sa frugalité d’écriture entamée depuis sa marche vers Compostelle.

Est-ce que Le collier rouge saura nous tenir en haleine ?

Résumé du livre

Dans une petite ville du Berry, écrasée par la chaleur de l’été, en 1919, un héros de la guerre est retenu prisonnier au fond d’une caserne déserte. Devant la porte, son chien tout cabossé aboie jour et nuit. Non loin de là, dans la campagne, une jeune femme usée par le travail de la terre, trop instruite cependant pour être une simple paysanne, attend et espère. Le juge qui arrive pour démêler cette affaire est un aristocrate dont la guerre a fait vaciller les principes. Trois personnages et, au milieu d’eux, un chien, qui détient la clef du drame… Plein de poésie et de vie, ce court récit, d’une fulgurante simplicité, est aussi un grand roman sur la fidélité. Etre loyal à ses amis, se battre pour ceux qu’on aime, est une qualité que nous partageons avec les bêtes. Le propre de l’être humain n’est-il pas d’aller au-delà et de pouvoir aussi reconnaître le frère en celui qui vous combat ?

Avis

Le roman est certes court, mais quel beau roman.

Est-ce le récent succès au Goncourt de Pierre Lemaitre et le renouveau du roman policier en période de grande guerre que cela a suscité, ou le désir de l’auteur de profiter des célébrations du centenaire de la guerre 14-18, mais il nous remet un excellent roman policier dont l’histoire prend place au lendemain de la première guerre mondiale ?

Mais point de roman historique, seules quelques anecdotes sur la guère parsèment ce roman qui est donc avant tout un roman policier. Et pas un simple roman policier puisqu’il a une double particularité : le lecteur ne connait ni le crime ni la victime.A vous de jouer pour découvrir ceux-ci en plus du mobile.

L’écriture est toujours aussi belle, fluide et nous permet de découvrir des mots anciens, des mots d’époque, aujourd’hui tombés dans l’oubli. Mais je vous rassure le contexte permet de les comprendre sans avoir à interrompre sa lecture le temps de consulter un dictionnaire.

A découvrir rapidement et à lire un peu plus lentement.

Notation

Histoire
Écriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques :

  • Broché: 160 pages
  • Editeur : Gallimard (27 février 2014)
  • Collection : Blanche
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 207013797X
  • ISBN-13: 978-2070137978
  • Prix : 15,90€
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Publié par le 2014/03/22 dans Policier

 

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Découvertes de Mars 2014

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Février étant court, je me suis fait avoir. J’ai raté ma chronique mensuelle sur les découvertes de livres. Alors c’est double ration pour mars. Bonne lecture.

Toni Hill – L’été des jouets morts

Après s’être compromis au cours d’une affaire sensible, l’inspecteur Héctor Salgado doit se faire oublier pendant quelques semaines. Il se voit alors chargé de manière officieuse d’un cas particulièrement délicat : il s’agit de l’étrange mort d’un jeune garçon appartenant à la haute bourgeoisie barcelonaise. Et ce qui semblait à première vue être un simple accident se révèle de plus en plus obscur à mesure que Salgado mène son enquête. Découvrant une société impitoyable faite de privilèges et d’abus de pouvoir, Héctor doit non seulement faire face à ce monde dont il ne connaît rien, mais également à sa propre histoire, qui refait surface de la manière la plus inattendue qui soit. Pour pouvoir mener à bien la tâche qui lui a été confiée, Héctor devra d’abord régler ses comptes avec lui-même. De sa plume élégante et précise, Toni Hill livre ici une intrigue labyrinthique, peuplée de personnages subtilement campés qui se retrouvent aux prises avec leur passé. Ce roman noir placé sous le signe de la vengeance est aussi marqué par le regard aiguisé que l’auteur pose sur la société espagnole et les univers contrastés – et pourtant pas si éloignés – qui la composent. Car dans l’atmosphère étouffante de l’été barcelonais, nul n’est à l’abri du soleil implacable qui cogne sur la ville.

