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Annonce du nouveau Bernard Minier

Annonce du nouveau Bernard Minier

Le 21 mars 2019 naîtra M, Le Bord de l’abîme aux Editions XO, le nouveau thriller de Bernard Minier.

S’il est aussi bon que Sœurs j’ai hâte de le lire.

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Publié par le 2019/02/20 dans A lire

 

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Bernard Minier – Soeurs

Bernard Minier – Soeurs

 

Tel un métronome, Bernard Minier nous livre son thriller de l’année.En effet, j’ai vérifié, ma critique de ce livre date du 10 avril 2017, et voici celle de Soeurs, le 15 avril 2018, donc presque un an après jour pour jour.

Après un Nuit très intense, il continue l’aventure avec son héros fétiche Matrin Servaz. Ainsi ce sera le 5ème livre, sur 6 romans, mêlant le commandant Servaz.

Alors avec Soeurs serait-ce le roman de trop usant jusqu’à la corde notre policier toulousain favori ?

Résumé du livre

Pauvres âmes déchues.
Il a fallu que je vous tue…

Mai 1993. Deux sœurs, Alice, 20 ans, et Ambre, 21 ans, sont retrouvées mortes en bordure de Garonne. Vêtues de robes de communiantes, elles se font face, attachées à deux troncs d’arbres.

Le jeune Martin Servaz, qui vient d’intégrer la PJ de Toulouse, participe à sa première enquête. Très vite, il s’intéresse à Erik Lang, célèbre auteur de romans policiers à l’œuvre aussi cruelle que dérangeante.

Les deux sœurs n’étaient-elles pas ses fans ? L’un de ses plus grands succès ne s’appelle-t-il pas La Communiante ?… L’affaire connaît un dénouement inattendu et violent, laissant Servaz rongé par le doute : dans cette enquête, estime-t-il, une pièce manque, une pièce essentielle.

Février 2018. Par une nuit glaciale, l’écrivain Erik Lang découvre sa femme assassinée… elle aussi vêtue en communiante. Vingt-cinq ans après le double crime, Martin Servaz est rattrapé par l’affaire. Le choc réveille ses premières craintes. Jusqu’à l’obsession.

Une épouse, deux sœurs, trois communiantes… et si l’enquête de 1993 s’était trompée de coupable ?

Pour Servaz, le passé, en resurgissant, va se transformer en cauchemar. Un cauchemar écrit à l’encre noire.

Avis

S’il est des auteurs qui s’essoufflent au fur et à mesure de leur publication ou qui sombrent dans la facilité en copiant-collant leurs histoires, Bernard Minier progresse, s’améliore, et s’approche invariablement de la perfection.

Car Soeurs n’est pas un très bon roman policier, c’est un excellent thriller.

Tout y est pour faire le succès de ce roman et satisfaire tant les amateurs du genre que les fidèles lecteurs de Bernard Minier. Pour ces derniers, il y aura la découverte des débuts dans la police de Martin Servaz qui va être rapidement confronté à la dure réalité des meurtres, la diabolicité des meurtriers et des pratiques douteuses des enquêteurs. Pour tous, une intrigue bien ficelée mais difficile à résoudre bien que tous les indices soient fournis au lecteur, parsemés au milieu des 480 pages du roman.

Mais la lecture de ce roman ne se limite pas uniquement à l’intrigue policière.

L’auteur en profite pour montrer l’évolution du métier enquêteur car si nous sommes familiers, ou du moins habitués, aux usages des caméras de surveillance, du traçage des appels téléphoniques sur réseau mobile, mais surtout aux analyses ADN, il n’y pas si longtemps les enquêteurs ne pouvaient compter que la filature, les auditions musclées et les indics.

Et puis, il y a enfin le rapport du lecteur à l’auteur. Sur ce point on pense forcément à la folie du fan dans le Misery de Stephen King. Bernard Minier a eu la bonne idée de ne pas en faire une pâle copie, ici il pousse la « dépendance » un cran au dessus (je ne peux en dire plus sans dévoiler le roman).

Le seul petit point négatif qui empêche Bernard Minier de nous fournir un roman parfait est l’utilisation, quoiqu’en moindre nombre par rapport à ses précédents romans, à des phrases à rallonge, de celles qui n’en finissent pas et dont on ne se rappelle plus du début de la phrase une fois arrivé à la fin (un peu comme celle que je viens de vous écrire). Si cette verbosité peut se prêter aux réflexions des personnages, elle est pour le moins gênante aux situations pressantes, quand l’action s’accélère, et où le lecteur ne peut suivre le rythme du fait de la complexité de la phrase. Heureusement, cela n’arrive plus qu’à quelques rares occurrences, et du coup les pages défilent et comme le dit si bien Olivier Bureau du Parisien : « Pour éviter d’être frustré, prenez une RTT ! La grosse difficulté avec « Sœurs », de Bernard Minier, c’est de devoir le lâcher« .

Enfin, un gros carton rouge à XO Editions qui n’a pas fait son travail de relecture sérieusement : mot manquant, fautes d’orthographes, lettres oubliées dans un mot; cela est tout simplement inadmissible alors que l’usage d’un correcteur orthographique de base aurait détecté tous ces problèmes.

Avec Soeurs, Bernard Minier rentre dans les très grands maîtres du roman policier et devrait être anobli pour cela et obtenir le titre de Sir.

Notation

Histoire
Ecriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques :

  • Livre
    • Broché: 480 pages
    • Editeur : XO (5 avril 2018)
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2374480348
    • ISBN-13: 978-2374480343
    • Prix : 21,90€
  • eBook
    • Editeur : XO (5 avril 2018)
    • Langue : Français
    • EAN : 9782374480350
    • Prix : 13,99€

Revue de presse

« Bernard Minier signe un suspense noir, vénéneux et limpide, riche de thèmes multiples et envoûtants.« , Bernard Lehut, RTL (interview à réécouter en mp3).

« Pour éviter d’être frustré, prenez une RTT ! La grosse difficulté avec « Sœurs », de Bernard Minier, c’est de devoir le lâcher.« , Olivier Bureau, le Parisien.

Interview pour La Dépêche

Interview par E. Couly

Site Internet de l’auteur

http://www.bernard-minier.com/

 
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Publié par le 2018/04/15 dans Policier, Thrillers

 

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Bernard Minier – Une putain d’histoire

Bernard Minier – Une putain d’histoire

Au moment de faire la critique de Nuit, je me suis aperçu que je n’avais pas fait la critique du livre Bernard Minier Une putain d’histoire.

Vous pourriez me dire que la revue de ce livre n’est plus d’actualité car depuis, il est même disponible au format poche. Bien au contraire, il est intéressant de voir cette particularité chez Bernard Minier, car c’est un roman qui ne met pas en scène son héros favori Martin Servaz et qui ne prend pas place en région toulousaine.

Alors finalement, est vraiment Une putain d’histoire que nous sert Bernard Minier ?

Résumé du livre

Une île boisée au large de Seattle…

« Au commencement est la peur.
La peur de se noyer.
La peur des autres,
ceux qui me détestent,
ceux qui veulent ma peau.
Autant vous le dire tout de suite :
Ce n’est pas une histoire banale. Ça non.
c’est une putain d’histoire.
Ouais, une putain d’histoire… »

