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Archives de Tag: Mémoire

Le Roux – Brunschwig : La mémoire dans les poches, Tomes 1, 2 & 3

Le Roux – Brunschwig : La mémoire dans les poches, Tomes 1, 2 & 3

S’il y a bien un rayon qui résiste dans les magasins culturels, c’est bien celui des bandes dessinées et des mangas. Alors que le rayon musique a fondu comme neige au soleil, les couvertures des bandes dessinées s’étalent à n’en plus finir.

or il faut bien le reconnaître, ce sont les couvertures qui attirent notre regard et qui sont à mon avis pour 50% à l’origine de nos achats.

Pour ce livre de Le Roux et Brunschwig, c’est la couverture du troisième tome qui m’a fait connaître la trilogie de La mémoire dans les poches.

Alors avais-je raison de ne pas avoir mes yeux dans mes poches ?

Histoire

Quelques mois après Le Sourire du clown, Luc Brunschwig propose, avec Étienne Le Roux au dessin, un récit résolument intimiste. Celui d’une famille apparemment sans histoire.
Construit à travers le regard de chacun des trois personnages principaux, le récit place résolument le lecteur au coeur même de leurs vécus, de leurs choix, de leurs fragilités, de leurs impasses, de leurs fuites…
À la justesse de Luc Brunschwig, répond la sensibilté du dessin d’Étienne Le Roux pour offrir à cette histoire du quotidien une lumière et une chaleur qui pourraient être de l’humanité.Petits mensonges, discrets arrangements, et autres secrets de famille…Dans un bar tranquille, une jeune femme allaite son enfant lorsqu’un vieil homme, désespéré, vient à elle et lui demande d’en faire autant pour le petit affamé qui hurle dans ses bras. La demande glace le sang de toutes les personnes présentes. Le vieil homme se retrouve rapidement cerné, pris sous le feu roulant des questions, contraint de raconter son incroyable histoire…
Une histoire sans révélations extraordinaires, sans évènements abracadabrants. Celle de sa famille. De sa femme, Rosalie. De son fils, Laurent. L’histoire de gens comme tant d’autres, se débattant au quotidien dans une société à laquelle ils tentent d’apporter un peu d’humanité, un peu d’amour,… modestement.
Or, c’est précisément aux limites et aux contradictions de leur humanité qu’ils vont tous trois être confrontés.
A la suite d’une décision, d’un choix de vie de Laurent, celui-ci découvre la vraie personnalité de sa mère, la lâcheté de son père, la face cachée du foyer qui est le sien.
Absolument rien, ni personne ne pourra alors empêcher l’implosion totale de cette famille que tout le monde pensait admirable et indestructible.

Avis

Pour une livre, l’histoire et l’écriture comptent. Pour une bande dessinée, ce sont l’histoire et le dessin qui portent une bande dessinée.

La mémoire dans les poches est une histoire qui se dévoile petit à petit, qui est fréquemment relancée par de nouveaux éléments qui réorientent l’enquête. Mêlant événements historiques et éléments d’actualité, la trilogie fait réfléchir le lecteur sur nos capacités d’accueil, de fraternité, d’acceptation des différentes et des autres. Une histoire pleine de sentiments qui vous saisira.

Par contre, point négatif dans la narration est l’emploi fréquent de flashbacks. Malheureusement ils ne sont pas du tout mis en évidence, et je fus un peu perdu dans la compréhension de l’histoire, m’obligeant à revenir en arrière.

Sans être un modèle de détails, le dessin n’est pas non plus des plus basiques. Suffisamment détaillé, ce sont avant tout les expressions des visages, les couleurs et les jeux de lumière qui confèrent toute l’ambiance quasi cinématographique à cette bande dessinée. Cependant sur plusieurs pages, le dessin était flou : effet volontaire dont je n’ai pas compris la signification ou bien erreur d’impression ?

Enfin, bien que je comprenne le travail et le coût de production d’une bande dessinée, je trouve généralement leurs prix disproportionnées par rapport au temps passé à les lire. Et bien pour une fois, j’avoue que le prix de la trilogie de La mémoire dans les poches est mérité: 240 pages, soit près du double de pages des BD standard, la quantité de texte et le temps passé à la lire le justifient.

Notation

Histoire
Dessin
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques

  • Tome 1
    • Livre
      • Album: 88 pages
      • Editeur : Futuropolis (8 juin 2006)
      • Collection : BAND DESS ADULT
      • Langue : Français
      • ISBN-10: 2754800034
      • ISBN-13: 978-2754800037
      • Prix : 16,15€
    • eBook
      • Taille du fichier : 142564 KB
      • Editeur : Futuropolis (17 septembre 2012)
      • Langue : Français
      • ISBN-13: 978-2754805278
      • Prix : 10,99€
  • Tome 2
    • Livre
      • Album: 72 pages
      • Editeur : Futuropolis (11 juin 2009)
      • Collection : BAND DESS ADULT
      • Langue : Français
      • ISBN-10: 2754800999
      • ISBN-13: 978-2754800990
      • Prix : 16,25€
    • eBook
      • Taille du fichier : 44334.0 KB
      • Editeur : Futuropolis (27 juin 2013)
      • Langue : Français
      • ISBN-13: 978-2754805353
      • Prix : 10,99€
  • Tome 3

    • Livre
      • Album: 80 pages
      • Editeur : Futuropolis (18 mai 2017)
      • Collection : BANDES DESSINEE
      • Langue : Français
      • ISBN-10: 2754803394
      • ISBN-13: 978-2754803397
      • Prix : 17,00€
    • eBook
      • Taille du fichier : 71544 KB
      • Editeur : Futuropolis (18 mai 2017)
      • Langue : Français
      • ISBN-13: 978-2754823548
      • Prix : 10,99€

Site Internet

http://jordilafebre.blogspot.fr/

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Publié par le 2018/02/04 dans BD - Manga

 

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Sebastian Fitzek : Mémoire cachée

Sebastian Fitzek : Mémoire cachée

J’avais découvert cet auteur allemand en 2015 avec Le voleur de regard qui nous avait laissé un peu sur notre fin, mais qui pour un premier roman promettait un auteur à succès.

Pour vérifier ce point, je me suis lancé dans l’écoute, donc l’audio livre, de la Mémoire cachée qui est présenté comme une œuvre marquante et aboutie de Sebastian Fitzek.

Est-ce que Mémoire cachée va nous cacher dans notre mémoire notre première impression mitigée.

Résumé du livre

Berlin, de nos jours. Un homme se réveille dans un abri sous le métro. Il a été blessé par balle à l’épaule. Il ne sait pas ce qu’il fait là. Il ne se rappelle pas qui il est. Seul indice, ce prénom tatoué dans la paume de sa main droite : Noah.
C’est en découvrant, dans un journal, la photographie d’un tableau qu’il a un déclic ! Ce tableau, c’est lui qui l’a peint. Il décide alors de contacter la journaliste, prénommée Céline.
À son côté, Noah recouvre peu à peu sa mémoire, pour le meilleur… mais surtout pour le pire ! Un groupuscule extrémiste, persuadé que la Terre est trop peuplée, a inoculé à l’ensemble de la population mondiale un effrayant virus.
Aujourd’hui, ils vont l’activer. C’est alors le début d’une course contre la montre pour Noah et Céline. Le temps est compté avant que des milliards d’êtres humains ne soient atteints par cette pandémie sans antidote connu.

Avis

Le début de ce livre nous fait penser à L’armée des douze singe de Terry Gilliams ou La Mémoire dans la peau, de Robert Ludlum : un homme se réveille et ne se souvient plus de rien, même pas de qui il est, Si l’introduction de ce livre n’est donc pas original, elle a le mérite de positionner à égal le lecteur et le héros, et par conséquent de rapidement nous plonger dans l’histoire. Histoire qui va filer à 100 à l’heure dans l’univers de l’espionnage, des consortiums industriels surpuissants et des idéologues extrémistes. Ce qui est dommage c’est que la 4ème de couverture dévoile énormément de la « mémoire cachée » et gâche un peu le plaisir de la découverte pas à pas (page après page) de la vérité.

En d’un thriller d’esionnage, l’auteur aborde un sujet épineux : la folle consommation des pays riche par rapport aux ressources naturelles, les impacts sur l’environnement et le délaissement des pays pauvres. Comme Sebastian Fitzek le rappelle en épilogue, les arguments chocs et choquants ne sont fournis que dans le cadre du scénario du livre et n’ont pour but que de nous faire réfléchir sur notre attitude avec la Terre.

Côté écriture, le style s’est nettement amélioré, beaucoup plus fluide, plus rythmé, mais le principal de l’auteur défaut que j’avais déjà noté dans Le voleur de regard est la répétition. A plusieurs reprises sont rabâchés les arguments sur le sujet environnemental, étant assez conséquentes donnent une sensation de redite.

Enfin, pour la version audio, la lecture est bien sur impeccable et bien que le lecteur ne prenne pas d’intonation particulière pour chaque personnage, de par le récit, leur distinction se fait naturellement. Le seul désagrément de cette version audio est le fond sonore : c’est comme si le micro était positionner au fond d’une boîte, la voix a une certaine résonance désagréable au départ, l’effet s’estompe au fur et à mesure.

