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Franz Bartelt – Hôtel du Grand Cerf

Franz Bartelt – Hôtel du Grand Cerf

On mesure l’étendue de sa connaissance en découvrant l’étendue de ce que l’on ne connaît pas.

Franz Bartelt m’était totalement inconnu jusqu’à ce que la presse parle de l’Hôtel du Grand Cerf. Or en préparant cette chronique, je me suis renseigné sur cet auteur et j’ai découvert qu’il faisait partie de ces auteurs hautement prolifiques à l’image de Stephen King.

Mais il est également un touche à tout puisqu’il publie aussi bien des poèmes, des pièces de théâtre, des romans dont certains policiers, des essais et des documentaires sur les Ardennes.

Alors est-ce que nous avons un roman d’une grosse tête ou un roman sur un grosse tête ?

Histoire

À Reugny, petit village au cœur des Ardennes, plane depuis cinquante ans le secret de la mort de Rosa Gulingen. La star mondiale de cinéma avait été découverte noyée dans la baignoire de sa chambre à l’Hôtel du Grand Cerf, qui accueillait l’équipe de son prochain film ; du bout des lèvres la police avait conclu à une mort accidentelle. Quand Nicolas Tèque, journaliste parisien désœuvré, décide de remonter le temps pour faire la lumière sur cette affaire, c’est bien logiquement à l’Hôtel du Grand Cerf qu’il pose ses valises. Mais à Reugny, la Faucheuse a repris du service, et dans le registre grandiose : le douanier du coin, haï de tous, est retrouvé somptueusement décapité. Puis tout s’enchaîne très vite : une jeune fille disparaît ; un autre homme est assassiné. N’en jetons plus : l’inspecteur Vertigo Kulbertus, qui s’est fait de l’obésité une spécialité, est dépêché sur place pour remettre de l’ordre dans ce chaos.

 » Le noir, pour peindre les mœurs, c’est une bonne couleur « , dit l’auteur. Écrite dans un style impeccable, cette enquête faussement classique verra tout un village passé au crible de la plume si particulière de Franz Bartelt, toujours entre burlesque et mélancolie. Dans Hôtel du Grand Cerf, on rit énormément, mais tout est élégant, et rien n’est banal.

Avis

Hôtel du Grand Cerf n’est certainement pas le roman policier de l’année. Il s’inscrit dans une version old-school, dans la lignée un peu démodée des enquêtes à la Agatha Christie. Les indices sont très, très menus et ne permettent pas de trouver le coupable. Aussi faut-il faire tourner ses petites cellules grises et ne pas s’attendre à de pics de tension avec les courses-poursuite ou les séances de malversation des victimes.

Mais il ne faut pas lire ce roman au premier degré, il faut y avoir le second voire le troisième degré. En plus de faire un roman critique sur les Ardennes et ses habitants qui peuvent paraître bourrus et rétrogrades, il le fait avec drôlerie et dérision, et de temps en temps d’humour noir. On se délecte de la description et de l’attitude de l’inspecteur qui nous fait invariablement penser à un Columbo mais irrévérencieux.

Si sur l’aspect policier le roman ne restera pas dans les annales, le lecteur passera un bon moment avec Hôtel du Grand Cerf et découvrira une région française méconnue.

Notation

Histoire
Écriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques

  • Livre
    • Broché: 352 pages
    • Editeur : Le Seuil (11 mai 2017)
    • Collection : Cadre noir
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2021366340
    • ISBN-13: 978-2021366341
    • Prix : 20,00€
  • Poche
    • Poche: 360 pages
    • Editeur : Points (6 septembre 2018)
    • Collection : Points policiers
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2757871749
    • ISBN-13: 978-2757871744
    • Prix : 7,70€
  • eBook
    • Editeur : Le Seuil (11 mai 2017)
    • EAN : 978-2021366358
    • Prix : 14,99€

Site Internet de l’auteur

https://www.maxime-gillio.com/

Revues de presse

 » Un chef-d’œuvre d’humour noir. « , Télérama

« … une enquête hors du commun, imprévisible et décapante.« , RTL

« Des phrases d’une poésie à faire sursauter, des formules d’une inventivité qui surfent sur toutes les émotions. Franz Bartelt n’a pas peur des mots et ils le lui rendent bien.« , Le JDD

« un roman noir qui aurait mis en joie Claude Chabrol », Le Figaro

Récompenses

Prix Mystère de la critique 2018

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Publié par le 2019/02/23 dans Policier

 

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Niko Tackian – Avalanche Hôtel

Niko Tackian – Avalanche Hôtel

2018 fût l’année de ma découverte de cet auteur français de polar, Niko Tackian avec son excellent roman Toxique.