Extrait

Le 22 octobre 2013, vers 5 h 45 du soir (il faisait déjà presque totalement nuit), elle m’a dit :
«Henry, je veux qu’on fasse un break.»
C’est là, sans doute, que tout s’est joué. En dernière analyse, ce sont ces moments-là qu’on retient toujours. Ils sont comme des jalons de nos existences, comme des phares le long d’une côte. C’est en tout cas là que je l’ai perdue – au sens propre comme au sens figuré.
Je suppose que commencer cette histoire à bord d’un ferry est assez logique, non ? J’ai vécu sept ans sur une île boisée au large de Seattle. Et il ne se passe pas un jour sans que je pense à elle. Le lieu ? Quelque part entre Anacortes, sur la côte du Nord-Ouest Pacifique, et Glass Island – à bord de l’Elwha. Le moment ? Une nuit tumultueuse, une nuit pleine de fureur et de ténèbres – une véritable nuit de tempête.
Il faisait un froid glacial, ce soir-là, je m’en souviens, la pluie des îles tombait à seaux renversés et, au-delà des lumières du ferry, dans le noir, on entendait la mer gronder comme une bête perpétuellement affamée et courroucée. A cause du vacarme infernal des huit mille chevaux-vapeur et des rafales de vent hurlant à nos oreilles, elle avait élevé la voix. J’ai fait de même :
«QUOI ? Qu’est-ce que tu racontes ?»
Elle a battu des cils, baissé les yeux, les a relevés.
«Je sais que j’aurais dû t’en parler plus tôt mais…
– Parler de quoi ? ai-je dit. Naomi, parler de quoi ?» Avec ce foutu boucan, j’étais obligé de hurler, moi aussi, pour me faire entendre.
Le ferry tanguait, nous contraignant presque à danser sur place. Nous nous trouvions sur le pont inférieur ouvert à tous les vents, près des voitures, alors que les autres passagers étaient douillettement assis là-haut, bien au chaud dans les ponts supérieurs fermés, à se raconter leur journée.
C’était Naomi qui avait tenu à descendre ici. À croire qu’elle ne voulait pas qu’on nous voie ensemble…
«Henry, je veux qu’on fasse un break. Une pause… pendant un moment… Le temps d’y voir plus clair. Il est arrivé quelque chose. J’ai besoin de réfléchir.. J’ai besoin de… comprendre…
– Quoi ? Qu’est-ce que tu racontes ? Comprendre quoi ?»
Je ne comprenais rien, en ce qui me concernait. Le vent a soulevé la petite mèche brune qui émergeait de sa capuche. Elle a levé les yeux, les a posés sur moi.
«Henry, j’ai découvert la vérité.»
Elle a planté son regard dans le mien. Naomi a – avait – des yeux améthyste, avec des nuances myosotis et lapis-lazuli, un cercle plus sombre, presque noir, autour de l’iris, et une cornée opaline : des yeux de chat.
«Quelle vérité ?» j’ai demandé.
J’ai été pris d’un vertige. Ma tête s’est mise à tourner.
«J’ai découvert qui tu es.»
Voilà. Ça a commence comme ça.
Une séparation – comme il y en a des millions chaque année à une époque où tout le monde veut le bonheur sans en payer le prix. Nous avions seize ans, cet automne-là.
«Qui je suis ? Mais bon Dieu, de quoi est-ce que tu parles ?»
Cette fois, elle n’a pas répondu.

Avis

Au travers de ce roman, Bernard Minier veut entrer dans la cour des grands.En abandonnant son héros fétiche, Martin Servaz et en positionnant son histoire en Amérique et non pas en région toulousaine, l’autre montre qu’il peut imaginer une histoire en dehors de son domaine de prédilection.

Non seulement,il tente l’exercice mais il réussit l’essai…et détrônerait même certains maîtres en la matière en amenant une histoire originale, tarabiscotée mais solide, pleine de rebondissements et d’actions qui tiendront en haleine le lecteur tout au long des 500 et quelques pages. L’originalité provient essentiellement des personnages qu’il met en scène : des adolescents, catégorie largement délaissée en dehors des romans adolescents ou pré-adultes. Dans l’aspect enquête cela ma fait penser (de loin) au Club des 5,dans une version modernisée, plus musclée et sous speed pour l’enchaînement effréné de leur investigation.

L’écriture de Bernard Minier a muri, je la trouve plus fluide, plus rythmée où l’auteur pose de nombreux pièges qui ne pourront être tous évités même par les lecteurs aguerris de thrillers.

Au final, en changeant de style, de personnages, de lieux, Bernard Minier s’est révélé en vrai maître de thriller. Il ne lui restera plus qu’à montrer qu’il sait transposer ses talents dans la série des Martin Servaz.

Notation

Histoire
Ecriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques :

  • Livre
    • Broché: 524 pages
    • Editeur : XO (23 avril 2015)
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 284563756X
    • ISBN-13: 978-2845637566
    • Prix : 21,90€
  • Poche
    • Poche: 600 pages
    • Editeur : Pocket (12 mai 2016)
    • Collection : Pocket thriller
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2266267779
    • ISBN-13: 978-2266267779
    • Prix : 8,20€
  • eBook
    • Editeur : Pocket (12 mai 2016)
    • Collection : Pocket thriller
    • Langue : Français
    • EAN : 978-2266267779
    • Prix : 13,99€

Récompenses

Prix Polar francophone de Cognac (2015)

Revues de presse

« Un polar français digne de Stephen King […] C’est intense, diablement efficace et franchement jouissif jusqu’au bout. […] Un sacré bon roman ! » Olivier Bureau, Le Parisien

« Une putain d’histoire est un putain de livre ! Amateurs de sensations fortes, ne cherchez pas plus longtemps, voici le polar de l’année.[…] Bernard Minier est littéralement bluffant. » Bernard Lehut, RTL

« Un livre captivant jusqu’à la toute fin où, dans une scène à la « Fantômas », le vrai méchant tombe le masque avec un rire démoniaque. » Julie Malaure, Le Point

Site Internet de l’auteur

http://www.bernard-minier.com/

Sur lequel vous pourrez trouver de nombreuses revues de presse sur ce livre.

 
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Publié par le 2017/04/20 dans Policier, Thrillers

 

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Bernard Minier – Nuit

Bernard Minier – Nuit

Depuis 12 mois, Bernard Minier est coutumier de notre blog puisqu’en plus de participer à 13 à table, de voir une adaptation de Glacé à la télévision, cet auteur tient l’allure d’un roman par an?

Après une incursion dans un polar très noir (et très bon) avec Une putain d’histoire, Bernard Minier remet au service son policier préféré Martin Servaz pour une troisième aventure avec son ennemi en titre : Julian Hirtmann.

Alors est-ce que Nuit est-il un bon roman policier, bien noir, qui ne nuira pas à la série ?

Résumé du livre

Nuit de tempête en mer du Nord. Secoué par des vents violents, l’hélicoptère dépose Kirsten Nigaard sur la plate-forme pétrolière. L’inspectrice norvégienne enquête sur le meurtre d’une technicienne de la base off-shore.

Un homme manque à l’appel. En fouillant sa cabine, Kirsten découvre une série de photos. Quelques jours plus tard, elle est dans le bureau de Martin Servaz.

L’absent s’appelle Julian Hirtmann, le tueur retors et insaisissable que le policier poursuit depuis des années. Étrangement, sur plusieurs clichés, Martin Servaz apparaît. Suivi, épié.

Kirsten lui tend alors une autre photo. Celle d’un enfant.
Au dos, juste un prénom : GUSTAV

Pour Kirsten et Martin, c’est le début d’un voyage terrifiant. Avec, au bout de la nuit, le plus redoutable des ennemis.

Avis

Il y a des auteurs qui malmènent leur héros et qui les usent jusqu’à la corde. Tout comme Jo Nesbo avec Harry Hole, Bernard Minier n’épargne pas Martin Servza dans nuit. Il bât même un record de vitesse quant à le mettre quelques sur la touche dès le quatrième tome.

Un point positif au crédit de Bernard Minier est l’évolution de son personnage. Loin de le cantonner dans une routine et un fonctionnement prédéfini, dans Nuit, l’auteur fait évoluer la psychologie de son héros : plus sombre, plus solitaire au point de délaisser son équipe. Cependant, et cette fois-ci gros point négatif à l’auteur, dans ce roman, en rendant Martin Servaz plus solitaire, il ne compense pas le délaissement de son équipe. S’il l’affuble d’une collègue suédoise, celle-ci est totalement insipide par rapport aux membres de son équipes hauts en couleurs, et n’apporte que peu de chose à l’histoire.

Pour ce qui est de l’histoire, il n’y a pas vraiment de surprise, elle est plutôt linéaire, et les effets de dernières pages sont assez convenus. Cette fois, l’auteur ne nous sommet pas une intrigue dont il faut trouver la solution, mais un thriller, un histoire noire, dont nous sommes pris à témoin…. sans doute un héritage de son précédent roman Une putain d’histoire.

En dehors de cela, ce roman policier est agréable à lire, l’auteur installe une belle ambiance et varie le rythme de son roman au fil des pages. L’écriture est toujours aussi fluide et les références musicales ne se limitent plus à Mähler qui rencontre peu d’amateurs dans son lectorat.

Notation

Histoire
Ecriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques :

  • Livre
    • Broché: 525 pages
    • Editeur : XO (21 février 2017)
    • Langue : Français
    • ISBN-10 : 2845638272
    • ISBN-13 : 978-2845638273
    • Prix : 21,90€
  • eBook
    • Editeur : XO (21 février 2017)
    • Langue : Français
    • EAN : 978-2845639164
    • Prix : 13,99€

Site Internet de l’auteur

http://www.bernard-minier.com/

 
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Publié par le 2017/04/10 dans Policier, Thrillers

 

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Glacé de Bernard Minier sur M6 le 10 janvier 2017

Glacé de Bernard Minier sur M6 le 10 janvier 2017

La série événement Glacé, tiré du livre de Bernard Minier du même nom, arrive mardi 10 janvier à 21:00 sur M6

Avec Charles Berling, Julia Piaton, Nina Meurisse, Pascal Greggory, Lubna Azabal.

http://www.facebook.com/M6/videos/10157868461205277/

 
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Publié par le 2016/12/28 dans Evénements, Thrillers

 

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Glacé de Bernard Minier bientôt à l’écran

Glacé de Bernard Minier bientôt à l’écran

Bernard Minier vient de l’annoncer sur son compte FB : l’adaptation de Glacé sera en tournage dans quelques jours au cœur des Pyrénées. La série sera produite par Gaumont pour M6.

Au scénario, Gérard Carré (Caïn, Les Hommes de l’ombre), Caroline Van Ruymbeke (Caïn), Pascal Chaumeil (L’Arnacoeur, Un plan parfait, Spotless), Hamid Hlioua (Cannabis, pour Arte). À la réalisation, Laurent Herbiet (Malaterra, Manipulations). Enfin, à l’affiche, Charles Berling, Pascal Greggory, Julia Piaton (Le Secret d’Elise), Lubna Azabal (The Honourable Woman), Nina Meurisse, Robinson Stevenin, Anne Le Ny…

Pour rappel : la critique de ce livre sur notre blog.

 
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Publié par le 2016/03/08 dans Uncategorized

 

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Bernard Minier – N’éteins pas la lumière

Bernard Minier - N'éteins pas la lumièreAprès une découverte de l’auteur au travers de Glacé (voir notre critique ici), nous laissons Servaz, le héros de Bernard Minier, à la fin du Cercle (voir notre critique ici), bien mal en point.

Le second roman de Bernard Minier nous avait montré une très bonne évolution dans l’écriture de cet auteur. Les quelques erreurs de débutant avaient été corrigés pour orienter son récit vers plus d’efficacité, plus de suspense.

Est-ce que cette lancée va se confirmer dans son troisième roman N’éteins pas la lumière ?

Résumé du livre

« Tu l’as laissée mourir… »
Christine Steinmeyer croyait que la missive trouvée le soir de Noël dans sa boîte aux lettres ne lui était pas destinée. Mais l’homme qui l’interpelle en direct à la radio, dans son émission, semble persuadé du contraire… Bientôt, les incidents se multiplient, comme si quelqu’un avait pris le contrôle de son existence. Tout ce qui faisait tenir Christine debout s’effondre. Avant que l’horreur fasse irruption.

Martin Servaz, de son côté, a reçu par la poste la clé d’une chambre d’hôtel. Une chambre où une artiste plasticienne s’est donné la mort un an plus tôt. Quelqu’un veut le voir reprendre du service… ce qu il va faire, à l’insu de sa hiérarchie et de ses collègues.

Et si nos proches n’étaient pas ce que nous croyons ? Et si dans l’obscurité certains secrets refusaient de mourir ? Non, n’éteignez pas la lumière, ou alors préparez-vous au pire…

Après les grands succès de Glacé (voir notre ma critique ici) et du Cercle (voir notre ma critique ici), Bernard Minier revient avec un thriller sur la manipulation et l’emprise, en explorant nos cauchemars les plus intimes, nos phobies et nos obsessions…

Avis

J’avoue avoir un peu peur à la lecture du début de ce livre : une femme reçoit un lettre anonyme l’inculpant sévèrement d’un délit grave, est accusée publiquement à la radio, et bizarrement elle ne va pas porter plainte à la police. C’est un peu comme dans ces films où la belle blonde, séparée de son petit ami, poursuivie par un meurtrier ne peut s’empêcher d’aller voir en pleine nuit au fin fond du jardin d’une maison hantée s’il n’est pas là. Et puis, cette fille n’a ni ami, ni amie, et encore moins de vraie parenté à qui se confier. Franchement, vous en connaissez beaucoup de fille qui n’a pas une meilleure amie. Et pour parfaire le tout, presque pas de Servaz et quand il commence à apparaître, il n’est pas vraiment opérationnel.

Mais une fois que l’on accepte cette bizarrerie, le roman prend son envol; et pour tout vous dire on n’atterrit pas avant la dernière page du roman. Pas un moment l’auteur ne laisse de répit à son lecteur : comme il se doit, l’auteur a recours à la narration parallèle. Cette alterne ne cesse de relancer le récit, d’ouvrir de nouvelles options, et confronte le lecteur à de nouvelles  fausses-pistes.

J’ai donc eu un grand plaisir à lire ce livre, mais je pense qu’il faut avertir les potentiels futurs lecteurs : si vous êtes un peu sensibles à certaines scènes de harcèlement, de viol ou de torture, éloignez vos yeux de ce livre. Loin de succomber à cette tendance littéraire du moment, si l’auteur a recours à ces actes, c’est bien le cœur du livre, sa raison d’exister : l’emprise psychologique.