  • Broché: 400 pages
  • Editeur : FLAMMARION (19 février 2014)
  • Collection : LITTERATURE ETR
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2081274876
  • ISBN-13: 978-2081274877
  • Prix : 21,00€

Christian Carayon – Les naufragés hurleurs

1925. Tout semble si déréglé qu’une prédiction qui annonce la fin des temps au solstice d’hiver se fait de plus en plus entendre. Pour Martial de la Boissière, cette fin des temps correspond plutôt au naufrage d’un voilier au large de l’île de Bréhat. Celui-ci emporte son ami d’enfance et, ainsi, le dernier fil qui le reliait à celle-ci. Mais, quand Martial se décide à creuser un peu, il découvre que l’accident n’en est peut-être pas un. Dès lors, son enquête ne va cesser de le ramener sur cette île aux deux visages, où les secrets d’une riche famille viennent côtoyer les rumeurs de sorcellerie, tout en le poussant à affronter sa propre part d’ombre. Et à comprendre qu’il n’y a pas qu’en mer que l’on déplore des naufragés.

  • Broché: 586 pages
  • Editeur : Les nouveaux auteurs editions (30 janvier 2014)
  • Collection : POLICIER
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2819503497
  • ISBN-13: 978-2819503491
  • Prix : 19,95€

Edward Conlon – Rouge sur rouge

New York, novembre, la pluie. Une Mexicaine pendue à un arbre avec un lacet de chaussure. Deux inspecteurs du NYPD sont rapidement sur place : Nick Meehan, récemment transféré à Manhattan, et son binôme, Esposito, un flic-né qui marche à l’instinct et a du mal à suivre toutes les règles. Au point que les Affaires internes cherchent à le faire tomber et ont pour cela monnayé le transfert de Meehan contre une surveillance rapprochée de son nouveau coéquipier. Mais entre l’inspecteur taiseux et le flic flamboyant, le partenariat qui avait commencé par une forme de trahison se transforme peu à peu en une amitié improbable et complexe sur fond de suicides sordides, de viols en série et de règlements de compte entre gangs, bref la routine d’un commissariat d’Uptown. Loin des millionnaires de Manhattan et de leurs vols d’argenterie, dans les quartiers pauvres, là où personne n’est important jusqu’à ce qu’il tue quelqu’un ou se fasse tuer. Là où il n’y a pas de projecteurs, mais pas de radars non plus. Rouge sur Rouge (l’expression désignant l’implication de la police des polices) est un livre de balancement et de contrastes : entre l’Irlandais dans sa solitude affective et l’Italien investi dans sa famiglia, l’introverti et l’extraverti, le stratège et le tacticien, l’un qui est fasciné par ce qui lui échappe, tandis que l’autre, plus pragmatique, s’épanouit dans le combat quotidien contre les « méchants ». Polar d’intrigue dont la trame matoise semble suivre la fausse contingence du quotidien, Rouge sur Rouge est aussi un puissant roman d’introspection. Conscience, loyauté, fidélité, convictions, mais aussi coups tordus, lâchetés et trahisons, Conlon, avec une ténacité, un art de la nuance et un souci du détail qu’il a sans doute gardés de ses années passées au sein de la force, pousse à bout la mécanique de l’analyse psychologique et enquête sur le binôme d’inspecteurs, cet étrange attelage constitutif de la police américaine, un équipage à l’équilibre hautement instable dans un système basé « sur une immense et changeante accumulation de règles – des lois constitutionnelles sur lesquelles les plus éminents magistrats divergeaient, de nouvelles procédures administratives que les états-majors dégueulaient comme les rouleaux perforés d’un piano mécanique. Tant de règles qu’on ne pouvait quasiment pas en tenir le compte, tant qu’on avait toujours le sentiment d’en transgresser une, ou deux, même si on était sûr d’avoir tout fait correctement. » Tout à la fois chronique d’un New York où ne s’aventurent guère les touristes et phénoménologie de l’esprit policier, Rouge sur rouge élargit à l’extrême le champ de conscience du polar.

  • Broché: 560 pages
  • Editeur : Actes Sud Editions (12 mars 2014)
  • Collection : Actes noirs
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2330030355
  • ISBN-13: 978-2330030353
  • Prix : 23,80€

P.D. Viner – Le dernier hiver de D’Ani Lancing

Le meurtre de Dani Lancing, étudiante, a été violent et brutal. Son assassin est resté anonyme.
Ses parents ne se sont jamais remis de ce cauchemar, même au bout de vingt ans. Leur mariage s’est effondré, la mère a renoncé à sa brillante carrière de journaliste pour chercher le moindre indice, et le père est poursuivi par le fantôme de sa fille.
Tom, son amour d’enfance, se noie dans son boulot de détective pour empêcher que d’autres jeunes filles connaissent le même sort.
Lorsque Tom découvre une piste et déterre l’affaire, la mère de Dani les entraîne dans sa folie de vengeance sans limites, prête à descendre aussi bas que le monstre qu’elle pourchasse.

  • Broché: 406 pages
  • Editeur : Delpierre Editions
  • Langue : Français
  • ISBN-13: 978-2-37072-001-6
  • Prix : 20,00€

Jean-Christophe Rufin – Le collier rouge

Dans une petite ville du Berry, écrasée par la chaleur de l’été, en 1919, un héros de la guerre est retenu prisonnier au fond d’une caserne déserte. Devant la porte, son chien tout cabossé aboie jour et nuit. Non loin de là, dans la campagne, une jeune femme usée par le travail de la terre, trop instruite cependant pour être une simple paysanne, attend et espère. Le juge qui arrive pour démêler cette affaire est un aristocrate dont la guerre a fait vaciller les principes. Trois personnages et, au milieu d’eux, un chien, qui détient la clef du drame… Plein de poésie et de vie, ce court récit, d’une fulgurante simplicité, est aussi un grand roman sur la fidélité. Etre loyal à ses amis, se battre pour ceux qu’on aime, est une qualité que nous partageons avec les bêtes. Le propre de l’être humain n’est-il pas d’aller au-delà et de pouvoir aussi reconnaître le frère en celui qui vous combat ?

  • Broché: 160 pages
  • Editeur : Gallimard (27 février 2014)
  • Collection : Blanche
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 207013797X
  • ISBN-13: 978-2070137978
  • Prix : 15,90€

Bernard Minier – N’éteins pas la lumière

« Tu l as laissée mourir… »
Christine Steinmeyer croyait que la missive trouvée le soir de Noël dans sa boîte aux lettres ne lui était pas destinée. Mais l homme qui l interpelle en direct à la radio, dans son émission, semble persuadé du contraire… Bientôt, les incidents se multiplient, comme si quelqu un avait pris le contrôle de son existence. Tout ce qui faisait tenir Christine debout s effondre. Avant que l horreur fasse irruption.

Martin Servaz, de son côté, a reçu par la poste la clé d une chambre d hôtel. Une chambre où une artiste plasticienne s est donné la mort un an plus tôt. Quelqu un veut le voir reprendre du service… ce qu il va faire, à l insu de sa hiérarchie et de ses collègues.

Et si nos proches n étaient pas ce que nous croyons ? Et si dans l obscurité certains secrets refusaient de mourir ? Non, n éteignez pas la lumière, ou alors préparez-vous au pire…

Après les grands succès de Glacé et du Cercle, Bernard Minier revient avec un thriller sur la manipulation et l emprise, en explorant nos cauchemars les plus intimes, nos phobies et nos obsessions…

  • Broché: 616 pages
  • Editeur : XO EDITIONS (27 février 2014)
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2845636318
  • ISBN-13: 978-2845636316
  • Prix : 21,90€

William Boyd – Solo

1969, James Bond vient de fêter ses 45 ans. Sa hiérarchie l’envoie au Zanzarim (Afrique occidentale), ancienne colonie britannique ravagée par une guerre civile. Sa mission : mettre un terme au conflit lié à l’énorme réserve de pétrole attisant les convoitises de l’Occident. Deux tribus s’affrontent, l’une ayant fait sécession en 1967 en créant la République démocratique de Dahum. Les Britanniques soutiennent le gouvernement officiel du Zanzarim et veulent la capitulation de Dahum, qui s’octroie les réserves de pétrole.
Arrivé au Zanzarim sous l’identité d’un journaliste, Bond rencontre son contact des services secrets, Blessing, une charmante jeune femme qui l’aide à traverser le pays et le séduit. Ils sont faits prisonniers par des mercenaires et Blessing disparaît. Bond, qui la croit morte, s’échappe, poursuit seul sa mission. Il infiltre le camp rebelle, découvre qu’une organisation caritative, AfricaKIN, a établi un pont aérien avec la capitale de Dahum, Port Dunbar, et aide le gouvernement du Zanzarim à terrasser les rebelles. Lors de l’évacuation de Port Dunbar, Blessing réapparait accompagnée d’un mercenaire : ils tirent sur Bond, le laissant pour mort.
Le récit évolue ensuite vers New York, où Bond joue solo. Il comprend que Blessing travaille pour la CIA et qu’elle s’est introduite dans le réseau d’ AfricaKIN, paravent d’un vaste trafic de drogue.

  • Broché: 343 pages
  • Editeur : Seuil (6 mars 2014)
  • Collection : ROMAN ET. HC
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2021113213
  • ISBN-13: 978-2021113211
  • Prix : 21,50€
 
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Publié par le 2014/03/11 dans A lire, Actualités, Thrillers

 

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Pélerinage à Compostelle : Jean-Christophe Rufin vs Alix de Saint André

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Depuis mon match de The Hunger Games de Susan Collins face à Battle Royale de Houshun Takami, je n’avais pas renouvelé l’expérience du match littéraire. C’est ce que je vais faire cette fois-ci avec deux livres qui traitent d’un tout autre genre : le pèlerinage à Compostelle. Et ce sont deux auteurs bien différents qui vont s’opposer Alix de Saint-André et Jean-Christophe Rufin, respectivement avec En Avant Route! et Immortelle Randonnée : Compostelle malgré moi.

Je connaissais Alix de Saint-André du temps où elle faisait partie de la troupe de Jérôme Bonalli sur Canal+ et j’appréciais son côté catholique délurée. Aussi dès la sortie de En avant route! en 2009 (ou 2010), j’étais allé acheter son nouveau livre sur son expérience de pèlerin, et je l’avais particulièrement apprécié.

Alors est-ce que Rufin fera-t-il preuve d’originalité face à Alix ?

Histoires

En avant route!

Alix de Saint-André a pris trois fois la route de Compostelle. La première fois, elle est partie de Saint-Jean-Pied-de-Port, sur le chemin français, avec un sac plein d’idées préconçues, qui se sont envolées une à une, au fil des étapes. La deuxième fois, elle a parcouru le «chemin anglais» depuis La Corogne, lors d’une année sainte mouvementée. L’ultime voyage fut le vrai voyage, celui que l’on doit faire en partant de chez soi. Des bords de Loire à Saint-Jacques-de-Compostelle, de paysages sublimes en banlieues sinistres, elle a rejoint le peuple des pèlerins qui se retrouvent sur le chemin, libérés de toute identité sociale, pour vivre à quatre kilomètres-heure une aventure humaine pleine de gaieté, d’amitié et de surprises. Sur ces marcheurs de tous pays et de toutes convictions, réunis moins par la foi que par les ampoules aux pieds, mais cheminant chacun dans sa quête secrète, Alix de Saint-André, en poursuivant la sienne, empreinte d’une gravité mélancolique, porte, comme à son habitude, un regard à la fois affectueux et espiègle.

Immortelle randonnée : Compostelle malgré moi

Jean-Christophe Rufin a suivi à pied, sur plus de huit cents kilomètres, le «Chemin du Nord» jusqu’à Saint-Jacques-de-Compostelle. Beaucoup moins fréquenté que la voie habituelle des pèlerins, cet itinéraire longe les côtes basque et cantabrique puis traverse les montagnes sauvages des Asturies et de Galice.
«Chaque fois que Ton m’a posé la question : « Pourquoi êtes-vous allé à Santiago ? », j’ai été bien en peine de répondre. Comment expliquer à ceux qui ne l’ont pas vécu que le Chemin a pour effet sinon pour vertu de faire oublier les raisons qui ont amené à s’y engager ? On est parti, voilà tout.»
Galerie de portraits savoureux, divertissement philosophique sur le ton de Diderot, exercice d’autodérision plein d’humour et d’émerveillement, Immortelle randonnée se classe parmi les grands récits de voyage littéraires.

Avis

On pourrait que ces deux auteurs ont tout fait pour faire un livre qui parle de la même chose mais de manière bien différente.

Tout d’abord, les raisons qui les ont motivées à faire ce périple pédestre : l’une est catholique pratiquante et s’engage donc en premier pour une expérience théologique, alors que le second part plus sur un coup de tête sans réelle attente philosophique ou mystique. Egalité entre les deux histoires : le pèlerinage est avant tout un cheminement personnel où chacun est confronté surtout à ce qu’il ne s’attendait pas.

Ensuite, la façon de raconter l’expérience est bien différente. Là où le récit est exposé de façon très académique dans un style littéraire plutôt soutenu (je rappelle que Jean-Christophe Rufin est membre de l’Académie Française) et avec une pointe d’humour, Alix de Saint-André manie à la perfection l’humour, l’auto-dérision est ainsi désacralise le pèlerin que sa quête. Dans ce second cas, le récit est beaucoup moins indigeste, le récit ressemblant à un roman feuilleton retranscrit plus intelligemment l’expérience de l’auteur. Avantage Alix mais d’une très courte tête.

Au final, je dirais que pour apprécier l’un il faut lire l’autre. Deux expériences différentes, deux points de vue complémentaires, deux styles littéraires aux qualités propres font que même si j’ai une légère préférence pour le roman d’Alix de Saint André, Jean-Christophe Rufin nous offre un roman plein de sentiments qui reste agréable à lire.

Notations

En avant route!

Histoire
Écriture
Durée de lecture
Prix

Immortelle randonnée : Compostelle malgré moi

Histoire
Écriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques

En avant route!

  • Poche: 352 pages
  • Editeur : Folio (16 juin 2011)
  • Collection : Folio
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2070440761
  • ISBN-13: 978-2070440764
  • Prix : 7.20€

Immortelle randonnée : Compostelle malgré moi

  • Broché: 258 pages
  • Editeur : Guérin (5 avril 2013)
  • Collection : DEMARCHES
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2352210615
  • ISBN-13: 978-2352210610
  • Prix : 19.50€

Sites Internet des auteurs

Ni l’un ni l’autre n’a de site internet officiel.

Extraits

En avant route!

Vous pouvez feuilleter sur le site Amazon les premières pages de la version brochée.

Immortelle randonnée : Compostelle malgré moi

LORSQUE, comme moi, on ne sait rien de Compostelle avant de partir, on imagine un vieux chemin courant dans les herbes, et des pèlerins plus ou moins solitaires qui l’entretiennent en y laissant l’empreinte de leurs pas. Erreur grossière, que l’on corrige bien vite lorsqu’on va chercher la fameuse credencial, document obligatoire pour accéder aux refuges pour pèlerins !
On découvre alors que le Chemin est l’objet sinon d’un culte, du moins d’une passion, que partagent nombre de ceux qui l’ont parcouru. Toute une organisation se cache derrière le vieux chemin : des associations, des publications, des guides, des permanences spécialisées. Le chemin est un réseau, une confrérie, une internationale. Nul n’est contraint d’y adhérer, mais cette organisation se signale à vous dès le départ, en vous délivrant la credencial, ce passeport qui est bien plus qu’un bout de carton folklorique. Car, dûment fiché comme futur-ancien-pèlerin, vous recevrez désormais des bulletins d’études savants, des invitations à des sorties pédestres et même, si vous habitez certaines villes, à des séances de restitution d’expériences, organisées autour de voyageurs fraîchement rentrés. Ces rencontres amicales autour d’un verre s’appellent «Le vin du pèlerin» !
J’ai découvert ce monde en entrant par une après-midi pluvieuse dans la petite boutique sise rue des Canettes à Paris, dans le quartier Saint-Sulpice, siège de l’association des Amis de Saint-Jacques. L’endroit détone, au milieu des bars branchés et des boutiques de fringues. Il fleure bon sa salle paroissiale et le désordre poussiéreux qui l’encombre a l’inimitable cachet des locaux dits «associatifs». Le permanencier qui m’accueille est un homme d’un certain âge – on dirait aujourd’hui un «senior», mais ce terme n’appartient pas au vocabulaire jacquaire. Il n’y a personne d’autre dans la boutique et j’aurais l’impression de le réveiller s’il ne se donnait pas beaucoup de mal pour paraître affairé. L’informatique n’a pas encore pris possession du lieu. Ici règnent toujours la fiche bristol jaunâtre, les dépliants ronéotypés, le tampon baveux et son encreur métallique.
Je me sens un peu gêné de déclarer mon intention – pas encore arrêtée, pensé-je – de partir sur le Chemin. L’ambiance est celle d’un confessionnal et je ne sais pas encore que la question du «pourquoi» ne me sera pas posée. Prenant les devants, je tente des justifications qui, évidemment, sonnent faux. L’homme sourit et revient à des questions pratiques : nom, prénom, date de naissance.
Il me conduit peu à peu jusqu’au grand sujet : est-ce que je souhaite adhérer à l’association avec le bulletin – c’est plus cher – ou sans, c’est-à-dire en payant le minimum : il me donne les prix de chaque option. Les quelques euros de différence lui semblent suffisamment importants pour qu’il se lance dans une longue explication sur le contenu précis des deux formes d’adhésion. Je mets cela sur le compte d’un désir louable de solidarité : ne pas priver de Chemin les plus modestes. En cours de route, j’aurai l’occasion de comprendre qu’il s’agit de bien autre chose : les pèlerins passent leur temps à éviter de payer. Ce n’est souvent pas une nécessité, mais plutôt un sport, un signe d’appartenance au club. J’ai vu des marcheurs, par ailleurs prospères, faire d’interminables calculs, avant de décider s’ils commanderont un sandwich (pour quatre) dans un bar, ou s’ils feront trois kilomètres de plus pour l’acheter à une hypothétique boulangerie. Le pèlerin de Saint-Jacques, que l’on appelle un Jacquet, n’est pas toujours pauvre, loin s’en faut, mais il se comporte comme s’il l’était. On peut rattacher ce comportement à l’un des trois voeux qui, avec la chasteté et l’obéissance, marquent depuis le Moyen Âge l’entrée dans la vie religieuse ; on peut aussi appeler cela plus simplement de la radinerie.

