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Greg Olear – Totally Killer

16 Jan

Ce que j’aime chez les libraires par rapport aux sites Internet, c’est de pouvoir flâner aux milieux de leurs étales, de découvrir des livres de par la suggestion d’un employé, ou tout simplement à partir de la couverture.

Ce fût le cas avec Totally Killer de Greg Olear. Un auteur inconnu (c’est son premier livre), dont personne ne parle (je n’ai pas découvert de critique dans les principaux magazines français).

Alors, belle découverte, « totally dump » ?

Histoire

New York, 1991. La belle et ambitieuse Taylor Schmidt, fraîchement diplômée d’une université du Missouri, débarque dans la Grosse Pomme à la recherche d’un job et du grand amour. Crise économique oblige, elle erre de bureau de placement en bureau de placement, jusqu’à ce qu’une mystérieuse agence lui propose « le job pour lequel on tuerait ». Deux jours plus tard, Taylor se retrouve jeune éditrice d’une maison d’édition new-yorkaise et découvre avec effroi le prix à payer : elle va effectivement devoir assassiner quelqu’un. Théorie du complot et culture pop se mélangent dans ce roman politiquement incorrect à l’humour noir décapant qui tient à la fois de la satire grinçante et du thriller paranoïaque. « Totally Killer » est le premier roman brillant et palpitant de toute une génération.

Avis

Pour une fois, la présentation faite par l’éditeur n’est pas mensongère; et ce pour notre plus grande joie.

Tout d’abord, l’idée de départ du livre est superbe. Qui n’a jamais dit une fois, par abus de langage, qu’il serait prêt à tuer pour un poste…. ou pour dégager un supérieur totalement incompétent et faire d’une pierre deux coups en prenant sa place.

D’autre part, situer l’action dans la dernière décennie du XXème siècle, nous permet de la découvrir sous un autre aspect : mes considérations pour l’emploi n’étaient encore des plus importantes (mon arrivée sur le marché du travail ne datant que de 1998). Cette situation a l’autre avantage de faire une analyse socio-politico-culturelle de la société américaine à la fois mordante et pleine d’humour.

Enfin, notons quelques défauts de jeunesse sur ce livre. Autant le rythme du livre est parfait dans la seconde moitié du livre, autant il faut patienter la première moitié du livre pour que l’ambiance se mette en place. Des considérations secondaires pour faire « comprendre » la psychologie du personnage sont un peu trop longuement exposées.

Bref, vous l’aurez compris, Greg Olear s’inscrit dans la ligne droite d’un Bret Easton Ellis en un peu moins provocateur. On souhaite à Greg Olear de corriger le tir pour un second livre et d’avoir le même succès que son compatriote sus mentionné.

Notation

Histoire
Écriture
Durée de lecture
Prix
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