Bernard Minier est vraiment une étoile montante du thriller français.

Notation

Histoire
Ecriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques :

  • Broché: 616 pages
  • Editeur : XO (27 février 2014)
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2845636318
  • ISBN-13: 978-2845636316
  • Prix : 21,90€

Site Internet de l’auteur

http://www.bernard-minier.com/

Allez le voir, il y a plein de revues de presse sur ce livre 😉

 
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Publié par le 2014/05/18 dans Policier, Thrillers

 

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Bernard Minier – Le cercle

bernard minier - le cercleNous avons découvert Bernard Minier depuis peu au travers de son premier roman Glacé dont nous avons fait une critique dernjièrement.

Nous lui avions reproché quelques erreurs de « débutant » : manque de maîtrise du rythme de la narration, une absence de chausse-trappe rendant la solution à l’énigme policière un peu trop évidente.

Nous allons voir si avec Le cercle l’auteur a su corriger ces erreurs, contourner les difficultés pour nous donner une copie meilleure, plus haletante, plus dynamique.

Histoire

Extrait

Extrait du prologueDans la tombeSON ESPRIT N’ÉTAIT qu’un cri.
Une plainte.
Dans sa tête, elle criait de désespoir, elle hurlait sa rage, sa souffrance, sa solitude… – tout ce qui, mois après mois, l’avait dépouillée de son humanité.
Elle suppliait aussi.
Pitié, pitié, pitié, pitié… laissez-moi sortir d’ici, je vous en supplie…
Dans sa tête, elle criait et elle suppliait et elle pleurait. Dans sa tête seulement : en réalité, aucun son ne sortait de sa gorge. Elle s’était réveillée quasi muette un beau matin. Muette… Elle qui avait toujours aimé s’exprimer, elle à qui les mots venaient si facilement, les mots et les rires…
Dans l’obscurité, elle changea de position pour soulager la tension de ses muscles. Elle était assise par terre, adossée au mur de pierre, à même le sol de terre battue. Elle s’y allongeait, parfois. Ou bien elle rejoignait son matelas pouilleux dans un coin. Elle passait le plus clair de son temps à dormir, couchée en chien de fusil. Quand elle se levait, elle faisait des étirements ou bien elle marchait un peu – quatre pas et retour, pas plus : son cachot mesurait deux mètres sur deux. Il y faisait agréablement chaud ; elle savait depuis longtemps qu’il devait y avoir une chaufferie de l’autre côté de la porte, à cause de la chaleur mais aussi des bruits : bourdonnements, chuintements, cliquetis. Elle ne portait aucun vêtement. Nue comme un petit animal. Depuis des mois, des années peut-être. Elle faisait ses besoins dans un seau et elle recevait deux repas par jour, sauf lorsqu’il s’absentait : elle pouvait alors passer plusieurs jours seule, sans manger ni boire, et la faim, la soif et la peur de mourir la taraudaient. Il y avait deux judas dans la porte : un tout en bas, par où passaient les repas, un autre au milieu, par où il l’observait. Même fermés, ces judas laissaient deux minces rayons lumineux trouer l’obscurité de son cachot. Ses yeux s’étaient depuis longtemps accoutumés à ces demi-ténèbres, ils distinguaient des détails sur le sol, sur les murs que nul autre qu’elle n’aurait pu voir.
Au début, elle avait exploré sa cage, guetté le moindre bruit. Elle avait cherché le moyen de s’évader, la faille dans son système, le plus petit relâchement de sa part. Puis elle avait cessé de s’en préoccuper. Il n’y avait pas de faille, il n’y avait pas d’espoir. Elle ne se souvenait plus combien de semaines, de mois s’étaient écoulés depuis son enlèvement. Depuis sa vie d’avant. Une fois par semaine environ, peut-être plus, peut-être moins, il lui ordonnait de passer le bras par le judas et lui faisait une injection intraveineuse. C’était douloureux, parce qu’il était maladroit et le liquide épais. Elle perdait connaissance presque aussitôt et, quand elle se réveillait, elle était assise dans la salle à manger, là-haut, dans le lourd fauteuil à haut dossier, les jambes et le torse attachés à son siège. Lavée, parfumée et habillée… Même ses cheveux fleuraient bon le shampooing, même sa bouche d’ordinaire pâteuse et son haleine qu’elle soupçonnait pestilentielle le reste du temps embaumaient le dentifrice et le menthol. Un feu clair pétillait dans l’âtre, des bougies étaient allumées sur la table de bois sombre qui brillait comme un lac, et un fumet délicieux s’élevait des assiettes. Il y avait toujours de la musique classique qui montait de la chaîne stéréo. Comme un animal conditionné, dès qu’elle entendait la musique, qu’elle voyait la lueur des flammes, qu’elle sentait les vêtements propres sur sa peau, elle se mettait littéralement à saliver. Il faut dire qu’avant de l’endormir et de la sortir de son cachot, il la faisait toujours jeûner pendant vingt-quatre heures.

Biographie de l’auteur

BERNARD MINIER est né à Béziers et a grandi dans le Sud-Ouest. Après Glacé, prix du meilleur roman francophone du festival Polar 2011 de Cognac, Le Cercle est son deuxième roman.

Avis

Il est difficile de croire que nous avons à faire avec le même auteur que Glacé tant la transformation littéraire est profonde dans Le cercle.

Presque tous les défauts que nous avions rencontrés dans Glacé ont été miraculeusement éradiqué. Bien que l’auteur continue sur certains paragraphes à employer une phraséologie lourde,des références littéraires un poil élitiste, tout le. reste n’est que pur bonheur de littérature policière : rythme mieux maîtrisé s’approchant du turn-page, chausses-trappes, entourloupe, double piste, histoires parallèles. L’auteur prend un malin plaisir à nous mener vers de fausses pistes (il le dit même au travers de l’un de ses personnages).

L’autre bonheur dans la lecture de ce livre est de retrouver les mêmes personnages que dans Glacé. Leur personnalité s’affine, leur histoire passée se dévoile peu à peu, leur évolution de carrière nous est partagée.

Cependant, au magie des romans, il est toujours surprenant de voir avec quelle légèreté est considérée la hiérarchie, que l’irrespect des procédures légales tient de la tradition, mais et surtout que le travail conjoint de la police et de la gendarmerie semble être si facile.

La lecture du Cercle est donc un très bon moment que les amateurs de littérature policière auront plaisir de passer.

Notation

Histoire
Écriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques

  • Broché: 572 pages
  • Editeur : XO EDITIONS (11 octobre 2012)
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2845635567
  • ISBN-13: 978-2845635562
  • Prix : 20.90€
 
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Publié par le 2013/05/19 dans Policier, Thrillers

 

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Bernard Minier – Glacé

Bernard Minie - GlacéBernard Minier est de ces auteurs que j’ai découvert de manière fortuite. Non pas en tête de gondole ou dans les rayonnages d’un libraire, mais sur Internet et plus particulièrement sur un site de livres numériques pirates.

Glacé est son premier roman de Bernard Minier; premier roman de cet auteur que je lis également. Il est présenté comme l’œuvre d’un auteur en devenir de succès au même titre qu’un Franck Thilliez.

Avant de le comparer à la fine fleur de la littéraire à suspense française, nous allons voir si nous allons rester froid au style de cet auteur.

Histoire

Décembre 2008, dans une vallée encaissée des Pyrénées. Au petit matin, les ouvriers d’une centrale hydroélectrique découvrent le cadavre d’un cheval sans tête, accroché à la falaise glacée.
Le même jour, une jeune psychologue prend son premier poste dans le centre psychiatrique de haute sécurité qui surplombe la vallée.
Le commandant Servaz, 40 ans, flic hypocondriaque et intuitif, se voit confier cette enquête, la plus étrange de toute sa carrière. Pourquoi avoir tué ce cheval à 2 000 mètres d’altitude ? Serait-ce, pour Servaz, le début du cauchemar ?

Avis

Pour un premier roman, nous devons tirer notre chapeau. Grand nombre de premiers romans n’ont pas cette qualité : de bons personnages (humains sans trop de défauts), une bonne histoire, un sens du rythme, un style littéraire agréable.

Aussi les défauts que nous pourrons noter seront qualifiés d’erreurs de jeunesse, que nous espérons ne plus revoir dans les prochains livres de Bernard Minier.

Tout d’abord, l’histoire est un peu convenue, toute tracée et nous rappelle d’autres livres de Thomas Harris (Le silence des agneaux), Franck Thilliez et Jean-Christophe Grangé. Il n’y a guère de surprises, peut-être du fait que l’auteur ne sache pas encore dresser de fausses pistes ni ne fasse intervenir assez de personnages secondaires afin de semer le trouble dans l’esprit du lecteur. C’est tout juste si quelques détails de l’histoire restent en alternative pour le lecteur dans la résolution de cette affaire.

