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Sarah Lotz – Trois

28 Août

Voici le dernier livre entrepris lors de ma période de congé estival. sarah lotz - troisA peine découvert en librairie qu’une panne de livres me poussa à l’acheter avant de vous le proposer dans les découvertes du mois..

A la lecture de la quatrième de couverture de Trois de Sarah Lotz, il semblerait que cela soit un roman de science-fiction.

Alors ni une ni deux, je me lance dans la lecture de Trois.

Histoire

Quatre avions de quatre compagnies différentes s’écrasent simultanément sur quatre continents (Asie, Amérique, Afrique, Europe). Difficile de croire à une coïncidence, surtout lorsqu’un seul survivant, un enfant, indemne, est retrouvé sur trois des sites. La presse s’empare de ces survivants, qui deviennent le centre de toutes les attentions. Tandis que les enquêteurs subissent une pression politique et médiatique terrible pour faire la lumière sur ces événements, une journaliste décide de mener l’enquête sur les accidents et ses rescapés.

À travers des témoignages des enquêteurs, des familles des victimes, ou d’anonymes, elle reconstitue avec minutie le déroulement des faits. Déjà, des groupes religieux fanatiques présentent les enfants comme les cavaliers de l’apocalypse, et cherchent par tous les moyens à mettre la main sur un quatrième survivant, celui du crash africain. Parallèlement, les familles de victimes qui ont recueilli les enfants sont confrontées à des événements étranges…

Qui sont ces enfants?

Que cache leur miraculeuse survie?

Extrait

Cela commence ainsi.
Allez, allez, allez…Pam ne quitte pas des yeux le voyant de la ceinture de sécurité et prie pour qu’il s’éteigne. Bientôt elle ne pourra plus se retenir, et c’est tout juste si elle n’entend pas Jim lui reprocher de n’avoir pas pris ses précautions avant de monter à bord : Tu sais que tu as la vessie sensible, Pam, à quoi est-ce que tu pensais ?
À dire vrai, elle n’a pas osé aller aux toilettes à l’aéroport, de crainte de se retrouver devant une de ces cuvettes futuristes dont parlait le guide et de ne pas savoir tirer la chasse. Ou encore de s’enfermer par erreur et de manquer son vol. Dire que Joanie lui a suggéré de passer quelques jours à Tokyo pour faire un peu de tourisme avant de reprendre sa correspondance pour Osaka ! À la simple idée d’arpenter seule des rues étrangères Pam a les mains moites ; l’aéroport a déjà été bien assez déroutant. Secouée, la peau grasse, après son vol en provenance de Fort Worth, elle s’est fait l’effet d’une géante molle en gagnant d’un pas traînant le Terminal 2 d’où partait sa correspondance. Tous les autres passagers irradiaient l’efficacité et l’assurance ; des corps secs et vigoureux la dépassaient dans un essaim de bagages balancés à bout de bras et de visages cachés derrière des lunettes de soleil. C’est consciente de tous ses kilos en trop qu’elle s’est hissée à grand-peine dans la navette, rougissant dès qu’on regardait dans sa direction.
Il y avait, Dieu merci, beaucoup d’Américains à bord de l’avion pour Tokyo (le gentil petit garçon assis près d’elle lui a patiemment appris à se servir du système vidéo) mais, sur ce nouveau vol, à son grand dam, elle est consciente d’être la seule… comment dit-on, déjà ? Le mot qu’on emploie toujours dans les séries policières que regarde Jim ? Caucasienne, voilà. Et les sièges sont bien plus étroits : elle est engoncée dans le sien comme une sardine dans sa boîte. Au moins, il y a une place libre entre elle et le type aux allures d’homme d’affaires assis près de l’allée – elle n’aura pas à craindre de lui donner un coup de coude par accident. Il lui faudra cependant le déranger quand elle ira aux toilettes, bien sûr. Et, Seigneur ! on le dirait en train de s’endormir, si bien qu’elle devra le réveiller.
L’avion continue de prendre de l’altitude et le voyant de briller. Pam regarde la nuit par le hublot. En discernant la lumière rouge clignotante de l’aile à travers le nuage, elle empoigne l’accoudoir de son siège et sent vibrer dans sa chair les entrailles de l’appareil.
Jim avait raison : elle n’a pas encore atteint sa destination et, déjà, l’entreprise se révèle au-dessus de ses forces. Il l’a avertie qu’elle n’était pas taillée pour de longs voyages, il a tenté de la convaincre que c’était une mauvaise idée : Joanie peut rentrer quand elle veut, Pam, pourquoi t’embêter à lui rendre visite à l’autre bout du monde ? Et pourquoi veut-elle donner des cours aux Asiatiques, d’abord ? Les enfants américains ne sont pas assez bien pour elle, peut-être ? En plus, Pam, tu n’aimes même pas la cuisine chinoise : comment vas-tu faire avec le dauphin cru et les autres trucs qu’Us mangent, là-bas ? Mais elle a tenu bon, grignotant petit à petit la désapprobation d’un mari surpris par son refus d’abandonner la partie. Joanie a quitté les États-Unis depuis deux ans et Pam a besoin de la voir car elle lui manque terriblement. Et puis, d’après les photos vues sur Internet, les gratte-ciel étincelants d’Osaka ne paraissent pas si différents de ceux des villes américaines. Joanie l’a avertie qu’elle jugerait peut-être déroutante, au premier abord, la culture locale, que le Japon ne se limite pas à des cerisiers en fleur et des geishas timides souriant derrière leur éventail, mais Pam s’est dit qu’elle s’en sortirait. Elle a bêtement cru à une aventure divertissante dont elle pourrait se vanter devant Reba pendant des années.

Avis

L’auteur a pris le parti pris d’organiser son roman à la façon d’un documentaire, comme s’il rassemblait les preuves de l’histoire qui nous est contée.

Si les premiers chapitres me font penser à de La lignée de Guillermo Del Toro, et semble prometteur, autant les chapitres suivants sombrent dans un récit tout en longueur, en répétition, sans grand suspense jusqu’au point de n’avoir sur plusieurs pages qu’une amourette qui nous donnerait presqu’envie de lire Twilight.

La lecture de ce livre nous laisse une impression de gâchis. Les dernières pages sont vraiment très bien écrites, l’auteur revient alors dans un mode de récit beaucoup plus traditionnel mais c’est surtout très efficace. Mais c’est surtout la narration qui n’est pas à la hauteur de l’originalité de l’histoire. L’auteur aurait pu développer la récupération de l’événement par les sectes et autres partis politiques à la façon d’un Stephen King dans Dead Zone.

Notation

Histoire
Écriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques

  • Livre
    • Broché: 528 pages
    • Editeur : FLEUVE EDITIONS (22 mai 2014)
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2265098027
    • ISBN-13: 978-2265098022
    • Prix : 19,90€
  • ebook
    • Editeur : 12-21 (22 mai 2014)
    • Langue : Français
    • EAN : 9782823809930
    • Prix : 13,99€
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Publié par le 2014/08/28 dans Science-Fiction, Thrillers

 

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