RSS

Donato Carrisi – La femme aux fleurs de papier

25 Avr

donato carrisi - la femme aux fleurs de papierSi vous êtes familier du blog, vous vous rappelez que Donato Carrisi est un auteur que nous avons découvert au travers de Le chuchoteur et que nous sommes tout de suite tombés sous le charme de cet auteur.

Depuis, cet italien a confirmé ses talents de maître du thriller, avec L’écorchée (la suite du Chuchoteur) ou Le tribunal des âmes.

Mais loin de se reposer sur ses lauriers, l’auteur semble vouloir aborder le suspense par une nouvelle approche au travers de ce nouveau livre La femme aux fleurs de papier.

Alors est-ce que Donato Carrisi est-il toujours un aussi bon conteur pour nous tenir en haleine ?

Résumé du livre

La nuit du 14 au 15 avril 1912, tandis que le Titanic sombrait au beau milieu de son voyage inaugural, un passager descendit dans sa cabine de première classe, revêtit un smoking et remonta sur le pont. Au lieu de chercher à sauver sa peau, il alluma un cigare et attendit la mort.
Extrait
1La nuit du 14 au 15 avril 1912, tandis que le Titanic sombrait au beau milieu de son voyage inaugural, un des passagers descendit dans sa cabine de première classe, revêtit un smoking et remonta sur le pont.
Au lieu de chercher à sauver sa peau, il alluma un cigare et attendit la mort.

Quand on demanda aux rescapés du naufrage qui était cet homme mystérieux, la majorité identifia un certain Otto Feüerstein, négociant en tissus, qui voyageait pour affaires, seul.

Aucun d’entre eux ne fut informé qu’en réalité Otto Feüerstein était mort dans son lit, chez lui, à Dresde.
Deux jours avant que le Titanic lève l’ancre.

2

Une immense cathédrale de glace.
Jacob Roumann, à l’abri derrière le mur de la tranchée, observait la montagne. C’était là qu’on enterrait les morts, dans les neiges éternelles. La roche était trop dure pour y creuser des fosses. Cela présentait un avantage : dans ces tombes de gel, les corps seraient conservés intacts pendant des millions d’années.
Jeunes pour l’éternité, pensa-t-il en refermant d’une caresse les paupières du soldat qu’il n’avait pas réussi à sauver – quel âge pouvait-il avoir ? Dix-huit, dix-neuf ans. Puis Jacob Roumann se tourna vers une bassine en zinc et plongea dans l’eau ses mains tachées de sang. Depuis deux ou trois heures, les armes se taisaient – pour combien de temps ?
Maudite glace.
Il avait espéré que le froid ralentirait l’hémorragie du blessé. En vain. Sans médicaments et avec les quelques instruments usés qu’il avait à disposition, il n’avait pu arrêter le saignement. Et même s’il y était arrivé, à quoi bon ? Ceux qui guérissaient étaient expédiés en première ligne. Il les remettait sur pied pour qu’ils tuent ou se fassent tuer – belle récompense ! Finalement, lui aussi travaillait pour le compte de la Grande Faucheuse.
Je suis le clown envoyé par Dieu en pleine Apocalypse, se disait-il.
Autour de lui, plus rien n’était pourvu de sens logique. Pour commencer, c’était le printemps mais tout évoquait l’hiver. Ils l’appelaient guerre mondiale, mais au fond c’était toujours la même merde. Une génération prometteuse d’Autrichiens – les meilleurs fils de la patrie – était venue se faire trucider au nom d’un avenir qu’elle ne connaîtrait jamais. Jacob Roumann voyait arriver des jeunes gens farcis d’hormones et d’idéaux ; au bout de quelques semaines de tranchées, ils ressemblaient à des petits vieux trouillards et rancuniers. Il blâmait aussi les Italiens de l’autre côté du front. Mal équipés, peu ou pas préparés au combat, ils étaient mus par le souvenir de leur Risorgimento, leur lutte pour l’unification. Poussés par l’exigence de rivaliser avec leurs pères, les fils voulaient s’assurer une place dans l’histoire, ignorant totalement que, une fois cette guerre terminée, tôt ou tard une autre éclaterait et que l’histoire les oublierait.
Et lui ? Que faisait-il là ? Il se le demandait de plus en plus souvent.
(…)

Avis

J’ai mis quelques temps avant de rédiger la critique de ce livre. Non pas qu’il soit mauvais, mais parce qu’il est original.

Donato Carrisi nous avait habitué à des romans policier, des thrillers noirs, captivants; cette fois-ci il revient avec une histoire à suspense. Histoire est le meilleur terme qui permette de qualifier ce roman; car il s’agit bien d’une histoire contée que nous offre l’auteur. Mais attention par n’importe laquelle : sous le couvert d’un interrogatoire d’un soldat, nous allons découvrir l’histoire fantastique et fabuleuse qui permet d’expliquer pourquoi, tandis que le Titanic sombrait au beau milieu de son voyage inaugural, un passager descendit dans sa cabine de première classe, revêtit un smoking, remonta sur le pont, alluma un cigare et attendit la mort. Un peu comme un enfant avant de s’endormir, nous nous laissons conter avec plaisir cette histoire.

Alors même si le lecteur ne dispose pas des éléments lui permettant de résoudre cette énigme, il se trouve conquis par la narration du soldat. Le lecteur peut difficilement lâcher le livre, et cela est d’autant plus difficile que l’auteur parsème de-ci de-là quelques distractions et phénomènes parasites à la poursuite de l’interrogatoire.

Ce roman n’est pas sans nous rappeler un livre du même genre : Le collier rouge de Jean-Christophe Rufin : même époque,même genre de mystère, une écriture soutenue mais légère à lire.

Ce livre est une vraie fraîcheur pour les lecteurs de romans policier, thrillers et autres romans noirs.

Notation

Histoire
Ecriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques

  • Livre
    • Broché: 216 pages
    • Editeur : Calmann-Lévy (1 octobre 2014)
    • Collection : Suspense Crime
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2702144748
    • ISBN-13: 978-2702144749
    • Prix : 16,50€
  • eBook
    • Editeur : Calmann-Lévy (1 octobre 2014)
    • Collection : Suspense Crime
    • Langue : Français
    • EAN: 9782702152805
    • Prix : 11,99€

 

Site Internet de l’auteur

http://www.donato-carrisi.fr/

Publicités
 
Poster un commentaire

Publié par le 2015/04/25 dans Roman

 

Étiquettes : , , ,

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :