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Etienne Davodeau : Les ignorants

Etienne Davodeau : Les ignorants

Depuis la fin de la série Manga des Gouttes de Dieu, ma lecture de bandes dessinées était un peu en berne, et puis j’ai découvert Les ignorants d’Etienne Davodeau.

Cette bande dessinée ne s’inscrit pas du tout dans la même catégorie puisqu’elle est au format BD européenne traditionnelle, mais surtout parce qu’avec ses 272 pages, c’est un véritable mastodonte dans sa catégorie.

Est-ce que ces ignorants vont nous charmer et nous faire apprendre de nouvelles choses sur la viticulture, un peu comme nous avions vu avec Un grand Bourgogne oublié d’Emmanuel Guillot, Hervé Richez et Boris Guilloteau ?

Histoire

Un vigneron chez Jean-Pierre Gibrat ou chez Emmanuel Guibert, et un auteur de bande dessinée dans la vigne : mais qui sont-ils ? Deux ignorants ! Comment, pourquoi, et pour qui faire des livres ou du vin ? Les réponses à ces questions forment le récit vivant et joyeux d’une initiation croisée.

Avis

C’est un très beau livre qui ravira tant les amateurs de bandes dessinées que les œnologues amateurs.

Vous noterez que je n’emploie pas le terme bande dessinée mais livre car cette œuvre d’Etienne Davodeau est avant tout une très belle histoire de la découverte de deux ignorants : un auteur de bandes dessinées qui découvrent le monde complexe de la viticulture, et l’agriculteur celui de la création de BD et du monde de l’édition. Au fil des expériences, les personnages montreront bien sur l’amour de leur métier, véritable passion pour chacun d’eux, mais ils mettront aussi en évidence des points communs, des parallèles entre leur métier respectif. Ils entreront dans la connivence pour dénoncer chacun certaines pratiques regrettables ou faciles dans leur métier, qui ne sont pas toujours favorables pour le client final.

Mais au final, les vrais ignorants de l’histoire sont les lecteurs. Chaque petite histoire va leur apporter informations et connaissances, qui seront d’autant plus facilement assimilées que le dessin vient agréablement illustrer et concrétiser cette théorie. Le dessin à l’encre de chine est doux, tout en subtilité, et est en parfait accord avec les sujets et le rythme de l’histoire.

A lire ou à offrir.

Notation

Histoire
Dessin
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques

  • Broché: 272 pages
  • Editeur : Futuropolis (6 octobre 2011)
  • Collection : BAND DESS ADULT
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2754803823
  • ISBN-13: 978-2754803823
  • Prix : 24,90€

Revues de presse

« Le savoir éclairé par le plaisir d’apprendre : la démonstration de Davodeau, patient arpenteur des expériences humaines non trafiquées, est d’une clarté lumineuse.« , Jean-Claude Loiseau  , Télérama

« Il restitue tout le plaisir d’une expérience riche. », Stéphane Beaujean, Les Inrocks

Site internet de l’auteur

http://www.etiennedavodeau.com/

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Publié par le 2017/03/16 dans BD - Manga

 

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Étienne Davodeau – Le chien qui louche

Etienne Davodeau - chien qui loucheEnfin une BD me diront certaines personnes, et une vraie, pas un manga.

Qui plus est une BD française.

Au regard de la couverture, on se demande bien quel peut être le lien entre un chien qui louche et le musée du Louvre en « toile de fond » si j’ose dire.

Et puis il semblerait également qu’Étienne Davodeau ait recours au rare usage de l’encre de Chine soit de la partie.

Est-ce que ce Chien qui louche mérite que nous louchions dessus ?

