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Michel Bussi – Nymphéas Noirs

michel bussi - nympheas noirsS’il est bien un auteur français dont on parle beaucoup ces derniers temps, en dehors du Prix Nobel de Littérature 2014, Patrick Modiano, c’est bien de  Michel Bussi, un des dix meilleurs vendeurs pour 2013, avec un rythme de 3 à 4 livres par an.

Mais on entend de tout sur Michel Bussi, mais pas uniquement en bien. Ainsi reviennent souvent les critiques comme quoi Michel Bussi est un auteur de gare au style pauvre, que ces romans sont de faux romans policier, tout juste bon pour une collection Harlequin déguisée pour femme boulimique littéraire.

Il était donc de notre devoir d’aller enquêter du coté de ce romancier normand pour notre faire une idée et de vous donner notre ressenti. Donnons toutes les chances à l’auteur en lisant ses Nymphéas Noirs qu’il présente comme son meilleur roman, celui pour lequel il a longtemps hésité à confier à un éditeur.

Alors  ses Nymphéas noirs valent-ils autant que les peintures qui l’ont inspiré ?

Résumé du livre

Une fillette de onze ans surdouée pour la peinture, une institutrice redoutablement séduisante et une vieille femme aux yeux de hibou qui sait et voit tout constituent le point de départ de l’intrigue. A Giverny, Jérôme Morval, chirurgien ophtalmologiste, enfant du pays, a été retrouvé assassiné près de la rivière de l’Epte. Pour Laurenç Salignac, fraîchement débarqué de l’école de police de Toulouse, le suspect est tout désigné : il s’agit de Jacques Dupain, mari de la belle institutrice, Stéphanie. Cette affaire ferait-elle écho avec l’assassinat du petit Albert Rosalba, retrouvé mort dans les mêmes circonstances en 1937 ? La vieille femme qui sait et voit tout, narratrice à ses heures, guide le lecteur dans ses déambulations à Giverny, et, à petites touches, se confie : elle seule détient la vérité. Mais quelle vérité ? Car dans le reflet d’une toile de maître d’exception, Les Nymphéas, passé et présent se confondent, meurtres et passions ressuscitent quand jeunesse et mort défient le temps…

Extrait

– PREMIER JOUR –
13 mai 2010
(Giverny)

Attroupement

L’eau claire de la rivière se colore de rose, par petits filets, comme l’éphémère teinte pastel d’un jet d’eau dans lequel on rince un pinceau.
– Non, Neptune !
Au fil du courant, la couleur se dilue, s’accroche au vert des herbes folles qui pendent des berges, à l’ocre des racines des peupliers, des saules. Un subtil dégradé délavé…
J’aime assez.
Sauf que le rouge ne vient pas d’une palette qu’un peintre aurait nettoyée dans la rivière, mais du crâne défoncé de Jérôme Morval. Salement défoncé, même. Le sang s’échappe d’une profonde entaille dans le haut de son crâne, nette, bien propre, lavée par le ru de l’Epte dans lequel sa tête est plongée.
Mon berger allemand s’approche, renifle. Je crie à nouveau, plus fermement cette fois :
– Non, Neptune ! Recule !
Je me doute qu’ils ne vont pas tarder à trouver le cadavre. Même s’il n’est que 6 heures du matin, un promeneur va sans doute passer, ou bien un peintre, un type qui fait son jogging, un ramasseur d’escargots… un passant, qui va tomber sur ce corps.
Je prends garde à ne pas m’avancer davantage. Je m’appuie sur ma canne. La terre devant moi est boueuse, il a beaucoup plu ces derniers jours, les bords du ru sont meubles. A quatre-vingt-quatre ans, je n’ai plus vraiment l’âge de jouer les naïades, même dans un ruisseau de rien du tout, de moins d’un mètre de large, dont la moitié du débit est détournée pour alimenter le bassin des jardins de Monet. D’ailleurs, il paraît que ce n’est plus le cas, qu’il existe un forage souterrain pour alimenter l’étang aux Nymphéas, maintenant.
– Allez, Neptune. On continue.
Je lève ma canne vers lui comme pour éviter qu’il ne colle sa truffe dans le trou béant de la veste grise de Jérôme Morval. La seconde plaie. Plein coeur.
– Bouge ! On ne va pas traîner là.
Je regarde une dernière fois le lavoir, juste en face, et je continue le long du chemin. Rien à dire, il est impeccablement entretenu. Les arbres les plus envahissants ont été sciés à la base. Les talus sont désherbés. Il faut dire, quelques milliers de touristes le fréquentent chaque jour, ce chemin. On y passerait une poussette, un handicapé en fauteuil, une vieille avec une canne. Moi !
– Allez, viens, Neptune.

