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Concours pour gagner le dernier Thilliez : Angor

jeu_concours_thilliez_angorRéviser l’histoire des dons d’organes et tenter votre chance en répondant à 7 questions pour gagner le dernier roman de Franck Thilliez : Angor. Pour y accéder, cliquer sur l’image ci-dessus.

 
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Publié par le 2014/10/17 dans Actualités

 

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PocketBook Sense disponible à 149.90€ en France

pocketbook_senseLa PocketBook Sense est enfin disponible en commande sur le site de PocketBook pour la France.

A 149.90€

 
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Publié par le 2014/10/17 dans Nouveautés

 

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Nouveaux Bookeen

bookeen museBookeen nous annonce non pas une nouvelle liseuse, non pas deux mais trois nouvelles liseuses pour cette fin d’année.

Tout d’abord 2 versions de Bookeen Muse : écran eInk Pearl HD, résolution 1024 x 758, 213 dpi, un processeur Freescale 8MHz et 4GB de mémoire interne, et un lecteur de cartes micro SD.

La version Muse Essential est à 79€, la version Frontlight inclut en plus le rétro-éclairage, le tout pour 99€.

Enfin Bookeen a enfin annoncé l’arrivée de la Bookeen Ocean.

Toutes ses liseuses sont en pré-commande le 5 novembre et seront disponibles le 14 novembre.

 

 
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Publié par le 2014/10/17 dans Nouveautés

 

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Neal Stephenson – Les deux mondes – Tome 1

neal stephenson - les deux mondes - tome 1Cela fait un moment que je ne vous ai pas fait part d’une critique sur mes lectures. Plusieurs raisons à cela, la rentrée scolaire qui est chronophage le temps de trouver les repères d’un changement d’école, un nouveau rythme annuel à trouver en est une raison. Mais c’est aussi la première crève de l’année (alors que l’année précédente je n’avais eu qu’un petit rhume) qui m’a bien assommé; et enfin un livre qui m’a donné du fil à retordre, ou devrais-je dire qui m’a quelque peu usé les yeux.

Neal Stephenson est un auteur connu pour faire des grandes et grosses œuvres de fiction, mêlant science-fiction, uchronie et technologie; le plus connu étant certainement le Cryptomonicon. Cet auteur a d’ailleurs déjà reçu le prix Hugo qui gage d’une certaine qualité et créativité littéraire.

Ce premier tome  Des deux mondes est-il l’introduction à une nouvelle fresque mémorable ?

Résumé du livre

Richard Forthrast a fui l’Iowa dans les années 1970 pour échapper à la guerre du Vietnam. Réfugié dans les Rocheuses canadiennes, il a fait fortune en important illégalement de la marijuana sur le territoire américain. Passionné de jeux vidéo, il y a ensuite investi une partie de son argent dans la société Corporation 9592, qui exploite T’Rain, un jeu en ligne au succès international. Lorsqu’un mystérieux hacker commence à rançonner les joueurs de T’Rain, une poursuite s’engage pour le démasquer. Très vite, la piste mène en Chine, là où des milliers de gold farmers jouent en permanence afin d’acquérir des artefacts de jeux vidéo, qu’ils revendent ensuite aux joueurs occidentaux. Lorsque la mafia russe, que le même hacker vient de dépouiller de dossiers brûlants, s’en mêle, la partie devient très rapidement mortelle. L’auteur mythique du Cryptonomicon délaisse les contrées futuristes pour se pencher ici sur un monde mutant : le nôtre. Dans ce thriller high-tech mené à un rythme d’enfer, il met en scène des personnages qui évoluent dans un monde ultracontemporain, dont il décrit à merveille les nouvelles sensations. Il nous livre ainsi le premier chef-d’?uvre du thriller du siècle nouveau.