Revues de presse

En avant route!

Comme les principaux sites marchands ne proposent plus les principales revues de presse sur ce livre, je vous propose à la place l’article paru sur ce livre fait par le Pèlerin Magazine (non je ne blague pas) qui a l’avantage de proposer en même temps une interview de l’auteure.

Immortelle randonnée : Compostelle malgré moi

Médecin, ambassadeur, académicien, tout récent lauréat du Prix Nomad’s, le Goncourt raconte son pèlerinage. Une respiration salutaire…
Et au bout du compte, que réalise notre Candide ? L’expression est peut-être usée, mais elle correspond à la vérité : l’itinéraire a été avant tout humain, et les portraits esquissés par Rufin l’illustrent à merveille. La dimension spirituelle et religieuse est là, bien entendu. Mais la dimension «pratique» prend souvent le pas : quand et où manger, où trouver à boire, comment soigner ses ampoules, comment dormir – l’auteur appartenant à la catégorie des habitués aux interminables heures passées à plat dos, les yeux grands ouverts. On prend le Chemin pour penser, et on en ressort l’esprit vidé. L’écrivain résume tout cela d’une belle formule : «Le Chemin est une initiation par le corps.» (Mohammed Aïssaoui – Le Figaro du 4 avril 2013)

Plus philosophe ironique à la Diderot que lyrique croyant à la Péguy, Rufin croque avec dérision les pittoresques sensations de son long cheminement…
Mais le chemin finit bientôt par hanter celui qui s’y était nonchalamment embarqué. «En partant pour Saint-Jacques je ne cherchais rien et je l’ai trouvé.» Par-delà toute spiritualité, c’est un lancinant apprentissage du vide qu’a vécu le marcheur. Et un vide qui conduit au plein. En témoignent les lumineuses réflexions – sur la religion, l’histoire, la politique même – qui ponctuent son odyssée et éclairent ici la lecture d’un éclat vif. Drôle, brillant, généreux mais sans concession, cet étonnant carnet de route ne donne qu’une envie : tenter aussi l’aventure de Compostelle. Vite. (Fabienne Pascaud – Télérama du 15 mai 2013)

Voir la suite sur le site Amazon.

 
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Publié par le 2013/08/19 dans Roman

 

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Découvertes & achats de Juin 2012

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Comme vous pourrez le constater il est préférable pour moi et mon portefeuille de ne pas traîner souvent dans une librairie. J’avais 3 heures à tuer pendant que mon fils et ses grands-parents étaient au spectacle de Mamma Mia! (que je vous recommande chaleureusement), aussi ai-je eu le temps de faire tous les raisons de la Fnac Saint Lazarre.

Donc voici mes emplettes de juin 2012; Vivement les vacances que j’ai assez de temps pour lire tout ce que j’ai acheté ces deux derniers mois.

