RSS

Charles T. Powers – En mémoire de la forêt

03 Jan

Voici un roman policier qui promet d’être original puisqu’il se passe en Pologne quelques années après la perestroïka.

Donc normalement on devrait avoir affaire à des policiers qui utilisent plus leurs petites cellules grises que les techniques d’investigation des Experts.

Nous allons donc voir si cet unique roman de Charles T. Powers (il est depuis décédé) va rester dans notre mémoire d’amateur de suspense ou si au contraire le papier du livre aurait du rester dan la forêt.

Histoire

Pologne, quelques. années après la chute du communisme. Lorsqu’on retrouve le cadavre d’un homme dans la forêt qui entoure le petit bourg de Jadowia, Leszek, un ami de la famille du disparu, décide de faire la lumière sur l’affaire. Il comprend vite que cet assassinat est lié à l’histoire trouble du village. Mais, dans cette petite communauté soudée par le silence, beaucoup ont intérêt à avoir la mémoire courte et sont prêts à tout pour ne pas réveiller les fantômes du passé. L’ère communiste a en effet laissé derrière elle bien des séquelles et personne n’a rien à gagner à évoquer cette période où la dénonciation était encouragée, la paranoïa et la corruption étaient omniprésentes, les comportements souvent veules. Sans parler de secrets plus profondément enfouis encore, datant de la Seconde Guerre mondiale, lors de la disparition brutale des Juifs établis à Jadowia depuis plusieurs générations. Leszek va devoir mettre sa vie en jeu pour venir à bout de cette chape de silence et faire surgir une vérité bien plus inattendue encore que tout ce qu’il avait imaginé.

Dans ce thriller hors norme, au style d’une beauté et d’une puissance rares, Charles T. Powers aborde avec un art magistral de l’intrigue et du suspense des thèmes aussi universels que la culpabilité collective et individuelle, la mémoire et l’oubli – et les répercussions de l’histoire dans la vie de chacun. Un véritable chef-d’œuvre du genre, qui restera, hélas, l’unique roman de son auteur, décédé brutalement après avoir remis son manuscrit à son éditeur.

Avis

Quand je vous dis que je suis constamment confronté à la loi des séries dans ma passion de la lecture. Une fois encore je suis tombé sur un livre qui m’a extrêmement déçu (après celui des Plumes du dinosaure) par rapport à ses promesses de couverture. Comme quoi, comme diraient nos amis américains : il ne faut pas juger un livre sur sa couverture (équivalent traduit de l’habit ne fait pas le moine).

Contrairement aux Plumes du dinosaure, le style est plaisant à lire, bien qu’un peu dense. Certaines descriptions relèvent du style du fin du XIXème siècle où les auteurs étaient rémunérés au mot.

Par contre, là où les deux romans se rejoignent, c’est dans la mise en place du roman. En mémoire de la forêt est noyé dans la description de la vie sociale et politique de la Pologne, avant et après la révolution politique. Une foi encore, la notion policière de l’œuvre est complètement masquée par cette présentation. Pire que pour les Plumes du Dinosaure où l’on voyait l’intervention policière dans la première centaine de pages, ici le seul suspens policier est de savoir s’il y aura une quelconque enquête.

Aux mêmes causes, les mêmes conséquences, j’ai définitivement fermé le livre à 15% de la totalité des pages.

Notation

Histoire
Écriture
Durée de lecture
Prix
Publicités
 
Poster un commentaire

Publié par le 2012/01/03 dans Policier

 

Étiquettes : , , ,

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :