RSS

Karen Maitland – Les Ages Sombres

21 Sep

Karen Maitland n’est peut-être pas un patronyme qui vous parle. elle n’est pas très connue bien qu’elle ait eu un premier succès avec son roman La compagnie des menteurs. Tout comme Robert Merle ou Ken Follet,

Elle œuvre dans le roman historique. C’est un genre difficile car il suscite une bonne connaissance de l’histoire, des us et coutumes de l’époque, du mode de vie; d’exposer ces connaissances sans que cela devienne pesant.

Nous allons voir si au travers des Ages sombres, Karen Maitland ne va pas sombrer dans un raz de marrée de théories historiennes.

Histoire

1321. Les habitants d’Ulewic, une petite cité isolée de l’est de l’Angleterre, sont sous le joug de leur seigneur et de l’Église, celle-ci ayant supplanté, depuis quelques années, le paganisme qui régnait dans la région. Non loin du village s’est installée une petite communauté chrétienne de femmes, des béguines originaires de Belgique. Sous l’autorité de soeur Martha, elles ont jusqu’alors été assez bien tolérées. Mais les choses commencent à changer. Le pays connaît en effet des saisons de plus en plus rigoureuses, les récoltes sont gâchées, les troupeaux dévastés et le besoin d’un bouc émissaire se fait sentir. Neuf hommes du village, dont on ignore l’identité, vont profiter de la tension qui commence à monter pour restaurer un ordre ancien et obscur. Renouant avec de terribles rites païens, usant de la terreur, du meurtre et de la superstition, ils vont s’en prendre aux béguines, qui devront les démasquer et élucider les secrets du village avant que la région ne soit mise à feu et à sang.
Avec cet ouvrage d’une intelligence et d’une érudition peu communes, Karen Maitland nous entraîne dans un Moyen-Âge d’un réalisme stupéfiant, sans jamais se départir d’un extraordinaire sens de l’intrigue et du suspense. Après La Compagnie des menteurs, élu meilleur livre de l’année par le New York Times et salué par une critique unanime, elle se hisse désormais au rang des grands maîtres du genre, aux côtés d’Umberto Eco ou de Iain Pears.

Avis

Deux choses m’ont profondément perturbé à la lecture de ce roman.

Le premier est le recours à la narration à la première personne. Non pas que je sois réfractaire à ce genre de narration, mais ici il est employé pour tous les personnages. Le titre du chapitre permet de savoir quel est le personnage incarné. Sans cela, il vous faut plusieurs lignes ou même pages avant de le deviner.

Le second point est la lenteur du récit tout au long de la première moitié du livre (300 pages environ). Certes, on découvre les personnages, mais il n’y a pas fil conducteur, on se demande si au fil ce n’est pas une chronique de la vie moyen-nageuse. C’est très dommage, car une fois passée cela, le roman prend une toute autre tournure : intrigue, rythme, suspense…..

Sinon, le style littéraire (et donc la traduction) est très agréable, fluide; la mise en situation historique est distillée avec soin. Je pense même avoir appris quelques petites choses sur le XIVème siècle.

Donc, au final, nous pourrions dire que ce livre aurait pu être amputé d’un bon tiers; et qu’il faut être motivé.pour franchir le cap des 300 pages pour trouver un roman historique à intrigue très intéressant.

Notation

Histoire
Écriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques

  • Broché: 670 pages
  • Editeur : Sonatine (8 avril 2012)
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2355841152
  • ISBN-13: 978-2355841156
  • Prix : 21,30€
Publicités
 
Poster un commentaire

Publié par le 2012/09/21 dans Roman

 

Étiquettes : , , , ,

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :