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Archives Mensuelles: septembre 2017

Justin Cronin – La cité des miroirs (Le passage, Tome 3)

Justin Cronin – La cité des miroirs (Le passage, Tome 3)

J’ai l’impression que cela fait une décennie que j’ai commencé à lire la trilogie du Passage de Justin Cronin. En fait, le premier tome est sortie en 2010 (2011 pour la version française), soit juste avant la création de ce blog.

Les amateurs de la série attendent depuis 4 ans la suite des Douze et  l’arrivée de La cité des miroirs pour connaître le dénouement de cette série et la confirmation d’un nouveau maître de la science-fiction.

Alors est-ce que cette Cité des miroirs va refléter la qualité de la série ?

Histoire

En 122 apr. V., soit 122 ans après l’apparition en Amérique du Nord d’un virus qui a décimé la population, la vie semble reprendre ses droits. Ce virus, à la suite d’une expérience gouvernementale, a été inoculé à douze personnes, qui, transformées en monstres assoiffés de sang, ont propagé le mal. Mais quelques poches de population ont réussi à combattre et à éliminer les Douze, mettant un terme à un siècle de terrifiantes ténèbres. Les survivants sortent de derrière leurs hauts murs, déterminés à reconstruire leur société, et osent désormais rêver d’un futur meilleur. Mais est-ce la fin du cauchemar ou une simple accalmie avant le déchaînement d’autres forces obscures ?
Loin d’eux, dans une métropole à l’agonie, le Zéro attend. Le Premier. Le père des Douze. L’angoisse qui a brisé sa vie humaine le hante, et la haine qu’a engendrée sa transformation le brûle. Seule pourrait l’apaiser la mort d’Amy – le dernier espoir de l’Humanité, La Fille de nulle part – qui a grandi pour se dresser contre lui.

Une ultime fois, la lumière et l’ombre vont s’affronter. Amy et ses amis iront au-devant de leur destin. Cette épopée post-apocalyptique conclut avec maestria la trilogie du Passage.

Plébiscitée par la critique, numéro un sur les listes des meilleures ventes aux États-Unis et en Angleterre dès sa sortie, La Cité des Miroirs est publiée dans plus de trente pays.

Avis

Attention ce livre est un véritable pavé, au sens propre comme au figuré. 800 pages denses, très denses, et un poids qui doit dépasser le kilogramme à mon avis (je n’ai pas pesé). Donc il vous faudra du temps, pas forcément de la patience nous allons voir pourquoi plus tard, et une bonne forme physique… à moins que vous n’optiez pour la version numérique, ce que je vous conseille particulièrement.

Dans ce troisième et ultime tome du Passage, l’auteur dévoile l’origine du virus, l’histoire du patient zéro et de ses douze cavaliers de l’Apocalypse, de son lien avec Amy, et bien sur de l’avenir de l’humanité « résiduelle ». Encore une fois, il est vain de résumer cette saga partie de l’idée de faire une histoire avec une fille héroïne du roman (demande réelle de la fille de Justin Cronin). Ironie du sort, au cours de la rédaction de cette sage, l’auteur a du combattre un cancer et on peut se demander si finalement cette saga post-apocalyptique n’est pas une figure de style pour évoquer sa maladie, son combat et tenir sa promesse à sa fille.

De nombreuses critiques comparent Justin Cronin à Stephen King, et je pense qu’il mérite amplement cette comparaison. Tout comme le maître de l’horreur, l’auteur a su créer un univers complet tant dans la description des paysages, que des habitants et de leur mode de vie survivaliste. Mais là où Stephen King ne touche qu’à un domaine; la science-fiction ou le vampirisme ou la fable romanesque, Justin Cronin a su imbriquer ces trois styles dans cette saga avec maestria. Au final le lecteur n’a pas conscience de passer d’un style à un autre tant cela se fait naturellement au fil des pages, Justin Cronin est un véritable conteur.

Personnellement, et contrairement à d’autres lecteurs, j’ai particulièrement apprécié la centaine de pages sur la jeunesse de Fanning et de son passage en tant que patient zéro. Dans cette partie, j’ai trouvé le roman beaucoup plus fluide et rapide à lire, sans doute du fait de la restriction du nombre de personnages aux multiples surnoms, qui évite au lecteur de chercher de qui le roman parle.

Un roman qui consacre Justin Cronin.

Notation

Histoire star_half_off_32
Écriture star_half_off_32
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques

  • Livre
    • Broché: 816 pages
    • Editeur : Robert Laffont (16 mars 2017)
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2221111154
    • ISBN-13: 978-2221111154
    • Prix : 23,50€
  • eBook
    • Editeur : Robert Laffont (16 mars 2017)
    • Langue : Français
    • EAN : 978-2221200421
    • Prix : 15,99€

Revue de presse

 » Justin Cronin, le nouveau King.  » Le Parisien.

« Une odyssée horrifique à travers les âges. » – Paris Match

« TT- Cette saga post-apocalyptique restera, avec Le Fléau de Stephen King auquel on l’a souvent comparée, l’une des réussites du genre. » – Télérama

« La Cité des miroirs. Et installe Justin Cronin au panthéon des romanciers postapocalyptiques » – L’Express

Site Internet

http://enterthepassage.com/

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Publié par le 2017/09/05 dans Bit-lit, Fantasy, Science-Fiction

 

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Patrick Sénécal – Le vide

Patrick Sénécal – Le vide

Malheureusement encore trop souvent méconnu en France, j’ai découvert que très récemment Patrick Sénécal au travers d’une récente découverte en brocante de son roman très, très noir, Hell.com qui a déjà eu une critique sur ce blog.

Depuis j’ai réussi à dégoter son roman phare Le videen occasion mais excellent état. Longtemps resté dans ma PAL, j’ai décidé de passer mes derniers instants de vacances en estival en sa compagnie tant j’ai eu de bons échos de collègues et amis l’ayant lu.

Alors est-ce que Le vide va combler ?

Résumé du livre

Drummondville, Québec.  » Vivre au max « , une nouvelle émission de téléréalité, défraie la chronique. Son fondateur, le milliardaire Max Lavoie, a tout quitté pour se lancer dans ce projet. Il s’est attiré les foudres de la commission de censure et a choqué les âmes sensibles en proposant de réaliser en direct les rêves les plus fous des candidats. Quel fantasme délirant les participants vont-ils demander à l’animateur de réaliser ? Jusqu’où iront-ils ? La téléréalité va-t-elle dépasser la fiction ? Prenez garde mesdames et messieurs : plus loin vous repousserez les limites, plus longue sera la chute… dans le vide.

Avis

Je crois que je n’ai pas dévoré un roman comme Le vide depuis Le chuchoteur de Donato Carrisi et L’affaire Harry Quebert de Joël Dicker. Patrick Sénécal allie avec forces qualités romancières une intrigue policière bien charpentée, aux multiples facettes, aux nombreux rebondissements. Les personnages ont une vraie personnalité, des défauts, un passé que l’on découvre au fur et à mesure, sans pour autant être une des traditionnelles caricatures de policiers.

Bien que ce roman soit paru au Québec en 2007 en pleine période d’explosion de la télé-réalité, contexte principal du roman, il n’en reste pas moins d’actualité en le transposant avec les mouvances religieuses extrémistes qui exploitent de la même manière la détresse des personnes en quête de sens dans leur vie.

Bien que ce roman soit noir et ait que quelques scènes difficiles, celles-ci ne le sont pas autant que celles amplement décrites dans Hell.com qui demande à ses lecteurs d’avoir le cœur bien accroché; le lecteur n’aura ici que quelques frissons

Le seul reproche que l’on peut formuler à son encontre est un final légèrement décevant, non pas qu’il soit bâclé mais tout simplement trop évidente.

La rédaction est impeccable, tout en fluidité : l’auteur a repris son roman spécialement pour sa publication en France afin que ses lecteurs ne bloquent par sur certains idiomes québecois. On pourrait penser que 736 pages, denses, constituent un roman marathon, que cela nécessite un certain entraînement, voire une endurance à la lecture. Que nenni, la structure et l’écriture ne vous laissent pas vous reposer, vous soutiennent même tout au long de ce roman en alternant actions, réflexions, histoires parallèles, vie des personnages.

Enfin, un dernier élément qui montre la qualité du roman est sa couverture. Si au début on a du mal à comprendre ce que c’est, elle illustre parfaitement le sujet du livre : un tourbillon qui entraîne les gens vers le fond, comme une vidange de la société. Chose rare qui témoigne de sa justesse, cette couverture a été conservée lors de son passage en version poche.

Un grand roman qui confirme Patrick Sénécal comme étant un des meilleurs auteur de polars noirs du moment.

Notation

Histoire
Ecriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques :

  • Livre
    • Broché: 736 pages
    • Editeur : Fleuve éditions (12 novembre 2015)
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2265099171
    • ISBN-13: 978-2265099173
    • Prix : 22,50€
  • Poche
    • Poche: 928 pages
    • Editeur : Pocket (11 mai 2017)
    • Collection : THRILLER
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2266276891
    • ISBN-13: 978-2266276894
    • Prix : 9,80€
  • eBook
    • Editeur : 12-21 (novembre 2015)
    • ASIN: 9782823821697
    • Prix : 15,99€

Revue de presse

« On plonge dans ce roman noir du Québécois Patrick Senécal comme on le ferait d’un pont : en chute libre. Glaçant !  » Femina

« Un roman bien ficelé, intense, estomaquant, qui plonge dans le désarroi existentiel d’une foule avide de divertissement et d’hommes et de femmes désespérés. » L’Hebdo (Suisse)

Un article sur le site suisse « Le temps » où l’auteur explique son œuvre et les reprises entreprises pour sa publication en France.

Site Internet de l’auteur

http://www.patricksenecal.net/

 
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Publié par le 2017/09/04 dans Policier, Thrillers

 

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