Karen Maitland – Les âges sombres

1321. Les habitants d’Ulewic, une petite cité isolée de l’est de l’Angleterre, sont sous le joug de leur seigneur et de l’Église, celle-ci ayant supplanté, depuis quelques années, le paganisme qui régnait dans la région. Non loin du village s’est installée une petite communauté chrétienne de femmes, des béguines originaires de Belgique. Sous l’autorité de soeur Martha, elles ont jusqu’alors été assez bien tolérées. Mais les choses commencent à changer. Le pays connaît en effet des saisons de plus en plus rigoureuses, les récoltes sont gâchées, les troupeaux dévastés et le besoin d’un bouc émissaire se fait sentir. Neuf hommes du village, dont on ignore l’identité, vont profiter de la tension qui commence à monter pour restaurer un ordre ancien et obscur. Renouant avec de terribles rites païens, usant de la terreur, du meurtre et de la superstition, ils vont s’en prendre aux béguines, qui devront les démasquer et élucider les secrets du village avant que la région ne soit mise à feu et à sang.
Avec cet ouvrage d’une intelligence et d’une érudition peu communes, Karen Maitland nous entraîne dans un Moyen-Âge d’un réalisme stupéfiant, sans jamais se départir d’un extraordinaire sens de l’intrigue et du suspense. Après La Compagnie des menteurs, élu meilleur livre de l’année par le New York Times et salué par une critique unanime, elle se hisse désormais au rang des grands maîtres du genre, aux côtés d’Umberto Eco ou de Iain Pears.

  • Broché: 670 pages
  • Editeur : Sonatine (8 avril 2012)
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2355841152
  • ISBN-13: 978-2355841156
  • Prix : 21,30€

P.D. James – La mort s’invite à Pemberley

Rien ne semble devoir troubler l’existence ordonnée et protégée de Pemberley, le domaine ancestral de la famille Darcy, dans le Derbyshire, ni perturber le bonheur conjugal de la maîtresse des lieux, Elizabeth Darcy. Elle est la mère de deux charmants bambins ; sa sœur préférée, Jane, et son mari, Bingley, habitent à moins de trente kilomètres de là ; et son père adulé, Mr Bennet, vient régulièrement en visite, attiré par l’imposante bibliothèque du château. Mais cette félicité se trouve soudain menacée lorsque, à la veille du bal d’automne, un drame contraint les Darcy à recevoir sous leur toit la jeune sœur d’Elizabeth et son mari, que leurs frasques passées ont rendu indésirables à Pemberley. Avec eux s’invitent la mort, la suspicion et la résurgence de rancunes anciennes.
Dans La mort s’invite à Pemberley, P.D. James associe sa longue passion pour l’œuvre de Jane Austen à son talent d’auteur de romans policiers pour imaginer une suite à Orgueil et Préjugés et camper avec brio une intrigue à suspense. Elle allie une grande fidélité aux personnages d’Austen au plus pur style de ses romans policiers, ne manquant pas, selon son habitude, d’aborder les problèmes de société – ici, ceux de l’Angleterre du début du XIXe siècle.

  • Broché: 380 pages
  • Editeur : Fayard (30 mai 2012)
  • Collection : Policier
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2213668833
  • ISBN-13: 978-2213668833
  • Prix : 22,00€

Camilla Läckberg – La sirène

Un homme a mystérieusement disparu à Fjällbacka. Toutes les recherches lancées au commissariat de Tanumshede par Patrik Hedström et ses collègues s’avèrent vaines. Impossible de dire s’il est mort, s’il a été enlevé ou s’il s’est volontairement volatilisé. Trois mois plus tard, son corps est retrouvé figé dans la glace. L’affaire se complique lorsque la police découvre que l’une des proches connaissances de la victime, l’écrivain Christian Thydell, reçoit des lettres de menace depuis plus d’un an. Lui ne les a jamais prises au sérieux, mais son amie Erica, qui l’a aidé à faire ses premiers pas en littérature, soupçonne un danger bien réel. Sans rien dire à Patrik, et bien qu’elle soit enceinte de jumeaux, elle décide de mener l’enquête de son côté. A la veille du lancement de La Sirène, le roman qui doit le consacrer, Christian reçoit une nouvelle missive. Quelqu’un le déteste profondément et semble déterminé à mettre ses menaces à exécution. Dans cette passionnante enquête, sixième volet de la série consacrée à Erica Falck, Camilla Läckberg reprend avec bonheur tous les
ingrédients qui font le charme et le succès de ses livres. Ses fidèles lecteurs découvriront son roman le plus abouti à ce jour.