Malheureusement cette séduction s’était estompée après la lecture de Fantazmë, aussi l’arrivée de ce nouveau roman, cru 2019, Avalanche Hôtel, est l’occasion de laisser une second chance à Niko Tackian.

Alors est-ce que ce roman va faire boule de neige et nous ensevelir sous une tonne de plaisir de lecture ?

Résumé du livre

Surtout ne vous fiez pas à vos souvenirs.

Janvier 1980. Joshua Auberson est agent de sécurité à  l’Avalanche Hôtel, sublime palace des Alpes suisses. Il  enquête sur la disparition d’une jeune cliente avec un  sentiment d’étrangeté. Quelque chose cloche autour de lui, il en est sûr. Le barman, un géant taciturne, lui demande de le  suivre dans la montagne, en pleine tempête de neige. Joshua  a si froid qu’il perd connaissance…

… et revient à lui dans une chambre d’hôpital. Il a été pris dans une avalanche, il est resté deux jours dans le coma. Nous ne sommes pas en 1980 mais en 2018. Joshua n’est pas agent de sécurité, il est flic, et l’Avalanche Hôtel n’est plus qu’une carcasse vide depuis bien longtemps. Tout cela n’était qu’un rêve dû au coma.

Un rêve, vraiment ?

Avis

Après deux romans mettant en scène Tomar Khan, Niko Tackian laisse un moment son personnage fétiche, la communauté arménienne et la banlieue parisienne; pour un flic frais émoulu de l’école de police, dans un canton suisse montagneux et enneigé.

Pour une fois l’allusion à l’ambiance et l’hôtel Overlook de Shining n’est pas uniquement valable sur la quatrième de couverture, mais elle est bien présente dans le livre. Un hôtel abandonné dans une montagne en pleine tempête hivernale, où le personnage a des visions de personnes disparues de nombreuses années auparavant. De même celle à propos de Jason Bourne n’est pas usurpée, non pas au niveau de la densité des actions mais bien dans l’exploitation de l’amnésie du personnage principal.

Mais là s’arrête le parallèle entre ces différentes œuvres car Niko Tackian nous livre bien une histoire originale Une histoire qui se lit très rapidement. Également scénariste de séries télé policières, l’auteur garde l’efficacité du récit dans ses livres. Si chaque chapitre n’est pas l’occasion à une scène d’actions, il y aura toujours une nouvel élément pour faire progresser l’enquête ou relancer l’histoire.

Les personnages sont bien construits, complexes, mystérieux (surtout pour Joshua Auberson en quête de sa mémoire) dont on apprécie voir évoluer leur complicité.

Un livre sans défaut me diriez-vous ?

Non pas totalement. Si au début du livre nous sommes littéralement suspendus aux mots du livre, cette captivité s’estompe au fil des pages, pour fléchir avec une fin attendue par manque d’alternatives possibles.

Un très bon moment qui ouvre le bal des livres de 2019.

Notation

Histoire
Ecriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques :

  • Livre
    • Broché: 270 pages
    • Editeur : Calmann-Lévy (2 janvier 2019)
    • Collection : Suspense Crime
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2702163297
    • ISBN-13: 978-2702163290
    • Prix : 18,50€
  • eBook
    • Editeur : Calmann-Lévy (2 janvier 2019)
    • Langue : Français
    • EAN: 979-1091211949
    • Prix : 9,99€

Revues de Presse

Interview donné par l’auteur à BePolar

Site internet du livre

https://calmann-levy.landing-hachette.fr/avalanche-hotel/

Je vous le conseille tout particulièrement en proposant un faux site de l’hôtel avec tous les éléments présents dans le livre. Une très belle réalisation.

 
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Publié par le 2019/01/10 dans Policier, Thrillers

 

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