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Sonja Delzongle – Boréal

Sonja Delzongle – Boréal

Lors de notre première rencontre littéraire de Sonja Delzongle, nous étions ressorti de Quand danse la neige avec un très bon sentiment et le désir de revenir lire cette auteure dans un proche avenir.

Grâce à Masse Critique que je tiens à remercier, mon souhait va être exhaussé avec la fourniture de son dernier roman Boréal.

Alors est-ce que ce nouveau thriller va nous glacer le sang ?

Résumé du livre

Janvier 2017, au Groenland. Là, dans le sol gelé, un œil énorme, globuleux, fixe le ciel. On peut y lire une peur intense. C’est ainsi que huit scientifiques partis en mission de reconnaissance découvrent avec stupeur un boeuf musqué pris dans la glace. Puis un autre, et encore un autre. Autour d’eux, aussi loin que portent leurs lampes frontales, des centaines de cadavres sont prisonniers du permafrost devenu un immense cimetière. Pour comprendre l’origine de cette hécatombe, le chef de la mission fait appel à Luv Svendsen, spécialiste de ces phénomènes. Empêtrée dans une vie privée compliquée, et assez soulagée de pouvoir s’immerger dans le travail, Luv s’envole vers le Groenland. Ils sont maintenant neuf hommes et femmes, isolés dans la nuit polaire. Le lendemain a lieu la première disparition.

Avis

Pour les habitués de mon blog, si vous jetez un coup d’œil rapide à la notation, vous verrez que ce roman obtient une excellente note, et il le mérite amplement.

Boréal est un excellent roman avec lequel vous passerez un très bon moment, et ce pour plusieurs raisons.

Tout d’abord se déroulant essentiellement vers le cercle polaire, dans une région du Groenland particulièrement hostile, le roman est dépaysant. Ce dépaysement intervient au niveau du mode de vie des personnages, du peuple autochtone, de leurs coutumes, de leur évolution dans leur environnement soit très clos, la base offrant peu d’intimité, ou à l’opposé dans un désert extrêmement vaste. Les repères sont chamboulés tant pour les personnages que pour le lecteur qui doit oublier ses habitudes d’enquêteur ou d’homme d’action : comment dater la mort avec un cadavre trouvé congelé sur la banquise, fuir en plein blizzard, avoir des moyens de communication limités, ou encore espérer l’intervention de la police au mieux dans les jours à venir.

A mon avis, en plus de nous offrir un thriller captivant, Sonja Delzongle profite de ce roman pour passer deux messages. Le premier est de rendre hommage à la mère des romans policiers, Agatha Christie, en reprenant le principe des 10 petits nègres, ou après les personnages de la mission scientifique disparaissent les uns après les autres. Ensuite, de passer un message écologique fort en dénonçant certaines actions humaines impactant la planète, ou en projetant ses personnages au milieu d’événements météorologiques et géologiques importants témoins du dérèglement climatique.

La structuration du roman est particulièrement bien faite, en juxtaposant les actions entre les différents membres de l’équipe scientifique, mais également entre les deux enquêtes « continentale ». Une fois passée l’introduction, la présentation des différents personnages et lieux, le rythme du livre monte et ne retombe pas avant la fin du roman.

Enfin un petit conseil, si cette chronique vous a plu et que vous décidiez d’acheter ce livre, attendez quelques jours vous pourrez l’avoir au format poche pour un tarif inférieur au prix du livre numérique.

Notation

Histoire
Ecriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques :

  • Livre
    • Broché: 448 pages
    • Editeur : Denoël (8 mars 2018)
    • Collection : Sueurs froides
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 220713914X
    • ISBN-13: 978-2207139141
    • Prix : 20,50€
  • Poche
    • Broché: 512 pages
    • Editeur : Folio Policier (4 avril 2019)
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2072840635
    • ISBN-13: 978-2072840635
    • Prix : 8,40€
  • eBook
    • Editeur : Éditions de l’épée (8 mars 2018)
    • Langue : Français
    • EAN : 979-1091211833
    • Prix : 9,99€