Notation

Histoire
Ecriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques :

  • Livre
    • Broché: 400 pages
    • Editeur : Archipel (16 mars 2016)
    • Collection : Suspense
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2809818444
    • ISBN-13: 978-2809818444
    • Prix : 24,00€
  • Livre au format poche
    • Broché: 640 pages
    • Editeur : Le Livre de Poche (8 mars 2017)
    • Collection : Policier / Thriller
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2253086479
    • ISBN-13: 978-2253086475
    • Prix : 8,60€
  • eBook
    • Langue : Français
    • Editeur : Archipel (6 mars 2013)
    • Langue : Français
    • EAN: 978-2809818635
    • Prix : 7,99€
  • Livre audio
    • Durée : 15 heures et 41 minutes
    • Editeur : Audible Studios
    • Date de publication : 27 avril 2016
    • Lu par : Alexandre Donders
    • Langue : Français
    • ASIN: B01E433VI6
    • Prix : 24,95€

Revues de presse

« Sans doute son thriller le plus apocalyptique. Âmes sensibles s’abstenir. », Stéphanie Lohr, Ici Paris.

Site de l’auteur

http://www.sebastianfitzek.de

 
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Publié par le 2017/04/24 dans Espionnage, Thrillers

 

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Charles T. Powers – En mémoire de la forêt

Voici un roman policier qui promet d’être original puisqu’il se passe en Pologne quelques années après la perestroïka.

Donc normalement on devrait avoir affaire à des policiers qui utilisent plus leurs petites cellules grises que les techniques d’investigation des Experts.

Nous allons donc voir si cet unique roman de Charles T. Powers (il est depuis décédé) va rester dans notre mémoire d’amateur de suspense ou si au contraire le papier du livre aurait du rester dan la forêt.

Histoire

Pologne, quelques. années après la chute du communisme. Lorsqu’on retrouve le cadavre d’un homme dans la forêt qui entoure le petit bourg de Jadowia, Leszek, un ami de la famille du disparu, décide de faire la lumière sur l’affaire. Il comprend vite que cet assassinat est lié à l’histoire trouble du village. Mais, dans cette petite communauté soudée par le silence, beaucoup ont intérêt à avoir la mémoire courte et sont prêts à tout pour ne pas réveiller les fantômes du passé. L’ère communiste a en effet laissé derrière elle bien des séquelles et personne n’a rien à gagner à évoquer cette période où la dénonciation était encouragée, la paranoïa et la corruption étaient omniprésentes, les comportements souvent veules. Sans parler de secrets plus profondément enfouis encore, datant de la Seconde Guerre mondiale, lors de la disparition brutale des Juifs établis à Jadowia depuis plusieurs générations. Leszek va devoir mettre sa vie en jeu pour venir à bout de cette chape de silence et faire surgir une vérité bien plus inattendue encore que tout ce qu’il avait imaginé.

Dans ce thriller hors norme, au style d’une beauté et d’une puissance rares, Charles T. Powers aborde avec un art magistral de l’intrigue et du suspense des thèmes aussi universels que la culpabilité collective et individuelle, la mémoire et l’oubli – et les répercussions de l’histoire dans la vie de chacun. Un véritable chef-d’œuvre du genre, qui restera, hélas, l’unique roman de son auteur, décédé brutalement après avoir remis son manuscrit à son éditeur.

Avis

Quand je vous dis que je suis constamment confronté à la loi des séries dans ma passion de la lecture. Une fois encore je suis tombé sur un livre qui m’a extrêmement déçu (après celui des Plumes du dinosaure) par rapport à ses promesses de couverture. Comme quoi, comme diraient nos amis américains : il ne faut pas juger un livre sur sa couverture (équivalent traduit de l’habit ne fait pas le moine).

Contrairement aux Plumes du dinosaure, le style est plaisant à lire, bien qu’un peu dense. Certaines descriptions relèvent du style du fin du XIXème siècle où les auteurs étaient rémunérés au mot.

Par contre, là où les deux romans se rejoignent, c’est dans la mise en place du roman. En mémoire de la forêt est noyé dans la description de la vie sociale et politique de la Pologne, avant et après la révolution politique. Une foi encore, la notion policière de l’œuvre est complètement masquée par cette présentation. Pire que pour les Plumes du Dinosaure où l’on voyait l’intervention policière dans la première centaine de pages, ici le seul suspens policier est de savoir s’il y aura une quelconque enquête.

Aux mêmes causes, les mêmes conséquences, j’ai définitivement fermé le livre à 15% de la totalité des pages.

Notation

Histoire
Écriture
Durée de lecture
Prix
 
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Publié par le 2012/01/03 dans Policier

 

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