Avis

Neal Stephenson est un auteur de grandes et grosses œuvres de fiction et de science-fiction. Le réseau, le premier tome de Les deux mondes ne déroge pas à la règle. Avec presque 700 pages, cela marque l’introduction d’une nouvelle série de poids. Pour ceux qui ont lu le Cryptomonicon, ils peuvent craindre qu’une fois de plus l’auteur ait succombé à ces vieux démons du pisseur de pages. Et quand la production littéraire est foisonnante, il y a malheureusement du bon et du mauvais, de la phrase parasite, du surplus de mots qui n’apporte rien à l’histoire. Autant dire que nous sommes loin des techniques de turn page, et que l’on est plutôt en présence d’un Tolkien de la SF.

Et cela est fort dommage car l’auteur a trouvé un sujet fort intéressant. La création d’un monde virtuel, sa conception, sa commercialisation, son détournement à des fins mafieuses. Mais cette histoire est noyée dans d’innombrables digressions sur la famille du créateur comme les 40 pages d’introduction sur le rassemblement de sa famille et ses parties de tir; une pléthore de personnages répartis dans ces deux mondes.

Alors si vous êtes patient, tenace (donc pas comme moi, après 300 pages j’ai abandonné) et amateur de littérature geek et de fantasy, vous aimerez ce livre; et vous pourrez combler votre plaisir en vous plongeant dans cette histoire, et la suite d’ores et déjà disponibles dans les bonnes librairies.

Notation

Histoire
Ecriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques

  • Livre
    • Broché: 674 pages
    • Editeur : SONATINE (5 juin 2014)
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2355841128
    • ISBN-13: 978-2355841125
    • Prix : 23,00€
  • eBook
    • Editeur : Sonatine(5 juin 2014)
    • Collection : Folio policier
    • Langue : Français
    • EAN : 9782355842528
    • Prix : 8,90€

Revue de presse

Le monde.

 
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Publié par le 2014/10/13 dans Divers, Fantasy, Thrillers

 

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ADE4 vous espionne encore plus

Adobe-logo TheDigitalReader nous alerte sur la politique suivie par Adobe avec sa version ADE4. Il serait enfin temps que les éditeurs européens agissent enfin solidairement pour clarifier les conditions dans lesquelles Adobe utilise les données de millions de lecteurs à travers toute l’Europe. C’est aussi à la Commission Européenne de se pencher sur ce problème, tant l’échelle est importante aujourd’hui avec le développement de la lecture numérique dans tous les pays.

La traduction du billet de Nate Hoffelder:

Adobe vient de nous faire une démonstration éloquente de la manière dont il traite aujourd’hui les questions de sécurité et de confidentialité.

Un ami hacker m’a alerté sur le niveau de violation de la sécurité et de la vie privée de la part d’Adobe. Celui-ci examinait la DRM d’Adobe à des fins éducatives quand il a remarqué que Adobe Digital Editions 4, la nouvelle version de l’application de lecture d’Epub d’Adobe, semblait envoyer un très grand nombre de données vers les serveurs d’Adobe.

Cette source m’a dit, et je peux le confirmer, qu’Adobe suit les utilisateurs au travers de l’application et télécharge les données sur leurs serveurs (Adobe a été contacté à l’avance de cette publication, mais a refusé de répondre).

Pour être clair, je peux aussi vous dire que Benjamin Daniel Mussler, le chercheur en sécurité, qui a trouvé la faille de sécurité sur Amazon.com, a également testé cela à ma demande et l’a vu de ses propres yeux.

Adobe recueille des données sur les livres numériques qui ont été ouverts, les pages qui ont été lues, et dans quel ordre. Toutes ces données, y compris le titre, l’éditeur, et d’autres métadonnées sur le livre sont actuellement envoyées au serveur d’Adobe en texte clair.

Je ne plaisante pas; Adobe n’est pas seulement connecté à ce que les utilisateurs font, il procède aussi à l’envoi de ces données sur leurs serveurs en clair, d’une façon telle que toute personne observant l’accès aux serveurs peut librement tout écouter et tout savoir.

Mais attendez, il y a plus.

Adobe n’est pas seulement en train de traquer ce que les utilisateurs font avec ADE4; cette application a également été scanné mon ordinateur, organiser la collecte des métadonnées de tous les ebooks installés sur mon disque dur et le téléchargement de ces données envoyé sur les serveurs d’Adobe.