Revue de presse

« Sonja Delzongle ne lésine pas sur le gore mais elle peaufine ses intrigues avec une multitude de détails sur cette région qui semble une deuxième patrie pour elle.« , ELLE – 03/08/18 – Pascale Frey

« Sonja Delzongle pousse là où l’on ne s’y attend pas les curseurs de la noirceur humaine. Réfrigérant et époustouflant.« , MADAME FIGARO – 11/05/18 – Valérie Gans

« Un thriller écologique dans un décor hors du commun« , BIBLIOTECA MAGAZINE – 04/04/18

Interview par la librairie Mollat dans le cadre du Salon du Livre de Paris sur son livre

Récompenses

Prix des lecteurs 2018 au Festival du Polar

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Publié par le 2019/04/02 dans Policier, Thrillers

 

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Découvertes de février 2012

Cela faisait un bout de temps que je n’avais pas erré dans une grande surface culturelle. Du coup, ce sont 7 livres que j’ai noté dans ma liste de livres à lire.

Si jamais vous les aviez lus avant moi, n’hésitez pas à me faire par de vos impressions en commentaires de ce billet.

Piège boréal de David Moitet

Des ruelles obscures du vieux Mans aux étendues hostiles du Grand Nord, un tueur sème des cadavres en leur gravant des chiffres sur le front. 10, 9.., Une jeune journaliste découvre ses grands-parents crucifiés dans leur maison. Dans le même temps, trois adolescents disparaissent sans laisser de traces. 8, 7, 6… Menant leur propre enquête, les proches des victimes se lancent dans une course effrénée pour comprendre pourquoi leur vie a basculé. Y aurait-il un lien entre les deux affaires ? 5, 4… Ils vont devoir faire vite, car rien ne semble pouvoir arrêter le compte à rebours macabre… Qui sera la prochaine victime ?

Le diable sur les épaules de Christian Carayon

Une disparition non élucidée, une série de meurtres étranges dans une ambiance lourde de silences : un véritable mix entre Simenon et Hitchcock ! Au cours de l’année 1924, un village isolé des montagnes tarnaises et menacé d’extinction est le théâtre de plusieurs assassinats atroces. Déjà les langues se délient et certaines superstitions ressortent… Malgré tout, la jeune institutrice Camille refuse de céder à ces croyances d’un autre âge et appelle à la rescousse son ami d’enfance. Cet ancien criminologue, connu pour ses enquêtes autour du paranormal et qui ne voit dans ces morts suspectes que des crimes perpétrés par la main de l’homme, va mener l’enquête à sa façon… mais l’assassin l’a positionné sur son échiquier diabolique. Tout n’est désormais que tactique et manipulation.

Europa blues d’Arne Dahl

Magda, une prostituée originaire d’Odessa, découvre que son souteneur est le bourreau de son grand-père mort à Buchenwald. Ce soit disant Italien est en réalité un Allemand ancien membre des troupes d’élites hitlériennes, fondateur d’un Institut de la douleur à Weimar qui visait à mesurer l’intensité maximale de la douleur que pouvait supporter un homme avant de mourir. Les déportés étaient pendus par les pieds, une tige en métal introduite dans le crâne afin de stimuler les centres nerveux pour générer une douleur lancinante. Dès lors, Magda se jure de venger son grand-père et d’éliminer tous les  » salauds  » d’Europe et nazis reconvertis. Elle enrôle d’autres prostituées : elles forment le groupe des Erinyes (cf. déesses grecques de la vengeance) qui exécutent leurs victimes sur ce même mode opératoire très cruel. C’est ainsi que les enquêteurs du Groupe A feront peu à peu le lien entre les différents assassinats.