Ensuite, le style littéraire n’est pas encore assez maîtrisé pour en faire un véritable turn-page. Certaines phrases, voire des paragraphes entiers, sont très longues, complexes et parfois avec un vocabulaire « recherché », ce qui malheureusement casse le rythme de la lecture.

Enfin, une part de déception ou d’inachevé reste en arrière goût après lecture de ce roman. Aucune réelle explication n’est donnée concernant la mise en scène du « meurtre » à l’origine de cette histoire.

En conclusion, un très bon premier roman dont le style ne demande qu’à être amélioré, en espérant que ce le soit dans le second roman de Bernard Minier (Le cercle) que nous découvrirons dans un très prochaine critique.

Notation

Histoire star_half_off_32
Écriture star_half_off_32
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques

  • Poche: 736 pages
  • Editeur : Pocket (10 mai 2012)
  • Collection : Pocket thriller
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2266219979
  • ISBN-13: 978-2266219976
  • Prix : 8.40€
 
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Publié par le 2013/05/10 dans Policier, Thrillers

 

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Maxime Gillio – Rouge armé

Maxime Gillio – Rouge armé

Je ne sais plus si je vous en ai déjà parlé, mais la médiathèque de mon travail a décidé de créer son premier prix littéraire. Trois catégories sont à l’honneur dans cette première édition : le roman policier, le roman et la bande-dessinée.

Rouge armé de Maxime Gillio fait partie de la sélection finale auprès de Enfermé(e) de Jacques Saussey ou Soeurs de Bernard Minier.

Est-il aussi armé pour faire rougir les autres concurrents ?

Histoire

Patricia, journaliste au Spiegel, enquête sur les personnes qui, dans les années soixante, ont fui l’Allemagne de l’Est au péril de leur vie. Inge est passée de l’autre côté du Mur quarante ans plus tôt et accepte de lui raconter son enfance, son arrivée à l’Ouest, son engagement… Mais certains épisodes de la vie d’Inge confrontent Patricia à ses propres démons, à son errance. Leur rencontre n’est pas le fruit du hasard. Dans les méandres de la grande Histoire, victimes et bourreaux souvent se croisent. Ils ont la même discrétion, la même énergie à se faire oublier, mais aspirent rarement au pardon.

Extrait

https://flipbook.cantook.net/?d=%2F%2Fwww.edenlivres.fr%2Fflipbook%2Fpublications%2F236363.js&oid=347&c=&m=&l=&r=&f=pdf

Avis

En fait je ne sais pas comment noter ce roman, car à mon avis il s’agit plus d’un roman que d’un roman policier.

Si Maxime Gillio adopte pour son roman un schéma classique de l’enquête, ici journalistique, dans le temps présent, et une narration du temps passé, un peu comme dans les romans de Camilla Lackberg, on s’attend à ce que les deux récits se rejoignent dans le dénouement final. Mais ici, rien, les deux narrations se font mais n’apportent aucune explication, aucun rebondissement au récit.

Nous sommes donc en présence d’un très bon roman historiques présentant les représailles et les mouvements ethniques au lendemain de la seconde guerre mondiale, ainsi que l’histoire de la Rote Armee Fraktion et de ses actions terroristes dans les années 70.

Et donc on se demande ce qui peut lier la journaliste, la femme qu’elle interviewe et ces deux périodes historiques. Je prends le risque de divulguer la fin du roman, mais il n’y a rien.

Si les personnages sont forts et imposent leur caractère, ils sont un peu caricaturaux et entraînent le lecteur dans des histoires périphériques qui ne sont que de pure perte de temps (e.g. la période de sevrage de la journaliste).

Bref, je suis très mitigé sur le caractère policier du roman, de la mise en forme; mais reste convaincu que c’est un très bon roman historique.

Notation

Histoire
Écriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques

  • Livre
    • Broché: 347 pages
    • Editeur : Ombres noires (2 novembre 2016)
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2081378523
    • ISBN-13: 978-2081378520
    • Prix : 19,00€
  • eBook
    • Editeur : Ombres noires (2 novembre 2016)
    • EAN : 9782081378544
    • Prix : 14,99€

Site Internet de l’auteur

https://www.maxime-gillio.com/

 
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Publié par le 2019/02/10 dans Roman

 

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