Avis

Je ne répèterai jamais assez : la qualité d’un bon roman policier est de donner tous les éléments, tous les indices pour résoudre l’énigme, au lecteur, en même temps qu’aux personnages du roman. Sont donc proscrites les cachoteries, les inconnues, les solutions sorties du chapeau du magicien. Dans le cas présent, Michel Bussi nous fait une compilation de tout ce qu’il ne faut pas faire pour ne pas frustrer le lecteur. En effet, à l’issue de la lecture de ce livre, le lecteur ne pourra se dire : il m’a bien eu mais avais-je un moyen de ne pas tomber dans le panneau ?

La volonté de l’auteur de tromper son lecteur est à un point que même la mise en page du livre est faite pour induire le lecteur en erreur. Donc même avec un bonne volonté, le désir profond de résoudre l’énigme, le lecteur aura toujours un doute … jusqu’au 30 dernières pages où la supercherie est levée. Nous décernons donc un carton rouge à Michel Bussi comme auteur de roman policier.

Pour les critiques sur l’aspect « collection Harlequin maquillée », je ne peux que confirmer. Certes l’histoire n’est pas toute rose, mais certes passages relèvent bien des histoires d’amourettes impossibles, qui seraient certainement qualifiées de niaiseuses par notre ami francophone du Québec. L’avantage, c’est que ces passages sont parsemés tout au long du livre,mais bien isolés, ce qui fait que l’on peut facilement les sauter pour ne pas s’y éterniser.

Coté écriture, même si présenter Michel Bussi comme un auteur de gare est un peu méchant, on est loin des auteurs policiers confirmés, loin derrière les Franck Thilliez, Maxime Chattam ou DOA. Les yeux glissent littéralement sur les pages, et on a vite fait d’avaler les presque 500 pages. Mais l’auteur a souvent recours à une vrille littéraire qui m’insupporte : la phrase sans verbe. Et malheureusement pour moi, au plus fort de l’action, l’auteur a tendance à y recourir façon mitraillette.

S’il y a bien un point positif à ce livre est la présentation de Giverny, de l’impact de l’impressionnisme et de Claude Monet sur ce village, de l’amour ou du blasement de la population sur cette manne touristique. L’auteur nous confie anecdotes, détails et éduque de manière plaisante son lectorat sur ce domaine artistique.

Donc au final, une écriture moyenne, une énigme certes mais qui frustrera la plupart des lecteurs, des passages un peu cul-cul. Si c’est une habitude chez Michel Bussi, j’avoue que je ne sais pas si je reviendrais à ses œuvres.

Notation

Histoire
Ecriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques

  • Livre
    • Poche: 486 pages
    • Editeur : Folio (21 janvier 2000)
    • Collection : Folio policier
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2070410269
    • ISBN-13: 978-2070410262
    • Prix : 21,50€
  • Livre poche
    • Poche: 493 pages
    • Editeur : POCKET; Édition : POCKET (5 septembre 2013)
    • Collection : Pocket
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2266222376
    • ISBN-13: 978-2266222372
    • Prix : 7,70€
  • eBook
    • Editeur : Presses de la Cité (21 janvier 2000)
    • Langue : Français
    • EAN: 9782258089617
    • Prix : 12,99€

Revue de presse

« Bussi, l’auteur fondu de Normandie, invite à aimer ce hameau-Disneyland où cohabitent roses trémières et parkings goudronnés. Mais au prétexte régionaliste et à l’anecdote d’histoire de l’art, il ajoute une intrigue savamment ficelée qui défie le temps et celui qui voudrait trouver l’astuce avant le dernier chapitre. » (Julie Malaure – Le Point du 20 janvier 2011) .