Pour être clair, ce qui inclut non seulement les ebooks j’ai ouvert avec ADE4, mais aussi les ebooks que je stocke dans Calibre et chaque ebook en Epub que j’installe sur mon disque dur.

Juste pour montrer que je ne suis ni en train d’exagérer ni d’être sous l’influence d’un quelconque médicament, en voici la preuve.

ADE-4-datacollector
données adobe

Le premier fichier prouve que Adobe suit les utilisateurs au travers de l’application, tandis que le second montre que Adobe indexe ma collection d’ebooks.

Les deux fichiers ci-dessus ont été générés en utilisant les données recueillies par une application appelée Wireshark. Cette petite application astucieuse peut être utilisé pour connecter l’ensemble des informations qui sont envoyés ou reçus par l’ordinateur via un réseau. Muussler et moi, nous avons vu que les données ont été envoyées à 192.150.16.235, l’une des adresses IP d’Adobe. Wireshark connecte toutes les données envoyées à Adobe et sur ​​demande réinjecte les fichiers texte.

Il s’agit d’une violation caractérisée de la vie privée et de la sécurité à un niveau tel que je passerais sur les aspects techniques et encore moins sur les aspects juridiques soulevés.

Sur le plan technique, ce genre d’erreur n’est pas nouvelle. De nombreuses applications ont été pris en train d’envoyer des données en texte clair, et d’autres ont été surprises à capturer des données sans autorisation (des carnets d’adresses mail, par exemple). De plus, LG a été pris dans une violation de la confidentialité très similaire  en novembre dernier lorsque l’un de leur Smart TV a été surpris à télécharger les métadonnées de fichiers privés d’un utilisateur vers les serveurs de LG -et comme Adobe, ces données ont été envoyé en texte clair.

Je partage ces détails qui ne sont pas là pour excuser ou justifier Adobe, mais pour vous montrer que c’est une erreur stupide et crétine, que Adobe aurait vu venir à bout s’ils avaient eu ne serait-ce que le cerveau d’un poisson rouge.

En ce qui concerne les aspects juridiques, je ne suis toujours pas sûr de combien de lois sur la protection de la vie privée ont été violés. La plupart des États américains ont des lois sur la vie privée sur les livres empruntés dans les bibliothèques; si l’application a été installé dans une bibliothèque ou utilisée avec un ebook d’une bibliothèque alors ces lois n’ont pas été respectés. De plus, Adobe peut avoir également violé les sections de protection des données de la FERPA, les droits à l’éducation familiale et la vie privée, et des lois similaires adoptées par les États comme la Californie (je vais devoir laisser un avocat répondre à ce sujet).

Et puis il y a les lois européennes sur la confidentialité, dont certaines font les lois des États-Unis très laxistes en regard.

En parlant de l’Europe, la Foire du Livre de Francfurt s’ouvre cette semaine. Adobe sera présent sur les stands, et quelque chose me dit qu’ils ne seront pas déçu du voyage (pour ma part j’ai l’espoir que la direction d’Adobe sera présente pour être interrogé).

En tout cas, je vous recommande fortement en tant qu’utilisateurs d’éviter de mettre à jour les applications d’Adobe. Heureusement pour nous, il existe des alternatives.

Plutôt que d’utiliser ADE 4, je vous suggère d’utiliser une application fournie par Amazon, Google, Apple ou Kobo. Amazon utilise le format Kindle, et chacune des trois dernières plates-formes d’ebook utilise sa propre DRM unique et le format Epub comme format de fichier à l’intérieur de leurs applications (Google et Kobo vous permettront de télécharger un ebook qui peut être lu dans Adobe DE, que la DRM n’est pas utilisé en interne soit par Kobo ou Google).

Chacune de ces quatre plates-formes sont sensibles à la faille de sécurité d’Adobe. Bien sûr, je ne peux pas dire avec certitude si ces plates-formes sont plus sûres et privées qu’Adobe, mais je suis sûr qu’elles seront plus dans le respect de la sécurité dans les prochaines semaines.

Adobe justement qui a répondu hier en communiquant sur DigitalBookWorld. Il a bien reconnu qu’il récoltait des informations et en a donné la liste:

Adobe confirme certains détails des récents rapports publiés par TheDigitalReader et Ars Technica. Adobe Digital Editions 4, la dernière version de la plate-forme d’ebook largement utilisée, organise bien la collecte de nombreuses données sur les habitudes de lecture d’ebook de ses utilisateurs.

Selon Nate Hoffelder de TheDigitalReader: « Adobe recueille des données sur les ebooks qui ont été ouverts, les pages qui ont été lues, et dans quel ordre. »

En réponse, Adobe a confirmé que la collecte de ces données regroupant les pratiques sont effectivement en place. « Adobe Digital Editions permet aux utilisateurs de visualiser, de gérer des livres numériques et autres publications numériques, dans leurs capacités à lire sur leurs appareils préférés -qu’ils achètent ou empruntent ». Adobe poursuit:

« Toutes les informations recueillies par l’utilisateur sont collectées uniquement à des fins telles que la validation de la licence et de faciliter la mise en œuvre de différents modèles de licence pour les éditeurs. En outre, ces informations ne sont enregistrées que pour le livre numérique en cours de lecture par l’utilisateur et non pour toute autre eBook dans la bibliothèque de l’utilisateur ou en lecture/ disponible dans n’importe quel autre lecteur. La vie privée de l’utilisateur est très importante pour Adobe et toutes les informations sur la collecte des données dans le logiciel Adobe Digital Editions est en ligne avec le contrat de licence de l’utilisateur final et la politique de confidentialité d’Adobe.

Mise à jour: Hoffelder a rapporté que le logiciel Adobe Digital Editions semblait recueillir des informations sur sa bibliothèque entière d’ebooks et pas seulement les titres vus à travers le logiciel Adobe Digital Editions. Dans un échange postérieur avec Adobe, qui comprenait le fichier d’Hoffelder affecté à l’appui de cette suspicion, la société a réitéré sa déclaration antérieure selon laquelle « les informations ne sont enregistrées que pour le livre numérique en cours de lecture par l’utilisateur et non pour toute autre eBook dans le mode de bibliothèque ou en lecture/ disponible dans n’importe quel autre lecteur « .

Selon les derniers rapports, les données semblent transiter sur les serveurs d’Adobe en texte clair, qui fait craindre que des tiers pourraient facilement avoir accès à elles.

Mise à jour: Adobe reconnaît que la transmission de données non cryptées pourrait poser un risque pour la sécurité: « S’agissant de la transmission des données recueillies, Adobe est en train de travailler sur une mise à jour pour résoudre ce problème ». Adobe dit en outre que plus d’informations viendront au moment de cette mise à jour.

Dans sa déclaration cet après-midi, Adobe énumère les données qu’il recueille grâce à Adobe Digital Editions:

  • Nom d’utilisateur: le nom d’utilisateur est recueilli pour authentifier l’utilisateur.
  • Device ID: ID de l’appareil est collecté à des fins Digital Right Management (DRM) afin que les éditeurs limitent généralement le nombre d’appareils d’un livre numérique ou la publication numérique qui peuvent y être lus.
  • ID certifié App: le Certified App ID est collecté dans le cadre du flux de travail de la DRM pour s’assurer que les applications certifiés peuvent rendre un livre, réduisant le craquage et l’implémentation caduque de la DRM.
  • Device IP: l’adresse IP de l’appareil est recueillie pour déterminer la zone de géo-localisation, car les éditeurs ont différents modèles de tarification en place en fonction de l’emplacement du lecteur, acheter un eBook donné ou de la publication numérique.
  • Durée pendant laquelle le livre a été lu: cette information est recueillie pour faciliter les modèles de tarification limités ou mesurés afin que les éditeurs ou distributeurs facturent les lecteurs sur une base d’une durée d’un livre lu. Par exemple, un lecteur peut emprunter un livre pour une période de 30 jours. Alors que certains éditeurs/ distributeurs facturent pendant 30 jours à compter de la date du téléchargement, d’autres suivent un modèle de tarification mesurée et facturent pour le temps réel qu’un livre est lu.
  • Pourcentage du livre lu: ces renseignements sont recueillis pour permettre aux éditeurs de mettre en œuvre des modèles d’abonnement dans lesquels ils peuvent facturer en fonction du pourcentage de la lecture du livre. Par exemple, certains éditeurs facturent seulement un pourcentage du prix total si seulement un certain pourcentage du livre est lu.