Les fleurs de l’ombre de Steve Mosby

Telle est la trame de « La Fleur de l’ombre », un thriller écrit en 1991 par un certain Robert Wiseman, mystérieusement disparu depuis lors. Neil Dawson, dont le père vient d’être retrouvé sans vie au pied d’un viaduc, apprend que celui-ci nourrissait une étrange obsession pour ce roman. Bientôt, il constate de troublantes similitudes entre les derniers jours de Robert Wiseman et ceux de son père. Pire encore, c’est peu à peu la réalité qui semble s’inspirer de l’abominable récit de « La Fleur de l’ombre ». Et Neil ne tarde pas à se retrouver aux prises avec un psychopathe d’un genre très particulier. Avec ce thriller d’une noirceur absolue, Steve Mosby multiplie les mises en abîme et entraîne le lecteur dans un formidable puzzle entre réalité et fiction. Outre l’intrigue, d’une densité rare, on y retrouve le style incomparable et la complexité de personnages terriblement humains qui ont fait le succès d’Un sur deux.

Le mystère de la chambre 51 de Martha Grimes

Le monde des adultes vu par les yeux d’une enfant : Emma Graham, douze ans, apprentie détective dans l’Amérique profonde des années 1950. Devenue une célébrité à Spirit Lake, la jeune Emma s’efforce de mener de front la rédaction du feuilleton relatant ses aventures – réclamées avec insistance par le directeur du journal local – et l’enquête sur l’enlèvement de la petite Fay Slade à l’hôtel Belle Rouen, vingt ans plus tôt. Deux événements vont compliquer la tâche d’Emma : le retour du très séduisant Morris Slade, le père du bébé enlevé, objet de tous les fantasmes et commérages, ainsi que l’embauche d’un nouveau groom à l’hôtel Paradise, Ralph Diggs, dont le visage d’ange pourrait cacher d’obscurs desseins…

Féerie pour les ténèbres de Jérôme Noirez (2 tomes)

De partout, l’En-Dessous vomit la Technole sans qu’on sache pourquoi, sourd cette bouillie toxique et nauséabonde qui, en un autre temps, dans un univers bien différent, fit la fierté des hommes, le symbole même de leur domination sur le monde. Des hommes qui, aujourd’hui, exploitent les rebuts de cet univers disparu, mythique, dans des gisements à ciel ouvert aux allures de décharges en quête des oripeaux d’une gloire à jamais révolue…
Dans les rues de Caquehan la noire, capitale tentaculaire du royaume, Obicion enquête. Et l’officieur de justice à fort à faire. Le crime est odieux. Une jeune fille. Une adolescente. Enuclée. Gorge tranchée, ouverte en croix. Là où, précisément, pour la première fois, la Technole fit son apparition. Et à l’horreur s’ajoute l’étrangeté la plus absolue car très vite, il s’avère que les os de la victime sont en… plastique. Ainsi débute «Féerie pour les ténèbres», oeuvre gigantesque, drôle, tendre et cruelle, aussi épouvantable qu’attendrissante, un monstre littéraire sans équivalant aucun, une manière d’improbable croisement entre François Rabelais, Lewis Carroll, Jérôme Bosch et Louis Ferdinand Céline, au travers duquel Jérôme Noirez tisse une saisissante cartographie romanesque, un sommet littéraire unique, inoubliable.

Le onzième pion de Heinrich Steinfest

Georg Stransky dîne tranquillement avec femme et enfant, quand un étrange projectile perturbe ce moment de paix : une pomme, lancée par la fenêtre. Farce d adolescent ? À première vue, mais au matin, Georg a disparu.
Une mise en scène loin de surprendre Lilli Steinbeck, spécialiste des questions d enlèvements, qui découvre que Stransky est le huitième à se volatiliser après avoir croqué la pomme. Cette inspectrice rousse et séduisante, dotée d un nez difforme et d un grand flair, célibataire et couche-tôt, se lance à la recherche de Stransky. Accompagnée d un détective obèse rencontré à Athènes et d un tueur à gages finlandais, Lilli Steinbeck va mettre les pieds dans une machination internationale. Un jeu d échecs mortel où les dix pions sont des hommes. Si Lilli, élément perturbateur onzième pion , parvient à ramener le disparu dans son Allemagne natale, la partie sera terminée.

Les fleurs de l’ombre

 
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Publié par le 2012/02/18 dans A lire

 

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