  • Broché: 416 pages
  • Editeur : Actes Sud Editions (6 juin 2012)
  • Collection : Actes noirs
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2330008929
  • ISBN-13: 978-2330008925
  • Prix : 23,50€

Jussi Adler-Olsen – Profanation

Véritable phénomène d’édition dans les pays où il a été publié, Miséricorde, le premier roman du Danois Jussi Adler-Olsen, s’est imposé en France comme la découverte scandinave de 2011. Profanation, le deuxième tome de la série, ne décevra pas les fans du tandem atypique et attachant que forment le cynique inspecteur Carl Morck et son mystérieux assistant syrien, Assad. Sur le bureau de Morck, le dossier d’un double meurtre impliquant une bande de fils de famille, innocentée par les aveux « spontanés » de l’assassin. Mais très vite l’inspecteur s’aperçoit que l’affaire, hâtivement bouclée, comportait des zones d’ombre. Quel rôle ont vraiment joué, il y a vingt ans, trois des hommes les plus puissants du Danemark ? Cercles très fermés des milieux d’affaires, corruption au plus haut niveau, secrets nauséabonds de la grande bourgeoisie… Adler-Olsen mêle à la perfection suspense implacable et regard acerbe sur son pays.

  • Broché: 480 pages
  • Editeur : ALBIN MICHEL (2 mai 2012)
  • Collection : LITT.GENERALE
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2226241418
  • ISBN-13: 978-2226241412
  • Prix : 22,90€

jean-Christophe Rufin – Le grand cœur

Dans la chaleur d’une île grecque, un homme se cache pour échapper à ses poursuivants. Il évoque sa vie hors du commun et tente de démêler l’écheveau de son destin. Fils d’un modeste pelletier, il est devenu l’homme le plus riche de France. Il a permis à Charles VII de terminer la guerre de Cent Ans. Il a changé le regard sur l’Orient. Avec lui, l’Europe est passée du temps des croisades à celui de l’échange. Comme son palais à Bourges, château médiéval d’un côté et palais Renaissance de l’autre, c’est un être à deux faces. Aussi familier des rois et du pape que des plus humbles maisons, il a voyagé à travers tout le monde connu. Au faîte de sa gloire, il a vécu la chute, le dénuement, la torture avant de retrouver la liberté et la fortune. Parmi tous les attachements de sa vie, le plus bouleversant fut celui qui le lia à Agnès Sorel, la Dame de Beauté, première favorite royale de l’Histoire de France, disparue à vingt-huit ans. Son nom est Jacques Cœur. Il faut tout oublier de ce que l’on sait sur le Moyen Age et plonger dans la fraîcheur de ce livre. Il a la puissance d’un roman picaresque, la précision d’une biographie et le charme mélancolique des confessions.

  • Broché: 497 pages
  • Editeur : Editions Gallimard (29 mars 2012)
  • Collection : Blanche
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2070119424
  • ISBN-13: 978-2070119424
  • Prix : 22,50€

Tagashi Agi – Les gouttes de Dieu n°22 et 23

N°22

Voici venu le jour de la lecture du texte de Yutaka Kanzaki concernant le 7e apôtre. D’après le testament, celui-ci incarne la Sagrada Familia. Shizuku et l’équipe du département Vins déduisent qu’il s’agit d’un vin du Nouveau Monde, mais hésitent quant à son origine précise. Arriveront-ils à trouver de quel pays vient l’apôtre ?De son côté, Tomine est sûr de son fait et file vers la Californie en compagnie de Loulan. Mais alors qu’ils ont pris le Napa Valley Wine Train, ils sont attaqués et la jeune fille est prise en otage !

  • Broché: 225 pages
  • Editeur : Glénat (8 février 2012)
  • Collection : Seinen Manga
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2723486397
  • ISBN-13: 978-2723486392
  • Prix : 9,15€

N°23.

Shizuku et Miya se sont finalement rendus en Australie, sur la piste du 7e apôtre. Ils sont aidés par Napia, mais le père de celle-ci est très hostile envers les Japonais. Pourtant, apprenant que son éco-village menacé, il accepte l’aide de Shizuku…

  • Broché: 240 pages
  • Editeur : Glénat (9 mai 2012)
  • Collection : Seinen Manga
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2723486400
  • ISBN-13: 978-2723486408
  • Prix : 9,15€
 
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Publié par le 2012/06/24 dans A lire, Actualités

 

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