Histoire

Fabien est surveillant au Louvre. Il aime son métier. Il aime aussi Mathilde. Celle-ci le présente à sa famille, dans la vaste maison de campagne près d’Angers. Non sans appréhension, car le clan Benion est un peu spécial. Il y a son père, Louis, qui est à la tête depuis 1975 de l’entreprise familiale de meubles, fondée en 1947, et ses deux frères, Maxime, l’aîné, et Joseph. Ils ne sont pas méchants, plutôt maladroits et ont un humour qui n’est pas forcément subtil. Le fait que Fabien travaille au Louvre est une coïncidence bienvenue, puisqu’ils viennent de retrouver au grenier, le tableau d’un aïeul, peint au XIXe siècle. C’est une affreuse toile représentant un pauvre clébard qui louche. Que vaut le travail de l’ancêtre ? demandent les Benion. Est-ce une croûte ou un chef-d’œuvre ? Fabien, bien emmerdé, botte vaguement en touche. Alors, pour les Benion, la cause est entendue, tant que l’inverse n’est pas prouvé, nul doute que le tableau ait sa place sur les cimaises du musée du Louvre ! On s’en amuse et Fabien espère que tout ça n’est qu’une lubie. Jusqu’au jour où, les deux frangins débarquent au Louvre et s’enquièrent de ses démarches. Le Chien qui louche au Louvre serait la preuve de son engagement pour marquer son entrée dans la famille Benion ! Fabien est surveillant au Louvre. Il aime son métier. Il aime aussi Mathilde. Celle-ci le présente à sa famille, dans la vaste maison de campagne près d’Angers. Non sans appréhension, car le clan Benion est un peu spécial. Il y a son père, Louis, qui est à la tête depuis 1975 de l’entreprise familiale de meubles, fondée en 1947, et ses deux frères, Maxime, l’aîné, et Joseph. Ils ne sont pas méchants, plutôt maladroits et ont un humour qui n’est pas forcément subtil. Le fait que Fabien travaille au Louvre est une coïncidence bienvenue, puisqu’ils viennent de retrouver au grenier, le tableau d’un aïeul, peint au XIXe siècle. C’est une affreuse toile représentant un pauvre clébard qui louche. Que vaut le travail de l’ancêtre ? demandent les Benion. Est-ce une croûte ou un chef-d’oeuvre ? Fabien, bien emmerdé, botte vaguement en touche. Alors, pour les Benion, la cause est entendue, tant que l’inverse n’est pas prouvé, nul doute que le tableau ait sa place sur les cimaises du musée du Louvre ! On s’en amuse et Fabien espère que tout ça n’est qu’une lubie. Jusqu’au jour où, les deux frangins débarquent au Louvre et s’enquièrent de ses démarches. Le Chien qui louche au Louvre serait la preuve de son engagement pour marquer son entrée dans la famille Benion…

Avis

Tout comme pour son homologue littéraire le roman, la critique d’une BD porte sur l’histoire, mais en plus nous pouvons porter un regard sur le dessin, la coloration, bref sur le visuel.

Sur le scenario, il y a du pour et du contre.

Le pour est sur la présentation du Louvre, de la vie plutôt mystérieuse de ses gardiens, de son fonctionnement. Mais c’est surtout le regard sarcastique des touristes qui a sans doute le plus plu à l’auteur de mettre en valeur et nous de l’apprécier. Quel humour des gardiens organisant des paris sur la première demande de la localisation de la Joconde dans le musée, ou de leur aveuglement sur l’indication de celle-ci.

Le contre est sur la raison de ce livre. C’est une histoire un peu farfelue, totalement impossible, voir un peu lourde avec l’intervention de la famille provinciale.

Et en critique de bon normand que je ne suis pas, je vous dirai qu’il en est de même sur le travail du dessinateur.

Autant le recours à l’encre de chine, tout en nuance de gris est une pure merveille pour les paysages ou les chefs-d’œuvre, évitant un mauvais plagiat, autant cette technique ne permet une définition de l’action, des expressions faciales ni une précision dans le dessin.

Alors oui, cette BD est intéressante pour l’envers du décors du plus grand musée du monde qu’elle nous dévoile, et parfois aussi pour la beauté des dessins.

Notation

Histoire
Dessin
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques

  • Relié: 144 pages
  • Editeur : Futuropolis (24 octobre 2013)
  • Collection : Musée du Louvre
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2754808531
  • ISBN-13: 978-2754808538
  • Prix : 20,00€

Site Internet officiel

http://www.etiennedavodeau.com/

 
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Publié par le 2014/03/02 dans BD - Manga

 

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