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Marc Welinski – Le syndrome de Croyde

10 Nov

Marc Welinski - Le syndrome de CroydeJe rate toujours son émission littéraire sur LCI, mais jamais ses nouvelles critiques sur son site web, Gérard Collard est aux revues de livres ce que Tintin est à la BD, un monstre incontournable.

C’est par l’un de ses critiques (vous la retrouverez en fin de ce billet) que Gérard Collard m’a fait découvrir le livre dont nous allons parler aujourd’hui : Le syndrome de Croyde d’un certain Marc Welinski.

D’après lui, cet illustre inconnu serait à l’origine de l’un des meilleurs thrillers de l’année.

Alors alons nous confirme Gérard Collard comme un véritable libraire, découvert de nouveaux talents littéraires et succomber à notre tour sous ce syndrome ?

Résumé du livre

Directrice générale de la célèbre maison de parfums Destut, volontaire, carriériste, brillante, Agnès Quincey est en voie d’être élue business woman de l’année quand elle se retrouve trois jours de suite témoin de chutes mortelles de voyageur dans le métro parisien. Accidents ? Suicides ? Meurtres ? Comment se fait-il qu’Agnès ait été présente à chaque fois ? À croire que c’est elle qu’on cherche à tuer ou qu’on essaie de rendre folle. 
Et si tous ces morts étaient les victimes de cet étrange Syndrome de Croyde, découvert récemment et qui remet en cause tout ce que l’on croyait savoir jusqu’à ce jour en matière de criminologie ? De Paris à Étretat, un thriller psychologique haletant où les personnages naviguent entre folie et manipulation.

Extrait

Que fait-elle donc ? Nos invités sont là depuis une demi-heure. Je saisis machinalement la bouteille de tequila.

– Milana, une deuxième Margarita ?
– Non, je te remercie, me répond la jeune femme avec son accent doux et chantant et ses «r» qui roulent presque à l’excès. Je ne vois déjà plus clair. Un verre, ça me suffit.
– Allons ! Tu es russe pourtant.
– Cliché ! mon cher. Tu sais, Dany, on dit beaucoup de choses sur le rapport que les Russes entretiennent avec l’alcool. Moi, je ne bois jamais, et la plupart de mes amis non plus. Je n’ai jamais vu ni mon père ni ma mère boire une goutte de vodka.
– Ton frère par contre, rétorque Franck assis à côté d’elle, c’est une autre histoire.
– Ce n’est pas pareil. Lui, c’est un militaire.
Et voici Franck et Milana, les deux amoureux, partis dans une vive discussion sur la famille de celle-ci, une famille moscovite très nombreuse.

Franck se plait à contester, avec une langoureuse bienveillance, le tableau idyllique qu’en brosse la jeune femme. Je les laisse à leur discussion, me lève et consulte ma montre. Déjà neuf heures ! Aucune nouvelle d’Agnès. Que peut-elle bien faire, bon Dieu ? Elle m’avait pourtant dit qu’elle serait rentrée du bureau avant huit heures pour préparer le dîner. Elle n’a tout de même pas oublié que nous avions invité Franck et Milana ce soir !

Je me ressers un verre en mélangeant le contenu de plusieurs bouteilles. Depuis que j’ai trouvé un site Internet révélant les recettes d’une centaine de cocktails, je les essaie tous les uns après les autres : Bloody Mary, Sex on the Beach, Kiss cool… Un nouveau cocktail chaque soir. Une pente dangereuse… Mais en ce moment, j’ai besoin de me remonter le moral.

Pour le traitement des addictions, on verra plus tard.

Je sirote pensivement mon nouveau mélange tandis que mes invités poursuivent leur assommante polémique familiale.

– On dirait que nos petites querelles d’amoureux t’ennuient, Dany.

– Non, ce n’est pas ça. Je ne comprends pas pourquoi Agnès n’est pas encore rentrée. Elle pourrait quand même m’appeler.

Avis

Je n’aurais pas la prétention de Gérard Collard à mettre Le syndrome de Croyde au firmament des polars de l’année, mais je dois reconnaître que c’est un bon thriller. Le modus operandi des crimes est original, son traitement aussi car le récit ne dévoile pas l’enquête mais bien la vie du principal suspect.Et même si l’on a à faire avec un roman policier mêlant la psychologie ce n’est pas un roman policier psychologique dans la lignée des Mary Higgins Clarke ou Ruth Rendell.

La force de ce livre réside dans la description des personnages, de leur psychologie bien sûr, de leur confidence, de l’emprise de la situation sur leur vie, l’impact violent d’un crime dont ils sont témoins, victimes ou peut-être acteurs involontaires. Nous partageons avec eux leur doute, leur impuissance face à la situation, leurs interrogations sur la réalité ou la perception. Marc Welinski ne va cependant pas au niveau d’un David Lynch qui mêle en plus illusion et fantasme; le lecture ne sera donc pas complètement perdu.

L’écriture est agréable à lire, plutôt fluide, on pourrait simplement reprocher une petite longueur du récit dans la partie psychiatrique

Pour finir, un petit point négatif : la mise en page du livre. C’est la première fois que je lis un ouvrage édité par Daphnis & Chloé, la qualité du papier est excellent, la police agréable à lire, les marges suffisantes pour le confort de la lecture, mais, mais il y a bien un mais, il y a un recours abusif à la ligne blanche avant chaque nouveau paragraphe. En lecteur habitué que je suis, j’ai l’habitude d’avoir cette mise en forme du texte lorsque l’auteur change de contexte, or là seuls des astérisques assurent cette fonctionnalité. De plus, nos yeux ne sont pas non plus habitués à faire ce saut de ligne, la lecture en est légèrement ralentie.

Notation

Histoire
Ecriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques :

  • Livre format Poche
    • Broché: 513 pages
    • Editeur : DAPHNIS CHLOE (5 décembre 2013)
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2954211733
    • ISBN-13: 978-2954211732
    • Prix : 18,00€
  • eBook
    • Editeur : DAPHNIS CHLOE (5 décembre 2013)
    • Langue : Français
    • EAN: 1230000201822
    • Prix : 7,51€

Revue de presse

La revue de Gérard Collard par laquelle j’ai découvert de livre.

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1 commentaire

Publié par le 2014/11/10 dans Policier, Thrillers

 

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Une réponse à “Marc Welinski – Le syndrome de Croyde

  1. nelcie

    2014/11/10 at 22:15

    Gérard Collard, l’homme qui ne finit jamais ses phrases 🙂 Mais tellement passionné quand il te parle d’un livre !!
    Tu dis reprocher quelques longueurs dans la partie psychiatrique, et bien c’est justement ça qui me pousserait à lire ce roman : savoir ce que l’auteur a voulu développer dans ce domaine !

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