En outre, les données suivantes sont fournies par l’éditeur dans le cadre de la licence actuelle et DRM pour l’eBook:

  • Date d’achat / téléchargement
  • ID du distributeur et Adobe URL de l’opérateur du serveur de contenu
  • Métadonnées du livre fournies par l’éditeur (y compris le titre, auteur, liste de prix de l’éditeur, le numéro ISBN)

Adobe Digital Editions est utilisé par un grand nombre de lecteurs de livres numériques, y compris les éditeurs et les usagers de bibliothèques. Alors qu’Adobe soutient que ses pratiques de suivi des données sont dans les limites de ses accords d’utilisation et la politique de confidentialité, la portée du programme semble venir comme une surprise pour beaucoup.

Adobe a été contacté pour des éclaircissements et des informations supplémentaires, notamment si Adobe Digital Editions 4, qui a été lancé le 8 septembre dernier, est la seule version de la plate-forme qui ait fait l’objet du programme de collecte de données qu’Adobe présente aujourd’hui. Les versions antérieures semblent jusqu’ici ne pas être affectées. Nous mettrons à jour ce billet dès que d’autres d’informations seront disponibles.

Mise à jour: Adobe n’a pas directement abordé les rapports que les versions précédentes de la plate-forme ne sont pas soumis à la collecte de données, mais il affirme que les accords d’utilisation régissant les versions 3 et 4 ne diffèrent pas par rapport aux données de l’utilisateur. Un porte-parole Adobe dit: « Alors que les capacités des produits supplémentaires ont été ajoutées dans la version 4 pour faciliter les besoins des éditeurs et d’autres modèles d’affaires, le contrat de licence de l’utilisateur final et la politique de confidentialité ne nécessitent pas de changements. Les informations recueillies par l’utilisateur dans les versions 3 et 4 sont collectées uniquement à des fins telles que la validation de la licence et de faciliter la mise en œuvre de différents modèles de licence par les éditeurs ».

 
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Publié par le 2014/10/08 dans Evénements

 

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Arnaud Duval – Les pousse-pierres

duval - pousse-pierresL’histoire de cette chronique avec mon voyage de noces. Sur le bateau, ma femme et moi sympathisons avec un couple habitant proche de chez nous. L’homme nous avoue être passionné de science-fiction au point d’avoir écrit un livre qui a un relatif succès.

Ce livre ce sont Les pousse-pierres et l’homme Arnaud Duval.

Depuis, ce roman a reçu le prix Futuriales de la révélation jeunesse en 2012, et a fait l’objet d’une promotion par Amazon dans sa version électronique.

C’est donc avec un réel plaisir que je vous présente la critique des Pousse-pierres d’Arnaud Duval, alias Arnaldus.

Résumé du livre

En 2170, les corporations terriennes ont remplacé les États. Elles dominent la planète, mais pas l’espace où plusieurs colonies indépendantes se sont établies. Les prospecteurs spatieux de la Ceinture d’Astéroïdes, également appelés «Pousse-pierres», fournissent à la Terre les ressources dont elle a besoin. Les Lagrangiens, une communauté d’humains technophiles et idéalistes installés dans leur station spatiale géante au point de Lagrange L1, interdisent aux Terriens de circuler librement dans le système solaire et imposent une ségrégation que les corporations acceptent de moins en moins facilement. Un incident mortel à bord d’un astronef spatieux autour de Jupiter sera le point de départ d’un bouleversement de l’ordre établi et d’un affrontement qui décidera du futur de l’humanité dans l’espace. Premier roman de l’auteur, Les Pousse-pierres est un space opera captivant, justement récompensé par le prix Futuriales de la révélation jeunesse en 2012.

Extrait

Maureen O’Garret regardait les étoiles tournoyer derrière le hublot de quartz du caisson de survie. Elle les voyait scintiller un instant sous une tache de givre formée par la condensation. Les drogues qui entraînaient son corps dans le sommeil de l’hibernation brouillaient son esprit après avoir calmé son angoisse. Il n’y avait aucun signe d’activité sur le moniteur de contrôle, aucun son dans ses écouteurs. Autour d’elle, l’épave du CEL Pearl dérivait dans l’espace, aussi inerte et silencieuse qu’un vaisseau fantôme. Chaque seconde l’éloignait de ses parents, morts ou sur le point de l’être.

L’accident ne leur avait laissé aucune chance.

 

L’éclairage de secours avait illuminé la passerelle de pulsations brutales, en rythme avec les hurlements de l’alarme. Patrick O’Garret, le Capitaine, son père, s’était précipité sur la console de commandes :

― CATHERINE ! Qu’est-ce qui se passe ?

― C’est la panique dans la salle des machines. J’y vais.

Malgré la vigilance du radar, un fragment de roche avait dû percuter le compartiment du réacteur, endommageant le bouclier de confinement de la pile et provoquant une irradiation mortelle dans l’habitacle du petit astronef familial. Même si sa mère avait agi aussi rapidement que possible, la vitesse des processus subnucléaires relevait d’un autre ordre de grandeur que les actions humaines, ou même électroniques. Seule Maureen avait été épargnée, sauvée par sa présence à l’extérieur au moment de l’accident. Son père avait immédiatement verrouillé le sas pour l’empêcher de revenir.

― Alerte contamination ! Maureen, éloigne-toi vers l’avant. Vite ! Reste derrière le conteneur.

― Rouvre le sas ! Laisse-moi aider maman !

― Fais ce que je te dis.

Elle l’avait supplié, en vain. Il s’était montré intraitable, la sommant de rester là où la masse de minerai pourrait la protéger des radiations tandis que Catherine exécutait un arrêt d’urgence du réacteur, au milieu du crépitement des courts-circuits et du sifflement des fuites de réfrigérant. Ses parents n’avaient échangé que quelques phrases. Après dix années de vie dans les deux cents mètres cubes de compartiments et de machines, chacun savait parfaitement ce qui était possible ou nécessaire.

― L’accumulateur B est disfonc. Je diverge sur le A.

― Vu.

― Déch ! Il fait chaud, ici. Le circuit hydraulique tient le coup ?

― Pas vraiment.

― C’est bon pour la pile. Bascule sur le réseau de secours.

Une irradiation aussi massive ne laissait aucune chance à un être humain sans protection, sans parler des saloperies chimiques qui flottaient désormais dans les circuits d’aération. Secouée de sanglots, désespérée et impuissante, Maureen avait suivi le déroulement du drame avec une pleine conscience de l’horreur. Son père avait ouvert les valves de sécurité afin de réduire le taux de vapeur et éviter à sa mère d’être ébouillantée, en plus de tout le reste. Catherine O’Garret avait consacré ses dernières minutes à satisfaire les exigences des machines, jusqu’à ce que sa voix ne soit plus qu’un souffle à peine audible, haché par une toux étranglée.

― Maman !

― Catherine ?

― MAMAN !

Elle avait sans doute déjà perdu connaissance, malgré la ventilation poussée au maximum. La température dans la salle du réacteur dépassait les quatre-vingts degrés. Après cela, son père avait expliqué à Maureen ce qu’ils allaient devoir faire, balayant ses protestations jusqu’à ce que la jeune fille hystérique se rende à la raison. Les lois de la physique étaient aussi implacables que la Règle acceptée par tous les Spatieux, même à quinze ans.

Le disque aplati de Jupiter traversa le hublot, éclairant l’intérieur du caisson d’une pâle lumière verte.

Aussi sombre et froide qu’un tombeau terrien.

Ou du moins ce qu’elle imaginait. Les Spatieux n’enterraient pas leurs morts. Ils les envoyaient se reposer dans la chaleur étincelante du Soleil pour mêler leurs atomes à ceux d’une étoile. Ses parents n’y auraient pas droit, et elle-même n’était pas tirée d’affaire. Allégé au maximum, ce qui restait du Pearl se dirigeait vers la Ceinture avec une vitesse suffisante pour espérer que son unique passagère soit encore en vie lorsque l’astronef arriverait dans les parages de Cérès. Un vrai pari de Pousse-pierres, avec le risque d’aller de Charybde en Scylla, ou plutôt l’inverse : le vaisseau quittait le tourbillon gravitationnel de la planète géante dans l’espoir de se raccrocher à un îlot de civilisation.

Elle avait froid et sa conscience se délitait sous l’action des drogues. Sa dernière pensée fut pour ses parents qui venaient de se sacrifier pour elle. Un Spatieux pensait d’abord à son vaisseau et à sa famille ; il s’agissait d’ailleurs souvent de la même chose. La probabilité qu’un astronef croise l’orbite du Pearl n’était pas négligeable. Une fois à bord, Maureen saurait se débrouiller.

Ça aussi, c’était la Règle.

Plus d’extrait sur le site de l’auteur.

Avis

Les pousse-pierres est une agréable découverte de science-fiction. Ce roman plaira tant aux amateurs du genre qu’aux néophytes. Ce roman s’inscrit dans les romans des Star Wars et du cycle de la Fondation d’Isaac Asimov : l’histoire de familles impliquées dans un conflit inter-stellaire et de jeux de pouvoir.

L’auteur évite les fréquents écueils de ce genre littéraire : même si la palette des personnages est relativement fournie, elle est réduite au maximum et emploie des noms originaux mais mnémotechniques. De plus l’alternance des passages d’actions et ceux de stratégies politiques, ainsi que l’usage de quelques techniques du page-turn, permettent de conserver le lectorat tout au long du livre.

On tiendra à souligner le soucis du détail que l’auteur a pour rendre l’atmosphère futuriste du roman la plus réaliste possible. Ainsi, Arnaud Duval a remplacé des expressions traditionnelles par de nouvelles plus adaptées au contexte. Par exemple, les personnages ne diront pas qu’il n’y a pas « 4 chemins » pour y aller mais « 4 orbites ».

Le style d’écriture est simple, fluide, et comme on vient de le voir recherché, rend agréable la lecture de ce livre.

Donc un bon roman de science-fiction qui ne s’éternise pas en futilités.

Et pour nous faire plaisir, en cherchant quelques informations sur l’auteur et ce livre, je viens d’apprendre que la suite est prévue à la publication pour le 5/11/2014. Nous ne marquerons pas de revenir prochainement sur Arnaud Duval et sa future œuvre.

Notation

Histoire
Ecriture
Durée de lecture
Prix

Caractéristiques :

  • Livre format Poche
    • Poche: 544 pages
    • Editeur : Folio (27 mai 2014)
    • Collection : Folio SF
    • Langue : Français
    • ISBN-10: 2070453952
    • ISBN-13: 978-2070453955
    • Prix : 8,10€
  • eBook
    • Format : ePub
    • Taille du fichier : 566 ko
    • Editeur : Editions du Riez (22 juin 2012)
    • Langue : Français
    • EAN: 9782918719410
    • Prix : 5,99€

Site internet de l’auteur

http://arnauddus.free.fr/

Sur ce site nous découvrons qu’il y aura une suite « Les ombres de Torino » (sortie le 5/11/2014) dont on peut découvrir le prologue; mais aussi un extrait et des bonus sur « Les pousse-pierres« .

Prix

Prix Futuriales de la révélation jeunesse en 2012

 
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Publié par le 2014/10/04 dans Science-Fiction

 

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180°C n°4 – Sortie le 16/10/2014

180c-4Tout est dit dans le titre… à suivre!

 
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Publié par le 2014/10/01 dans A lire, Actualités, Cuisine

 

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