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Étienne Davodeau – Le chien qui louche

02 Mar

Etienne Davodeau - chien qui loucheEnfin une BD me diront certaines personnes, et une vraie, pas un manga.

Qui plus est une BD française.

Au regard de la couverture, on se demande bien quel peut être le lien entre un chien qui louche et le musée du Louvre en « toile de fond » si j’ose dire.

Et puis il semblerait également qu’Étienne Davodeau ait recours au rare usage de l’encre de Chine soit de la partie.

Est-ce que ce Chien qui louche mérite que nous louchions dessus ?

Histoire

Fabien est surveillant au Louvre. Il aime son métier. Il aime aussi Mathilde. Celle-ci le présente à sa famille, dans la vaste maison de campagne près d’Angers. Non sans appréhension, car le clan Benion est un peu spécial. Il y a son père, Louis, qui est à la tête depuis 1975 de l’entreprise familiale de meubles, fondée en 1947, et ses deux frères, Maxime, l’aîné, et Joseph. Ils ne sont pas méchants, plutôt maladroits et ont un humour qui n’est pas forcément subtil. Le fait que Fabien travaille au Louvre est une coïncidence bienvenue, puisqu’ils viennent de retrouver au grenier, le tableau d’un aïeul, peint au XIXe siècle. C’est une affreuse toile représentant un pauvre clébard qui louche. Que vaut le travail de l’ancêtre ? demandent les Benion. Est-ce une croûte ou un chef-d’œuvre ? Fabien, bien emmerdé, botte vaguement en touche. Alors, pour les Benion, la cause est entendue, tant que l’inverse n’est pas prouvé, nul doute que le tableau ait sa place sur les cimaises du musée du Louvre ! On s’en amuse et Fabien espère que tout ça n’est qu’une lubie. Jusqu’au jour où, les deux frangins débarquent au Louvre et s’enquièrent de ses démarches. Le Chien qui louche au Louvre serait la preuve de son engagement pour marquer son entrée dans la famille Benion ! Fabien est surveillant au Louvre. Il aime son métier. Il aime aussi Mathilde. Celle-ci le présente à sa famille, dans la vaste maison de campagne près d’Angers. Non sans appréhension, car le clan Benion est un peu spécial. Il y a son père, Louis, qui est à la tête depuis 1975 de l’entreprise familiale de meubles, fondée en 1947, et ses deux frères, Maxime, l’aîné, et Joseph. Ils ne sont pas méchants, plutôt maladroits et ont un humour qui n’est pas forcément subtil. Le fait que Fabien travaille au Louvre est une coïncidence bienvenue, puisqu’ils viennent de retrouver au grenier, le tableau d’un aïeul, peint au XIXe siècle. C’est une affreuse toile représentant un pauvre clébard qui louche. Que vaut le travail de l’ancêtre ? demandent les Benion. Est-ce une croûte ou un chef-d’oeuvre ? Fabien, bien emmerdé, botte vaguement en touche. Alors, pour les Benion, la cause est entendue, tant que l’inverse n’est pas prouvé, nul doute que le tableau ait sa place sur les cimaises du musée du Louvre ! On s’en amuse et Fabien espère que tout ça n’est qu’une lubie. Jusqu’au jour où, les deux frangins débarquent au Louvre et s’enquièrent de ses démarches. Le Chien qui louche au Louvre serait la preuve de son engagement pour marquer son entrée dans la famille Benion…

Avis

Tout comme pour son homologue littéraire le roman, la critique d’une BD porte sur l’histoire, mais en plus nous pouvons porter un regard sur le dessin, la coloration, bref sur le visuel.

Sur le scenario, il y a du pour et du contre.

Le pour est sur la présentation du Louvre, de la vie plutôt mystérieuse de ses gardiens, de son fonctionnement. Mais c’est surtout le regard sarcastique des touristes qui a sans doute le plus plu à l’auteur de mettre en valeur et nous de l’apprécier. Quel humour des gardiens organisant des paris sur la première demande de la localisation de la Joconde dans le musée, ou de leur aveuglement sur l’indication de celle-ci.

Le contre est sur la raison de ce livre. C’est une histoire un peu farfelue, totalement impossible, voir un peu lourde avec l’intervention de la famille provinciale.

Et en critique de bon normand que je ne suis pas, je vous dirai qu’il en est de même sur le travail du dessinateur.

Autant le recours à l’encre de chine, tout en nuance de gris est une pure merveille pour les paysages ou les chefs-d’œuvre, évitant un mauvais plagiat, autant cette technique ne permet une définition de l’action, des expressions faciales ni une précision dans le dessin.

Alors oui, cette BD est intéressante pour l’envers du décors du plus grand musée du monde qu’elle nous dévoile, et parfois aussi pour la beauté des dessins.

Notation

Histoire
Dessin
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques

  • Relié: 144 pages
  • Editeur : Futuropolis (24 octobre 2013)
  • Collection : Musée du Louvre
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2754808531
  • ISBN-13: 978-2754808538
  • Prix : 20,00€

Site Internet officiel

http://www.etiennedavodeau.com/

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Publié par le 2014/03/02 dans BD - Manga

 

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