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Maxime Chattam – Les abysses du temps – Tome 2 – Le requiem des abysses

01 Oct
Maxime Chattam – Les abysses du temps – Tome 2 – Le requiem des abysses

Je poursuis inlassablement les critiques de mes lectures estivales…. j’essaie de le faire au plus vite, car à présent ce sont les livres de la rentrée qui commencent à s’accumuler.

Après le premier tome Léviatemps du diptyque , nous embryons avec le second (et donc dernier) tome Le requiem des abysses.

Si le premier tome nous avait par l’ambiance du Paris des années 1900 et du Paris en pleine exposition internationale, est-ce que Maxime Chattam va trouver un nouvel axe pour nous tenir en halène ?

Résumé du livre

Pour oublier le criminel qui a terrorisé Paris lors de l’Exposition Universelle de 1900 et se remettre de leurs aventures, l’écrivain Guy de Timée et Faustine, la belle catin, se sont réfugiés au château d’Elseneur dans le Vexin. Mais là, dans une ferme isolée, une famille est assassinée selon une mise en scène macabre, alors que l’ombre d’une créature étrange rode dans les champs environnants… Guy, dans sa soif de comprendre le Mal, de le définir dans ses romans, replonge dans ses vieux démons, endossant à nouveau ce rôle de criminologue, qui le conduit peu à peu, comme un profiler avant la lettre, à dresser le portrait du monstre. Pendant ce temps, à Paris, les momies se réveillent, les médiums périssent étrangement et les rumeurs les plus folles se répandent dans les cercles occultes…

Extrait

Paris, début juillet 1900

La lune épousait la bestialité.
Et de cette union naquit la sauvagerie.
Le voile oblique traversait la haute fenêtre et posait un suaire d’argent scintillant sur la gueule béante qui surgissait d’un mur.
Les crocs rutilants jaillissaient entre les poils, saisissant la nuit comme un morceau de viande. Les pupilles allongées buvaient toute la pièce, les paupières écartées, comme si les yeux s’apprêtaient à sortir de leurs orbites, emportés par la rage.
La pleine lune pénétrait la longue salle d’exposition et irradiait sur la tête empaillée du loup, faisant frissonner Jacques.
Le gardien du musée abandonna dans son sillage un profond soupir.
Il n’aimait pas ce trophée, il le trouvait violent.
Et puis il n’avait pas sa place ici, dans un établissement noble.
Le loup était un animal cruel. Un prédateur.
Un chasseur sanguinaire qui hantait le folklore populaire depuis toujours, pour terroriser les gens.
Ce n’était pas une simple bête sauvage, c’était un monstre.
Jacques ne comprenait décidément pas ce qu’il faisait là, au milieu des tapisseries anciennes, des armures chargées d’histoire, des vitrines d’armes médiévales et des vieux grimoires aux couvertures craquelantes.
Et puis cette lune qui le caressait, c’était obscène.
Jacques enfonça un pouce sous sa ceinture de cuir et, de son autre main, leva un peu plus sa lampe à huile.
Le halo de la flamme orange réchauffait les présentoirs, son reflet dansait sur le verre des casiers, fugace et transparent comme un fantôme.
Comme le souvenir des vies incarnées par tous ces objets. Huit ans qu’il travaillait au musée de Cluny, la nuit essentiellement.
À surveiller ces collections, ces souvenirs de la civilisation. Pour l’intellectuel, ils avaient une valeur inestimable, pour le visiteur, un intérêt probable, mais sur un plan purement mercantile, Jacques se demandait encore, huit ans plus tard, pourquoi il fallait un gardien la nuit pour tout ce bric-à-brac poussiéreux et encombrant.
Personne ne viendrait jamais voler quoi que ce soit.
Ce n’était pas le musée du Louvre ici, il n’y avait pas d’œuvres d’art qu’un riche excentrique aurait pu monnayer une petite fortune, aucun bijou antique que des receleurs sans scrupules pourraient fondre et revendre au poids de l’or. Rien de valeur.

Avis

Dans ce livre, le héros abandonne temporairement la folie de la vie parisienne, pour la campagne. Je laisse le lecteur découvrir le lieu de cette campagne, et pour les non-parisiens, je ne peux que vous conseiller de vous armer d’une carte de (l’ile de) France pour positionner cette ville ce village dans lequel reprend l’histoire. Encore emprunts de superstition, tradition et religion, les paysans doivent faire face à des événements monstrueux que même des contemporains ne sont pas préparés à rencontrer.

Bien sûr, rebondissements, indices et amours alternent l’histoire qui n’est jamais lassante et ne tourne jamais au ralenti malgré ces quintuple centaines de page.

Enfin, vous pourrez mener l’enquête, deviner qui se cache derrière tous ces meurtres. Donc aux amateurs de lecture à énigmes, l’auteur vous donne tous les éléments. Je vais vous faire une confidence : en lisant le premier tome, j’étais arrivé à découvrir l’auteur des méfaits du second livre. Car vous vous en doutez bien, le tome 2 étant la poursuite du tome 1, il y avait de fortes chances pour que le vrai meurtrier ne fut pas arrêté alors. Cela m’a rassuré de voir que mes déductions étaient les bonnes et que je ne m’étais pas fourvoyé dans une mauvaise piste.

Bien sûr, tout comme le premier tome, et comme pour tous les livres de Maxim Chattam, l’écriture est impeccable, fluide. C’est un véritable plaisir pour le lecteur qui se projettera très rapidement dans cet univers particulier du début du siècle dernier.

Notation

Histoire
Ecriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques :

  • Livre
    • Broché: 454 pages
    • Editeur : Editions Albin Michel (4 mai 2011)
    • Collection : LITT.GENERALE
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2226221417
    • ISBN-13: 978-2226221414
    • Prix : 22,30€
  • Format poche
    • Poche: 576 pages
    • Editeur : Pocket (7 mai 2013)
    • Collection : Pocket
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2266207058
    • ISBN-13: 978-2266207058
    • Prix : 8,50€
  • eBook
    • Format : ePub
    • Editeur : Albin Michel (4 mai 2011)
    • Langue : Français
    • EAN : 978-2226237545
    • Prix : 9,99€
  • Livre audio
    • Durée : 13 heures et 50 minutes
    • Editeur : Audiolib
    • Date de publication : 15 décembre 2011
    • Langue : Français
    • ASIN: B01CUY98I8
    • Prix : 20,70€ (ndlr. tout comme le prix des CD, le prix des livres audio n’est pas unique)

Site FB de l’auteur

http://www.facebook.com/pages/Maxime-Chattam-Officiel/

Revue de presse

« C’est une question d’arithmétique, un Chattam ne vient jamais seul. À 35 ans, après treize romans dont trois trilogies, voici le quatorzième, Le requiem des abysses…
Surprenant. Parce qu’il est gonflé, Maxime, de s’être attaqué à un thriller gothico-historique alors qu’il sait que son public l’attend ailleurs…
Drôle de double que ce romancier (Guy, Maxime ?) qui échafaude des théories pour dénouer des énigmes et traquer le mal. Il file la piste d’un tueur en série comme on construirait un thriller !…L’intrigue telle qu’elle se terminait connaît un revers inattendu. Chattam nous aurait-il roulés ? Eh bien, oui, et Guy avec nous, mais on n’en dit pas plus. » — Julie Malaure – Le Point du 23 juin 2011 )

 
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Publié par le 2016/10/01 dans Policier

 

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