Prix littéraires

  • 2011, prix des lecteurs du festival Polar de Cognac
  • 2011, prix du polar méditerranéen (festival de Villeneuve-lez-Avignon)
  • 2011, prix Michel Lebrun de la 25e heure du Mans
  • 2011, Grand prix Gustave Flaubert de la Société des écrivains normands
  • 2011, prix des lecteurs du festival Sang d’Encre de la ville de Vienne (« gouttes de Sang d’encre »)
  • 2011, Finaliste du prix mystère de la critique (3e), du prix du polar francophone de Montigny-lès-Cormeilles (2ème), du prix marseillais du polar, du prix Polar de Cognac, du prix du roman populaire d’Elven, du prix Plume-Libre, du prix plume de Cristal du festival policier de Liège.

Site internet de l’auteur

www.michel-bussi.fr

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Publié par le 2014/10/28 dans Divers, Policier

 

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Neal Stephenson – Les deux mondes – Tome 1

neal stephenson - les deux mondes - tome 1Cela fait un moment que je ne vous ai pas fait part d’une critique sur mes lectures. Plusieurs raisons à cela, la rentrée scolaire qui est chronophage le temps de trouver les repères d’un changement d’école, un nouveau rythme annuel à trouver en est une raison. Mais c’est aussi la première crève de l’année (alors que l’année précédente je n’avais eu qu’un petit rhume) qui m’a bien assommé; et enfin un livre qui m’a donné du fil à retordre, ou devrais-je dire qui m’a quelque peu usé les yeux.

Neal Stephenson est un auteur connu pour faire des grandes et grosses œuvres de fiction, mêlant science-fiction, uchronie et technologie; le plus connu étant certainement le Cryptomonicon. Cet auteur a d’ailleurs déjà reçu le prix Hugo qui gage d’une certaine qualité et créativité littéraire.

Ce premier tome  Des deux mondes est-il l’introduction à une nouvelle fresque mémorable ?

Résumé du livre

Richard Forthrast a fui l’Iowa dans les années 1970 pour échapper à la guerre du Vietnam. Réfugié dans les Rocheuses canadiennes, il a fait fortune en important illégalement de la marijuana sur le territoire américain. Passionné de jeux vidéo, il y a ensuite investi une partie de son argent dans la société Corporation 9592, qui exploite T’Rain, un jeu en ligne au succès international. Lorsqu’un mystérieux hacker commence à rançonner les joueurs de T’Rain, une poursuite s’engage pour le démasquer. Très vite, la piste mène en Chine, là où des milliers de gold farmers jouent en permanence afin d’acquérir des artefacts de jeux vidéo, qu’ils revendent ensuite aux joueurs occidentaux. Lorsque la mafia russe, que le même hacker vient de dépouiller de dossiers brûlants, s’en mêle, la partie devient très rapidement mortelle. L’auteur mythique du Cryptonomicon délaisse les contrées futuristes pour se pencher ici sur un monde mutant : le nôtre. Dans ce thriller high-tech mené à un rythme d’enfer, il met en scène des personnages qui évoluent dans un monde ultracontemporain, dont il décrit à merveille les nouvelles sensations. Il nous livre ainsi le premier chef-d’?uvre du thriller du siècle nouveau.

Avis

Neal Stephenson est un auteur de grandes et grosses œuvres de fiction et de science-fiction. Le réseau, le premier tome de Les deux mondes ne déroge pas à la règle. Avec presque 700 pages, cela marque l’introduction d’une nouvelle série de poids. Pour ceux qui ont lu le Cryptomonicon, ils peuvent craindre qu’une fois de plus l’auteur ait succombé à ces vieux démons du pisseur de pages. Et quand la production littéraire est foisonnante, il y a malheureusement du bon et du mauvais, de la phrase parasite, du surplus de mots qui n’apporte rien à l’histoire. Autant dire que nous sommes loin des techniques de turn page, et que l’on est plutôt en présence d’un Tolkien de la SF.

Et cela est fort dommage car l’auteur a trouvé un sujet fort intéressant. La création d’un monde virtuel, sa conception, sa commercialisation, son détournement à des fins mafieuses. Mais cette histoire est noyée dans d’innombrables digressions sur la famille du créateur comme les 40 pages d’introduction sur le rassemblement de sa famille et ses parties de tir; une pléthore de personnages répartis dans ces deux mondes.

