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Mathieu Bablet : Shangri-la

22 Juin
Mathieu Bablet : Shangri-la

Poursuite de mon cycle de science-fiction, après le dernier tome de la Loi des pyramides de Philippe Dumont et le premier de Lazare de Jamie Sawyer, avec une bande-dessinée qui a longtemps été pressentie pour le prix du festival d’Angoulême : Shangri-la de Mathieu Bablet.

En cette période de fortes chaleurs, j’ai choisi de lire cette BD de par sa couverture pleine de zénitude et de fraîcheur en me disant que j’allais capter et profiter de ces sensations.

Alors ce choix va-t-il se faire avec ou sans grimace là ?

Histoire

Ce qu’il reste de l’humanité vit à bord d’une station spatiale dirigée par une multinationale à laquelle est voué un véritable culte. Les hommes mettent en place un programme pour coloniser Shangri-la, la région la plus hospitalière de Titan, afin de réécrire la genèse à leur manière.

Avis

Dès les premières pages, ce qui frappe en premier à la lecture de cette bande-dessinée, c’est le trait de crayon. Parfois brut, parfois carré, Mathieu Bablet préfère la simplicité, la symbolique en place de pléthore de détails. Bien que cela ne soit pas toujours le cas, car quand l’action ne prime pas, l’auteur prend le temps de positionner son histoire dans un monde travaillé.

Un monde qui nous fait penser à 2001 Odyssee de l’espace pour les balades dans l’espace, THX 1138 de Geroge Lucas et Play time de Jacques Tati pour la vie communautaire poussée à son extrême, ou de The thing de John Carpenter dans les dérives violentes des foules et des scientifiques fous.

Car plus qu’un récit de science-fiction foisonnant, l’auteur aborde des thématiques sérieuses comme le racisme, le spécisme, la liberté, la mondialisation (la compagnie à la pomme en prend particulièrement pour son grade), la position de l’homme dans l’univers et sa petitesse vis-à-vis de celle-ci.

Mais ce qui surprend le plus, c’est de voir tant de maturité, de scénarisation, de maîtrise du mouvement et des couleurs de la part d’un si jeune dessinateur, car il faut le savoir, Mathieu Bablet n’avait pas 27 ans au moment de la création de celle-ci.

J’ai l’habitude de dire que les bandes-dessinées sont chères pour le temps que l’on passe à les lire, mais cette fois, je peux vous dire que Shangri-La en vaut la peine.

Notation

Histoire star_half_off_32
Dessin star_half_off_32
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques

  • Album: 222 pages
  • Editeur : Ankama éditions (2 septembre 2016)
  • Collection : Label 619
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2359109693
  • ISBN-13: 978-2359109696
  • Prix : 19,90€

Revues de presse

« A 27 ans, ce dessinateur signe un récit de SF inspiré par Akira, le manga culte de Katsuhiro Otomo, et le cinéma de John Carpenter. » – BFM TV

« Bédéthèque idéale #131 : Mathieu Bablet s’envole pour “Shangri-La” — A même pas 30 ans, Mathieu Bablet s’est lancé dans une fresque de science-fiction de plus de 200 pages, d’une beauté à couper le souffle : “Shangri-La”. » – Télérama

Une très belle interview sur bodoi.info

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Publié par le 2017/06/22 dans BD - Manga, Science-Fiction

 

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