Alors si vous êtes patient, tenace (donc pas comme moi, après 300 pages j’ai abandonné) et amateur de littérature geek et de fantasy, vous aimerez ce livre; et vous pourrez combler votre plaisir en vous plongeant dans cette histoire, et la suite d’ores et déjà disponibles dans les bonnes librairies.

Notation

Histoire
Ecriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques

  • Livre
    • Broché: 674 pages
    • Editeur : SONATINE (5 juin 2014)
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2355841128
    • ISBN-13: 978-2355841125
    • Prix : 23,00€
  • eBook
    • Editeur : Sonatine(5 juin 2014)
    • Collection : Folio policier
    • Langue : Français
    • EAN : 9782355842528
    • Prix : 8,90€

Revue de presse

Le monde.

 
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Publié par le 2014/10/13 dans Divers, Fantasy, Thrillers

 

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Paul Cleave – Nécrologie

paul cleave - necrologieNous allons nous intéresser à un roman qui ne figure pas parmi les nouveautés. J’avais acheté ce livre lors de la fermeture de Ondac qui alors bradait son stock de livre. C’est comme cela que j’ai pu acquérir le grand format de ce roman pour à peine le prix de son équivalent de poche, inexistant à l’époque.

Nous avions découvert Paul Cleave au travers de son Employé modèle (la critique ici) qui nous avait laissé une très bonne impression d’un roman de folie policière avec humour.

Alors est-ce que Nécrologie est la chronique de la mort annoncée de Paul Cleave ?

Résumé du livre

Tandis que la police traque le Boucher de Christchurch, Théodore Tate, ancien flic reconverti en détective privé, procède à l’exhumation du corps d’un directeur de banque dont la veuve est suspectée d’homicide. Un glissement de terrain accidentel révèle la présence de trois cadavres immergés dans le lac près du cimetière. S’agit-il de victimes du Boucher ou celles d’un autre tueur? La découverte, dans le cercueil, des restes d’une inconnue à la place de ceux de l’honorable banquier sonne le début d’un engrenage infernal pour Théodore qui va devoir résoudre seul cette affaire. Avant que la police découvre la vérité sur lui… et ses terribles secrets.

Avis

Paul Cleave est toujours aussi fou, aussi imaginatif, aussi barré dans son genre. Est-ce la particularité des néo-zélandais ou bien une spécificité de cet auteur,  mais il faut bien avouer que dans le genre roman policier, thriller, c’est particulier.

La première partie traine un peu en longueur et l’on est déçu des inexactitudes et légèretés (voir ci-après) prises par l’auteur sur la réalité. On est amené à penser que l’on se trouve sur un roman policier classique, banal qui suit des traces maintes fois tracées dans la littérature policière. Heureusement arrive la seconde partie qui rattrape largement la première. Elle déménage, secoue les protagonistes, les met à mal, et paradoxalement nous fait rire.

Le gros point négatif de ce livre est l’incohérence du récit sur un point : le héros est ancien policier, mais ça ne l’empêche pas de ne prendre aucune précaution sur les scènes de crime qu’il pollue : pas de gant, pas de bonnet, et je touche à tout… un vrai carnage. Et bien entendu le pendant côté policier est identique. On se demande ce que font les « experts », les techniciens de la police, néo-zélandais : ils ne trouvent rien, ni les traces laissées par leur ancien collègue, ni les documents cachés par les personnes assassinées. On ne serait pas dans ce genre littéraire, on serait tenté de dire que l’on est dans le monde des bisounours de la police.

Un bon polar qui mérite que l’on persiste dans sa lecture.

P.S / Un erreur narrative a été laissée par l’auteur. A la fin du roman, demandez vous combien de fois le héros couvre la dernière victime de son manteau.

Notation

Histoire
Ecriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques

  • Livre de poche
    • Broché: 456 pages
    • Editeur : Le Livre de Poche (8 janvier 2014)
    • Collection : Policier / Thriller
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2253164992
    • ISBN-13: 978-2253164999
    • Prix : 7,60€
  • ebook
    • Editeur : Sonatine (17 janvier 2013)
    • EAN: 9782355841699
    • Prix : 7,60€

 

Revue de presse

« Entre thriller drolatique et polar cauchemardesque, l’auteur creuse une veine originale, où on le suit en hurlant d’effroi et de bonheur. Oui… la ville de Christchurch a du souci à se faire. » Héléna Villovitch, Elle.

Site internet

http://www.paulcleave.co.nz

 
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Publié par le 2014/09/08 dans Divers, Policier, Thrillers

 

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Stéphane de Groodt – Voyages en absurdie : Chroniques

stephane de groodt - Voyages en absurdie - chroniquesEn cette saison de déprime (vacances sans soleil, retour au travail, redémarrage des embouteillages), j’ai pensé qu’un livre mêlant intelligence et humour saurait nous remonter le moral.

Dieu me chatouille pour me rappeler qu’il y a quelques années j’écumais les livres du regretté Pierre Desproges, qui soit dit en passant vient de rentrer à la Sorbonne.

Ayant eu vent de la prose et de la répartie de Stéphane de Groodt dans l’émission Le supplément sur Canal+ (voir l’extrait un peu plus loin dans cette critique), je me suis dit qu’il serait intéressant de voir les textes de ses logorrhées en m’attaquant à Voyages en absurdie : Chroniques.

Allons-nous voyager dans l’humour ou l’absurde nous laissera-telle sur le pavé ?

Résumé du livre

Recueil des meilleures chroniques de l’auteur, qui joue avec les mots avec une absurdité revendiquée et sur un ton burlesque et décalé.

Stéphane De Groodt est un acteur et humoriste belge. Il a notamment joué dans la série « Mes amis, mes amours, mes emmerdes » sur TF1 et a repris au théâtre à Bruxelles le rôle de Patrick Bruel dans « Le Prénom ». Il a présenté une chronique dans « La Matinale » de Canal + puis dans « A la bonne heure » sur RTL et dans « Le Supplément » sur Canal +.

Extrait

http://player.canalplus.fr/embed/?param=cplus&vid=879561

Avis

C’est un genre littéraire que l’on ne lit pas tous les jours. Et heureusement pour nous et ce pour plusieurs raisons.

Tout d’abord parce que rares sont les personnes qui ont la plume facile, légère, inventive et un peu folle, tantôt flatteuse, parfois humoristique, mais toujours incisive, comme l’a Stéphane de Groodt. Je ne connais qu’une autre personne qui a, avait, cette verve littéraire : le regretté Pierre Desproges.

D’autre part, parce que lire cette prose demande un certain effort. Si vous avez regardé l’extrait, même en étant attentif, certains jeux de mots ne sont appréciables qu’en étant lus. Bien sur culture et connaissance de l’actualité sont nécessaires pour apprécier cette rédaction. Mais il faut aussi faire appel à ses oreilles, pour comprendre les jeux de sonorités, les a-peu-près et autres artifices employés par Stéphane de Groodt.

Enfin, parce que comme toute bonne chose, force répétition empêche de savourer la qualité.

A lire donc pour rire, pour se dépayser nos yeux des paysages livresques sanglant, pour faire retomber notre tension après un thriller prenant, ou tout simplement pour découvrir une autre forme de culture.

Notation

Histoire
Ecriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques

  • Livre
    • Broché: 201 pages
    • Editeur : PLON (7 novembre 2013)
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2259222463
    • ISBN-13: 978-2259222464
    • Prix : 15,90€
  • ebook
    • Broché: 201 pages
    • Editeur : PLON (7 novembre 2013)
    • Langue : Français
    • EAN : 9782259223102
    • Prix : 9,99€
 
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Publié par le 2014/09/04 dans Divers

 

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Pierre Magnan – La folie Forcalquier

pierre magnan - la folie forcalquierL’année dernière j’ai pris une bonne résolution, lire un roman policier dont l’action se déroule dans la région de mes vacances.

Cette promesse était tenu par Le gardien invisible de Dolores Redondo dont j’attends avec impatience la suite, et cette année, sur conseil d’un libraire à Apt, avec La folie Forcalquier de  Pierre Magnan.

Pour informations, Forcalquier est une petite ville des Alpes de Haute Provence en PACA qui a le plus grand marché de la région. Aussi est-il intéressant de lire ce que devait être la vie dans cette région à la fin du XIXèmme siècle.

Est-ce que ma promesse n’est pas aussi une certaine forme de folie ?

Forcalquier_France_Luberon

Résumé du livre

C’était un alignement de cinq cadavres dans un ordre parfait. À égale distance les uns des autres, les orteils dressés vers le ciel, les paletots reboutonnés, même s’il était patent qu’ils eussent subi quelque désordre, les mains ouvertes dans le prolongement des bras collés au corps, les yeux fermés et tous comme au garde-à-vous. On avait dû profiter de ce qu’ils étaient encore chauds pour procéder à cette mise en scène.»

Crime politique, affrontement entre bandits de grand chemin ou implacable vengeance ?

Félicien Brédannes, l’herboriste de Forcalquier qui fait cette macabre découverte, va, malgré lui et peut-être par amour pour la comtesse Gaussan, conduire l’enquête.

Avis

La première chose qui interpelle le lecteur est le phrasé employé dans ce livre. Si l’histoire se situe à la fin d’une XIXème siècle, juste après l’Empire, l’auteur a poussé le vice, ou la perfection, de recourir à un genre littéraire propre à cette période. Formulations, vocabulaire, expressions, tout est là pour vous immerger dans l’ambiance de l’époque et de la région. Je vous suggère de trouver la signification des termes suivants avant d’entreprendre la lecture de ce livre : androne, atrabilaire, bréhaigne, fuchsine, gâte-sauce, esquinancie, orviétan, électuaire, alkékenge, lécanore, gravelle, coryphée, lithiase, boghei, podagre. Et ma fois si vous avez à retenir la signification de chacun d’eux deux semaines après la fin de la lecture de ce livre, vous êtes vraiment très fort.

Alors que la quatrième de couverture tend à dire que le livre est un roman policier, il faut bien avouer que l’intrigue est maigre et l’enquête mise au second plan. La véritable histoire est axé autour des premières préoccupations des gens de l’époque : l’amour dans sa version libertine, la politique et la santé. Pour ce dernier aspect, l’auteur a une idée de génie d’avoir fait de son héros principal un herboriste; cela permet de faire découvrir toute la richesse florale de la région.

L’histoire oscille entre ces différentes composantes, sans jamais trop appesantir sur l’une et éviter la lassement du lecteur.

Je vous conseille donc vivement la lecture de ce livre, sorte de mélange entre Sherlock Holmes et des Liaisons dangereuses, pour rompre avec nos habitudes littéraire et vous donner envie d’aller écouter les cigales et sentier les herbes aromatiques de Provence.

Notation

Histoire
Ecriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques

  • Poche: 486 pages
  • Editeur : Folio (21 janvier 2000)
  • Collection : Folio policier
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2070410269
  • ISBN-13: 978-2070410262
  • Prix : 8,90€

Revue de presse

Une interview de Pierre Magnan à l’occasion de la sortie de son dernier livre Chronique d’un château hanté pour lemagazine.info.

 
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Publié par le 2014/08/06 dans Divers, Policier

 

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Vous voulez gagner un an d’abonnement à Y.A.M ?

yam_concours

Grand jeu concours :

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Le but ? Concurrencer les photos culinaires de notre magazine !

Comment participer ? Aimer la page YAM et poster une photo de votre plus belle création culinaire sur le mur de YAM.

Le gagnant ? La photo qui récoltera le plus grand nombre de « likes » avant le 29 juin 2014 à 00h00.

Le conseil ? Diffusez, partagez, communiquez sur la page YAM augmentera vos chances pour l’emporter !

Tous à vos fourneaux & laissez parler votre créativité !

Date limite du post d’une photo le 29 juin 2014 à 00h00.

Site internet : www.y-a-m.com

 
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Publié par le 2014/06/16 dans Cuisine, Divers

 

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La NASA publie un ebook gratuit pour ….

NASA-free-ebook-on-communicating-with-aliens-540x720… apprendre à communiquer avec les aliens.

Non ce n’est pas un blague, le premier livre numérique gratuit publié par la Nasa, est une étude très sérieuse de ce sujet. Il est intitulé Archaeology, Anthropology, and Interstellar Communication.

Source et alternative de téléchargement : ebook friendly

 
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Publié par le 2014/06/04 dans Divers

 

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